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Dedollarisation : enjeux, regard et perspectives


par Espoir KAHENGA KALEMBO BUTALELE
Université de Lubumbashi - Licence 2014
  

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IV.3. BESOIN D'UNE VISION DIFFÉRENTE DE DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR FINANCIER

Il convient de lier le développement du secteur financier congolais aux évolutions du secteur privé et de l'économie dans le pays. Banques et établissements financiers accompagnent le secteur privé ; il faut placer ce dernier dans un environnement favorable pour que le secteur financier se développe. Il incombe aux autorités gouvernementales d'accélérer les réformes visant l'amélioration de l'environnement des affaires.

Les tracasseries administratives, le manque de clarté dans l'environnement des affaires, la cascade de taxes et autres contributions administratives, l'imprévisibilité du système de justice, les inerties de la bureaucratie, la corruption dans les services publics et la mauvaise gouvernance entravent l'émergence d'un secteur privé  national dynamique et d'un système financier digne des ambitions et potentialités du pays. Nous ne pouvons souligner suffisamment l'importance de ces réformes, dont la mise en oeuvre est tellement nécessaire pour la création d'emplois, condition sine qua non à la réduction de la pauvreté.

Le constat d'échec conduit à prendre des mesures correctives pour relancer la machine économique de façon durable. Pour répondre à ce défi de manière pratique et détaillée. Il semble opportun de modifier la structure et le fonctionnement du système financier congolais pour l'adapter aux impératifs de développement économique du pays. La réflexion doit nécessairement intégrer la réforme de la Banque Centrale du Congo, à laquelle il incombe d'agir en tant qu'autorité monétaire et catalyseur du développement du secteur financier et de celui du marché des capitaux, mais aussi de mener la restructuration profonde de la monnaie nationale et la définition d'une stratégie et d'une vision de développement du secteur financier en accord avec les ambitions de développement économique d'un pays riche en ressources et vaste. Un pays qui ne contrôle pas sa monnaie et son système financier ne contrôle pas son économie. La monnaie est un levier important de gestion macroéconomique. Une politique monétaire crédible ne peut être menée au Congo tant que l'on n'aura pas rétabli la confiance dans le pays et dans sa gouvernance d'une part, et dans l'économie nationale et le franc congolais d'autre part. Le franc congolais doit être la seule monnaie ayant cours légal dans la République, conformément à la Constitution du pays. Les législateurs et rédacteurs de la Constitution de la troisième république avaient conçu les choses sous cet angle afin de mettre le levier de la politique monétaire souveraine dans les mains de la Banque Centrale du Congo au service du pays et du peuple congolais.

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Rassembler les contraires c est creer l harmonie