WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

La grande pauvreté dans l'agglomération bordelaise en 2006: Etat des lieux


par Maia MICHEL
Université Bordeaux 2 - Master 2 Professionnel Chargé d'études sociologiques 2006
Dans la categorie: Arts, Philosophie et Sociologie > Sociologie
  

précédent sommaire suivant

Soutenons La Quadrature du Net !

2. Action sociale territoriale :

Dans un dernier temps de l'entretien, M. Coqblin nous a décrit la situation de l'aide sociale à Lormont. Les associations recensées dans la commune sont nées pour la plupart à Carriet dans les années 1960, avec la contribution des acteurs de gauche et des protestants. Les premiers centres sociaux et assistantes sociales y sont aussi apparus :

« Historiquement tout est né là. »

Parmi les 250 acteurs associatifs présents à Lormont on trouve : Citoyens pour s'entraider, Un peu pour tous, Contact Amitié Lormont, Dialogu', Dimo Distribution, Le Marché des quatre épis, Lormont Solidarité, le Foyer Populaire, Les Compagnons de la vie, Actions solidarité, les Restaus du Coeur, le Secours Populaire, l'Epicerie Solidaire (à reconstruire) etc. Au niveau institutionnel il faut citer l'intervention sur la commune du Comité des Oeuvres Sociales (COS), rattaché à la mairie, du Club prévention, des Centres sociaux de Mireport et de Gravières. Par ailleurs, dans le domaine caritatif on peut mentionner la présence de prêtres ouvriers jésuites habitant Génicart et d'un prêtre coopérateur.

En 2006 le projet social de la ville vise à redonner aux habitants un rôle dans leur vie quotidienne au sein de la cité, à faciliter l'appropriation de leur place d'usager et à lutter contre les phénomènes d'exclusion. Aujourd'hui le but des différents acteurs est de « lutter contre l'assistanat », de favoriser l'autonomie des personnes aidées ( M. Coqblin évoque la notion d'« empowerment »). Cependant le directeur du CCAS reste mitigé sur le niveau de coordination des différentes actions de lutte contre la pauvreté :

« Il y a des associations qui réfléchissent et d'autres qui font n'importe quoi, qui donnent pour se faire plaisir. C'est pas n'importe quoi d'être bénévole. Il y a tellement à faire. Il faudra se serrer les coudes de plus en plus : associations, professionnels, sociaux. Ca va devenir quasiment un métier. Le gouvernement définit en ce moment un statut du bénévole. Le tissu associatif va devenir très important car il n'existe pas d'autres moyens financiers et humains pour intervenir. Mais il y a des effets pervers : l'obligation de résultats. »

Enfin, lorsqu'on lui demande quelles personnes rencontrer, M. Coqblin nous indique : le service Jeunesse et Sport à la mairie, les assistantes sociales de l'ex-CMS devenu la MDSI, les élus, le GRICA, les directeurs des deux Centres sociaux, les dispositifs TRACE et CAA, les éducateurs de rue du Club de prévention.

précédent sommaire suivant