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Analyse de l'optimalité de la ZMAO (Zone monétaire de l'Afrique de l'Ouest ) dans un contexte d'intégration

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par Lesfran Sam Wanilo AGBAHOUNGBA
Université de Parakou - Maà®trise 2012
  

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B) Interprétation des résultats

1-La ó-convergence

La méthode utilisée pour apprécier le processus de convergence des économies de la ZMAO est l'observation graphique de l'allure des courbes. Graphique n° 4: Evolution de R1 et R2

Source : Réalisé à partir du tableau c (cf l'annexe 2)

L'analyse de ce graphique indique que ces deux courbes ne sont pas convergentes car, l'évolution de leur dispersion est en dents de scie. La tendance observée pour R2 (taux d'inflation) montre toute la difficulté de ces pays à faire converger leur taux d'inflation afin de rendre leur économie plus compétitive via le taux de change réel. La zmao éprouve donc d'énormes difficultés à assainir les finances publiques et à réaliser la stabilité des prix.

Heureusement, l'analyse du graphique ci-dessous fournit des résultats satisfaisants.

Graphique n°5: Evolution de R3 et R4

Source : Réalisé par l'auteur à partir du tableau c (cf l'annexe2)

En effet, le trend visualisé pour R3 (financement de la BC) révèle une évolution de la diminution de cet indicateur. Ce ratio a donc entamé un processus de convergence au sein de la zone. L'évolution de la dispersion de R4 est relativement descendante. De plus, depuis 2007, cette évolution prend un trend baissier. On peut, de ce fait, parler de déclenchement d'un processus de convergence pour ce critère R4.

Par contre, les résultats obtenus après l'analyse des graphiques ci-dessous sont non satisfaisants.

Source : Réalisé par l'auteur à partir du tableau c (cf l'annexe2)

Graphique n° 6: Evolution de R6 et R7

Graphique n°7 : Evolution de R8, R9 et R10

Source : Réalisé par l'auteur à partir du tableau c (cf l'annexe2)

En effet, l'allure des courbes liées aux critères de convergence de second rang est très instable. Les courbes R7, R8, R9 et R10 présentent des dispersions qui évoluent en dents de scie. Ceci donne la présomption d'un mécanisme de divergence de ces indicateurs.

Malgré l'évolution de la dispersion de R6 qui est relativement constante à la baisse, on ne saurait parler d'un processus de convergence pour ce critère car, cette tendance n'est pas baissière.

Bref, aucun des critères de convergence de second rang ne converge sur la période d'étude. Cet état de chose montre l'existence de contraintes structurelles qui pèsent sur ces économies et qui les empêchent de réaliser les équilibres internes et externes.

De plus, l'analyse du graphique suivant indiquant le trend du PIB réel par

R10

tête révèle qu'il y a une présomption de la présence d'un mécanisme de divergence pour cette variable.

En effet, suite à la contre performance observée en 2003, ces pays ont

Années

entamé un relatif processus de convergence de leur revenu réel par tête.
Cependant, cette tendance est renversée en 2007 suivie d'une trajectoire
ascendante de cette courbe. Cette remarque pourrait apparemment être due, d'une

part, à la non maîtrise de la démographique de la zmao et, d'autre part, à l'amélioration des performances économiques de cette zone en 2008. Graphique n°8 : Evolution de la dispersion de Yit

Source : 5 pNOIp à SNUtiUICA ONVA A E

En résumé, de l'analyse graphique des dix courbes, seuls R3 et R4 ont entamé un processus de convergence au cours de la période d'étude. Ce constat sur l'état de convergence de ces indicateurs ressort la question de la crédibilité et de l'effectivité de l'organe chargé de surveiller la convergence des économies de la ZMAO.

En synthèse, l'indicateur de mesure (ó-convergence) ne donne qu'un aperçu global de l'évolution de la dispersion des variables sans fournir des renseignements quant aux déterminants du processus et son rythme de convergence. D'où l'indicateur â-convergence pour compléter l'analyse de la convergence des économies pour remédier aux insuffisances ci-dessus citées.

2- / N M-convergence

Ici, nous procédons à l'interprétation économique des paramètres du

200 0 20

modèle estimé. Ainsi, on a :

â= -2.66 ; la négativité de cette valeur est conforme aux propriétés de la â-convergence. Il exprime le degré de convergence vers l'état stationnaire. Avec â= -2.66 ; n=50 et ë=-(Log (1 ân))/n ; on a ë=0.042. ë signifie que la vitesse de convergence des économies est de 4.2%. Cette vitesse est faible eu égard aux

défis auxquels cet espace est appelé à faire face dans l'ère de la mondialisation des économies qui s'opère par le biais de l'intégration sous régionale.

De plus, le coefficient d=8 indique que la zmao comblera la moitié de cet écart (convergence vers l'état stationnaire) d'ici environ 8 années toute chose égale par ailleurs.

y=0.11; ce coefficient étant différent de 0, la convergence des économies de la ZMAO est donc conditionnelle. Les variables structurelles sont différentes d'un pays à un autre. En d'autres termes, ce coefficient révèle que le revenu réel par tête de ces pays convergera vers un niveau identique à long terme indépendamment de leur situation initiale si elles sont dotées des caractéristiques structurelles (Zit) identiques. Par conséquent, le PIB réel par tête des pays de la ZMAO ne sont pas convergents. Ces résultats issus de la â-convergence viennent confirmer ceux de la ó-convergence.

3- Validation des hypothèses

· Vérification de l'hypothCse1 :

La première hypothèse suppose que le volume des échanges commerciaux intra ZMAO est faible. De nos analyses, il ressort que les échanges commerciaux intra zone oscillent entre 10 et 15% sur toute la période d'étude. Ce qui est inférieur à 50%. Ainsi, l'hypothèse H1 est vérifiée.

· Vérification de l'hypothCse 2 :

La seconde hypothèse suppose que les échanges financiers de la zone sont faibles. Les échanges financiers sont appréciés par la culture boursière au sein de la zone qui apparaît faible (21%). Ce qui est inférieur à 50%. Ainsi, l'hypothèse H2 est vérifiée.

· Vérification de l'hypothCse3 :

La troisième hypothèse suppose qu'Il y a une diminution de l'évolution de la dispersion des critères de convergence fixés. Les résultats obtenus montrent que sur 10 indicateurs de convergence, seuls deux ratios (R3 ; R4) ont entamé un

processus de convergence au sein de la zone. Ce qui se justifie par le faible niveau du taux de convergence (4.2%) révélé par la â-convergence. L'ensemble des indicateurs macroéconomiques n'étant pas convergent, ces économies ne le sont pas non plus. L'hypothèse 3 est donc vérifiée.

Les résultats issus de cette analyse empêchent de voir en la ZMAO, une ZMO pour deux raisons :

o la faiblesse des échanges intra zone (car les indicateurs des échanges intra zone sont tous inférieurs à 50%) ;

o la non convergence des économies qui trouve sa justification dans le fait que l'ensemble des indicateurs ne converge pas et, par ricochet, le faible niveau du taux de convergence des indicateurs ainsi observé.

Ces facteurs sus-cités sont soumis à une forte disparité au sein des économies de cette zone ; ce qui a pour corollaire, la non symétrie des chocs au sein des économies.

Eu égard à tout ce qui précède, il apparaît donc nécessaire de prendre des mesures de politique économique pour lever les entraves afin d'améliorer les performances en la matière.

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