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fai
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
UNIVERSITE DE DOUALA
UNIVERSITE DE DOUALA
ECOLE SUPERIEURE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET
COMMERCIALES
(ESSEC)
REPUBLIQUE DU CAMEROUN
PAIX-TRAVAIL-PATRIE


Mémoire en contribution partielle à
l'obtention du Diplôme d'Etudes Supérieures de Commerce
(DESC)
THEME
EVALUATION DE L'EFFICACITE D'UNE PROMOTION DES
VENTES : CAS DE LA PROMOTION « OPÉRATION 33
EXPORT » DE LA SABC
Option : Marketing
Rédigé et soutenu par :
FEZE Daniel Roger
Sous la supervision académique de :
Et l'encadrement académique de :
Pr. Gilles Célestin ETOUNDI
M. Eric ANABA
Directeur Adjoint Chargé des études de
Enseignant à L'ESSEC Douala
L'ESSEC Douala
Année académique : 2012-2013
DEDICACE
SOMMAIRE
DEDICACE.........................................................................................2
SOMMAIRE........................................................................................3
REMERCIEMENTS
...............................................................................5
AVANT-PROPOS
.................................................................................6
RESUME..............................................................................................7
ABSTRACT..........................................................................................9
LISTE DES
ABRÉVIATIONS.................................................................10
LISTE DES
TABLEAUX.......................................................................11
LISTE DES
FIGURES..........................................................................12
INTRODUCTION
GENERALE.............................................................13
Première Partie : PRESENTATION DES
BRASSERIES DU CAMEROUN ET GENERALITES SUR LES PROMOTIONS DE
VENTES......................................16
Chapitre I : LA SABC DANS L'INDUSTRIE BRASSICOLE
AU CAMEROUN.......17
Section I : L'INDUSTRIE BRASSICOLE AU CAMEROUN
.....................................17
Section II PRESENTATION DE LA SABC ET DE
L'OPÉRATION 33 EXPORT.....23
Chapitre II : LES CRITERES ET MODELES
D'EVALUATION DE L'EFFICACITE D'UNE PROMOTION DES
VENTES..............................................................35
Section I : PROMOTION DES
VENTES...............................................................35
Section II : LES CRITERES D'EVALUATION DE
L'EFFICACITE D'UNE PROMOTION DES
VENTES.............................................................................................48
Deuxième Partie : PERSPECTIVE
D'AMELIORATION DE L'EFFICACITE D'UNE PROMOTION DES
VENTES........................................................................52
Chapitre III : LA SPHERE METHODOLOGIQUE DE
L'ETUDE.........................53
Section I : OPERATIONNALISATION DES VARIABLES ET
CADRE DE LA
RECHERCHE.............................................................................................53
Section II : PROCESSUS DE PRODUCTION DES
RESULTATS................................59
Chapitre IV : LES ELEMENTS D'EVALUATION D'UNE
PROMOTION : ANALYSE DES
RESULTATS......................................................................................62
Section I : EVALUATION DE L'EFFICACITE D'UNE
PROMOTION DES VENTES ETAT DES
LIEUX..................................................................................................62
Section II : VERS UNE AMELIORATION DE L'EFFICACITE DE
LA PROMOTION
DES
VENTES................................................................................................70
CONCLUSION
GENERALE................................................................82
BIBLIOGRAPHIE..............................................................................87
TABLE DES
MATIERES......................................................................88
ANNEXES........................................................................................91
REMERCIEMENTS
L'on ne pourrait dire que ce travail est la résultante
d'un effort singulier ou encore individuel. En effet, celui-ci est l'oeuvre
même d'un assemblage d'apports humains, intellectuels et financiers. Ne
pouvant citer ici toutes les personnes qui nous ont aidé à
élaborer ce travail à travers le soutien qu'ils nous offert, nous
tenons tout de même à remercier particulièrement :
- Le Professeur Agrégé en Sciences de gestion
Gilles Célestin ETOUNDI ELOUNDOU pour avoir accepté de superviser
ce travail ;
- Monsieur Eric ANABA, pour sa disponibilité à
nous encadrer, mais aussi pour son souci de la perfection à travers ses
critiques et ses propositions d'amélioration ;
- Tous les enseignants de l'ESSEC pour la précieuse
formation qu'ils nous ont donnée durant notre séjour dans
l'école et en particulier ceux du département marketing ;
- Les responsables de la SABC, qui m'ont permis à
travers un passage dans leur structure, d'avoir avec beaucoup de
difficultés les informations nécessaires à
l'élaboration de notre travail ; je tiens à remercier
particulièrement M. Berlin NTEPI pour sa disponibilité, son
soutien permanent, ses conseils et les informations mises à ma
portée ;
- Ma famille pour son soutien moral et financier ;
- Ceux qui nous ont assisté dans ce travail :
Charles KISSOUKIE, Philomène ARREY, Olivier KAPTUE
- Tous nos camarades de l'option Marketing pour tous ces beaux
moments passés ensemble durant notre séjour en formation et
l'ambiance bon enfant ;
- Tous ceux qui de près ou de loin ont contribué
à la réalisation de ce travail, et que ceux qui n'auront pas sur
ce document leur nom n'en tiennent pas compte.
AVANT - PROPOS
L'ESSEC (Ecole Supérieure des Sciences
Economiques et Commerciales), est située au coeur même du campus I
de l'Université de Douala, sis au Carrefour Ange Raphaël, dans un
environnement à la fois calme, sécurisant et propice pour les
études. Cet établissement de formation professionnelle
intermédiaire entre l'université et l'entreprise a pour vocation
d'asseoir le savoir académique des techniques professionnelles
ajustées aux exigences du monde du travail.
L'étudiant en fin de formation du cycle DESC doit
rédiger un mémoire de fin d'études qui porte sur un
thème en rapport direct avec son option de spécialisation.
C'est donc dans le respect de cette norme que nous avons
effectué un passage à la SABC, leader du marché
brassicole, afin d'étudier l'une des techniques indispensables à
son fonctionnement : la promotion des ventes.
Très utilisée dans le cadre de ses
activités, la promotion des ventes à la SABC nous apparaissait
comme sujet à grand intérêt ; c'est la raison pour
laquelle nous avons entrepris d'évaluer son efficacité à
travers le thème « Evaluation de l'efficacité
d'une promotion de ventes : cas de la promotion ``Opération 33
Export'' de la SABC ».
Le présent travail pose d'une manière explicite
le problème que rencontre l'équipe Marketing de la SABC à
pouvoir évaluer l'efficacité de leurs activités
promotionnelles. Ce travail rend à l'entreprise la place primordiale que
la promotion de ventes occupe dans le processus marketing mais présente
également les limites de cet outils si apprécié et voulu
comme raccourci à la sortie des volumes. Il n'a pas été
facile de mener ce travail. Nous avons rencontré durant son
élaboration de nombreuses embuches telles que le choix du
thème ; le choix du coeur même de l'étude, la
recherche des informations secondaires qui souvent, ne semblaient pas combler
nos attentes et la collecte des données.
Toutefois, ne pouvant éviter de remettre en cause la
parfaite illustration de ce travail, très conscients des
éventuelles limites qu'il pourrait présenter, nous restons
ouverts à tous les ajustements et critiques nécessaires à
une meilleure construction de ce travail.
RESUME
Le secteur brassicole camerounais est, à n'en plus
douter, un secteur en pleine croissance sur le plan économique
aujourd'hui. Pour preuve, l'ouverture sans cesse régulière de
bars, snacks et autres points de vente. Pionnière dans ce secteur depuis
rès de 65 ans, la Société Anonyme des Brasseries du
Cameroun (SABC) a pu se démarquer avec une diversité de marques
(Bières, Boissons rafraichissantes sans alcool, eaux minérales et
de table) par rapport à la concurrence. Malheureusement, elle a
très souvent dû faire face à un problème
d'écoulement de stock produit.
Pour pallier à ce problème et réaliser
les objectifs qu'elle s'est fixés en début d'exercice, il a fallu
faire recours à cet outil très connu de Marketing direct :
« la promotion des ventes ».
Généralement définie comme l'ensemble de
techniques utilisées pour améliorer et développer les
ventes, la promotion des ventres ne donne pas très souvent raison
à son initiateur, même en dépit des objectifs clairement et
préalablement définis. Faire du volume seulement ne suffit plus
à lancer une activité promotionnelle. Encore faut-il que la
marque soit connue, aimée, adoptée par les consommateurs, sinon
elle risque la détérioration et le déclin. Ces
paramètres nous poussent donc à penser à une
évaluation à la fois certaine et à postériori des
activités promotionnelles.
Durant notre étude, notre intérêt a
été porté sur les éléments qui pourraient
influencer l'efficacité d'une promotion des ventes en
général, sur les éléments qui ont un impact
négatif sur la promotion Capsule « Opération 33
Export » en particulier, sachant que la Société Anonyme
des Brasseries du Cameroun dispose tout de même d'un potentiel et d'un
arsenal pour avoir fière allure lors de ses différentes campagnes
promotionnelles
Après un recensement de multiples avis, à
savoir ceux des gérants de bars, des consommateurs et des responsables
marketing, on dénote qu'il existe de nombreuses lacunes qui
empêchent aux activités promotionnelles d'atteindre avec
perfection les objectifs qui lui sont assignés. Ces lacunes tiennent
aussi bien du fait qu'on ne noue pas durablement la promotion à la
marque, que l'absence de son évaluation à postériori. Fort
de tout cela, nous avons suggéré une somme d'actions à
mettre en place pour limiter, voire éradiquer complètement ces
lacunes dans la gestion et le fonctionnement des promotions de ventes à
la SABC.
ABSTRACT
The sector Cameroonian brassicol is a sector in full growth,
in testimony to the exponential number of consumers through the massive opening
of the retail outlet, commonly needs bars. The SABC evolve in this sector since
at least 60 years, it possesses more of marks that the competitors within and
is very often stubborn to a problem of stock out-flow.
To reach the objectives that it sets in beginning of exercise
she/it makes resort to the tool that is the promotion of sales.
Definite like a set of techniques used to improve and to
develop the sales, the promotion of the sales, previously in spite of its
objectives definite, don't seem to give reason always to the one that initiates
it. Indeed, outside of its objective to make some volumes, the promotion of
sales is this tool that, when it is badly used directly shoot to the
deterioration of the mark. To shortcoming this remark, one can say henceforth
that to make the only volume is not sufficient to throw a promotional activity
anymore. What pushes us to think about a certain assessment and this to
posteriori, of the activities promotional?
During our survey, our interest has been put on the elements
that influence on the efficiency of a promotion of sales and more precisely on
the elements that influenced on the promotion encapsulates «Operation 33
Export» to the point to give him a negative character, yet the SABC has a
potential certain to give better pace or even better mission in its promotional
countries...
After a multiple pinion census, to know those of the managers
of bars, the consumers and the person's responsible marketing, one denotes that
numerous hiatuses that prevent to the promotional activities to reach with
perfection the objectives that are assigned him exist.
LISTE DES ABREVIATIONS
GCSA : Guinness Cameroon S.A
SABC: Société Anonyme des Brasseries du
Cameroun
BGI: Brasseries et Glacières Internationales
UCB: Union Camerounaise des Brasseries
SEMC: Société des Eaux Minérales du
Cameroun
SOFAVINC: Société de Fabrication des Vins du
Cameroun
SOCAVER: Société Camerounaise de Verrerie
SATC: Société d'Application Technique
CDC: Canada Dry Cameroun
CD: Compact Disc
PDV: Point de Vente
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1: Produits offerts par les différentes
industries de fabrication des boissons
Tableau 2: Filiales et partenaires de la SABC
Tableau 3: Repartition du capital de la SABC
Tableau 4: Cibles, Objectifs et Techniqes de la promotion des
ventes
Tableau 5: Typologie des gérants de bars
Tableau 6: L'expérience des gérants
Tableau 7: L'expérience des consommateurs
Tableau 8: Les variations des parts de marché du
secteur brassicole
Tabeau 9: Typologie des consommateurs pendant la promotion
Tableau 10: Classification des enterprises à travers la
marquee
Tableau 11: Classification des marques en function de la
qualité de la bière
LISTE DES FIGURES
Figure 1: Repartition des différents actionnaires de la
SABC
Figure 2: Différentes regions de la SABC et Filiales
Figure 3: Politique PUSH et PULL
Figure 4: Effet de la rémanence
INTRODUCTION GENERALE
Les promotions de vente se trouvent être aujourd'hui un
puissant outil de marketing direct dont se servent beaucoup d'entreprises, et
pour lesquelles elles allouent un budget assez considérable (de l'ordre
de 100 000 000 FCFA en fonction du domaine d'évolution de
l'entreprise)
Le secteur brassicole ne déroge pas à cette
règle. La Société Anonyme des Brasseries du Cameroun,
lancée dans la rude bataille qu'est la séduction du consommateur,
a fait de la promotion des ventes un des piliers indispensables à la
croissance de son activité. Et c'est à dessein.
La promotion des ventes, que l'on appelle encore promotion
commerciale, est définie généralement comme étant
l'ensemble des techniques utilisées afin d'améliorer et de
développer les ventes. Selon certains auteurs et hommes du Marketing,
c'est l'association à un produit d'un avantage temporaire destiné
à faciliter ou à stimuler son achat, son utilisation et/ou sa
distribution1(*). C'est aussi
l'ensemble des moyens dont dispose l'entreprise pour vendre ses produits aux
consommateurs. Et l'on assiste à une véritable guérilla
dans nos points de ventes, créée par la confusion des marques de
la SABC ainsi que de ses concurrents.
En réponse donc à la concurrence qui a accru ses
parts de marché, la SABC lance au 2ème trimestre de
cette année une campagne promotionnelle dénommée
OPÉRATION 33 EXPORT. Jusque là considérée comme un
atout majeur au moment où l'entreprise se porte mal (baisse du CA
concernant ladite marque et perte de parts de marché), cette promotion
se veut être le visage de l'entreprise, et ce étant donné
le fait qu'elle entretient une étroite relation avec la marque.
Quoiqu'offrant un double avantage, à savoir au
consommateur le produit proche de lui et à moindre coût, à
l'entreprise une réponse immédiate à ses objectifs
commercial (accroissement des ventes) et marketing (augmentation de la
notoriété), la véritable préoccupation de cette
promotion reste l'expression du bénéfice sur la communication
faite autour, ce qui pourrait constituer à long terme un danger pour
l'entreprise, surtout si on ne noue pas véritablement et durablement la
valeur de la marque avec le produit. En se focalisant essentiellement sur les
relevés de ventes journaliers, il nous a été donné
de constater que faire du chiffre ne suffit malheureusement plus pour se lancer
dans une promotion des ventes, car en raison du temps, lorsque les
résultats ne sont pas analysés et traités avec toute la
rigueur nécessaire, la promotion des ventes expose à la fois
l'entreprise, via les décideurs et les responsables marketing qui le
plus souvent se lancent dans une course aux budgets sans pourtant mesurer aussi
bien l'impact que l'ampleur des risques pour l'entreprise.
Les activités de promotion de ventes dans le secteur
brassicole camerounais en général, et à la SABC
en particulier, connaissent de véritables problèmes
à savoir :
§ La non maîtrise parfaite du contexte de lancement
des activités promotionnelles
§ L'influence de la promotion sur la valorisation de la
marquee
§ L'absence de critères d'évaluation
fiables des activités promotionnelles
§ Le manque d'évaluation à
postériori des promotions de ventes
§ L'absence d'agences conseil
spécialisées
§ L'effet abusif et la ressemblance des promotions de
ventes
On se pose donc la question de savoir comment et avec quoi les
Responsables Marketing évaluent-ils l'efficacité d'une
activité promotionnelle.
o Sur quoi s'appuient-ils en général pour lancer
des activités promotionnelles?
o Quand et pourquoi doivent-ils s'engager dans la promotion
des ventes?
o Comment doivent-ils conduire une activité
promotionnelle avec succès?
Pour répondre à ces différentes
questions, nous essaierons de présenter au fil des notre travail d'abord
les différents mécanismes qui sous-tendent la promotion de ventes
et son rôle, ensuite nous évaluerons la promotion
« Opération 33 Export » et enfin nous vous
présenterons les axes d'amélioration à la SABC pour un
meilleur rendement de ses activités promotionnelles.
Première Partie :
PRESENTATION DES BRASSERIES
DU CAMEROUN ET GENERALITES SUR
LES PROMOTIONS DE VENTES
Les Brasseries du Cameroun représentent aujourd'hui
l'une des entreprises les plus remarquables de son économie ;
leader du marché camerounais, la SABC est l'une des entreprises pour
laquelle les promotions de ventes restent un outil incontournable à
l'évolution de son activité ; de ce fait elle (SABC)
développe autour de ses marques et produits et ce, sans interruption,
des promotions de ventes sur l'année.
Quel est réellement le fonctionnement de la
SABC ?
En quoi consiste la promotion de ventes ? Quels sont
ses objectifs ?
De quels moyens dispose-t-elle ? Et comment
évaluer son efficacité ?
Chapitre I :
LA SABC DANS L'INDUSTRIE BRASSICOLE
AU CAMEROUN
Considérée comme une branche non
négligeable de l'économie camerounaise, l'industrie brassicole
camerounaise regroupe plusieurs entreprises qui, de par leur organisation et
leur gestion, offrent des produits ou des services de qualité aux
différents clients et consommateurs.
Section I :
L'INDUSTRIE BRASSICOLE AU CAMEROUN
La branche des industries de production de boissons est la
plus importante et la plus dynamiques des industries camerounaises.
I-1 Le marché de la bière
L'année 2012 a été marquée par la
morosité du marché global de la bière. 6 050 877 HL ont
été vendus, soit une progression par rapport à A-1 de
4,9%. La concurrence a été rude et les parts de marché
suivantes2(*) ont
été enregistrées :
· SABC 82,2%
· Guinness 14,1%
· UCB 3,7%.
I-1-1 Les Ventes SABC
Sur le marché en baisse de 4,2%, les ventes de la SABC
sont de 4 973 821 hl en 2012 soit 98,9% de leurs objectifs et une progression
de 4,5% par rapport à 2011. La non atteinte des objectifs s'explique par
la morosité du marché global, une forte agressivité de la
concurrence et, dans une moindre mesure, l'insuffisance des capacités de
production. Au niveau des régions, le Nord a enregistré la plus
forte croissance avec une progression de 13,5%. Seule la région du
sud-ouest a régressé (-5,1%). Les régions du Centre, de
l'Ouest et du Littoral réalisent des progressions respectivement de
7,4%, 4,1% et 3,0%.
Sur le premier quadrimestre 2013, les ventes bières se
situent à 1 680 520 hl, ce qui correspond à une
réalisation des objectifs à 93,1% et une progression de 3,0% par
rapport à A-1. Cette contre-performance s'explique en grande partie par
:
· la contraction du marché : retard de
démarrage de certains grands chantiers;
· les ruptures de stocks dans certaines régions,
notamment à la région de l'Ouest sur les marques
stratégiques, suite aux travaux en salle de brassage à l'usine de
Bafoussam ;
· la fermeture de la frontière Centrafricaine;
· la dégradation de certains axes routiers,
· l'agressivité de la concurrence.
I-1-2 Exportation
A fin décembre 2012, la 52 502 hl de bières
à l'exportation, soit une baisse de 9% par rapport à 2011.
Sur les quatre premiers mois de l'année 2013, on note
une amélioration des ventes à l'export avec une progression de
10,2% par rapport à 2012. L'explosion du marché du Congo
(+152,1%) est la principale explication de cette bonne performance.
. I-1-3 Concurrence
Les ventes 2012 de GCSA sont estimées à 853 174
hl, soit une progression de 6,6% par rapport à A-1 et une
amélioration de ses parts de marché passant de 13 ,9% en 2011
à 14,1%.
Les principales actions menées par ce concurrent sur le
début d'année 2013 sont les suivantes :
§ Promo capsules `Guinness smooth' et `Satzenbrau'
§ Cartes à gratter (Présence hôtesses
dans les points de vente)
§ Animations orchestre
§ Campagne Guinness Football Challenge
§ Campagne affichage: « Regardez nos champions
défier le reste de l'Afrique »
En 2012, UCB a continué à
bénéficier de l'apport de la nouvelle équipe dirigeante.
En réalisant un volume de 223 882 hl, ce concurrent progresse de 0,3%
par rapport à A-1 et enregistre 3,7% de part de marché contre
3,9% en 2011. L'hyperactivité au niveau des promotions « capsules
» est restée de mise. Sur les quatre premiers mois de
l'année 2013, l'animation du marché a été le cheval
de bataille de UCB.
I-2 Le marché des Boissons rafraichissantes sans
alcool
Le marché global des Boissons gazeuses en 2012 est
estimé à 2 474 285 hl, soit une croissance de 9,5% par rapport
à 2011. Le format PET est resté le plus dynamique dans ce
segment.
I-2-1 Les Ventes SABC
La SABC réalise en 2012, 2 050 750 hl de boissons
gazeuses, soit 90,5% des objectifs et une progression de 1,1% par rapport
à A-1.
Le lancement sur le marché du format PET 35cl a
contribué à ralentir la progression du concurrent Source du
Pays.
Avec la révision à la baisse de nos tarifs des
boissons PET 35cl, la SABC enregistre au cumul à fin avril une
progression de 3,5% par rapport à A-1, avec un taux de
réalisation des objectifs à 99,4%. Les meilleures performances
sont réalisées sur les formats PET avec un taux de
réalisation des objectifs de 118,4%, et une progression de 46,1% par
rapport à A-1. Ce format représente désormais près
de 26,2% de leurs ventes BG.
I-2-2 Exportation
Les ventes à l'Export pour le compte de l'année
2012 représentent 24 705 hl, soit une progression de 50% par rapport
à l'année 2011.
A l'image de la Bière, l'explosion du marché du
Congo est à l'origine de cette bonne performance.
. I-2-3 Concurrence
Les ventes de GCSA sont estimées à 90 280 hl,
soit une baisse de 9,9% par rapport à 2011. Seule la `Malta Guinness' 33
cl a été maintenue dans son porte feuille.
Les ventes en Boissons gazeuses d'UCB sont estimées
à 35 254 hl, soit une regresion de 55,9% par rapport à 2011.
La stratégie de SOURCE DU PAYS est restée
axée sur les prix. L'année 2012 a été
marquée par un élargissement de sa gamme Planète. Ses
ventes sur l'année 2012 sont estimées à 298 000 hl, ce qui
le positionne comme deuxième concurrent du marché des Boissons
gazeuses avec 12% des parts de marché.
I-3 Le marché des alcools mix
Estimé à près de 160 000 hl, le
marché des alcools mix a repris avec la croissance et compte deux
acteurs :
§ SABC avec la gamme Booster
§ GCSA avec la Smirnoff.
I-3-1 Les Ventes SABC
Les ventes de l' année 2012 représentent 110 427
hl, soit une croissance de 19,2% par rapport à 2011. Grâce
à une bonne disponibilité en Booster Whisky Cola, cette tendance
à la croissance se maintien sur le premier quadrimestre 2013 avec une
progression de 112,8% par rapport à 2012.
. I-3-2 Concurrence
GCSA, seul concurrent dans le segment des alcools mix, a
réalisé en 2012, sensiblement le même volume qu'en en 2011,
soit 47 150 hl.
I-4 Le marché de l'eau
L'année 2012 a été marquée par
l'entrée de nombreux nouveaux opérateurs dans le marché
des eaux. Avec un potentiel estimé à 1 200 000 hl, ce
marché reste ouvert.
I-4-1 Les Ventes SABC
L'eau minérale Tangui a subi au cours le l'année
2012, une forte agressivité de la concurrence avec une stratégie
basée sur les prix et le développement de nouveaux formats. En
total eaux, 699 543 hl ont été vendus, soit une régression
de 15,7% par rapport à 2011.
Toutefois, il est à noter que le changement de la
bouteille TANGUI nous a permis de rehausser l'image de cette marque.
Depuis le début de l'année 2013, la mise sur le
marché du Sud Cameroun de l'eau de table Aquabelle à prix
concurrentiel permet de freiner le développement de la concurrence.
I-4-2 Exportation
Peu d'opportunités de vente à l'Export.
I-4-3 Concurrence
L'arrivée du concurrent Source du Pays sur le
marché avec l'eau Supermont a eu comme conséquence la baisse des
ventes de l'eau Tangui. Ce concurrent est aujourd'hui le deuxième acteur
sur ce marché avec près de 20% de parts de marché contre
72% pour SABC, 5% pour SEMME et 3% pour les autres.
Le tableau ci-contre montre les différents produits
offerts par le secteur.
Tableau 1 : Produits
offerts par les différentes industries de fabrication des boissons
|
Désignation
|
Bière
|
Boissons non alcoolisées
|
Eaux
|
Vins et liqueurs
|
|
FERMENCAM
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v GUINNESS
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v v v SABC
|
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v v v SEMC
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|
v SOFAVINC
|
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v SOURCE DU PAYS SA
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v v UCB
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|
v v v AQUA VITA
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|
|
v MINERAH
|
|
|
|
|
|
v GROUPE BATOULA
|
|
|
|
|
v v Source : Centre de
l'information et de la documentation économique, Décembre 2004
(mise à jour)
Ce secteur offre près de 3000000d'hl de bière
par an avec un effectif total de près de 3500 personnes. Celui-ci
comprend :
- L'Union Camerounaise des Brasseries (UCB)
du groupe KADJI, elle a été créée en 1971 avec un
capital de 80 000 000 FCFA ; elle produit près de 400000
hl de bière par an et compte un effectif total de 470
employés.
- La GUINNESS Cameroun SA (GCSA) :
créée en 1967, elle fait partie du groupe DIAGEO avec pour
première bière GUINNESS, la GCSA a une capacité de
production de près de 975000 hl par an et son objectif est d'atteindre
1000000 hl vers l'an 2000. Son siège social est basé à
Douala avec un capital social de 7 622 000 000 FCFA. Son effectif total
est de 1055 employés.
- La Société Anonyme des Brasseries du
Cameroun (SABC) : créée en 1948, elle est une
filiale des Brasseries et Glacier international avec pour première
bière la BULL BEER, la SABC produit près de 600 millions de
bouteilles par an. Son capital social est de 11 083 630 000
FCFA. Elles emploient près de 1500 personnes.
- La SOURCE DU PAYS SA
Section II :
PRESENTATION DE LA SABC ET DE L'OPÉRATION 33
EXPORT
II-1 Présentation de la SABC
La SABC dont la principale activité est la production
et la commercialisation des bières, des boissons gazeuses et alcool mix,
est une société anonyme. Elle voit le jour le 03 février
1948 à Douala dans un contexte fortement dominé par les
bières importées. Elle appartenait à l'origine au groupe
BGI installé en France.
La SABC est le troisième producteur de bière en,
Afrique après une société brassicole d'Afrique du Sud et
une société brassicole nigériane ; c'est la plus
ancienne des brasseries installées au Cameroun.
II-1-1 Évolution des
Brasseries du Cameroun & Filiales
Connue au départ sous le nom de Brasseries et
Glacières Internationales (BGI) et installée en France, La SABC a
remarquablement sur le plan juridique (1), économique et structurel
(2).
II-1-1-1 Évolution
juridique
La SABC dès ses débuts en vue
d'accroître son potentiel a crée successivement :
§ En 1966 la SOCAVER
§ En 1970 la SATC spécialisée dans la
fabrication des bouchons couronnes
§ En 1983, la SEMC, spécialisée dans la
production de l'eau minérale naturelle `Source Tangui'.
§ En 1990, la SCOOP, Société d'Etude et de
Projets ; le groupe Castel racheta ladite société et les BGI
s'affilièrent à la société Canada Dry Cameroun
spécialisée dans la commercialisation des boissons gazeuses et
des alcools mix.
§ En 1991, Les Brasseries du Cameroun achète et
filialise International Brasseries (IB), spécialisée dans la
fabrication de la bière ainsi que CAVINEX et Canada Dry Cameroun.
§ En 1993, avec IB, elle ferme les filiales SCOOP et SATC
et accueille HEINEKEN qui est propriétaire de la bière de marque
`Mützig'.
§ En 1994, division des Brasseries en deux (02)
blocs : La SABC qui s'occupe de la production, et la SNC Boissons Services
qui s'occupe de la distribution des produits.
§ En Avril 2005, la SNC fusionne avec la SABC.
§ En 2008, acquisition des Brasseries ISENBECK.
II-1-1-2 Évolution
économique et structurelle
Les Brasseries du Cameroun S.A met sur le
marché le 1er mars 1950 la première
bière fabriquée au Cameroun : La Bull Beer,
ceci dans un marché fortement dominé par les bières
importées ; la même année, elle met sur le
marché la première gamme de boissons gazeuses fabriquée au
Cameroun : Le Champagne Soda dont l'usine de fabrication
fût installée en 1955 à Yaoundé.
En 1963, pour la fabrication des produits Coca Cola et
d'autres boissons gazeuses, elle s'ouvre une usine à Garoua, et vient en
1968 l'installation de la SABC dans cette région. Bafoussam et
Ombé accueillent chacune son usine en 1967 et Bassa à Douala voit
naître la sienne en 1970, suivi de l'installation de la SABC à
Yaoundé.
En 1971, la SABC installe une nouvelle agence à
Bafoussam et à Douala.
En 1980, la gamme Schweppes fut fabriquée et
commercialisée pour la première fois par la SABC.
L'usine de Ndokoti à douala voit le jour en
1984 et le conditionnement des boissons gazeuses en boîtes s'y
déroule en 1986.
En 1988, nomination de Monsieur André SIAKA au
poste de Directeur Général.
En 1998 lors de son 50ième
anniversaire, la SABC installe une chaîne mixte à l'usine de
Yaoundé et le premier conditionnement des boissons gazeuses en PET s'y
déroule.
12 Septembre 2008 : Entrée de SIAC BRASSERIE
ISENBECK S.A, filiale du groupe allemand WARSTEINER dans le portefeuille du
groupe CASTEL, à la suite de la prise de contrôle des quatre
brasseries du groupe allemand basées en Afrique (Gambie,
Nigeria,Tanzanie et Cameroun).
II-1-2 Métiers et produits
de la SABC
II-1-2-1 Métiers de la
SABC
Spécialisée au départ dans la
production et la commercialisation des bières et boissons gazeuses, la
Société Anonyme des Brasseries du Cameroun
(SABC) s'est diversifiée par la suite dans la
production des emballages en verre creux, à travers sa filiale
SOCAVER (Société Camerounaise de Verrerie) ; de
l'eau minérale naturelle, à travers la SEMC
(Société des Eaux Minérales du Cameroun), qui produit
l'eau minérale naturelle Source Tangui.
Les Brasseries du Cameroun sont présentes dans le
secteur des vins, avec sa filiale Canada Dry Cameroun
(CDC), qui distribue sous l'enseigne "La Clé
des Châteaux", une large gamme de produits de qualité
allant des vins de table aux grands crus. CDC produit et
commercialise également des boissons alcoolisées à base de
spiritueux (Gamme Booster).
En dehors des produits sus cités les Brasseries
du Cameroun mettent à la disposition du public un ensemble de services
comprenant : - Bâches et chaises - Bière
à pression - Salle de fête - Orchestre
(Douala et Bafoussam)
II-1-2-2 Produits de la
SABC
La SABC produit près de 600 millions de bouteilles
chaque année. Filiale des BGI du groupe CASTEL, la SABC travaille avec
des partenaires réputés tels que Coca Cola, HEINEKEN et CARSLBERG
et produit certaines de leurs boissons sous licence. Sur le marché
national et sous régional, Les Brasseries du Cameroun produisent et
commercialisent une gamme de produits de qualité comprenant :
§ 10 marques de bière (Beaufort Lager, "33"
Export, Castel Beer, Mützig, Amstel, Castle Milk Stout, Pelforth,
Heineken, Beaufort Light, Isenbeck) ;
§ 09 marques de boissons gazeuses
déclinées en 21 parfums (top, Coca-Cola, Fanta, Sprite, d'jino,
Schweppes, Malt Up, Vimto, Orangina) ;
§ 01 marque de boisson énergisante (XXL
Energy) ;
§ 01 marque d'alcool mix (Booster) ;
§ 02 sirops (menthe, grenadine) ;
§ 01 marque Source Tangui comprenant : une eau
minérale naturelle Source Tangui, Source Tangui citron et Source
Tangui thé vert ;
§ 01 eau de table (Aqua belle) ;
§ Plus de 100 marques de vin de qualité à
travers La Clé des Châteaux ;
§ Une gamme complète de spiritueux et champagne
avec Pernod Ricard.
II-1-3 Management de la SABC
La société est administrée par un
conseil d'administration présidé par Monsieur Michel PALU. Le
Directeur Général est assisté d'un Directeur Adjoint, 9
Directeurs fonctionnels et 5 Directeurs d'agences.
En plus, dans le but de se donner les moyens de sa
politique, la SABC a crée des filiales, noué des partenariats
avec des entreprises aussi prestigieuses les unes que les autres et a ouvert
son capital comme le montrent les tableaux ci-après :
|
FILIALES
|
PARTENAIRES
|
DATES
|
|
SOCAVER
|
CADBURY-CHEPES
|
31/12/1970
|
|
SEMC
|
HEINEKEN
|
12/07/1993
|
|
CAVINEX
|
COCA COLA
|
01/10/1960
|
|
CDC
|
CALSBERG
|
27/07/1970
|
|
SBS
|
SAB MILLER
|
2001
|
Tableau 2: Filiales et
partenaires de la SABC
Commentaire : Il ressort de ce tableau que
COCA COLA est l'un des plus vieux partenaires des Brasseries du Cameroun (plus
de 50 ans) du fait de leur relation de franchise.
Tableau 3 :
Répartition du capital de la SABC.
|
ACTIONNAIRES
|
VALEUR ABSOLUE
|
POURCENTAGE
|
|
Castel & Frères
|
5.495.263.754 FCFA
|
49,58%
|
|
Etrangers
|
2.153.549.309 FCFA
|
19,43%
|
|
SNI
|
1.753.340.266 FCFA
|
15,82%
|
|
Heineken
|
972.034.351 FCFA
|
8,77%
|
|
Nationaux Privés
|
709.352.320 FCFA
|
6,40%
|
|
TOTAUX
|
11.083.630.000 FCFA
|
100%
|
Figure 1 :
Répartition des différents actionnaires de la SABC

Commentaire : Le Groupe CASTEL est le plus
grand actionnaire des Brasseries du Cameroun, ce qui fait de cette
dernière une de ses filiales, tout de même, certains nationaux
privés sont aussi actionnaires de la SABC.
II-1-4 Réseau de
distribution et Régions
Pour permettre à chaque consommateur
où qu'il se trouve de disposer de la boisson de son choix, Les
Brasseries du Cameroun entretiennent un vaste réseau de distribution
comprenant 28 centres de distribution et 10 centres concédés
à des particuliers.

§ La Région du Littoral dispose
de sept centres (07) de distribution implantés à Ndokoti,
Koumassi, Bonabéri, Edéa, Kribi, Mbanga et Nkongsamba.
§ La Région du Centre compte neuf
centres(09) de distribution installés à Yaoundé,
Mbalmayo, Ebolowa, Sangmélima, Bafia, Sa'a, Akonolinga, Bertoua,
Eséka et un (01) centre concédé à Mbandjock.
§ Figure 2 :
Différentes régions de la SABC & Filiales
La Région de l'Ouest couvre six (06)
centres de distribution à Bafoussam, Foumban, Bangangté, Bamenda,
Dschang et Mbouda, et quatre (04) centres concédés à des
tiers sous notre supervision dont Bafang, Nkambé, Wum et Banso.
§ La Région du
Nord contrôle trois (03) centres de distribution à
Garoua, Ngaoundéré, Maroua, et trois (03) centres
concédés à Yagoua, Kousséri et Meiganga.
§ La Région du
Sud-Ouest supervise trois (03) centres de distribution, à
Ombé, Kumba, Muyuka, et deux (02) centres concédés
à Ekondo-Titi et Mamfé.
NB : Avec la nouvelle réorganisation, on ne
parle plus aux Brasseries du Cameroun depuis le 27 Avril 2009 d'agences, mais
de `Régions' avec chacune à sa tête un Directeur
Régional.
II-2 Déroulement, contexte et objectifs de la
campagne
« Opération 33
export »
Nous ressortirons dans cette partie les différents
éléments qui ont motivé le lancement de cette promotion,
et les outils qu'a utilisés la SABC pour l'évaluer mais avant
il conviendrait pour nous de présenter le secteur brassicole
camerounais bien avant le lancement de la promotion.
II-2-1 Le secteur brassicole
Le secteur brassicole camerounais est un secteur fortement
concurrentiel. En dehors des bières importées, on distingue 03
(trois) grandes industries implantées au Cameroun et évoluant
comme telle dans ce secteur. Il s'agit des Brasseries du Cameroun leader sur le
marché, Guinness Cameroon challengé, l'Union Camerounaise des
Brasseries. Chacune de ces entreprises essaie de façon remarquable de se
tisser une place de choix sur le marché à travers des actions
promotionnelles. On assiste alors à une multitude de forme de promotions
dans le but de voler aux concurrents une certaine part de marché.
II-2-2 Le contexte de la promotion
Le secteur brassicole camerounais est un secteur fortement
concurrentiel à hauteur des marques que chacune des entreprises
représentées dans ce secteur possède. En effet, la SABC,
leader sur le marché dispose à son actif un portefeuille de plus
d'une dizaine de marques. Aussi ces marques doivent chacune se porter comme un
charme ; ou encore à différence négligeable.
Le marché a ceci de commun avec le football que rien
n'est gagné d'avance, et que des équipes fortes se font quelques
fois surprendre par des outsiders. Leader du marché brassicole
camerounais, la SABC laisse malheureusement parfois la concurrence prendre du
terrain dans son camp et marquer des buts à travers des promotions
capsules tous azimuts.
La promotion « OPÉRATION 33
EXPORT » lancée durant le mois de Mai 2013 naît d'une
attaque de la concurrence et réellement au moment où les ventes
de la SABC déclinent doucement mais sûrement depuis au moins
quelques années. Cette promotion capsules a alors été
organisée avec les objectifs suivants :
· regagner et développer nos parts de
marché dans les foyers actuels de la concurrence
· fidéliser nos consommateurs
· innover dans nos actions
· réaliser des ventes
additionnelles
II-2-2-1 Le cadre juridique de la promotion
Au Cameroun comme en France il existe une loi qui régit
les promotions de ventes en général, cependant cette loi est
souvent ignorée au profit d'un règlement rédigé par
l'entreprise au moment où elle fait la campagne promotionnelle, et est
ensuite déposée au ministère pour approbation. Celle-ci
sera ensuite déposée chez presse publique afin d'éviter
d'éventuels plagiats. Ce règlement fait place à des
contraintes juridiques telles que :
- Le lot ne doit pas être une somme d'argent mais
plutôt un cadeau d'une valeur estimée à une certaine somme
d'argent
- Le slots de grande valeur doivent être remis en
présence d'un notaire
- Le slots mis à la disposition des consommateurs
doivent être disponibles sur les lieux indiqués par la campagne
- La campagne en elle-même doit être
assurée et suffisamment sécurisés pour éviter la
tricherie.
II-2-2-2 La marque concernée
Cette promotion est orientée autour d'une seule
marque : 33 EXPORT
§ C'est la bière la plus consommée du
marché
§ Disponible au prix de 500 frs cfa la bouteille 65cl,
c'est le « numéro 10 » du portefeuille produits de
la SABC
§ Supporter N°1 du football, elle rafraîchit
tous les jours de millions de consommateurs qui adorent commenter autour de
leur passion, le football.
II-2-2-3 Les objectifs avoues de la promotion capsules
«opération 33 export »
Dans une conjecture économique relativement difficile,
les objectifs étaient de :
· Améliorer les ventes des brasseries du
Cameroun : les Brasseries du Cameroun depuis bientôt plus d'un an
voyaient leurs ventes décliner, ceci à cause du gain de
consommateurs par la concurrence en place. Quoiqu'étant toujours leader
sur le marché malgré ce phénomène, cette situation
restait une véritable préoccupation pour l'entreprise.
· Récompenser leurs fidèles consommateurs
en leur donnant la possibilité de consommer leurs produits de
qualité.
L'entreprise a réalisé que cela faisait un
moment qu'elle n'avait pas récompensé ses consommateurs et cette
situation apparaissait comme idéale pour rattraper le temps.
· Redynamiser les chiffres d'affaires de tous nos clients
et fournisseurs en organisant une opération commerciale inédite
et exceptionnelle.
· Consolider notre position de leader du marché
des boissons.
On peut donc dire que les objectifs des Brasseries du
Cameroun étaient essentiellement quantitatifs ; aussi cette
promotion semblait parfaitement répondre aux objectifs car celle-ci
permettait au consommateur non seulement d'avoir sa bière au même
prix, mais lui donnait un avantage ponctuel qui était l'espoir de
gagner.
La promotion « Opération 33
Export » était alors l'application même d'une technique
promotionnelle consommateur du type gain aléatoire avec obligation
d'achat, s'inscrivant ainsi dans le secteur des primes et cadeaux.
II-2-3 La campagne « opération 33
export »
C'est le déroulement proprement dit de la campagne
promotionnelle.
II-2-3-1 Le mécanisme de la promotion de la capsule
« opération 33 export »
ORIENTATION DU GAIN (comment faire
gagner ?)
Le mécanisme du gain consistait pour les consommateurs
lors de la promotion « Opération 33 Export »
à :
- Décapsuler une bouteille de 33 EXPORT
- Trouver après retrait du joint de la capsule un lot
inscrit dans ladite capsule.
Les sites concernés par cette promotion étaient
tous les centres de distribution du Cameroun.
Les Brasseries du Cameroun ont donc dû véhiculer
cette campagne promotionnelle par un ensemble d'éléments
indispensables à son bon déroulement.
II-2-3-2 Le dispositif promotionnel et communicationnel mis
en place
LE DISPOSITIF DE COMMUNICATION
INTERNE
LE RESEAU DE DISTRIBUTION
Le lancement d'une promotion des ventes aux Brasseries du
Cameroun passe toujours par le réseau de distribution qui est fortement
sensibilisé et informé sur la question.
Très souvent appelés gros clients ou comme on le
dit vulgairement les dépôts de boissons, le réseau de
distribution des Brasseries du Cameroun constitue un maillon indispensable et
essentiel pour l'entreprise car celui-ci :
- Permet de faire un stock considérable
- L'entreprise a besoin de lui pour informer les
détaillants de l'existence de la promotion
- Facilite l'arrivée des produits vers les
consommateurs.
LE MAIL AU PERSONNEL
Il s'agit d'un mail générique envoyé
à tous les employés des Brasseries du Cameroun pour les tenir
informés de ce qui se passe actuellement dans le département
marketing et commercial et leur expliquer le processus véritable de la
campagne promotionnelle.
Le mail au personnel est un véhicule de communication
car il relève la communication à l'intérieur même de
l'entreprise et renforce fortement le sentiment d'appartenance à la
même maison c'est-à-dire l'entreprise. Il joue également un
capital rôle dans la communication de la campagne promotionnelle parce
que le cadre de l'entreprise est la première personne vers qui le
voisinage se tourne pour avoir meilleure information sur ce qui se passe
actuellement dans l'entreprise et s'assure par là même que la
campagne est réelle.
LES HOTESSES ET LES ANIMATIONS
Cette phase a nécessité l'embauche de 1000
hôtesses recrutées à travers le pays tout entier. Les
hôtesses ont suivi une formation technique sur le métier de la
bière et sur l'animation des ventes. L'attraction sur les points de
ventes était animée au Cameroun chaque soir durant cette
période. 30 000 bouteilles étaient gagnées
quotidiennement. Des animations géantes étaient également
prévues dans les différents quartiers.
LA COMMUNICATION MEDIA ET HORS
MEDIAS
Le processus de communication de la campagne promotionnelle
« Opération 33 Export » était supporté par les
médias (radios, télévisions et journaux locaux) mais aussi
une grande communication s'est faite à travers les affichages sur les
panneaux et affichettes, les lettres adressées aux clients et les
lettres électroniques au personnel. Il s'agissait des :
· Affichettes PDV 60x90 en version française et
anglaise
· Affichages panneaux 4x3 et 6x3
· Spots TV et radio en version anglaise et
française
La communication par les médias écrits
n'était pas en reste. Tous les journaux du pays en avaient parlé.
Il s'agissait de :
|
Médias
|
Items
|
Quantités
|
|
Cameroon Tribune
|
Encart presse
|
2500
|
|
La Nouvelle Expression
|
Encart presse
|
400
|
|
Le Messager
|
Encart presse
|
800
|
|
Le Popoli
|
Encart presse
|
800
|
|
Mutations
|
Encart presse
|
900
|
|
Le Popoli
|
Publi reportage
|
1
|
|
Mutation
|
Publi reportage
|
4
|
II-2-4 Les outils d'évaluation de la promotion
« opération 33 export »
II-2-4-1 Le relevé de vente journalier
Comme l'indique son nom, le relevé de vente journalier
est le document qui permet quotidiennement de dire avec exactitude combien de
casiers ou de bouteilles ont été vendus dans les
différents points ou de bouteilles ont été
consommées ou vendues dans les différents point de vente au
détail. Ce document permet de suivre de manière pointue
l'évolution de la campagne promotionnelle, en termes de quantité.
C'est l'outil par excellence aux Brasseries du Cameroun de l'évaluation
de l'efficacité des promotions de ventes.
On dira alors qu'à la SABC l'évaluation des
promotions de ventes est purement quantitative. L'entreprise accorde aux
chiffres une importance haute ; au-delà de l'objectif qui est de
vendre à tout prix et au maximum la SABC comme leader sur le
marché, devrait déployer plus de moyens pour les
évaluations qualitatives de se promotions de ventes qui
généralement sont efficaces mais pas efficientes.
Chapitre II :
LES CRITERES ET MODELES D'EVALUATION
DE L'EFFICACITE D'UNE PROMOTION DES VENTES
L'efficacité des promotions de ventes passe à
travers une évaluation méthodique de toute son organisation et
son concept. En effet il existe à la SABC un ensemble de modèles
et de critères d'évaluation de l'efficacité des promotions
de ventes, qui en fonction des objectifs et l'environnement (état de la
concurrence) dans lequel on se trouve seront différents les uns des
autres.
Section I :
PROMOTION DES VENTES
La promotion des ventes encore appelée promotion
commerciale fait dans son utilisation massive l'objet de nombreux ombrages dans
la communication, marketing que seules des définitions pourraient
éclairer.
Vu son impact sur l'évolution de l'activité
commerciale, la promotion de ventes nécessite une évaluation
à priori de son efficacité, ceci pour permettre aux
décideurs de savoir si oui ou non celle-ci serait alors une
opportunité à saisir.
I-1 Définition, objectifs et cibles de la promotion
des ventes
I-1-1 Définition
La promotion des ventes consiste à offrir aux personnes
appartenant à une cible déterminée des avantages
matériels ou financiers temporaires en vue de faciliter ou de stimuler
d'une manière immédiate leurs achats (le Marketing, étude
des moyens d'actions stratégiques 5ème Edition).
Selon les auteurs du Mercator, « une
opération de promotion consiste à associer à un produit un
avantage temporaire destiné à faciliter ou à stimuler son
utilisation, son achat, et/ou sa distribution ». L'institute of Sales
Management affirme que : « la promotion est un ensemble de
techniques de marketing tactiques (actions commerciales) conçues dans le
cadre d'une stratégie marketing pour ajouter de la valeur à un
produit ou service pour atteindre des objectifs marketings et commerciaux
spécifiques ».
Kotler et Dubois, dans Marketing Management nous
donnent la définition suivante : « la promotion des
ventes regroupe tout stimulant à court terme destiné à
encourager l'achat d'un produit ou d'un service ».
Pour l'Association Américaine de Marketing,
« la promotion des ventes est l'ensemble des activités autres
que la ventes directe et la publicité, stimulant les achats des
consommateurs et l'efficacité des revendeurs, tels que les vitrines,
expositions, salons et démonstrations, ainsi que tout effort de vente
exceptionnelle et ponctuelles ».
En accord avec ces précédentes
définitions, on peut dire que la promotion des ventes c'est l'union
de toutes les actions commerciales, offrant un avantage limité dans le
temps et qui, à court ou moyen terme, permet de développer les
ventes d'un service ou produit précis.
Il est tout à fait naturel de chercher à
informer le consommateur, mais « à trop chercher à
le persuader à tout prix, on court le risque de
l'aliéner ».
La promotion des ventes comme la publicité sont deux
notions marketing différentes. En effet, la publicité qui est
d'après Alexandre Kant et Charles Schewe dans MBA Marketing
outils, est toute forme de communication impersonnelle,
volontairement mises au service de la réalisation d'un objectif à
caractère commercial à pour objectif principal de donner au
consommateur une raison d'acheter et d'attirer le consommateur vers le
produit : c'est la stratégie PULL. Alors que la promotion des
ventes quant à elle favorise une incitation à l'achat et donc
pousse le produit vers le consommateur : c'est la stratégie
PUSH.
Figure 3 : Politique PUSH
et PULL3(*)
PUSH politique de stimulation
PULL politique d'attraction
· Entreprise
· Marque
· Produit
· Force de vente
· Distribution
Marché
Point de vente
La promotion des ventes se distingue ainsi de la politique de
produit et de prix par le caractère temporaire des avantages qu'elle
offre :
- Le fait pour la SABC de faire des remises
systématiques sur les quantités qui peuvent être consenties
à ses distributeurs entre dans la politique de prix
- Le fait pour les concessionnaires auto de mettre en
permanence un service technique après vente à la disposition des
clients fait partie de la politique de la marque
- Un cadeau offert pour l'abonnement à un magazine et
ceci pendant une période bien déterminée est une action
promotionnelle.
Loin de vouloir remplacer la promotion produit, la promotion
des ventes la complète. Elle peut aller très loin pour
éveiller l'attention du consommateur et le pousser à l'achat, ce
qui est le but de la publicité. C'est une autre manière
d'atteindre la clientèle. Elle est généralement ponctuelle
puisque la réponse qu'elle entraîne tend à diminuer avec le
temps. En contrepartie, la promotion des ventes est une action qui a des effets
à court terme contrairement aux autres moyens.
Au-delà de cet objectif, la promotion des ventes vise
également à recruter de nouveaux consommateurs, entretenir et
développer la relation avec la marque ou l'enseigne, fidéliser
les clients. Elle peut permettre d'élargir la cible en contribuant
à séduire de nouveaux consommateurs dont le prix était
jusqu'ici un frein suffisant pour interdire l'achat. La promotion vise à
rendre possible l'exploration de nouveaux domaines : découvrir de
nouvelles marques, variétés, nouvelles catégories. Elle
peut parfois dépasser largement ici la simple information pour en faire
un triple objectif : informer, persuader et mémoriser.
Il faudrait d'abord prévenir l'acheteur potentiel de ce
que le produit existe et lui décrire ses caractéristiques ou
propriétés, surtout s'il est nouveau. Même si le produit
figure sur le marché depuis un moment, tous les consommateurs ne le
savent pas ou n'en sont pas conscients. S'il a été
amélioré d'une manière ou d'une autre ; il faut en
avertir les futurs acheteurs. Ce n'est pas tout, encore faut-il les persuader
de ce qu'ils seront satisfaits de leur achat, donc leur décrire les
qualités motivantes du produit et sa valeur afin de lui donner une
image positive.
Dans certaines entreprises, la politique de promotion des
ventes est définie et mise en oeuvre en liaison étroite avec la
politique de communication (publicité, relations publiques, etc.) dans
le cadre d'un même budget et sous le nom de politique de communication
-promotion. Il s'agit toutefois de deux outils marketing différents avec
des objectifs différents. Alors que la communication (publicité,
relations publiques, etc.) a pour objectif d'agir sur les attitudes mentales
des publics-cibles (motivation, croyances, images des marques, etc.) sans
passer par une modification préalable de leurs messages au public dont
on cherché à modifier les attitudes mentales, alors que celui de
la promotion consiste à faciliter ou stimuler les comportements
souhaités par des avantages matériels et financiers
(réduction de prix, primes, cadeaux, etc.). On considère souvent
que les attitudes mentales sont plus rigides et plus stables que les
comportements effectifs ; il en résulte que les effets que l'on
peut attendre de la communication sont plus lents et progressifs mais aussi
plus durable que ceux de la promotion. En d'autres termes, la communication est
un moyen stratégique d'action à long terme alors que la promotion
est un moyen tactique d'action à court terme.
Chaque entreprise, aux moyens d'activités
promotionnelles, s'efforce alors de positionner son produit ou sa marque par
rapport à la concurrence, mais encore ; il faudrait que les cibles
soient justement atteintes.
I-2 Les cibles de la promotion des ventes
Deux cibles principales sont concernées par les actions
promotionnelles, il s'agit tout d'abord des consommateurs puis des
intermédiaires (distributeurs et force de vente).
v La promotion réseau (ou stimulation
réseau)
- Vers les distributeurs : elle
consiste à proposer aux entreprises de distribution des avantages
ponctuels, le plus souvent d'ordre financier, pour les inciter à
augmenter les stocks de marchandises et / ou de financer des actions de revente
auprès de leurs clients (mise en avant et publicité notamment).
Les opérateurs promotionnels s'adressant aux distributeurs peuvent avoir
pour objectif de les inciter :
· A référencer un produit
· A stocker un produit nouveau
· A attribuer un meilleur emplacement ou un
linéaire plus étendu au produit
· A soutenir activement une promotion consommateur
concomitante.
- Vers la force de vente :
celle-ci a pour objet d'inciter la force de vente pour qu'elle
consente à faire un effort particulier pour promouvoir les ventes du
produit par le moyen d'un intéressement individuel ou en
équipe.
v La promotion consommateur
Elle a pour but de proposer aux consommateurs un avantage
immédiat, différé ou hypothétique, lié
à l'achat d'un produit.
Tableau 4 : Cibles,
Objectifs et Techniques de la promotion des ventes4(*).
|
Cibles
|
Objectifs
|
Techniques
|
|
Consommateur
|
· faire connaitre le produit,
· prendre des parts de marché,
· augmenter la consommation,
· fidéliser la clientèle
|
· démonstration, échantillon, prix de
lancement,
· offre spéciale, prime,
· reprise,
· carte de fidélité...
|
|
Distribution
|
· faciliter le référencement,
· dynamiser les ventes,
· fidéliser,
· motiver,
· aider à la vente.
|
· prix de lancement,
· remises sur achats massifs, produits en plus,
· concours sur objectifs, ristournes,
· cadeaux,
· PLV (publicité sur le lieu de vente),
échantillons, animation, gestion du linéaire.
|
|
Force de vente
|
· faciliter la prospection,
· accroître le nombre de visites,
· pousser les ventes,
· lancer une nouvelle marque,
· accroître l'efficacité des vendeurs,
· prime sur objectif
|
· formation sur les produits,
· information sur le marché,
· argumentaire, fiches, matériel de
démonstration
|
|
Prescripteur
|
· faire connaître le produit,
· sensibiliser à la marque,
· fidéliser.
|
· information sur la société, le
marché, les innovations,
· stimulation, primes,
· échantillons, présentoirs, catalogues.
|
I-3 La place de la promotion des ventes dans la
communication de la marque
Traditionnellement, le mix marketing est
décomposé en quatre P (Product, Price, Place, Promotion). Dans
cette terminologie ; Promotion regroupe l'ensemble des
activités de communication et de vente (publicité, promotion des
ventes et relations publiques, force de vente). La promotion des ventes a
incontestablement des effets de communication en raison des contacts qu'elle
établit avec ses cibles. En revanche, la nature réelle de ses
effets et leur portée est difficile à déterminer. Bien
sûr, le pouvoir de communication d'une offre promotionnelle est plus
restreint que celui d'un message publicitaire qui en est
l'élément central.
L'action prolongée des promotionnelles semble de
manière importante influencer la marque.
Pour certains consommateurs camerounais notamment en
matière de produits brassicoles, la promotion devient un
véritable élément de motivation de l'achat.
Dans nos bars par exemple, savoir qu'une bière gagne
est suffisant pour vendre la marque. C'est tout comme acheter une bière
qui n'est pas en promotion touche la fidélité même du
client.
Cependant, les marques peu diffusées peuvent avoir
intérêt à mener des campagnes hors médias biens
ciblées utilisant des techniques promotionnelles et renoncer aux
campagnes publicitaires classiques qui sont très coûteuses.
I-4 Les actions promotionnelles
La promotion de ventes s'adresse à plusieurs cibles en
con séquence il existe donc des techniques de promotion
différentes, chacune adaptée aux cibles et aux objectifs qui y
sont liées ; bien que les pratiques promotionnelles soient
strictement réglementées, (notamment en France) il existe une
grande variété de moyens promotionnels.
I-4-1 Les techniques promotionnelles réseau
Les techniques promotionnelles réseaux sont multiples.
Elles peuvent prendre la forme d'avantages financiers (remise), concours,
séminaires, formations, etc.
· La remise exceptionnelle
C'est une remise consentie et qui peut prendre des formes
diverse : réduction e pourcentage à l'achat,
réduction selon les quantités achetées...
· Les concours, challenges
Un concours est lancé auprès des vendeurs ou des
distributeurs et les meilleurs d'entre eux se verront remettre un cadeau.
· Les séminaires
Ils consistent à inviter les distributeurs en
séminaire où la partie détente est la plus importante.
· La formation
Pour le lancement d'un nouveau produit, il n'est pas rare que
les fabricants forment leurs revendeurs sur les avantages de ce produit et sur
la façon de les argumenter.
I-4-2 Les techniques promotionnelles consommateurs
Une classification traditionnelle des techniques retient 4
grandes familles : les techniques de prix, les primes, les jeux concours
et les techniques d'essai.
· L'essai gratuit
Cette famille de moyens promotionnels consiste à offrir
sans contrepartie la possibilité d'utiliser le produit ou service soit
sur le lieu de vente (dégustation animation) soit le lieu normal
d'utilisation (échantillon).
Objectif : l'essai gratuit a pour objectif principal de
faciliter l'essai d'un produit dans l'espoir que le consommateur, satisfait de
cet essai ; deviendra ensuite un acheteur. C'est aussi l'occasion de
pénétrer le marché en levant les barrières à
l'essai d'un nouveau produit.
Dans le domaine des biens de grande consommation l'essai
gratuit prend généralement la forme d'une distribution
d'échantillons du produit (échantillonnage) soit dans les
boîtes aux lettres, soit dans les magasins (notamment aux caisses de
sortie).
Mais dans les industries brassicoles, l'essai gratuit a lieu
généralement lors du lancement de nouveaux produits.
· Les primes et les cadeaux
Ils consistent à offrir de manière certaine,
soit directement lors de l'achat, ou de manière différée
(contre une ou plusieurs preuves d'achat), un produit ou service en plus au
consommateur. La prime et me cadeau ont généralement pour
objectif de gagner de nouveaux clients, d'accroître la
fidélité ou les quantités achetées par les clients
actuels.
C'est l'accroissement des ventes par la stimulation des
nouvelles motivations d'achat. Il existe plusieurs types de primes :
- Les primes directes : objet offert lors de l'achat soit
sur le produit (on-pack) soit dans l'emballage (in pack). Ces primes n'ont pas
d'objectifs spécifiques, elles peuvent aussi bien conduire à un
premier achat, à entamer le processus de fidélisation ou en
encore à augmenter les quantités achetées
- Les primes différées et primes par
accumulation : envoi de l'objet à domicile contre une ou plusieurs
preuves d'achat. Ici, les objectifs sont plus précis, il s'agit
principalement de fidéliser le client. Cette technique est plutôt
rare au Cameroun
- Le produit en plus : offres d'un volume
supplémentaire pour l'achat d'un produit ou service sans, modifier le
prix. Il existe différentes formes de techniques de produit en
plus :
v Produit en plus girafe, pour lequel le conditionnement a
été agrandit
v Une unité de consommation en plus (13 à la
douzaine)
v Série spéciale ou édition
limitée.
Cette technique permet d'augmenter les quantités
achetées et les quantités consommées.
Pour les consommateurs de bière le produit en plus se
matérialise par l'augmentation d'une troisième bouteille à
l'achat de deux bouteilles.
- Les primes autos payantes : l'offre auto payante
consiste à acheter un produit prime à un prix normal ou à
des conditions préférentielles sous condition de l'achat du
produit promu. Du fait de l'exigence de preuve d'achat, cette offre correspond
complètement à l'objectif de fidélisation et
d'augmentation des fréquences d'achat et des quantités
achetées.
· Les techniques de prix
Son objectif général est l'accroissement
immédiat des ventes par la stimulation et la motivation
économique. Les réductions temporaires de prix peuvent avoir pour
objectif :
- de faciliter un premier achat d'un produit et donc de
gagner de nouveaux acheteurs ;
- D'accroître la fidélité des
consommateurs à une marque qu'ils utilisent déjà ;
- D'inciter les consommateurs à stocker une plus grande
quantité du produit, ce qui les amène à en consommer
plus.
Les réductions de prix peuvent alors se faire sous
plusieurs formes :
· Baisse temporaire du prix tarif
· Distribution de coupons donnant droit à une
réduction de prix, cette distribution pouvant se faire par mailing, par
voie de presse ou sur les paquets eux-mêmes (coupon on-pack). Dans ce
dernier cas, la réduction s'applique normalement à un achat
ultérieur ;
· Offre de remboursement différé :
c'est la réduction de prix différé sur présentation
d'une preuve d'achat. Elle consiste à offrir à l'acheteur le
remboursement partiel de son achat moyennant l'envoi par lui d'une demande de
remboursement accompagnée de preuve d'achat ;
· Quantité de produit en plus : par exemple 6
bouteilles pour le prix de 5, ou un flacon promotionnel de 75 cl pour le prix
du flacon standard de 50 cl ;
· Les ventes avec reprise : souvent
pratiquées dans les secteurs de l'électroménager, elles
consistent à reprendre aux acheteurs d'un appareil neuf leur appareil
ancien, à un prix supérieur à sa valeur réelle.
· La vente par lots : vente d'un ensemble de
produits à un prix plus avantageux que s'ils étaient vendus
individuellement. On distingue différentes sortes de lots :
o Le lot homogène : vente de 2 ou plusieurs
produits identiques. Celui-ci permet d'augmenter les stocks du client
o Le lot mixte : offre regroupée réunissant
au moins deux produits différents dans le même lot. Cette
technique a pour objectif d'augmenter les ventes d'un produit à faible
rotation e l'associant à un produit à forte rotation.
o Le lot prime : c'est un lot porteur d'une prime,
c'est-à-dire d'un article non vendu habituellement.
· Les jeux concours et loteries
Les loteries se caractérisent par l'intervention d'un
tirage au sort pour la désignation des gagnants alors que les jeux
concours ne font pas intervenir le hasard. Ils proposent à une cible
plus large que la clientèle habituelle de gagner après
sélection un produit ou service. Toutefois, beaucoup de consommateurs
s'imaginent à tord que leurs chances de gagner à une loterie son
plus fortes s'ils achètent le produit promu, de sorte qu'en pratique,
les loteries et les concours ont souvent les mêmes objectifs à
savoir :
- Accroître la notoriété d'une marque,
améliorer son image et la rendre plus sympathique
- Inciter à l'achat du produit.
Il existe au Cameroun une autre technique souvent
utilisée et connue sous l'appellation d'animation et mise en avant. Ce
sont des opérations temporaires de marchandising consistant à
faciliter matériellement la prise en main et le cas
échéant la consommation ou l'utilisation immédiate du
produit. Il peut s'agir par exemple d'un stand de dégustation, de la
présence de démonstratrice ou encore de l'obtention dans les
magasins d'emplacements particulièrement visibles et accessoires :
têtes de gondoles, îlots centraux, etc. Les opérations
d'animation et de mise en avant sont généralement
associées à des opérations d'essai gratuit, de
réduction de prix ou de loterie dont elles accroissent
l'efficacité.
I-5 Les avantages à cibler les offres
promotionnelles
Lorsque la cible de l'opération promotionnelle est le
consommateur, alors, il est nécessaire d'opérer à un
ciblage précis pour assurer le succès de l'offre. Tout d'abord,
il est important d'adapter les offres promotionnelles aux comportements des
acheteurs, puisqu'a celles-ci ont pour objectif de modifier ces comportements
(faire acheter tel produit plutôt que tel autre, faire acheter ou
consommer davantage, encourager à choisir la marque X plutôt que
la marque Y...). Une étude faite en France sur la typologie de
consommatrices dégagées par le
« Sorgèm » montre bien que toutes ne
réagissent pas de la même façon et que par
conséquent, certaines seront plus sensibles que d'autres aux promotions.
Il apparait notamment que d'une manière générale, elles
sont peu sensibles aux promotions de type coupon de réduction, cette
information sera donc à prendre en compte lors de l'élaboration
d'offres destinées à cette cible. Une autre étude
(satanas) montre également que les comportements et les attentes des
consommateurs diffèrent selon leur âge et celui-ci est
également une des variables explicatives de l'intérêt que
portent les différentes catégories de consommateurs aux diverses
formes de production. Les jeunes par exemple ne semblent pas être
réticents aux opérations complexes contrairement aux
ménages qui s'en méfient et pour qui la complexité cache
une arnaque.
De plus, les individus sont plus ou moins sensibles aux
promotions en fonction du gain qu'elles apportent. Il est donc
intéressant de connaitre les centres d'intérêts et les
aspirations de personnes ciblées afin de réaliser des offres
susceptibles de leur plaire. Les jeunes semblent intéressés par
les domaines comme le cinéma, les voyages, les CD... Donc, pour
promouvoir des barres chocolatées par exemple, il serait
intéressant de proposer des gains de ce type. Une mère de famille
quant à elle sera sans doute plus sensible aux opérations de
réduction de prix (produit, en plus, réduction...).
Il apparait donc évident que chacun de nous
réagit différemment face aux promotions des ventes. Ainsi, pour
atteindre leurs objectifs, les entreprises et les distributeurs auront tout
intérêt à cibler leurs opérations afin qu'elles
suscitent l'intérêt escompté. La connaissance de
l'acheteur et son fonctionnement apporte donc sans aucun doute un
éclairage non négligeable à l'accroissement des
performances des actions promotionnelles. Le fait de cibler les actions permet
de savoir quel type d'action privilégier (réduction de prix,
primes, jeux concours, essai) et quels avantages proposer (s'il s'agit de
jeux-concours, quels gains pourront plaire aux consommateurs) pour donner envie
aux consommateurs d'acheter le produit.
I-6 Les risques liés à la promotion des
ventes
La promotion des ventes, si elle est mal utilisée peut
être néfaste pour la marque. Ainsi, les opérations de
promotion peuvent entraîner une accoutumance des clients aux promotions
et faire baisser le prix de référence que les consommateurs ont
en tête. De plus, l'utilisation trop fréquente de ces techniques
leur fait perdre toute efficacité. Le fait le plus grave pour la marque
est que dans certains cas, les actions promotionnelles
détériorent l'image de la marque, la décrédibilise
aux yeux des consommateurs.
Il est donc nécessaire d'être prudent quant
à l'utilisation de ces méthodes, il faut respecter certains
principes, avoir recours à ces méthodes de façon
ponctuelle, avoir un objectif bien déterminé, en cohérence
avec la stratégie globale. Enfin, il faut mettre en place une offre
attractive et plus intéressante que celles des concurrents.
Section II :
LES CRITERES D'EVALUATION DE L'EFFICACITE D'UNE
PROMOTION DES VENTES
II-1 Définition de la notion d'efficacité
La notion d'efficacité est une notion assez complexe
qui selon le contexte peut prendre plusieurs significations. Selon les auteurs
du MARKET5(*), la
pertinence de l'information est la correspondance entre l'information retenue
et les besoins réels, compte tenu du problème de décision
et du problème de recherche. S'il est clair que la pertinence d'une
information pousse à une meilleure efficacité dans la
décision, nous pouvons donc dire que la notion d'efficacité se
définit comme étant le meilleur rendement possible attendu lors
d'une opération, ou lors d'une prise de décisions. Selon le petit
Larousse de poche 2003, l'efficacité est la qualité d'une chose
qui produit l'effet attendu ; c'est donc la qualité d'une actions,
d'une décision ou d'une opération qui produit des
résultats utiles à l'entreprise.
Pour évaluer les actions marketing et améliorer
la performance de l'entreprise sur son marché, le manager doit indiquer
des objectifs. Ces objectifs peuvent comporter différents
éléments comme bénéfice attendu, la part de
marché, les ventes attendues en volumes et en valeur, etc. Ils doivent
alors spécifier un horizon temporel, traiter de l'incertitude future et
répondre à un certain nombre de questions, et ce n'est que
lorsque ces objectifs sont atteints que l'on peut dire que l'action
menée a été efficace ; généralement,
les décideurs ou managers ont du mal à connaître avec
certitude les résultats des actions marketing. Mais lorsque l'entreprise
poursuit un ou plusieurs objectifs, l'approche la plus simple pour parvenir
à une meilleure efficacité serait de choisir l'objectif le plus
important et de considérer les autres objectifs comme des contraintes.
Une fois les buts et les objectifs formulés, l'approche
ingénierie marketing facilite le processus de prise de décisions,
suggérant quelles valeurs (pour les variables indépendantes comme
le montant du budget publicitaire, le budget de la force de vente ou les
dépenses promotionnelles) vont permettre d'atteindre au mieux les
objectifs fixés et donc conduire à l'efficacité de
l'action engagée.
II-2 Les critères d'évaluation d'une
promotion des ventes
Il s'agit des différents éléments sur
lesquels le manager doit s'appuyer pour dire si oui ou non l'action
promotionnelle a été un succès. Devant toujours faire
l'objet d'une appréciation à postériori, ces
critères sont :
II-2-1 La pertinence
Par définition, la pertinence est le caractère
de ce qui s'applique tout à fait à ce dont il est question.
Généralement associée aux informations, la pertinence
réside en la fiabilité et la validité de ce à quoi
elle est appliquée. Une action marketing sera donc pertinente si elle
fiable (c'est-à-dire si elle mesure avec fidélité le
concept ou encore si on obtient le même résultat en renouvelant le
recueil de l'information dans les mêmes conditions avec la même
mesure) la et valide (c'est-à-dire si elle mesure bien le concept
concerné et pas autre chose).
Pour une action promotionnelle, la pertinence sera
évaluée sur les aspects ci-après :
· L'objectif promotionnel
Celui-ci devrait être adapté à la
situation stratégique de la marque
· La technique promotionnelle
Elle doit correspondre à l'objectif visé
· La promotion elle-même
Elle doit permettre d'accélérer les ventes
consommateurs (stratégie pull) et pas seulement de stocker la
distribution (stratégie push).
· Le thème de la promotion des ventes
Il doit être cohérent avec les objectifs de
communication de la marque.
II-2-2 L'attractivité
Définie comme étant l'objet de tout ce qui
attire par son charme, ou qui suscite et éveille un
intérêt ; l'attractivité d'une promotion des ventes
est axée sur deux importants éléments que sont l'offre et
le gain.
· L'offre
L'offre doit être assez forte pour modifier le
comportement du consommateur. Elle doit pouvoir apporter un
bénéfice adapté aux attentes du consommateur visé,
aussi elle devrait être originale et / ou nouvelle par rapport aux
marques concurrentes et par rapport aux opérations passée.
· Le gain
Le gain escompté par le consommateur doit être
suffisant pour compenser les efforts de participation qui lui sont
demandés.
II-2-3 La clarté
Tout le mécanisme doit être spontanément
compréhensible par un consommateur normal. Tous les
éléments d'information nécessaires à la
participation doivent être donnés aux consommateurs, et l'on
devrait éviter les combinaisons d'actions qui gênent à la
compréhension.
II-2-4 La visibilité
L'offre doit être suffisamment visible sur le packaging
ou sur un suremballage pour attirer l'attention. A défaut ; l'offre
doit être soutenue par des médias complémentaires tels les
animatrices, les médias directs, le mass média et les
médias point de ventes.
II-2-5 La rentabilité
Le cumul des différents coûts promotionnel doit
permettre de dégager une rentabilité marginale positive. La part
consacrée aux coûts d'organisation, de gestion, de sut
conditionnement doit permettre de justifier les investissements qui y sont
consacrés, ceci en cas de rentabilité immédiate.
II-2-6 La sécurité
Toutes les précautions juridiques doivent être
prises. La vérification de la licéité, les contrats avec
d'éventuels partenaires, communication de l'offre,
règlement...
Les taux de remontées prévus doivent être
valides par l'expérience, à défaut l'opération
promotionnelle doit être assurée. Des dispositions doivent
également être prises pour éviter toutes
possibilités de fraude.
II-2-7 Acceptabilité Distribution
La promotion des ventes doit pouvoir être
exploitée par les distributeurs pour atteindre leurs objectifs propres,
elle doit également être compatible aux nouvelles exigences
liées à la réglementation. Elle doit surtout être
suffisamment « verrouillée » pour éviter un
détournement des moyens financiers qui y sont consacrés.
De manière générale on dira qu'une
promotion de vente s'évalue en fonction des objectifs qui lui sont
assignés. Cependant, au-delà de l'objectif qui reste
l'augmentation du chiffre d'affaires, l'entreprise devrait pour les actions
promotionnelles s'activer à produire le meilleur rendement possible et
ce sur tous les aspects du produit mis en promotion.
La promotion de ventes sera alors évaluée selon
sa pertinence son attractivité sa clarté sa visibilité et
sa rentabilité, et on dira d'elle qu'elle est efficace si le rendement
produit est meilleurs que celui prévu par son initiateur.
Deuxième Partie :
PERSPECTIVE D'AMELIORATION
DE L'EFFICACITE D'UNE
PROMOTION DES VENTES
La deuxième partie de notre travail nous
amènera dans un premier temps à présenter la
méthodologie que nous avons choisie d'adopter pour mener à bien
notre travail de recherche, objet de notre troisième chapitre et dans un
second temps, au quatrième chapitre il sera question pour nous de
présenter les éléments d'évaluation d'une promotion
des ventes et de proposer aux Brasseries du Cameroun des éventuelles
améliorations.
Chapitre III :
LA SPHERE METHODOLOGIQUE DE L'ETUDE
La méthodologie, étymologiquement et par
Larousse est la partie de la logique qui étudie les méthodes des
différentes sciences. De façon générique et dans le
cadre d'une rédaction, on définit la méthodologie comme
étant la démarche traduite par une succession d'étapes par
lesquelles, toute recherche devrait passer pour résoudre un
problème avec la rigueur qu'il mérite. La méthode choisie
pour traiter un problème est primordiale voire fondamentale dans la
mesure où les résultats espérés en
dépendent. Ainsi, notre méthodologie sera axée autour de
l'identification du problème et le cadre de recherche dans la section 1,
et du processus de production des résultats de l'enquête à
la section 2.
Section I :
OPERATIONNALISATION DES VARIABLES ET CADRE DE
LA RECHERCHE
Dans cette section, nous allons procéder à
l'identification et à la définition du problème, puis
à la définition du cadre de recherche.
I-1 Identification du problème et définition
des variables
Il est question ici de préciser les
éléments qui font la base même de la recherche,
c'est-à-dire ce que l'on recherche vraiment... Deux points importants
doivent alors être abordés, la définition du
problème et les besoins en informations.
I-1-1 Identification du problème et rappel des
objectifs
Comme nous l'avons vu précédemment, les
promotions des ventes sont un outil très utilisé à la
SABC. Seulement durant notre passage dans cette entreprise, on s'est
aperçu que l'univers promotionnel au sein de cette entreprise
connaît aujourd'hui un certain nombre de problèmes à
savoir :
· L'absence d'outils d'évaluation à
postériori des campagnes promotionnelles
· La similarité des promotions et la
capacité de réaction rapide de la concurrence
· L'absence de rigueur dans la gestion des marques en
promotion.
Et pout remédier à ces défaillances, il
s'avère judicieux, voire nécessaire pour la SABC d'évaluer
de façon globale le déroulement des activités
promotionnelles pour pouvoir perfectionner les grands axes d'organisation de
ces dernières. Cette vision nous a donc amené à nous poser
les questions suivantes :
Quels sont les mécanismes qui sous tendent les
promotions des ventes et comment l'entreprise évalue-t-elle
l'efficacité d'une activité promotionnelle qu'elle
initie ?
De manière spécifique, il s'agit de
connaitre :
· Par qui sont organisées les promotions des
ventes ? Quel soin est mis à leur préparation ? En
connaît-on les résultats ?
· Peut-on déterminer si les acheteurs habituels
ont accru leur consommation ? Le concours a-t-il
généré de nouveaux acheteurs ?
· Le concours a-t-il permis d'atteindre les objectifs
fixés ? Quel en est le résultat sur le plan
commercial ?
· Les règles en sont-elles simples ?
· Quelles sont les stratégies promotionnelles qui
fonctionnent le mieux au Cameroun ?
· Connaitre les critères d'évaluation de
l'efficacité d'une promotion des ventes.
Le problème ainsi identifié, il nous revient de
la transformer en besoin en informations.
I-1-2. Les besoins en informations
Le besoin en informations correspond
généralement à ce que l'étudiant doit
étudier. Cela revient ici à déterminer les variables sur
lesquelles sera basée l'analyse du déroulement d'une
activité promotionnelle. Il s'agira de manière plus claire de
répondre aux questions préalablement citées.
Ce besoin en information peut alors être
synthétisé dans le tableau ci-après :
|
Type d'information
|
Disponibilité
|
Non disponibilité
|
Source
|
|
Données sur la SABC et sur la promotion
« Opération 33 Export »
- Par qui sont organisées les promotions de
vente ?
- Quel soin est mis à leur préparation ?
- En connaît-on les résultats
- Déroulement de la campagne promotionnelle
- Présentation du marché avant et après
la promotion
|
Oui
Oui
Oui
|
|
Documentation SABC, entretien avec les responsables de la SABC
Documentation de la SABC
|
|
- Le concours a-t-il permis d'atteindre les objectifs
fixés ?
- Quel est le résultat sur le plan commercial ?
- Les règles en sont-elles simples ?
- Comment et avec quoi mesurer l'efficacité d'une
campagne ?
|
|
Oui
Oui
|
Entretien avec les gérants des points de vente, et avec
les consommateurs de bières
|
I-2 Le cadre de recherche ou formulation de la
démarche de l'étude
C'est la partie technique de la recherche. Il s'agit du
« comment » résoudre le problème posé
au préalable. Le cadre de recherche lui s'articule autour de
3 (trois) éléments qui sont :
· Le type de recherche
· La méthodologie de collecte de données
· L'instrument de mesure.
I-2-1 Le choix du type de recherche
Il existe en marketing plusieurs types de recherche, chacune
adaptée au type de problèmes à résoudre. Afin de
résoudre au mieux notre problème et atteindre les objectifs que
nous somme fixés, nous avons opté pour la recherche exploratoire
et la recherche descriptive. . Notre objectif majeur étant
d'identifier les critères qui influent sur
l'efficacité d'une promotion des ventes, nous aurons
donc recours ici à une étude qualitative dont les thèmes
seront mis en exergue durant l'enquête. L'approche que nous utiliserons
sera inductive car nous partirons sur la base d'observations empiriques, et
à partir de celles-ci, nous allons spécifier les
hypothèses et les concepts qui nous permettrons de résoudre notre
problématique.
I-2-1-1 La recherche exploratoire
Cette phase nous a permis d'identifier et de bien comprendre
le problème posé. Elle nous a également aidé
à recueillir les informations à partir desquelles nous avons pu
développer la première partie de notre travail, ceci à
travers la recherche des documents et les entretiens respectifs auprès
du Chef de Produit Bières des Brasseries du Cameroun, d'un Chef de
District Ventes et Marketing des Brasseries du Cameroun, du Superviseur
National réseau Animations des Brasseries du Cameroun, et des
enseignants de l'ESSEC de Douala.
I-2-1-1 La recherche documentaire
La recherche documentaire a été d'un apport non
négligeable dans la mesure où elle nous a permis non seulement de
donner une meilleure structure à notre travail, mais aussi d'avoir une
vision aussi complète que possible du problème, et du secteur
d'activité que nous étudions. Elle a consisté en l'analyse
des documents tels que :
· Les rapports et les documents de la SABC
· Les ouvrages des auteurs relatifs à notre
domaine d'étude
· Les mémoires d'étudiants de l'ESSEC
· La documentation sur Internet.
I-2-1-2 La recherche descriptive
A la suite de l'identification de nos variables, il faudrait
à présent ressortir le type de recherche qui nous a permis
d'atteindre nos objectifs. La recherche descriptive permet de visualiser une
situation et souvent de classer, de catégoriser de variables ou des
observations. (Yves Evrard, MARKET, p. 17). Il est question notamment
pour ce qui est du cas échéant, de décrire une situation.
Comment les décideurs et les responsables marketing évaluent-ils
l'efficacité de leurs activités promotionnelles ?
La recherche descriptive se trouve alors avoir une place
importante pour notre travail dans la mesure où il faudra décrire
l'activité qu'est la promotion des ventes et son déroulement,
mais encore d'évaluer son efficacité aux Brasseries du Cameroun,
leader du secteur depuis environ 60 ans.
I-2-2 La méthode de collecte des données
Le choix de la méthode de collecte de données
est fonction du type de recherche. Pour le cas de notre travail, nous avons
combiné la recherche exploratoire et la recherche descriptive.
Pour la recherche exploratoire, nous nous sommes servis des
documents relatifs à notre sujet et des entretiens en profondeur avec
les différents responsables de la SABC.
Dans le cas de la recherche descriptive, nous avons
effectué auprès de la population des barmen et des consommateurs
de la ville de Douala une enquête, l'instrument de mesure étant
ici le questionnaire.
I-2-2-1 Les entretiens
· Entretien avec les gérants des points de
vente
Au-delà des informations sur l'ambiance qui
règne sur le point de vente au détail, cet entretien nous a
également permis d'avoir une idée claire sur les volumes de
bières consommées. Le gérant apparaît alors comme
étant la personne indiquée pour l'entreprise lors du
rapprochement des chiffres à travers le relevé de vente
journalier.
· Entretien avec le Chef de Produit Bières
de la SABC
Cet entretien nous a permis de recueillir des informations sur
l'environnement perceptible des promotions des ventes à la SABC en
général et sur la promotion « Opération 33
Export » en particulier. Il nous a également permis de
recueillir des informations sur les faits qui motivent les promotions des
ventes, mieux encore sur l'environnement externe des promotions des ventes
c'est-à-dire la logistique déployées sur le terrain, le
choix des lots...
· Entretien avec un Chef de District Ventes et
Marketing de la SABC
L'entretien avec le chef de District Ventes et Marketing des
Brasseries du Cameroun nous a facilité la compréhension de
l'influence des promotions de ventes sur la marque, et nous a permis de
recueillir des informations sur les méthodes d'évaluation de
l'efficacité d'une promotion des ventes et sur la rémanence de
l'effet dans le temps.
· Entretien avec le Superviseur National
réseau Animation
Très riche, l'entretien le SN nous a permis de
comprendre les difficultés que rencontrent les entreprises brassicoles
dans la mise sur pieds des promotions des ventes, l'importance de consulter un
spécialiste dans le domaine des promotions des ventes, mais surtout
l'importance d'une évaluation à postériori d'une
quelconque promotion des ventes.
· Entretien avec les enseignants
Ceux-ci nous ont permis d'abord de caler un thème pour
notre travail, ensuite de mieux le comprendre, et enfin de mener à bout
notre étude à travers leur assistance régulière et
permanente.
I-2-3 Les supports de collecte d'informations
Le support de collecte d'informations doit présenter
une certaine garantie pour pouvoir recueillir les observations, et doit
également garantir une collecte avec les mesures prétendues
descriptibles scientifiquement, mais surtout, le support de collecte
d'informations doit réunir suffisamment d'objectif et de rigueur pour
être soumis à des traitements analytiques.
Pour l'élaboration de notre travail, nous avons
utilisé les guides d'entretiens (voir annexes 1, 2, 3) pour recueillir
les informations auprès de du Chef de Produit Bières des
Brasseries du Cameroun, d'un Chef de District Ventes et Marketing des
Brasseries du Cameroun, du Superviseur National réseau Animations des
Brasseries du Cameroun, et des questionnaires (voir annexes 5 et 6) pour
recueillir les données primaires auprès de la population des
barmen de la ville de Douala.
Section II :
PROCESSUS DE PRODUCTION DES RESULTATS
Dans cette section, nous étudierons la population
visée par l'enquête, puis nous ressortirons la collecte des
données, et enfin l'analyse et le traitement des données.
II-1 La population étudiée
La population de notre étude est l'ensemble des points de
vente au détail c'est-à-dire les bars et les ventes à
emporter de la ville de Douala, que nous avons visité durant
l'enquête.
II-1-1 La base de sondage
La base de sondage est la liste exhaustive des points chauds
de Douala 5ème. Cette liste a été
conçue sur la base d'un tirage au sort effectué comme suit.
Nous avons tiré au sort un des six arrondissements de
la ville de Douala où nous avons concentré nos efforts. A l'issue
de ce tirage l'arrondissement de Douala 5ème est la base de
sondage pour notre étude. Il s'agit alors d'interroger y compris les
points de vente témoins recensés par les Brasseries du Cameroun
20 bars (c'est-à-dire vente emporter, snack, circuits, bars, et.) et
2000 consommateurs à raison de 10 consommateurs par bar.
Les critères de sélection des bars
étant :
- L'emplacement (accessibilité facile)
- La superficie (200m2 pour les bars chauds et un
espace de 5 tables de quatre places au moins).
II-2 La méthode de collecte de données
II-2-1 La description du questionnaire et du guide
d'entretien (voir annexe)
La structure de notre guide d'entretien sous forme de
questionnaire pour le gérant et le questionnaire consommateur, suit une
logique de recherche adaptée aux besoins en informations
énoncés un peu plus haut, ceci pour pouvoir atteindre les
objectifs initialement fixés. Notre questionnaire s'articule autour des
trois grands axes :
Le premier axe est :
· Le rappel sur le contexte de la promotion, cet axe
avait pour but de ramener les personnes interrogées dans le contexte de
la promotion, et aussi de recueillir leurs points de vue sur la promotion
« Opération 33 Export » pour ceux qui s'en
souvenaient encore.
· Le second axe intitulé le comportement du
consommateur face à la promotion « Opération 33
Export » évalue en 5 questions l'attitude du consommateur face
à ladite promotion, mais surtout la réaction des consommateurs
aujourd'hui.
II-2-2 L'administration du questionnaire
L'administration du questionnaire s'est faite face à face,
ceci pour éviter d'éventuels biais qui pourraient influencer ou
détourner la pertinence du résultat espéré de notre
travail.
II-3 Le contrôle, l'analyse et le traitement des
données
Après le dépouillement et la codification des
questions ouvertes, les données recueillies ont été
traitées et analysées grâce au logiciel SPSS version 10.0.
La technique d'analyse a été précisément l'analyse
unie variée (fréquences absolues, relatives, moyennes afin
d'avoir le pourcentage des consommateurs de bières brasseries qui ont
une appréciation quelconque sur les différentes variables.
Tout au long de notre étude, nous avons
été aidé quant à la réalisation et au
contrôle systématique des données afin de s'assurer d'abord
du respect de la méthodologie adoptée, puis de la
régularité et de la conformité des informations
collectées, et enfin de la validité des résultats
escomptés.
Une fois la méthodologie adoptée dans le cadre
de notre étude ayant été décrite, le chapitre
quatre qui suit sera consacré à l'interprétation des
résultats pour enfin proposer les axes meilleurs à la SABC pour
la réalisation des promotions de ventes à venir.
Chapitre IV :
LES ELEMENTS D'EVALUATION D'UNE PROMOTION :
ANALYSE DES RESULTATS
Le chapitre 4 est le dernier de notre travail, marque le bien
fondé de notre étude. C'est le plus important car il nous
permettra non seulement de mieux évaluer les performances des
activités promotionnelles, mais aussi de déterminer les
critères qui influent grandement sur cette activité. Ce chapitre
nous fournira également les orientations pour parvenir à une
meilleure efficacité dan le déroulement des activités
promotionnelles.
Deux sections feront le coeur de ce chapitre, la
première qui présentera les résultats de l'étude
qui a été menée et la deuxième portera sur les
suggestions que nous ferons à la SABC pour les futures promotions de
ventes qu'elle décidera de lancer.
Section I :
EVALUATION DE L'EFFICACITE D'UNE PROMOTION DES
VENTES : ETAT DES LIEUX
Avant de présenter nos résultats, nous allons au
préalable faire un rappel des éléments essentiels qui ont
marqué la rigueur dans la collecte des données.
I-1 Etats des lieux des entretiens
Nous nous devons de ressortir les différents axes qui
ont orienté les entretiens effectués auprès du Chef de
Produit Bières des Brasseries du Cameroun, d'un Chef de District Ventes
et Marketing des Brasseries du Cameroun, du Superviseur National réseau
Animations des Brasseries du Cameroun.
I-1-1 L'entretien avec le Chef de Produit Bières
Les thèmes qui font l'objet de l'entretien avec le Chef
de Produit Bières de la SABC sont les différentes missions des
promotions de ventes et le contexte qui motive le lancement d'une promotion de
ventes dans l'entreprise.
I-1-2 L'entretien avec le Chef de District Ventes et
Marketing de la SABC
Beaucoup plus riche que le précédent,
l'entretien avec le Chef de District Ventes et Marketing nous a permis d'avoir
une idée nette sur l'effet de la promotion des ventes sur la marque mais
aussi sur les méthodes d'évaluation d'une promotion de ventes
à la SABC à savoir le relevé de ventes journalier.
I-1-3 L'entretien avec le Superviseur National
réseau Animation
Patron des animations dans les points de vente sur l'ensemble
du territoire, il nous a permis d'avoir un autre point de vue sur la question
des promotions des ventes et leur impact à long terme sur la marque. Il
nous a également permis de mieux comprendre la nécessité
d'une évaluation à postériori.
I-2 La pertinence des résultats de
l'étude
Selon les auteurs du MARKET 3ème
édition ; la pertinence de l'information et la correspondance entre
l'information retenue et les besoins réels, compte tenu du
problème de décision et du problème de recherche. Il
s'agit de recueillir les informations utiles pour l'analyse et pour
l'action ; cependant, pour avoir une bonne information, il faut pouvoir
s'adresser à la bonne personne c'est-à-dire la personne
habiletée à nous fournir l'information dont nous avons
réellement besoin. Pour notre travail, les personnes à qui
s'adresser sont les gérants de bars, et des vrais consommateurs de
bières.
Le gérant c'est ici défini comme la personne qui
joue le rôle d'intermédiaire entre la SABC et le consommateur
à travers son point de vente ; c'est surtout la personne qui est
directement en contact avec les consommateurs. Le gérant est
différent du propriétaire qui lui est la personne
détentrice du point de vent. Il existe cependant les
propriétaires-gérants qui assurent les deux rôles à
la fois. L'autre maillon de la chaîne qu'il a fallu interroger
était les vrais consommateurs de bières. Elle peut se
définir comme cette personne qui, pour étancher sa soif, se
réfère à une bière. Elle boit de manière non
occasionnelle. Il a donc fallu faire preuve de rigueur en ce qui concernait le
choix de la personne à interroger, ceci afin d'éviter de tomber
entre les mains d'un gérant temporaire ou momentané, celui-ci ne
pouvant nous fournir les réponses adéquates. Nous avons
interrogé, en plus des 10 gérants de bars témoins, 10
autres gérants de nos bars cibles à l'aide d'un guide
d'entretien tel que présenté en annexe.
Tableau 5 : Typologie des
gérants de bars
|
Typologie
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Gérants
|
07
|
70%
|
|
Proprio-gérants
|
03
|
30%
|
|
Total
|
10
|
100%
|
Ce tableau nous témoigne alors de ce que dans
l'activité de vente des boissons (bars), nous avons plus de
gérants que de propriétaires gérants. Quoique pouvant
jouer le même rôle, le gérant comme nous l'avons vu
précédemment est plus impliqué dans le processus de
promotions de ventes car il a un oeil très ouvert sur les
consommateurs.
Tableau 6 :
L'expérience des gérants
|
Années d'expérience
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Au moins 3 ans
|
6
|
60%
|
|
Plus de 3 ans
|
4
|
40%
|
|
Total
|
10
|
100%
|
Nous rappelons encore que le nombre d'années
d'expérience est fonction de l'année de la promotion
« Opération 33 Export », objet de notre
étude.
Le maillon essentiel voire indispensable de cette étude
est le consommateur, car il est celui-là même qui vit, approuve ou
non la campagne promotionnelle. Il a donc fallu à ce niveau se
rapprocher des personnes qui consomment de la 33 Export ou les bières
depuis au moins trois ans et qui se souviennent clairement de la promotion
« Opération 33 Export ».
Tableau 7 :
L'expérience des consommateurs
|
Expérience de consommation
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Au moins 3 ans
|
80
|
40%
|
|
Plus de 3 ans
|
120
|
60%
|
|
Total
|
200
|
100%
|
I-3 Evaluation de l'efficacité de la promotion
« opération 33 export »
L'évaluation de la promotion
« Opération 33 Export » s'est faite au moyen de
plusieurs indicateurs tant quantitatifs (fréquentation des points de
vente et parts de marché) que qualitatifs (satisfaction et
fidélisation des clients récompenses et image de la marque).
I-3-1 Les indicateurs quantitatifs
Il s'agit pour la SABC des parts de marché acquises ou
non et de la fréquentation des bars et des autres points de vente.
I-3-1-1 Les parts de marché
En effet, au moment du lancement de la promotion, la SABC
subissait une baisse considérable de ses parts de marché et ce
à cause de plusieurs facteurs, notamment l'activité en grande
pompe de son concurrent direct, Guinness.
Nous présentons ici les parts de marché du
secteur brassicole tout entier au mois de Mai 2012, traduit en terme de volume
acquis ou non, et ce, de l'entreprise la plus importante à la moins
importante.
Tableau 8 : Les variations
de parts de marché du secteur brassicole
|
Entreprises
|
Parts de marché an %
|
|
SABC
|
-17,20
|
|
Guinness
|
+0,40
|
|
UCB
|
-11,20
|
Ces différentes variations de sparts de marché
ont été calculées à base de la formule
ci-après :
Part de marché 
Ce tableau nous montre clairement que la SABC leader du
marché perdait 17,20% de ses parts de marché, au profit de la
GUINNESS qui par contre venait d'en gagner 0,40%. L'UCB quant à elle
n'avait perdu que 11,20%. Pour mieux comprendre ses différentes pertes
et gains de parts de marché il serait important d'étudier le
marché camerounais de la bière entre Juin 2011 et Septembre.
Nous constatons effectivement que la période d'avant la
promotion « Opération 33 Export » la SABC traversait
une phase assez délicate, car la concurrence devenait une
sérieuse menace pour elle. Les Brasseries du Cameroun avaient
néanmoins réussi à rattraper la cause grâce à
la promotion qu'elle venait de lancer, ce qui correspondait aux objectifs
fixés.
I-3-1-2 La fréquentation des bars et autres points
de vente
Dans cette rubrique nous analyserons le type de consommateurs
qui fréquentent les bars et les autres points de vent au moment de la
promotion.
Tableau 9 : Typologie des
consommateurs pendant la promotion
|
Typologie
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Consommateur fidèle à sa marque
|
60
|
30%
|
|
Consommateur curieux et qui veut gagner
|
110
|
55%
|
|
Consommateur insensible à promo
|
30
|
15%
|
|
Total
|
200
|
100%
|
A travers ce tableau, on relève que les consommateurs
qui restent fidèles à leur marque de bière pendant que
celle-ci est en promotion sont très peu, la plupart des consommateurs de
bières les boivent parce que celles-ci sont en promotion,
c'est-à-dire celles dont l'achat procure un avantage immédiat. On
relève également que ceux des consommateurs qui sont insensibles
à la promotion sont soit des buveurs de toutes les marques sans
préférence aucun, peu importe le trafic qui se déroule
autour de la marque ce qui les intéresse c'est d'avoir devant eux une
bière.
I-3-2 LA INDICATEURS QUALITATIFS
Les indicateurs qualitatifs ici ont trait à la
satisfaction du gérant, des consommateurs, mais surtout de ce que la
marque concernés gagne en plus à la sortie de la promotion.
I-3-2-1 La satisfaction
La satisfaction a été mesurée par rapport
à l'activité du gérant du bar et des autres points de
vente ; mais aussi par rapport au consommateur face au produit. Pour cela
nous nous sommes rapprochés des consommateurs et des gérants
à l'aide d'une échelle de mesure de satisfaction à cinq
niveaux ; allant de très satisfait qui correspond à la note
« 5 », à pas du tout satisfait, qui correspond
à la note « 1 ». Cette échelle a permis
pendant les entretiens, aux répondants de pouvoir classer leurs avis sur
le déroulement du processus de la promotion à chaque niveau
où ils interviennent.
En effet, le gérant satisfait se retrouvait dans le
processus promotionnel comme acteur non négligeable, au même titre
que le consommateur. Parce que premier détenteur des bouteilles
gratuites, spéciale motivation des consommateurs, le gérant avait
lui aussi une promotion qui lui faisait gagner alors douze (12) capsules
collectées pour treize (13) bouteilles rendues.
Le consommateur quant à lui, principal et final acteur
du processus promotionnel traduisait son degré de satisfaction à
la valeur du lot espéré mais surtout à la
disponibilité permanent du gain immédiat qu'est la bouteille
gratuite.
I-3-2-2 La marque
La marque peut être définie comme tout signe
servant à distinguer des produits, des objets, ou des services. (MBA
définition). Pour les sociétés brassicoles, l'image que
les consommateurs et les gérants de bars se font d'une marque ou d'une
entité peut affecter de manière considérable leur
motivation et leur degré d'implication dans leurs échanges. L'on
devrait cependant rappeler que le gérant, tout comme le consommateur
n'est content de travailler avec une marque que lorsqu'il se sent pris au
sérieux par l'entreprise pour le gérant, et lorsqu'il a
l'assurance que les produits qui lui sont proposés sont de bonne
qualité pour le consommateur.
Dans le cas présent, les gérants et les
consommateurs ont des avis très différents sur la classification
des marques représentatives des entités que constituent les
entreprises brassicoles locales. Telles que perçue par les
gérants de bars, les marques les plus importantes ou favorable sont
classées tel que le tableau ci-après le présente.
Tableau 10 : Classification
des entreprises à travers la marque
|
Marques/entreprises
|
Marques/produits
|
Moyennes sur 10
|
|
SABC
|
33 EXPORT
|
08
|
|
GUINNESS
|
GUINNESS
|
06
|
|
UCB
|
KADJI BEER
|
01
|
Comme nous le montre ce tableau, la SABC apparaît comme
la marque préférée des gérants de bars car bien que
celle-ci leur offre plusieurs produits, rarement il y a rupture de stock sur le
marché. Cette bonne notoriété de la SABC peut trouver son
explication dans le fait qu'elle possède à elle seule plus d'une
vingtaine de marques et dispose également d'une grande capacité
de production, notamment pour l'un de ses produits phares, la 33 EXPORT.
Au contraire des consommateurs qui eux accordent plus
d'importance à la qualité de la bière, les entreprises
brassicoles locales font objet d'une autre classification.
Tableau 11 : Classification
des marques en fonction de la qualité de la bière
|
Marques/entreprises
|
Rang
|
|
GUINNESS
|
1er
|
|
SABC
|
2ème
|
|
UCB
|
3ème
|
La classification de ce tableau nous montre que du point de
vue qualité de la bière, la SABC devrait investir d'autres
efforts pour atteindre le niveau de satisfaction espéré du
consommateur. En effet ceci pourrait aussi s'expliquer par le fait que,
contrairement à la GUINNESS, la SABC ne fournit pas suffisamment
d'initiatives pour accompagner la notoriété de la marque en
période ou non de promotion de ventes.
I-4 Etats des lieux de l'enquête
Dans cette partie de notre travail, nous présenterons
les résultats de l'enquête effectuée auprès des
gérants de point de vente au détail et des consommateurs de
bière.
En effet, les résultats de cette enquête nous
permettent de dire sans crainte que les consommateurs de bière sont
très peu fidèles à leur marque pendant les périodes
promotionnelles. Poussés par envie de gagner, ils essaient pratiquement
toutes les bières mises en promotion et y restent durant toute cette
période, conduisant ainsi à un effet positif dans les chiffres de
la marque concernée pour la promotion d'actualité.
Seulement, que se passe-t-il une fois la durée de
promotion achevée ? Quelles sont la rémanence et la
conséquence de ce phénomène dans le temps.
I-4-1 L'effet de la rémanence dans le temps
La promotion est un outil qui booste les ventes à son
lancement, tout le monde est tenté d'essayer les bières ou
marques concernées à cause de l'espoir de gain qui réside
aux fins de l'achat.
On assiste au phénomène suivant :
Chiffre d'affaires
Temps
3ème mois
1er mois
2ème mois
0
Figure 4 : Effet de la
rémanence
Cette courbe nous montre qu'une fois passés les 3 mois,
les ventes commencent à régresser, et peuvent alors, si le
message n'a pas été suffisamment convaincant pour les
consommateurs revenir au seuil initial, voire régresser. Il serait donc
très important que les initiateurs de promotions de vents soient
suffisamment minutieux et entrepreneurs pour atteindre leurs objectifs sur le
temps.
Section II :
VERS UNE AMELIORATION DE L'EFFICACITE DE LA PROMOTION
DES VENTES
Durant cette étude, nous nous sommes rendu compte que
la SABC comme les autres entreprises brassicoles, n'accorde pas beaucoup
d'intérêts aux promotions de vente en dehors de l'effet
augmentation des volumes vendus.
Loin de s'imaginer ce que serait le budget promotionnel et son
effet sur l'entreprise ou encore l'effet de la rémanence sur le temps,
et l'évolution de la marque, la SABC gagnerait à : initier
les éléments qui accompagneraient l'efficacité de la
promotion des ventes, tout en tenant compte des limites que pose
l'environnement face aux difficultés rencontrées.
II-1 Les limites de l'étude
Les limites de notre étude sont inhérentes aux
obstacles qui d'une part ne nous ont pas permis d'élargir nos travaux
à une plus grande échelle.
Les limites
théoriques :
Les promotions de ventes telles que présentées
par la théorie se veulent être un élément
stimulateur et très utile au développement des ventes de
l'entreprise c'est-à-dire à une croissance du chiffre
d'affaires.
Cependant, il n'en demeure pas moins que le véritable
problème des promotions de ventes reste la non matérialisation de
la variation qui existe entre ce qui est mesurable avant la promotion des
ventes et ce qui se passe après la promotion.
Les limites pratiques :
Sur le plan pratique, les promotions de ventes au Cameroun
présentent deux véritables limites qui sont :
- L'initiateur de la promotion des ventes parvient
difficilement à séparer ce qui est imputable à la
promotion des ventes et aux autres variables de l'environnement par exemple le
rôle facteurs exogènes tels que les saisons qui peuvent être
plus chaudes les unes que les autres et pousser le consommateur à plus
ou moins consommer les produits mis en promotion.
- L'évaluation des promotions des ventes est ou reste
chiffrée et descriptive (c'est-à-dire qu'on peut voir que les
chiffres ont évolué pendant la période de la promotion
mais on ne peut pas reproduire le même modèle) et rarement
qualitative ou encore explicative (c'est-à-dire qu'on ne peut expliquer
avec certitude ce qui a été l'objet réel de la croissance
des ventes).
II-2 Suggestions générales pour
améliorer l'efficacité des promotions de ventes aux Brasseries du
Cameroun
II-2-1 La valorisation de la marque
« pour une promotion, une marque un message de
pointe ».
A l'égard des clients (acheteurs consommateurs ou
utilisateurs), la marque qui figure sur un produit remplit trois fonctions
principales à savoir l'identification, la sécurisation et la
valorisation.
L'identification qui est la fonction primaire de la marque
consiste simplement à permettre aux clients de retrouver facilement le
produit qui lui a donné satisfaction ; au-delà de cette
facilité de repérage la marque a pour fonction de rassurer le
client en lui garantissant ou du moins en lui laissant espérer une
certaine constance des caractéristiques et de la qualité du
produit vendu. En commandant un Coca Cola tout comme en louant une voiture
Hertz, on sait d'avance sans grand risque de surprise ce que l'on
achète. Et pour finir, la présence d'une marque sur un produit
est susceptible de lui ajouter de la valeur. Cette valorisation résulte
de l'influence généralement inconsciente, que l'image d'une
marque peut avoir sur la perception de ses performances et de la qualité
de ses produits.
L'on a pu constater durant cette étude que la
fidélisation des clients est devenue un des enjeux majeurs des
stratégies marketing et un axe majeur de différenciation dans
les entreprises de grande consommation qui impacte l'organisation et les
process de l'entreprise. La fidélisation est définie comme
étant un ensemble d'actions liées au produit, au prix à la
communication ou à la promotion, destinées à renoncer la
fidélité des clients à une marque. Le maître mot
consiste alors à fidéliser la clientèle actuelle avant
d'entamer les actions de combat destinées à conquérir de
nouveaux clients.
Toutefois, se différencier et innover en matière
de promotion de ventes devient de plus en lus difficile et nécessaire
une réactivité accrue basée sur des sources de
données de plus en plus nombreuse. En extraire « la valeur du
client », permettre de développer la durée,
l'intensité, la qualité de cette marque dans des budgets
acceptables, est un enjeu où seuls les plus performants
réussissent, assurant ainsi l'augmentation de leur chiffre d'affaires et
de leur rentabilité.
Dans un univers fortement concurrentiel tel que le notre,
nouer durablement la marque à la promotion des ventes
(c'est-à-dire concilier promotion et fidélisation) contribuent
non seulement à améliorer l'image de l'entreprise, mais aussi
à intensifier sa notoriété.
II-2-3 L'évaluation a priori de la promotion des
ventes
L'on s'est toujours rendu compte ; et ce dans plusieurs
domaines du marketing que la théorie est loin de la
réalité pratique. Tout comme la définition de la
stratégie mise en place pour une promotion de ventes n'est pas
forcément celle qui serait implémentée sur le plus
pratique ou mise en oeuvre.
L'évaluation à priori qui pourrait se
définir comme étant un test avant le lancement de la promotion de
ventes proprement dit, nous permettrait d'éviter de tomber dans les
embuscades des réalités du terrain. C'est une tache sensible qui
incombe au Chef de produit ou de la marque concernée par le projet de
promotion. Cette évaluation passe alors par des phases indispensables
telles que la vérification de la pertinence de la promotion de ventes,
c'est-à-dire la cible concernée, la pertinence du message
promotionnel, le test des lots mis en jeux, et le bilan qualitatif.
II-3-1 La cible de promotion
Le Chef de produit doit vérifier et contrôler
l'adéquation de l'opération à la cible et aux objectifs
définis dans le brief :
La cible de la promotion de ventes est en effet le public
directement concerné par le produit ou la marque mis en promotion.
Préalablement définie en entreprise lors du lancement du produit,
la cible de la promotion de vente apparait plus connue.
II-3-2 Les avantages à cibler les offres
promotionnelles
Lorsque la cible de l'opération promotionnelle est le
consommateur, alors il est nécessaire d'opérer à un
ciblage précis pour assurer le succès de l'offre. Tout
d'abord ; il est important d'adapter les offres promotionnelles aux
comportements des acheteurs puisque celles-ci ont pour objectif de modifier ces
comportements (faire acheter tel produit plutôt que tel autre, faire
acheter ou consommer davantage, encourager à choisir la marque X
plutôt que la marque Y...).Une étude faite en France sur la
typologie de consommatrices dégagée par le Sorgèm montre
bien que toutes ne réagissent pas de la même façon et que
par conséquent, certaines seront plus sensibles que d'autres aux
promotions. Il apparaît notamment que d'une manière
générale ; elles sont peu sensibles aux promotions de types
coupon de réduction, cette information sera donc à prendre en
compte lors de l'élaboration d'offres destinées à cette
cible. Une autre étude (Satanas) montre également que les
comportements et les attentes des consommateurs diffèrent selon leur
âge et que celui-ci est également une des variables explicatives
de l'intérêt que portent les différentes catégories
de consommateurs aux diverses formes de promotions. Les jeunes par exemple ne
semblent pas être réticents aux opérations complexes
contrairement aux ménagères qui s'en méfient et pour qui
la complexité cache une arnaque.
De plus, les individus sont plus ou moins sensibles aux
promotions en fonction du gain qu'elles apportent. Il est donc
intéressant de connaître les centres d'intérêts et
les aspirations des personnes ciblées afin de réaliser des offres
susceptibles de leur plaire. Les jeunes semblent intéressés par
les domaines comme le cinéma, les voyages, les CD... donc pour
promouvoir des barres chocolatées par exemple, il sera
intéressant de proposer des gains de ce type. Une mère de famille
quant à elle sera sans doute plus sensible aux opérations de
réduction de prix (produit en plus, réduction...).
Il apparaît donc évident que chacun de nous
réagit différemment face aux promotions des ventes. Ainsi pour
atteindre leurs objectifs, les entreprises et les distributeurs auront tout
intérêt à cibler leurs opérations afin qu'elles
suscitent l'intérêt escompté. La connaissance de l'acheteur
et son fonctionnement apporte don sans aucun doute un éclairage non
négligeable à l'accroissement des performances des actions
promotionnelles. Le fait de cibler les actions permet de savoir quel type
d'action privilégier (réductions de prix, primes, jeux concours,
essai) et quels avantages proposer (s'il s'agit de jeux concours, quels gains
pourront plaire aux consommateurs) pour donner envie aux consommateurs
d'acheter le produit.
II-4 L'élaboration et mise en oeuvre d'une
opération promotionnelle
Les opérations de promotion sont presque toujours
conçues et réalisées, pour le compte des annonceurs, par
des agences de promotion spécialisées. Toutefois, les
départements marketing des annonceurs ont un rôle important
à jouer à quatre moments essentiels du déroulement d'une
opération promotionnelle : ce sont ceux qui rédigent le
brief-promotion, qui choisissent une proposition d'agence, qui s'assurent du
soutien de la force de vente et qui évaluent à postériori
l'efficacité de l'opération.
II-4-1 La rédaction d'un brief-promotion
Le brief-promotion est l'équivalent pour la promotion
de ce qu'est le brief-agence pour la publicité ; c'est un document
écrit, rédigé par le responsable marketing du produit
considéré, et adressé par lui à une, ou plus
généralement à plusieurs agence de promotion, en vue de
leur permettre de préparer des propositions d'opérations
promotionnelles.
Comme brief publicitaire, le brief promotion comporte trois
rubriques principales :
- Données de base sur le produit, le marché,
les consommateurs et la concurrence
- Présentation sommaire de la stratégie de
marketing de la marque et de son mix de communication-promotion
- Et surtout, formulation précise des objectifs
spécifiques assignés à l'opération promotionnelle
envisagée.
C'est dans cette troisième rubrique que le responsable
marketing devra indiquer :
- Quelle est la cible visée par l'opération
- Quels effets l'opération devra avoir auprès de
cette cible : augmenter le nombre d'acheteurs ou d'essayeurs du produits,
augmenter la fidélité ou les quantités achetées,
accroître les rotations en magasins, faciliter l'obtention d'un meilleur
linéaire, etc. C'est sur la base de ce brief que les agences
consultées vont élaborer des projets qu'elles soumettent à
l'annonceur.
II-4-2 L'évaluation à priori et le choix
d'un produit
C'est au responsable marketing du produit qu'il appartient
alors d'évaluer les projets qui lui sont présentés ;
et d'en choisir un. Cette évaluation se fera à la lumière
des principaux critères suivants :
1- Adéquation de l'opération à la
cible et aux objectifs définis dans le brief : en d'autres
termes, il s'agit de vérifier que l'agence de promotion a bien compris
quels étaient les buts de l'opération.
2- Attractivité probable du mécanisme
promotionnel proposé : pour être attractive, une
offre promotionnelle doit posséder si possible les qualités
suivantes :
· Clarté, facilité de compréhension
et de participation : le mécanisme d'obtention des avantages
proposés (primes, concours, réduction de pris, etc.) doit
être simple à comprendre et ne doit pas exiger d'efforts trop
importants de la part des personnes visées
· Intérêt des avantages
proposés : ils doivent être de
préférence :
- substantiels plutôt symboliques ;
- immédiates plutôt que différés
· Originalité et qualités ludiques du
mécanisme proposé (notamment s'il s'agit d'un jeu ou d'un
concours).
3- Effets prévisibles de l'opération sur
l'image de la marque :
Il faut vérifier que l'opération
proposée ne risque pas de dégrader cette image, et qu'elle est
cohérente avec la politique globale de communication de la marque.
Exemple : Une opération
de couponing sur un produit de luxe (parfum, champagne, etc.) risquerait de
ternir l'image de la marque.
4- Critères de
faisabilité :
Il s'agit de vérifier que l'opération
proposée :
§ est conforme aux contraintes légales et
réglementaires ;
§ est compatible avec les contraintes de production et de
logistique de l'entreprise, notamment s'il s'agit des packagings
spéciaux ;
§ est compatible avec les exigences et les attentes des
distributeurs et ne met pas à leur charge des tâches
administratives ou des dépenses excessives.
5- Critères de coûts et de
rentabilité
Il s'agit d'évaluer :
§ les coûts directs à l'opération
(notamment les coûts supplémentaires de production si elle
comporte la fabrication de packagings promotionnels) ;
§ les risques de dépassement du budget, notamment
si le nombre de personnes qui demanderont à bénéficier des
avantages proposés n'est pas prévisible avec exactitude (par
exemple dans les opérations de couponing) ;
§ les effets prévisibles sur les ventes, pendant
et après la mise en oeuvre de l'opération.
- Il faut à cet égard, essayer d'évaluer
non seulement les effets directs et immédiats de l'opération sur
les ventes du produit, mais aussi ;
- Ses éventuels effets négatifs sur les ventes
d'autres produits de l'entreprise (cannibalisation) ;
- Ses effets différés sur les ventes du produit
con sidéré : certaines offres très avantageuses
peuvent inciter les consommateurs ou les distributeurs à stocker
massivement le produit pendant la durée de l'opération, mais
à cesser ensuite leurs achats jusqu'à équipement de leurs
stocks.
L'ensemble des évaluations financières des
effets de l'opération doit, de préférence, se traduire par
un compte d'exploitation prévisionnel de l'opération
proposée.
II-4-3 Présentation de l'opération a la
Force de Vente
Le succès ou l'échec d'une opération
promotionnelle dépend pour une très large part de l'accueil qui
lui sera réservé par les intermédiaires de la
distribution, et cet accueil ; à son tour, dépend de la
manière dont l'opération leur sera présentée par la
force de vente de l'entreprise. C'est pourquoi, lorsqu'il a choisi un projet de
promotion, le responsable marketing doit le présenter d'une
manière convaincante aux vendeurs, à l'occasion, par exemple,
d'une « convention de vente » ou d'une formation, et
fournir à ceux-ci un argumentaire de promotion qui servira de support
à la présentation qu'ils feront eux-mêmes à leurs
clients distributeurs. Cet argumentaire devra mettre en relief les avantages
que présente l'opération proposée, non seulement pour les
clients finaux, mais aussi pour les distributeurs (accroissement de leurs
ventes, animation de leurs magasins, satisfaction de leur clientèle,
etc.).
II-4-4 Évaluation a posteriori de
l'efficacité de l'opération
Une fois que l'opération promotionnelle est
terminée, il incombe au responsable marketing de la marque de
procéder à une évaluation à postériori
objective et rigoureuse, de manière à savoir si, à
l'avenir, d'autres opérations du même genre méritent
d'être menées à nouveau. L'évaluation à
postériori d'une promotion peut se faire sous trois aspects principaux
qui sont, par ordre de difficulté croissant ; l'impact de
l'opération (mesurer par le « taux de
remontée »), le degré des objectifs qui avaient
été fixés et le bilan financier.
Ø Degré d'atteinte des objectifs
initiaux
Les taux de remontée, à eux seuls, ne permettent
généralement pas de savoir si les véritables objectifs de
la promotion ont été atteints, et dans quelles mesures.
Exemple
Si une opération de couponing avait pour principal
objectif de faire essayer le produit par de nouveaux clients, le nombre de
coupons remontés ne permet pas de savoir combien de nouveaux clients
ont été gagnés : en effet, les coupons peuvent aussi
bien avoir été utilisés par des clients anciens que par
des clients nouveaux.
Pour savoir dans quelle mesure les véritables objectifs
d'une opération de promo-consommateurs ont été atteints,
il est donc nécessaire en général d'avoir recours à
des études au près des consommateurs, et en particulier aux
« panels de consommateurs » qui permettent de mesurer, par
exemple, les gains de nouveaux clients, l'accroissement de la
fidélité à la marque, l'accroissement des quantités
consommées, etc.
S'agissant des promotions en direction des distributeurs, les
indicateurs les plus pertinents du succès d'une opération
pourront être par exemple :
- Le nombre de têtes de gondoles qui ont
été obtenues
- L'accroissement du linéaire attribué à
la marque
- L'augmentation du nombre de magasin ayant
référencé le produit, etc.
Enfin, qu'il s'agisse de promo-consommateurs ou distributeurs,
l'évolution des ventes du produit, avant, pendant et après
l'opération, est généralement un indicateur pertinent de
son succès. Ce n'est cependant pas, à lui seul, un indicateur
suffisant, sauf dans les cas où l'accroissement global des ventes
à court terme était l'unique objectif de la promotion.
Ø Mesure de la rentabilité
financière de l'opération
L'évaluation financière de la rentabilité
d'une opération promotionnelle est l'aspect le plus difficile de
l'évaluation à postériori. Elle consiste :
- A estimer le volume des ventes supplémentaires qui
ont été réalisées grâce à la
promotion
- A calculer la marge brute dégagée par ces
ventes supplémentaires
- A déduire de cette marge brute
supplémentaire :
§ les coûts directs de l'opération (primes,
cadeaux, coûts des packagings promotionnels, etc.) ;
§ le manque à gagner éventuel correspondant
à la part des ventes à prix réduit qui, en l'absence de
promotion, auraient été faites au prix normal
Simple dans son principe, cette méthode est difficile
dans son application, notamment lorsqu'il s'agit de déterminer le
volume ses ventes supplémentaires imputables à la promotion.
L'évaluation à postériori apparaît
alors comme l'élément déclencheur de la promotion de vente
si celle-ci s'est avérée positive ou encore un panneau
d'arrêt pour la promotion si celle-ci s'est avérée
négative ou encore non porteuse pour l'entreprise. Dans ce dernier cas,
le responsable marketing devrait revoir ce qui manque à son projet et le
corriger.
CONCLUSION GENERALE
Les Brasseries du Cameroun durant le cours de l'année
consacrent aux promotions des ventes un budget très important, de
l'offre de 500 millions de FCFA.
La promotion capsules « Opération 33 Export »
de Juin 2005, en réponse à la concurrence expose les Brasseries
du Cameroun sur la scène camerounaise et met en exergue le fait que les
promotions de ventes ne sont pas toujours un succès pour l'entreprise,
notamment en gain de part de marché et de valorisation de la marque
concernée par la promotion, d'où l'intérêt du
thème de notre étude savoir évaluation de
l'efficacité d'une promotion de ventes cas de la promotion capsules
« Opération 33 Export » . Nous avons pour l'élaboration
de notre travail fait appel à la recherche exploratoire et descriptive,
l'objectif étant d'identifier les critères qui influent sur
l'efficacité des promotions de ventes à la SABC.
Passage sur le terrain fait, il en ressort que les
consommateurs de bières ou de produits brassicoles sont très peu
fidèles à leur marque de bières pendant les
périodes de promotion. A la recherche du gain immédiat, ceux-ci
sont alors très favorables aux produits ou marques mis en promotion.
La promotion Opération 33 Export fait
considérablement accroître les ventes de la SABC mais l'effet de
la rémanence dans le temps reste négatif (trois mois après
la promotion des ventes ; le chiffre des ventes revient
généralement à la normale) ceci étant du au fait
que la promotion des ventes n'a pas atteint le consommateur du point de vue
valorisation de la marque. Le consommateur, une fois la promotion
terminée, retourne alors à sa marque
préférée.
Les promotions de ventes sont alors sujettes d'échecs
parce qu'elles ne font pas l'objet d'évaluation à
postériori avant leur lancement effectif. Sur la base seule des
relevés de ventes journalières, la SABC n'a pas su concilier
durablement la marque à la promotion des ventes.
En raison de son efficacité immédiate, la
promotion procure une part croissante dans les budgets des consommateurs.
Toutefois, toute opération promotionnelle doit être
précédée d'un brief promotion, précisant notamment
ses objectifs et ses contraintes, et ceci suivie d'une évaluation
à postériori en vue de mesurer son efficacité,
véritable difficulté du contexte camerounais.
Autrement dit, les promotions de ventes sont un impact
considérable sur les ventes et le comportement d'achat des consommateurs
(date de l'achat, choix de la marque, quantité achetée) sur le
court terme. Les promoteurs des ventes produisent les résultats
intéressants entre autre sur l'efficacité des différents
types de promotions monétaires, sur le rôle modérateur de
la catégorie de produit et du capital de la marque.
Cependant, il est à noter que les Brasseries du
Cameroun disposent encore de très peu d'outils et d'informations
nécessaires sur les effets de la promotion sur le long terme et
notamment sur leur capacité à réellement accroitre la
demande primaire. L'on devrait noter qu'il existe au contraire toue un corpus
à la SABC de résultats qui indiquent que, dans les
catégories de produits ou de marques bien établies, les
promotions n'ont pas vraiment d'impact à long terme pour les
préférences des consommateurs. De même, les promotions ne
sont pas réellement capables d'influencer à long terme les ventes
de la marque du produit ni d'ailleurs de nouveaux acheteurs.
Ces remarques apparaissent d'autant plus gênantes pour
la légitimité des promotions qu'un nombre croissant
d'études du Cabinet Nelson ont révélé que
même sur le court terme, les coûts des promotions sont
élevés et que leur rentabilité n'est pas
systématiquement assurée. Il s'agit en outre des coûts
logistiques associés aux promotions, leurs effets pervers sur le
comportement des distributeurs et des consommateurs qui réagissent en
stockant davantage et en devenant plus sensibles aux prix.
Notre étude confirme alors l'efficacité à
court terme des promotions dans les ventes dur l'accroissement des ventes, mais
met en doute leur capacité à accroître la demande primaire
en attirant des nouveaux acheteurs ou en fidélisant les acheteurs
actuels.
Ce constat devrait alors inciter chaque responsable marketing
devant prendre une décision concernant une promotion des ventes à
se poser la question de sa capacité réelle à accroitre la
demande pour le produit et sa capacité à renforcer sur le pouvoir
de la marque.
D'un autre côté, on dira que les promotions des
ventes sont simplement le produit de la concurrence entre les entreprises,
chacune d'elles réagissant suite à une promotion lancée
par son concurrent direct.
Afin d'optimiser leur budget, les entreprises ont
intérêt à offrir des promotions plutôt qu'à
proposer un pris fixe lorsqu'il existe un segment suffisamment important de
consommateurs opportunistes n'étant fidèles à aucune
marque en particulier. Les promotions permettent alors aux entreprises de
vendre périodiquement au segment de consommateurs opportunistes, sans
détériorer leur marge commerciale auprès des consommateurs
fidèles.
Il est important de réaliser que les promotions de
ventes n'ont aucune utilité intrinsèque pour les consommateurs si
ce n'est de leur permettre d'acheter la marque à un pris
inférieur. Cependant, les promotions procurent une satisfaction
intrinsèque d'utilité de la transaction.
Enfin, certains auteurs tels que Pierre Chandrin et Gils
Laurent dans leur publication de janvier 1998sur la promotion des vents, ont
montré que les consommateurs sont sensibles à la pression sociale
ou à des considérations symboliques lorsqu'ils réagissent
aux produits. Au total, cette approche nous invite à questionner le
modèle économique du comportement des consommateurs face aux
promotions et sur la procédure à suivre pour les Brasseries du
Cameroun qui devraient étudier la question générale
suivante : les consommateurs sont-ils sensibles aux promotions uniquement
à cause de la réduction de prix ?
Victime de son succès, la promotion est
désormais trop répandue pour espérer changer durablement
les préférences ou créer d nouveaux acheteurs dans les
marchés stationnaires. Son rôle consiste alors à influence
les choix sur le court terme. Ce constat n'est pas forcément pessimiste
puisque nous avons également montré que l'impact de la promotion
sur les ventes est bien supérieur à celui des autres variables
marketing, qu'il s'agisse de la publicité ou les simple réduction
de prix. Par ailleurs, la promotion est souvent la stratégie de prix
optimale dans un marché segmenté ; avec des consommateurs
fidèles et des consommateurs opportunistes ; enfin, le rôle
traditionnel de la promotion dans le lancement de nouveaux produits n'est pas
remis en cause. Au-delà de cette perspective nouvelle sur la promotion
des ventes ; notre travail se veut une incitation à
considérer la promotion dans toute sa complexité. Notre mesure
recommande notamment e ne pas considérer la réduction de prix
comme l'expression la plus achevée de la promotion des ventes ni
l'augmentation des ventes sur le court terme comme la meilleure mesure de
performance d'une promotion.
Toutefois se différencier et innover en la
matière devient de plus en plus difficile et nécessite une
réactivité accrue basée sur des sources de données
de plus en plus nombreuses. En extraire « la valeur
client », permettre de développer la durée,
l'intensité, la qualité de cette relation n'est pas chose facile.
Le faire en créant un véritable attachement à la marque
dans des budgets acceptables, est un enjeu où seuls les plus performants
réussissent, assurant ainsi l'augmentation de leurs chiffres d'affaires
et de leur rentabilité. Mais les enjeux ne sont pas seulement d'ordre
économique. En effet, la fidélisation des clients a des
implications métier qui concernent non seulement la stratégie
(outil de différenciation, d'amélioration de la qualité
perçue, opportunité de transformer le meilleur client en
ambassadeur de la marque...) mais aussi toute l'organisation de l'entreprise
(afin de partager la connaissance et de dynamiser les collaborateurs qui
travaillent en contact direct avec les clients).
Une chose est sûre, au moins trois
éléments doivent être étudiés de
manière approfondie :
- le client, en termes d'attentes, de besoins, de motivations,
de processus de décision, de perception des offres de satisfaction. Si
l'historique le permet, une investigation particulière devra être
menée auprès des clients
« fidélisés »
- le réseau de vente (interne ou externe) ;
pratiques et démarches commerciales, interface avec les clients,
souplesse de négociation, etc.
- la concurrence : positionnement, image,
caractéristiques de l'offre (plus produits perçus), pratiques
commerciales...
Ces 3 éléments permettent de se faire une vision
complète du client et de touts les interfaces avec lesquelles il
interagit dans un univers d'offre donné. Ainsi, avant la conception des
programmes de fidélisation, des questions essentielles se posent ;
Qui fidéliser ? Attire-t-on les meilleurs clients ? Les
programmes rendent-ils plus fidèles ? Comment évaluer la
rentabilité ? Permettent-ils de créer un avantage
concurrentiel ?
BIBLIOGRAPHIE
Y. EVRAD, B. PRAS, E. ROUC, MARKET, 3ème
Edition, 191 pages, 2003.
KOTLER et DUBOIS, Marketing Management,
10ème Edition, 790 pages, 2000
LENDREVIE - LÉVY - LINDON, MERCATOR,
8ème Edition, 1142 pages, 2006
INGOLG, PHILIPPE, Promotion des ventes et actions
commerciales, 345 pages, 1995.
TABLE DES MATIÈRES
DEDICACE.........................................................................................2
SOMMAIRE........................................................................................3
REMERCIEMENTS
...............................................................................5
AVANT-PROPOS
.................................................................................6
RESUME..............................................................................................7
ABSTRACT..........................................................................................9
LISTE DES
ABRÉVIATIONS.................................................................10
LISTE DES
TABLEAUX.......................................................................11
LISTE DES
FIGURES..........................................................................12
INTRODUCTION
GENERALE.............................................................13
Première Partie : PRESENTATION DES
BRASSERIES DU CAMEROUN ET GENERALITES SUR LES PROMOTIONS DE
VENTES......................................16
Chapitre I : LA SABC DANS L'INDUSTRIE BRASSICOLE
AU CAMEROUN.......17
Section I : L'INDUSTRIE BRASSICOLE AU CAMEROUN
.....................................17
I-1 Le marché de la
bière.........................................................................17
I-1-1 Les Ventes
SABC...........................................................................17
I-1-2
Exportation..................................................................................18
I-1-3
Concurrence..................................................................................18
I-2 Le marché des Boissons rafraichissantes sans
alcool....................................19
I-2-1 Les Ventes
SABC...........................................................................19
I-2-2
Exportation..................................................................................19
I-2-3
Concurrence..................................................................................20
I-3 Le marché des alcools
mix...................................................................20
I-3-1 Les Ventes
SABC...........................................................................20
I-3-2
Concurrence..................................................................................20
I-4 Le marché de
l'eau............................................................................21
I-4-1 Les Ventes
SABC...........................................................................21
I-4-2
Exportation..................................................................................21
I-4-3
Concurrence..................................................................................21
Section II: PRESENTATION DE LA SABC ET DE
L'OPÉRATION 33 EXPORT...........23
II-1 Présentation de la
SABC.....................................................................23
II-1-1 Évolution des Brasseries du Cameroun &
Filiales...................................23
II-1-1-1 Évolution
juridique.....................................................................23
II-1-1-2 Évolution économique et
structurelle................................................24
II-1-2 Métiers et produits de la
SABC.........................................................25
II-1-2-1 Métiers de la
SABC....................................................................25
II-1-2-2 Produits de la
SABC...................................................................26
II-1-3 Management de la
SABC...............................................................26
II-1-4 Réseau de distribution et
Régions......................................................28
II-2 Déroulement, contexte et objectifs de la campagne
« opération 33 export ».......29
II-2-1 Le secteur
brassicole.....................................................................29
II-2-2 Le contexte de la
promotion............................................................29
II-2-2-1 Le cadre juridique de la
promotion..................................................30
II-2-2-2 La marque
concernée..................................................................30
II-2-2-3 Les objectifs avoués de la promotion capsules
«opération 33 export ».........31
II-2-3 La campagne « opération 33 export
»..................................................32
II-2-3-1 Le mécanisme de la promotion de la capsule «
opération 33 export »..........32
II-2-3-2 Le dispositif promotionnel et communicationnel mis en
place.................. 32
II-2-4 Les outils d'évaluation de la promotion «
opération 33 export »....................34
II-2-4-1 Le relevé de vente
journalier.........................................................34
Chapitre II : LES CRITERES ET MODELES
D'EVALUATION DE L'EFFICACITE D'UNE PROMOTION DES
VENTES..............................................................35
Section I : PROMOTION DES
VENTES...............................................................35
I-1 Définition, objectifs et cibles de la promotion des
ventes..............................35
I-1-1
Définition...................................................................................35
I-2 Les cibles de la promotion des
ventes.....................................................39
I-3 La place de la promotion des ventes dans la communication de
la marque..........41
I-4 Les actions
promotionnelles................................................................41
I-4-1 Les techniques promotionnelles
réseau.................................................42
I-4-2 Les techniques promotionnelles
consommateurs......................................42
I-5 Les avantages à cibler les offres
promotionnelles.......................................46
I-6 Les risques liés à la promotion des
ventes.................................................47
Section II : LES CRITERES D'EVALUATION DE
L'EFFICACITE D'UNE
PROMOTION DES
VENTES..........................................................................48
II-1 Définition de la notion
d'efficacité.......................................................48
II-2 Les critères d'évaluation d'une promotion des
ventes.................................49
II-2-1 La
pertinence..............................................................................49
II-2-2
L'attractivité...............................................................................50
II-2-3 La
clarté....................................................................................50
II-2-4 La
visibilité................................................................................50
II-2-5 La
rentabilité..............................................................................51
II-2-6 La
sécurité..................................................................................51
II-2-7 Acceptabilité
Distribution...............................................................51
Deuxième Partie : PERSPECTIVE
D'AMELIORATION DE L'EFFICACITE
D'UNE PROMOTION DES
VENTES...............................................................52
Chapitre III : LA SPHERE METHODOLOGIQUE DE
L'ETUDE.........................53
Section I : OPERATIONNALISATION DES VARIABLES ET
CADRE DE LA
RECHERCHE.............................................................................................53
I-1 Identification du problème et définition des
variables..................................53
I-1-1 Identification du problème et rappel des
objectifs....................................53
I-1-2. Les besoins en
informations.............................................................55
I-2 Le cadre de recherche ou formulation de la démarche de
l'étude.....................55
I-2-1 Le choix du type de
recherche..........................................................56
I-2-1-1 La recherche
exploratoire..............................................................56
I-2-1-1 La recherche
documentaire.............................................................56
I-2-1-2 La recherche
descriptive...............................................................57
I-2-2 La méthode de collecte des
données....................................................57
I-2-2-1 Les
entretiens.............................................................................58
I-2-3 Les supports de collecte
d'informations................................................59
Section II : PROCESSUS DE PRODUCTION DES
RESULTATS................................59
II-1 La population
étudiée.......................................................................59
II-1-1 La base de
sondage.......................................................................59
II-2 La méthode de collecte de
données.......................................................60
II-2-1 La description du questionnaire et du guide
d'entretien.............................60
II-2-2 L'administration du
questionnaire......................................................61
II-3 Le contrôle, l'analyse et le traitement des
données.....................................61
Chapitre IV : LES ELEMENTS D'EVALUATION D'UNE
PROMOTION :
ANALYSE DES
RESULTATS......................................................................62
Section I : EVALUATION DE L'EFFICACITE D'UNE
PROMOTION DES VENTES ETAT DES
LIEUX.........................................................................................62
I-1 Etats des lieux des
entretiens...............................................................62
I-1-1 L'entretien avec le Chef de Produit
Bières.............................................63
I-1-2 L'entretien avec le Chef de District Ventes et Marketing de
la SABC............63
I-1-3 L'entretien avec le Superviseur National réseau
Animation........................63
I-2 La pertinence des résultats de
l'étude.....................................................63
I-3 Evaluation de l'efficacité de la promotion «
opération 33 export »..................63 I-3-1 Les indicateurs
quantitatifs..............................................................66
I-3-1-1 Les parts de
marché....................................................................66
I-3-1-2 La fréquentation des bars et autres points de
vente.................................67
I-3-2-1 La
satisfaction...........................................................................68
I-3-2-2 La
marque................................................................................68
I-4 Etats des lieux de
l'enquête.................................................................70
I-4-1 L'effet de la rémanence dans le
temps..................................................70
Section II : VERS UNE AMELIORATION DE L'EFFICACITE DE
LA PROMOTION
DES
VENTES................................................................................................71
II-1 Les limites de
l'étude.......................................................................72
II-2 Suggestions générales pour améliorer
l'efficacité des promotions de ventes aux
Brasseries du
Cameroun ...................................................................73
II-2-1 La valorisation de la
marque............................................................73
II-2-3 L'évaluation a priori de la promotion des
ventes....................................74
II-3-1 La cible de
promotion....................................................................74
II-3-2 Les avantages à cibler les offres
promotionnelles....................................75
II-4 L'élaboration et mise en oeuvre d'une
opération promotionnelle.....................76
II-4-1 La rédaction d'un
brief-promotion.....................................................76
II-4-2 L'évaluation à priori et le choix d'un
produit........................................77
II-4-3 Présentation de l'opération a la Force de
Vente......................................79
II-4-4 Évaluation a posteriori de l'efficacité de
l'opération.................................79
CONCLUSION
GENERALE................................................................82
BIBLIOGRAPHIE...............................................................................87
TABLE DES
MATIERES......................................................................88
ANNEXES.........................................................................................92
EVALUATION DE L'EFFICACITE D'UNE PROMOTION DES
VENTES
Madame /Mademoiselle, bonjour,
Je m'appelle.........................................
Dans le cadre de la rédaction d'un mémoire de
fin de formation en vue de l'obtention du Diplôme d'Etudes
Supérieures de Commerce de l'ESSEC, nous faisons en ce moment une
étude à Douala. Cette étude porte sur
« l'évaluation de l'efficacité d'une
promotion ». Notre échantillon est composé de 200
personnes sélectionnées au hasard dans l'arrondissement de Douala
5ème. Il se trouve que le choix soit porté sur vous et
nous souhaiterons nous entretenir avec nous.
En vous rassurant de la confidentialité de vos
réponses et de leur utilisation à de fins purement
académiques, nous vous remercions de votre disponibilité.
|
RECRUTEMENT DES REPONDANTS
|
Q1. Dans quelle tranche d'âge vous situez-vous ?
|
Age
|
|
|
|
Moins de 18 ans
|
1
|
Arrêter
|
|
18 ans et plus
|
2
|
continuer
|
Q2. Travaillez-vous ou quelqu'un parmi vos proches
travaille-t-il dans l'un des secteurs d'activité suivants ?
|
PROFESSIONS
|
Oui
|
Non
|
|
Distributeur de produits brassicoles
|
1
|
2
|
|
Employé dans le brassicole
|
1
|
2
|
SI LE REPONDANT DIT OUI POUR N'IMPORTE LAQUELLE DES
PROFESSIONS CI-DESSUS, ARRETER.
SINON ALLER A Q3.
Q3. Avez-vous participé à une interview
d'une étude de marché sur les bières au cours de ces trois
(3) derniers mois ?
|
OUI
|
1
|
Arrêter
|
|
NON
|
2
|
continuer
|
Q4. Consommez-vous ne serait-ce qu'occasionnellement la
bière?
|
OUI
|
1
|
Arrêter
|
|
NON
|
2
|
continuer
|
Q5. Avez-vous consommé ou acheté de la
bière ce dernier mois?
|
OUI
|
1
|
Arrêter
|
|
NON
|
2
|
continuer
|
|
CONNAISSANCE ET PARTICIPATION A LA PROMOTION
OPÉRATION 33 EXPORT
|
Q6. Avez-vous aimé la promo
« Opération 33 Export »?
|
OUI
|
1
|
Arrêter
|
|
NON
|
2
|
continuer
|
Q11. Pouvez-vous nous dire pourquoi vous avez
préféré cette promo?
|
Ecrire littéralement ce que dit le répondant
|
|
Q14. Comment avez-vous trouvé le mécanisme?
|
|
|
Très complexe
|
1
|
|
Complexe
|
2
|
|
Plus ou moins complexe
|
3
|
|
Simple
|
4
|
|
Très simple
|
5
|
Q. enquêteur ; pour tous ceux ayant codé
entre 1 et 3 à Q14
Q15. Pourquoi pensez-vous que la promo était
complexe?
|
Ecrire littéralement ce que dit le répondant
|
|
|
RECRUTEMENT DE NOUVEAUX CONSOMMATEURS
|
Q16. Avant la promo « Opération 33 Export »
quelle(s) ? marque(s) de bière consommez-vous
régulièrement (c'est-à-dire plus que toutes les
autres bières)?
............................................................................................................................
Q17. Avant la promo « Opération 33 Export »
lorsque votre marque régulière n'était pas présente
laquelle consommiez-vous ? Ensuite ? (relancer deux fois)
............................................................................................................................
Q19. Pendant la promo « Opération 33 Export »
lorsque votre marque régulière n'était pas
présente laquelle consommiez-vous ? Ensuite ? (relancer
deux fois)
............................................................................................................................
Q20. Aujourd'hui quelle est votre marque
régulière de bière ?
............................................................................................................................
Q21. Quelle est votre principale marque occasionnelle de
bière ?
............................................................................................................................
|
SECTION DEMOGRAPHIQUE
|
|
Age
18-20....................1
21-24....................2
25-34....................3
35-44.....................4
45-54.....................5
55-64.....................6
|
Revenu mensuel du foyer
Moins de 30 000 FCFA.....
30 001-100 000 FCFA......
100 001- 300 000 FCFA...
300 001-800 000 FCFA....
800 001 FCFA et plus....
Refusé.....................
|
Profession du répondant
Ø Sans
Ø Commerçant
Ø Fonctionnaire
Ø Autres
|
Merci de votre attention
ENTRETIEN AVEC LE CHEF DE PRODUIT BIÈRES DE
LA SABC
1- Rôle et importance des promotions des ventes
2- Quels sont les facteurs qui motivent le lancement d'une
promotion des ventes à la SABC ?
3- Quels sont les facteurs ou le contexte qui ont abouti au
lancement de la promotion « Opération 33
export » ?
4- Quels sont les critères qui influent sur le choix de
la logistique à déployer pour la promotion
« « Opération 33 export » ?
5- Comment réagit la SABC face à une promotion
de la concurrence ?
Merci de votre temps
ENTRETIEN AVEC LE CHEF DE DISTRICT VENTES ET
MARKETING
1- Quelle est l'influence de la promotion sur la
marque ?
2- Comment les marques concernées ont-elles
réagi pour la promotion « Opération 33
export » ?
3- Comment évalue-t-on l'efficacité des ventes
sur la marque ?
4- Quel est sur le temps l'effet de la
rémanence ?
5- Comment réagit la SABC face à une promotion
de la concurrence ?
Merci de votre temps
* 1 LENDREVI - LÉVY -
LINDON, MERCATOR, 8ème édition,
* 2 SABC, Rapport du Conseil
d'Administration, Assemblée Générale du 27 Juin 2013
* 3 A. KANT & C.
SCHEWE, MBA Marketing outils
* 4 Vu sur Internet :
http://phylog.perso.neuf.fr/promove.html
* 5 Y. EVRAD, B. PRAS, E. ROUC,
MARKET, 3ème Edition.
|