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Influences circadiennes sur le jugement social

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par Sébastien Stuhec
Université Libre de Bruxelles - Master en sciences psychologiques àá finalité spécialisée neuropsychologie et développement cognitif 2011
Dans la categorie: Biologie et Médecine > Psychologie et neuropsychologie
  

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3.5.3. Chronotype

Chez les humains, les rythmes circadiens ont été mis en évidence depuis 1939 (Kleitman, 1963 ; in Mongrain, 2006). Il y a des personnes dites du matin (matinales), qui vont se coucher relativement tôt et qui ont davantage tendance à être actif le matin, d'autres personnes sont dites du soir (vespérales), elles se lèvent relativement plus tard et privilégient donc une activité plus tard dans la journée.

La phase circadienne se manifeste environ deux heures plus tôt chez les sujets ayant un chronotype du matin par rapport à des sujets vespéraux aussi bien au niveau physiologique que comportemental.

La régulation homéostatique réagirait également au chronotype. Les sujets matinaux dissipent plus vite la pression homéostatique que les sujets du soir au cours du sommeil. A l'éveil au contraire ils accumulent la pression homéostatique plus rapidement que les vespéraux.

Ces types circadiens peuvent être identifiés par questionnaires et fournir des informations sur les caractéristiques circadienne et homéostatique du cycle veille/sommeil d'un sujet (Taillard, 2009).

Dans l'état actuel des choses, deux questionnaires prédominent la littérature dans l'étude du chronotype (Schmidt et al., 2007), le plus populaire est le Morningness-Eveningness Questionnaire (MEQ, Horne & Östberg, 1976), l'autre est le Munich Chronotype Questionnaire (MCTQ, Roenneberg, Wirz-Justice, & Merrow, 2003).

Dans une perspective neuropsychologique, une limitation majeure de l'utilisation des protocoles de désynchronisation forcée et de routine constante réside dans la mise en place de tâches cognitives qui doivent être administrées à intervalle régulier. Dans cette optique, il semble que l'approche basée sur le chronotype soit davantage appropriée à l'étude de l'influence de l'horloge biologique sur les variations de performance dans les fonctions cognitives de haut-niveau (Schmidt et al., 2007).

Le questionnaire de Horne et Östberg est le plus répandu pour mesurer le chronotype chez l'adulte. Le sujet est interrogé sur son état de fatigue et ses moments préférés de la journée pour la réalisation d'activités, pour les repas ou encore son cycle/veille sommeil au travers de 19 questions. Les scores du questionnaire vont de 16 à 86, le sujet est considéré comme extrême du soir si son score est en deçà de 31 et comme extrême du matin si son score est audelà de 69.

Un nombre conséquent d'études ont suggéré que la performance circadienne à des tests cognitifs est largement dépendant de paramètres spécifiques de la tâche, incluant notamment la durée et la difficulté, la méthode d'administration et les variables mesurées (Bonnet, 2005 ; in Schmidt, 2009). La performance cognitive ne serait pas uniquement déterminée par l'activation des systèmes de régulation sous-jacents mais elle serait également modulée par des mécanismes compensatoires tels que des facteurs motivationnels ou les attentes vis-à-vis de l'expérience (Schmidt, 2009).

L'utilisation d'un protocole standardisé et hautement contrôlé (routines constantes et désynchronisation forcée) ainsi qu'une tâche de vigilance (PVT) ont permis de quantifier l'homéostasie éveil-sommeil et les effets dépendant des rythmes circadiens sur la cognition humaine (Blatter & Cajochen, 2006).

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