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Influences circadiennes sur le jugement social

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par Sébastien Stuhec
Université Libre de Bruxelles - Master en sciences psychologiques à  finalité spécialisée neuropsychologie et développement cognitif 2011
  

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3.8. Chronotype et stéréotypes

Bodenhausen, 1990 fait l'hypothèse que les variations circadiennes du niveau d'éveil seraient liées à la tendance à développer des stéréotypes sociaux en vertu des effets sur la motivation et la capacité de traitement. Son hypothèse a été confirmée puisque les sujets ont montré davantage de biais stéréotypiques dans leur jugement au moment non optimal de la journée (le matin pour les sujets vespéraux, le soir pour les sujets du matin). Ces résultats se retrouvent

dans un jugement de probabilités concernant les caractéristiques d'une personne et dans la perception de la culpabilité suite à des allégations de mauvaise conduite chez des étudiants. Ces résultats suggèrent que les processus biologiques doivent être considérés dans les tentatives de conceptualiser les déterminants de stéréotypes.

Questions de recherche et hypothèses

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Questions de recherche

Nous allons nous intéresser dans un premier temps à la réplicabilité des résultats de Bodenhausen, 1990 aussi bien au niveau explicite qu'implicite en contrôlant l'inertie de sommeil. Rappelons que celui-ci a mis en évidence que l'activation des stéréotypes semble influencée par les rythmes circadiens au moins de manière explicite.

Nous tenterons également de vérifier s'il existe des variations circadiennes dans une tâche d'inhibition cognitive telle que le GoNoGo. Cette tâche semble en effet faire l'objet de variations circadiennes (Schmidt, 2009).

Nous nous interrogerons si les variations obtenues sont la conséquence d'une variation de la vigilance.

Enfin, nous étudierons s'il existe une corrélation entre les mesures portant sur le jugement social et l'inhibition cognitive.

Hypothèses

H1 : Les stéréotypes varient en fonction du moment de la journée.

Bodenhausen, 1990 constate que les variations circadiennes du niveau d'éveil seraient reliées à la propension à activer les stéréotypes sociaux. Notre hypothèse est qu'au niveau explicite, en contrôlant l'inertie de sommeil, on ne constate pas d'effet en raison d'un biais de désirabilité sociale. En revanche, au niveau implicite, y compris en contrôlant l'effet d'inertie de sommeil, nous nous attendons à obtenir le même type de résultats que Bodenhausen.

H2 : L'inhibition varie en fonction du moment de la journée

Des études précédentes (Hasher et al., 2008) indiquent que les variations circadiennes ont une influence sur les performances inhibitrices. Notre hypothèse est que les performances en inhibition, et plus particulièrement dans une tâche de type GoNoGo (cf. Schmidt, 2009), sont moins bonnes lorsque la passation est effectuée au moment non-optimal de la journée (matin pour les vespéraux, soir pour les matinaux).

Si l'inhibition ne peut jouer son rôle alors l'expression des stéréotypes semble s'exprimer pleinement (Kunda et al., 1999). L'hypothèse que nous formulons ici est simple, plus la performance en tâche GoNoGo est mauvaise, plus l'expression des stéréotypes sera forte et inversement.

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