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La promotion de la diplomatie congolaise et des droits de l'Homme.

( Télécharger le fichier original )
par Sylvain NKUNDA LUKUSA
Université technologique Bel Campus à  Kinshasa en RDC - Graduat 2011
  

Disponible en mode multipage

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    EPIGRAPHE

    « Tout homme s'efforce de se montrer digne des espérances de son père ou de repérer les erreurs de celui-ci. Stratégie du tout ou rien. La réussite dépend de soi-même. Sens du devoir et du sacrifice ».

    Barak OBAMA

    EXHORTATION

    L'éternel est mon berger je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans des verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice à cause de son nom. Quand je marche dans la Valée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent.

    Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires, tu oins d'huile ma tête, et ma coupe déborde.

    Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie, et j'habiterai dans la maison de l'Eternel jusqu'à la fin de mes jours.

    Psaumes 23.

    DEDICACE

    A mes très chers parents André Delarose KANKU Germaine NGOYA et Aimée MULANGA pour la vie et la bonne conduite ainsi que pour leurs efforts consentis, tant d'abnégation et de souffrances endurées, afin que je devienne ce que je suis au jour d'hui.

    A mes frères et soeurs : Emmanuel NDUMBI, séraphin MBAKILAYI, Thomas KANZA, Fiston MULENGA, Grâce KABWE, Jean- Marie MUKENDI, Jonathan KANKU, Charles KALONGA, Justin NGANDU, Trésor MULELE, Félicien KABATA, Véro MWANZA, Jolie KALANGA, Andréa MASANKA, Thérèse Mwanza, Vanessa KANKOLONGO, Thérèse MPAYI, Felly KAPINGA.... Pour votre soutien moral et matériel.

    A mes tantes et oncles : Thérèse MBUYI, Dominique MAKOMBO et toute sa famille, greffier KANKU, Charles KALONGA, Laurent KATALAYI pour leurs conseils et aides matériels.

    A mon cher ami de coeur François NTUMBA pour tant d'amour et affection grandiose.

    A mes chers collaborateurs : Junior NZAY, Catherine KAPINGA, PAPA Jean, vieux KABOS KABAMBA, Josué.

    A papa pasteur NGALAMULUMELUMANYISHA pour me fairegrandir dans l'amour et la connaissance du Christ.

    A toute la Base et amis de lutte de G3 R.I Santos NGOLOMA, Moise BUNKETE, JT. TSHIMANGA, Blanchard LUSIA KUENO, Yosh MUNDADI, Chico MUANA, pascale KANINDA, Serge CIRHUZA.

    A toute la nation congolaise et tous ceux qui nous ont aidé de près ou de loin, d'une façon ou d'une autre dont leurs noms ne sont pas repris ici, trouvent l'expression de notre reconnaissance.

    Sylvain NKUNDA LUKUSA.

    AVANT- PROPOS

    Au terme de notre premier cycle en relations internationales à l'Université Technologique Bel campus, nous présentons ce travail, fruit de dur labeur et de sacrifices consentis.

    Quoi qu'il soit censé être une oeuvre personnelle, la réalisation d'un travail de fin de cycle ne peut être faite sans la contribution effective de certaines personnes.

    Ainsi, il est de notre devoir de marquer notre gratitude et sincères sentiments de reconnaissance et de remerciement au Professeur Docteur Philipe BIYOYA MAKUTU, qui malgré ses multiples occupations a accepté la direction de ce travail.

    Nous remercions également l'assistant DadyBONGUANI pour avoir accepté notre encadrement. Ses suggestions, remarques et conseils nous ont aidés à réaliser notre travail

    Nous exprimons nos sentiments de reconnaissance aux professeurs, chefs de travaux et assistants de notre faculté particulièrement aux : C.T Jean Pierre LIANZA, C.T Jean DIDAS DIAMA, assistant Thraciens MBOMA, Assistant Mathieu NEMO, Assistant Patrick KABUNDI et Assistante Claudine MASANGU MUADI.

    Nous restons reconnaissant à notre apparitaire facultaire grand père MASIALA et à toutes les autorités académiques de l'université technologique bel campus.

    INTRODUCTION

    1. Problématique

    La célébration du cinquantenaire de l'indépendance de la république démocratique du Congo a été diplomatique. Les africains en général et congolais en particulier, demandent une nouvelle diplomatie. Or cette question a été déjà posée lors de la conférence nationale souveraine et aussi à l'occasion du triomphe de la lutte de libération du Congo- zaïre.

    La fin des guerres d'agression Rwando - ougandaise et de rebellions armées de 1998 nous a aussi obligé d'imaginer les contours axiologiques d'une diplomatie congolaise des droits de l'homme efficace, dynamique et appropriée, adaptée au nouveau contexte régional tout en s'inspirant du contexte mondial global.

    Dans ce contexte international, la R.D.C était considérée comme une alliée majeure du monde capitaliste en Afrique centrale à cause de ses grandes ressources minières et agricoles et de sa bonne position géostratégique. Celle- ci a pour mission principale de contribuer à la solution des problèmes nationaux à caractère politique financière, militaire, sécuritaire, scientifique, culturel, commercial et humanitaire par des apports extérieurs obtenus grâce à la création et au renforcement des relations d'amitié et de coopération avec d'autres pays et institutions internationales et régionales.

    Le ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale ainsi que celui de la justice et des droits humains, sont aussi associés aux priorités du gouvernement dans son action internationale.

    Dans la théorie comme dans l'action l'ordre international ne se conservait qu'à travers l'intervention volontaire des Etats. Les grands équilibres ne pouvaient être préservés que par eux à travers la diplomatie et le respect des droits de l'homme, qui étaient ainsi consacrés comme la fonction régulatrice par excellence de rapports internationaux.1(*)

    Pour ce faire, la question qui reste à se poser est celle de savoir, pourquoi la diplomatie congolaise ne joue- t- elle pas convenablement son rôle ? Ensuite, quels sont les facteurs qui sont à la base de son recul ? Et enfin la République Démocratique du Congo a la réputation d'un pays de violations massives des droits de l'homme cela abuse son image ; comment la République Démocratique du Congo peut-elle actualiser la diplomatie et les droits de l'homme pour améliorer son image extérieure ?

    2. Hypothèses de travail

    Par définition, l'hypothèse est une proposition qui tente d'expliquer le problème posé à partir de l'observation. C'est une idée directrice, une tentative d'explication des faits formulés au début de la recherche, destinée à orienter l'investigation à être abandonnée ou maintenue d'après les résultats de l'observation et de l'analyse.2(*)En quelque sorte, une hypothèse est une série des réponses qui permettent de prédire la vérité scientifique au regard des questions soulevées dans la problématique. Elle est la réponse à priori ou anticipée à la problématique.3(*)

    Dans cet ordre d'idées, nous formulons les hypothèses suivantes :

    1. La diplomatie congolaise ne joue pas son réelrôle parce qu'elle n'est conçue que par le chef de l'Etat, qui est assisté de son conseiller diplomatique. De leur gré et à leur manière, ils nomment des personnes qui ne relèvent pas du domaine diplomatique, ce qui n'est pas le cas dans d'autres pays et aussi la définition des tâches appropriées ;

    2. Les facteurs qui sont à la base du recul diplomatique sont multiples entre autres :

    - Le dysfonctionnement du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale ;

    - L'absence d'une politique étrangère bien définie et bien suivie ;

    - Changement du contexte international ;

    - Insécurité et instabilité politique sur la définition des objectifs.

    3. Pour échapper à toutes ces situations, le gouvernement congolais en premier lieu doit remédier les facteurs pré- cités, ensuite, se doter d'un corps diplomatique fort pouvant remplir toutes les cinq fonctions classiques du diplomate à l'étranger et enfin l'application de la démocratie s'avère aussi nécessaire car la démocratie et la bonne gouvernance, constituent le thermomètre et l'idéal à atteindre pour la meilleure gestion des Etats modernes dont la R.D.C fait partie. Le respect des droits de la personne qui en est le soubassement, est l'un des ingrédients noble.

    3. Choix et intérêt du sujet

    La promotion de la diplomatie et des droits de l'homme en République Démocratique du Congo, analyse et perspective, qui constitue l'objet de notre étude, présente multiples intérêts pour nous qui évoluons dans le domaine des relations internationales.

    Nous pouvons le considérer comme un cahier de synthèse et de référence au profit des chercheurs dans le domaine précité d'une part et d'autre part, il a pour ambition d'éclairer l'opinion sur l'évolution diplomatique et des droits de l'homme en République Démocratique du Congo.

    4. Délimitation du sujet

    La complexité de phénomène à étudier en science sociale exigerait de cerner la réalité sociale en l'analysant dans le temps et dans l'espace, pour éviter des conclusions hâtives. Ainsi, dans l'espace, notre travail porte sur la République Démocratique du Congo. Tandisque dans le temps, celui- ci remonte de 2006 date marquant la fin de la transition et le commencement de la troisième République, jusqu'en 2010, année jubilaire du cinquantenaire de l'Indépendance de la République Démocratique du Congo.

    5. Méthodeset Technique de travail

    A. Méthode

    PINTO et GRAWITZ, définissent la méthode comme étant, l'ensemble d'opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit, les démontre et les vérifie3(*)

    Pour mener à bien notre recherche, nous avons fait recours à la méthode dialectique et analytique, ceci pour mieux appréhender les différentes contradictions possibles qui entoure l'équation congolaise et la deuxième pour décrire la diplomatie face aux droits de l'homme en R.D.C d'une part et d'autre part les succès des nations unies dans le cadre de l'ingérence des droits humains.

    B. La technique

    La technique peut être entendue comme un outil de travail, un instrument permettant de découvrir ou d'observer les faits et de recueillir les différentes données sur ces faits.

    Pour Bruno ALBERT « les techniques sont des outils mis à la disposition du chercheur et organisé par la méthode de ce but ».4(*)

    Pour atteindre les objectifs poursuivis à ce travail, nous nous sommes attachés à la technique documentaire ainsi qu'à l'observation. La technique documentaire nous a permis de consulter les ouvrages et autres documents tels que l'internet qui nous ont fournis des renseignements sur ce sujet sous examen.

    6. Plan sommaire du travail

    Notre travail est subdivisé en trois chapitres précédé d'une introduction et bouclé d'une conclusion portant nos suggestions.

    Le premier qui est consacré à des considérations générales, traite des définitions des concepts de base et contexte historique de la diplomatie. Le deuxième lui, analyse : les difficultés inhérentes à la diplomatie Congolaise. Et le troisième et le dernier quant à lui, fait impact et l'expertise de la diplomatie congolaise dans la promotion des droits de l'homme et débouche sur une série des suggestions concrètes en vue de promouvoir une politique étrangère pour la RDC.

    Chapitre I. CONSIDERATIONS GENERALES

    Section 1. DEFINITION DES CONCEPTS

    1.1. Diplomatie

    La diplomatie est le canal par lequel les Etats communiquent et coopèrent. Par extension ce mot désigne une qualité humaine essentielle : la capacité de nouer et d'entretenir des contacts pour mener à bien des négociations.

    Dans le Robert encyclopédique, la diplomatie est définît comme « branche de la politique qui concerne les relations entre les Etats » et aussi comme «art de la représentation des intérêts d'un gouvernement à l'étranger, de l'Administration des affaires internationales » dont dépendent5(*) actuellement le devenir de l'humanité.

    La diplomatie est une activité vitale et incontournable par laquelle les nations établissent les liens entre elles, en vue de se protéger et de se promouvoir.

    1.2. Droits de l'homme

    D'abord reconnu dans la société Démocratique (Bill of rights en Angleterre et aux Etats Unies d'Amérique, déclaration des droits de l'homme et du citoyen en France), ils ont été aussi de plus en plus reconnus dans le droit international (convention interdisant l'esclavage et Le travail forcé, déclaration universelle des droits de l'homme 1948).

    Dans cet aspect de droit, nous avons les droits économiques et sociaux (liberté syndicale, droit de grève), droit à l'éducation et les droits civils et politiques (l'intégrité physique, les principales libertés, etc.). Par le droit, nous entendons ensemble des règles juridiques régissant une société.

    Section 2 : Aperçu Historique sur la Diplomatie Congolaise

    Au cours de son évolution, la diplomatie congolaise a connue des hauts et des bas comme l'indique l'aperçu historique relaté ci-après. Cette étude diplomatique pourrait servir à déterminer les nouvelles orientations des relations internationales du pays et à réorganiser la diplomatie en se référant aux périodes des succès et celle de faiblesses dans les relations internationales.

    2.1. Du 30 juin 1960 au 24 novembre 1965

    Dès son accession à l'indépendance le 30 juin 1960, la R.D.C s'était dotée d'un Ministère des Affaires Etrangères.

    A ce sujet, elle a ouvert à l'étranger une dizaine de représentations diplomatiques en vue d'entretenir et de développer ses relations internationales.6(*)

    Mais pendant cette période le jeune Etat se trouve dans un contexte mondial dominé par la guerre froide avec ses répercussions sur le pays, les relations extérieures de la R.D.C se trouvaient sous l'influence des puissances occidentales notamment la Belgique et les Etats-Unis d'Amérique.

    Dans ce contexte, le pays fut morceler par les guerres internes successives, notamment, les sécessions katangaises et sud Kasaienne ainsi que la rébellion Muleliste, les relations internationales du pays furent aussi remarquées par l'intervention de l'organisation des nations unies (ONU) au Congo en vue d'une solution satisfaisante aux conflits politico-militaire qui déchiraient le pays.

    Malgré l'inexpérience des dirigeants issus de l'administration coloniale qui n'arrivèrent pas à définir et conduire une politique extérieure véritablement Indépendante, ils réussirent néanmoins à initier l'organisation de la diplomatie congolaise sur les plans administratifs et professionnels par la signature des ordonnances et arrêtés dont voici les plus importants :

    1. L'ordonnance n° 9 du 8 février 1961, relative au statut du corps diplomatique de la R.D.C. ;

    - L'arrêt du 2 septembre 1961, relatif à l'organisation et au fonctionnement des missions diplomatiques et consulaires ;

    2. L'ordonnance n°266 du 7 novembre 1963, modifiant l'ordonnance n°147 du 13 juillet 1963 portant statut des agents de l'Etat et ordonnant l'ensemble des dispositions statutaires régissant les personnels :

    3. L'ordonnance n°3 du12 novembre 1963 portant statut particulier des agents et cadres des affaires étrangères.7(*)

    A cette période, on remarquera que la diplomatie congolaise était au bon fixe car elle disposait d'un cadre professionnel et de moyens de travail convenables, leur plan de carrière était bien déterminé ; les cotisations du pays aux organisations internationales et régionales étaient convenablement acquittées.

    2.2. Du 24 novembre 1965 au 17 mai 1997

    Cette date marque le commencement et la fin du régime Mobutu. Dès son accession au trône du pouvoir le 24 novembre 1965, le président MOBUTU entreprit et unifia l'élargissement du cercle des pays amis par une diplomatie agissante et dynamique dans le cadre d'une grande ouverture au monde.

    Grâce à l'unification et la pacification du pays rapidement réussit par le nouveau régime et à la bonne et prometteuse situation économique financière, L'Etat congolais devient crédible et respecté dans le concert des nations.

    Pendant cette période le président MOBUTU va visiter beaucoup des pays d'Afrique, d'Europe, d'Asie et d'Amérique et en signe de réciprocité, de nombreux chefs d'Etats arrivèrent également en visite officielle à Kinshasa.

    Le point culminant des voyages du présidentiel fut, l'étape de la visite en République Populaire de Chine, grand pays communiste et grand rival du monde capitaliste dont le Zaïre était un allié idéologique.

    Avec cette normalisation des relations avec la Chine Populaire en 1973 on comprendra le slogan du président MOBUTU « ni à gauche ni à droite ni même au centre », voulant par-là affirmer l'indépendance du Zaïre (nouvelle appellation du pays) vis-à-vis des puissances de droite, capitaliste et de gauche communiste. Il reconnut que le non alignement sur le plan international surtout pour un jeune pays sous développé, était une ligne crête difficile à tenir à cause de pression des puissances étrangères.

    Sur le plan africain la République du Zaïre occupait une bonne place en Afrique en général et dans la sous-région d'Afrique centrale et lacustre en particulier.

    Lors des conférences africaines, le Zaïre transmettait des consignes de vote, le Zaïre était respecté et consulté sur les grandes questions africaines au point qu'il parvint à occuper, par la personne de Gérard KAMANDAWA KAMANDA, le poste de secrétaire général adjoint de l'organisation de l'unité africaine (O.U.A) actuel U.A. (union africaine), nous pouvons relever la tenue à Kinshasa du 5ème sommet de l'O.U.A du 11 au 14 septembre 1967, la désignation du président MOBUTU comme médiateur dans la crise entre l'Ouganda et la Kenya.

    L'influence du Zaïre était plus déterminante en Afrique centrale et lacustre. La politique d'ouverture au monde prônée par le président fut aussi soutenue parle grand déploiement de la mission diplomatique congolaise dans tout continent à l'exception de l'Océanie.

    En 1972, le nombre de représentant diplomatiques et consulaires de la R.D.C à l'étranger évalua de 45 à 68 en 1990.

    Suite à son désir de dynamiser et de professionnaliser la diplomatie congolaise en vue de la rendre plus utile au pays, il signa une dizaine d'ordonnances dont nous relevons quelques-unes :

    1. L'ordonnance n°72-234 du 2 mai 1972 portant création des corps diplomatique de la république et intégration dans le cadre des affaires étrangères ;

    2. L'ordonnance n° 83-128 du 21 mai 1983 fixant l'organigramme du ministère des Affaires Etrangères.8(*)

    Mais après le 24 avril 1990, la diplomatie de la République du Zaïre entra dans une mauvaise passe caractérisée d'une part, par la rupture des relations de coopération structurelle avec les pays occidentaux et les institutions financières internationales et d'autre part, l'interruption de transfert des fonds destinés au fonctionnement et aux cotisations du Zaïre, aux organismes internationaux et régionaux. Par conséquent, le payss'est fait isoler sur le plan international et son image extérieure se détériora. Son isolement diplomatique fut tel que, lorsque l'agression avariée par la Rwanda et l'Ouganda lors de la guerre dite de la libération en 1996 - 1997, le pays ne reçut aucun soutien de la communauté internationale ce qui précipita la chute de ce régime dite Mobutisme.

    2.3. Du 17 mai 1997 au 26 janvier 2001

    A l'avènement de Laurent Désiré KABILA à la tête de l'Etat le 17 mai 1997, le pays est de nouveau appelé République Démocratique du Congo et le changement du régime suscita l'espoir de la reprise des relations de coopération structurelle avec les puissances occidentales et les institutions internationales et la libération de la diplomatie congolaise des maux qui la gangrenaient et l'empêchaient d'être efficace et utile pour le pays.

    En décevant les espérant, le président dirige les relations du pays vers nord-sud. Ce nouveau pouvoir ne réussit ni à rompre l'isolement total diplomatique dont souffrait le pays, ainsi les ambassades congolaises continuèrent à s'empêtrer dans leurs difficultés financières et matérielles et à fonctionner sans objectifs précis. Pendant cette période Mzée L.D. KABILA affecta en suite aux missions diplomatiques d'autres diplomates, sans qu'il ait rappelé les autres chefs des missions diplomatiques ou leur donner le moyens nécessaires et indispensables pour regagner le pays ; et la plus part de ces derniers venus en dehors du ministère des Affaires Etrangères et d'autres structures de la diplomatie congolaise. Les diplomates ainsi inexpérimentés, improvisés, étaient sans expérience ni compétence requises en matières de la diplomatie.

    En Afrique le nouveau gouvernement s'orienta d'avantage vers l'Afrique australe dans le cadre de la SADC (SouthAfrica develppment communauty). S'étant rendu compte des méfaits de l'isolement diplomatique du pays, le président KABILA entreprit des démarches en vue de la normalisation des relations avec les pays francophones d'Europe, d'Amérique et d'Afrique. Pendant cette époque, donc jusqu'à sa mort le 16 janvier 2001 Laurent KABILA ne réussit pas à rompre l'isolement diplomatique dont la République Démocratique du Congo souffrait depuis 1991, ni à dorer le blason du pays terni à l'extérieur. En effet, son image extérieure continua à se détériorer.

    2.4. Du 26 janvier 2001au 30 JUIN 2003

    Avec l'arrivée au pouvoir du président Joseph KABILA KABANGE, on verra celui- ci se désorienter de la politique de Laurent Désiré KABILA ce qui lui permit de mettre fin à l'isolement diplomatique de la République Démocratique du Congo.

    C'est une période que la communauté internationale accueillit favorablement la volonté exprimée dans son discours d'investiture, d'ouverture sur le plan politique, économique et diplomatique sans exclusive, de combattre la violation des droits de l'homme et de pratiquer la bonne gouvernance.

    Le chef de l'Etat va pour assoir sa vision à travers le monde effectué environs dix voyages à l'étranger en vue de rétablir les relations internationales du pays. Ainsi en dépit de la reprise de la coopération structurelle, l'image extérieure du pays demeurait encore sombre, ainsi suscitant les partenaires étrangers des doutes sur l'évolution positive du pays, car les représentants diplomatiques sont en fait, le reflet de la situation du pays à l'extérieur.

    2.5. Du 30 juin 2003 au 06 Décembre 2006

    C'est la période où le pays sera buté à des guerres mettant celui-ci dans un émiettement total cependant cela n'empêchera pas le président Joseph KABILA de poursuivre son élan de la coopération structurelle amorcéela période précédente. Elle débute avec l'accord global et inclusif à Pretoria le 17 décembre 2002 et la mise en place du gouvernement de transition communément appelé 1+4 le 30 juin 2003. Pendant cette période nous relevons quelques initiatives dans le cadre de la coopération menée par la diplomatie congolaise à titre indicatif en juillet 2003 le fond monétaire international et la banque mondiale approuvèrent l'accès du Congo à l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), annulation à partie de 4,6 milliards de dollars américains de sa dette extérieure sur un total de 12 milliards par les bailleurs des fonds. Dans cette perspective, nous épinglons la signature à Kinshasa de l'accord de coopération entre la R.D.C. et l'Afrique du sud à l'issue de la visite officielle du président THABOMBEKI du 13 au 14 janvier 2004.

    Il convient de retenir que la nomination des ambassadeurs à cette époque conformément aux principes équitable et équilibré de partage des responsabilités entre les composantes et entités contribua grandement à la détérioration de l'image du pays à l'étranger, car ces derniers n'étaient pas issus de la carrière diplomatique et n'avaient aucune notion de la diplomatie.

    Chapitre II : LES DIFFICULTES INHERENTES A LA DIPLOMATIE CONGOLAISE

    Lorsqu'il a pris les commandes de la République Démocratique du Congo après la mort tragique de feu Mzée Laurent Désiré KABILA son père, Joseph KABILA prône une diplomatie d'ouverture et de bon voisinage dans son discours d'investiture.

    Durant des années, il a été ressassé les maux qui rongent la diplomatie congolaise, notamment la complaisance dans l'affectation des diplomates en poste, les difficultés financières pour le fonctionnement des missions, tout ceci pour savoir vendre l'image de la République Démocratique du Congo à travers sa diplomatie.

    II.1. L'Image de la diplomatie congolaise

    Après cinquante ans d'indépendance, la diplomatie congolaise plutôt que de progresser, a plutôt régressé et sensiblement.

    Depuis les années 1992, la diplomatie congolaise s'est compliquée davantage et à l'époque de la continuité de la transition avec le gouvernement de salut public, l'image de la diplomatie congolaise a été ternie, encore plus pirependant la période du gouvernement dit 1+4 que l'image de cette dernière été totalement abusée car à ce temps, les affectations tenaient compte du militantisme politique de sorte que le rendement des ambassades en souffre aujourd'hui.

    Le critère du militantisme politique viendra renforcer l'instabilité de ministre appelé à animer ce Ministère des Affaires Etrangères et de la coopération internationale et Régionale ceci implique le clientélisme dans la nomination du personnel en poste. Pourrions-nous dire que la troisième République, a-t-elle- pu faire accéder la République Démocratique du Congo à ce contexte diplomatique conjoncturel ? La réalité est que le pays aura connu une activité diplomatique contrastée entre les capacités de son appareil, à porter son image sur la place diplomatique internationale et la visibilité acquise durant cette période au travers les différents sommets abrités et les rencontres auxquelles ses officiels ont participé à travers le monde.

    A la clé, la République Démocratique du Congo a pu renforcer sa coopération pour se sortir du dangereux isolement qui contrastait avec son aspiration au développement. De l'atteinte du point d'achement PPTE, qui a vu s'annuler plus de 90% de sa dette extérieure, à la même prouesse auprès du club de Paris en passant par le réchauffement des rapports bilatéraux et multilatéraux à l'image du fond monétaire international (FMI) et de la banque mondiale (BM).

    Les présidences tournantes acquises dans différentes organisations régionales, sous régionales et même internationales (S.A.D.C, CEEAC et OIF) les accords de coopération bilatérale passés, notamment avec l'Afrique du sud, l'Inde, les deux Corées... les relations de bon voisinageconsolidées avec les constituants de la sous-région de grands lacs (le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda) sont aussi à mettre sur le compte de cette nouvelle visibilité renforcée.

    Les visites d'importantes des personnalités du monde effectuées en République Démocratique du Congo  celles des chefs d'Etat et de gouvernement Français, Canadien, Turque... chefs du parlement chinois, la secrétaire d'Etat américaine, du secrétaire général des nations unies, du roi des belges montrent à suffisance que la République Démocratique du Congo est entrain de regagner sa place dans le concert des nations.

    Pour le reste, il est clair que la 3e république n'aura rien changé à l'image de la diplomatie congolaise des années précédentes une image de l'insolvabilité de ses missions diplomatiques vis-à-vis, non seulement des bailleurs de ces différentes missions toujours locataires et souvent déguerpis, mais aussi du personnel en poste qui accuse encore plusieurs arriérés de salaire. Du côté des infrastructures, là également le pays n'est pas épargné. Certaines ambassades sont dans un état de délabrement fort avancé, hors l'ambassade d'un Etat représente l'image de son pays. Ce qui ne contribue pas toujours à la bonne image du pays.

    II.2. les difficultés financières et matérielles

    C'est pendant les trois premières décennies de l'indépendance de la République Démocratique du Congo que nous pouvons considérer à juste titre comme l'âge d'or de la diplomatie congolaise, les diplomates congolais avaient jouit d'excellentes conditions de vie et de travail ainsi que de l'environnement physique décent.

    Arrivé vers les années 1990, les missions diplomatiques congolaises furent confrontées à d'énormes difficultés financières et matérielles suite à l'interruption de transferts des fonds pour leur fonctionnement et pour les salaires et les loyers des diplomates.

    II.2.1 les difficultés financières

    II.2.1.1. Salaires des Missions Diplomatiques

    Tout membre du personnel diplomatique et consulaire a droit au paiement intégral de ses salaires et autres indemnités liées à l'exercice de ses fonctions.

    Malheureusement, ce principe sacro-saint n'a plus droit de citédans l'appareil administratif dans les missions diplomatiques et postes consulaires.

    A cet égard, la 11eme conférence diplomatique tenue à Kinshasa en novembre et décembre 2010 a évalué à 227.836.082,63 USD des arriérés des salaires et des locationsdusaux diplomates et aux bailleurs des immeubles durant 23 mois de salaires et 32 mois de frais de fonctionnement.

    Il s'agit des salaires non payés, y compris le manque à gagner et du non remboursement des frais tels que les indemnités de mission Et d'intérim, les soins de santé, le loyer, les titres de voyage.9(*)

    Hormis les créances de l'ordre de 23.425.837,00 USD qui ont été certifiées et publiées au journal officiel spécial du 28 juin 2004 ; nous présentons de manière spécifique les créances dues aux diplomates.

    II.2.1.2. Créances dues aux diplomates

    La commission à relever la somme de 71.748.536,71 USD qui constitue le montant global des diverses créances à payer par le trésor public.

    Les créances qui ont été communiquées au Ministère du Budget pour liquidation se présentent dans :

    - La lettre n°130.12/0454/2010 du 13/04/2010 : 27.849.855,55 USD

    - La lettre n° 130.12/1575/2009 du 26/10/2009 : 5.054.465,08usd

    - La lettre n° 130.12/016036/2009 du 28/10/2009 : 12.047.374,62 USD

    En plus de ces salaires dus aux diplomates de l'ordre de 71,748.536, 71 USD vient s'ajouter les arriérés de salaire de mars à novembre qui s'élève à 6.707.520 USD.

    II.2.1.3. Dettes des ambassades vis-à-vis des tiers

    D'après le calcul rendu le 29 avril 2009, les dettes des ambassades de la République Démocratique du Congo auprès des tiers se classent de cette manière.

    DETTES

    RESEAU BRUXELLES

    RESEAU VATICAN

    RESEAU AFRIQUE

    Electricité, eau, gaz, téléphone

    13.307.912,08$

    2.417.904,00$

    36.914

    840,74$

    Salaire engagés locaux

    51.507.780.00$

    2.417.904,00$

    30.127.013$

    Loyers diplomates, résidence de chef de mission et chancellerie

    9.947.353,00$

    12.842.428,00$

    10.087,161 $

    Total

    74.763.045,08 $

    34.241.246,00 $

    118.831.791,55 $

    TOTAL GENERAL

    227.836.082,63. USD

    En dépit de la reprise de transferts des fonds en faveur des ambassades, la situation reste néanmoins préoccupante à cause de l'irrégularité dans les transferts des fonds et de la modicité des montants alloués aux diplomates comparativement à ceux leur accordés durant la deuxièmes république , il y a lieu de noter que tous les effort consentis par le gouvernement de la troisième république, ont exigé des sacrifices énormes auprès de la population laborieuse, le plus lourd tribut a été payé par le corps diplomatique.

    II.2.2. Difficultés Matérielles

    L'histoire du patrimoine de la République Démocratique du Congo à l'étranger remonte à l'accession de cette dernière à la souveraineté internationale.

    L'ouverture des missions diplomatiques congolaises dans le monde, des missions de prospection avaient été dépêchées dans les différentes capitales du monde dans le but d'acquérir des immeubles pour abriter les chancelleries, les résidences des chefs de mission et les habitations des diplomates. Ces derniers on été acquis soit par achat soit par réciprocité.

    Le patrimoine de la République Démocratique du Congo à l'étranger comprend les biens immobiliers (Bâtiments, terrains et les biens mobiliers(voitures...)

    Tous ces biens sont aujourd'hui dans un état de délabrement très avancés, d'autres proches de l'abandon, suite au non transfert des fonds nécessaires à leur maintenance.

    Outre cet état de délabrement, ces immobiliers sont en général aujourd'hui objets de multiples litiges entre autres :

    - Absence de titres de propriété ;

    -Saisie ;

    -Procès en justice.

    II.2.2. a. Absence des titres de propriété

    La République Démocratique du Congo dispose des biens immobiliers dans plus de trente pays du monde mais tous ces biens sont devenus aujourd'hui des objets des conflits soit avec les autorités de pays accréditaires, soit avec les particulier de ces dit pays pour mangue de document justificatif  tout cela dû à la mauvaise gestion de ce patrimoine.

    En effet, quelques cas ont été retenus à ce point :

    · Au canada (Ottawa) sans titres ;

    · Angola (Luanda) manque des titres

    · Gabon (Libreville) pas des titres de propriété, etc.

    Tous ces manquements conduisent nos ambassades, chancelleries et résidences des chefs des missions diplomatiques à la saisie.

    II.2.2.b. saisies des patrimoines de la R.D.C. à l'étranger

    En dépit de non-conformité aux règles de logement et d'abandon de ces patrimoines à l'étranger, la République démocratique à de sérieux problèmes en vers ces pays amis à ce qui concerne ces immeubles à l'étranger. C'est les cas de la république fédérale de Nigeria, Ghana... a travers les démarches entreprises du gouvernement de la république démocratique du Congo, tous ces missions à l'étranger confrontées par cette situation saisie la justice pour la récupération de ces patrimoines.

    II.2.2. c. Procès en Justice

    Pendent que les immobiliers de la république Démocratique du Congo se trouve dans les difficultés de saisie soit de confiscation d'une part, et d'autres part les autres sont objets de justice pour l'expropriation, soit pour l'abandon, soit pour l'impayement de loyer. C'est le cas de la chancellerie de la République Démocratique du Congo, confisquée par la justice angolaise.10(*)

    Le constat général sur ce point est que dans ces conditions conflictuelles, les diplomates congolais malgré la bonne volonté qu'ils peuvent avoir pour représenter leur pays, ne pourront pas accomplir toutes les cinq fonctions classique données aux diplomates lors de la convention de vienne de 1961. (14)11(*)

    II.3. Effectifs Pléthoriques

    Pendant que les missions diplomatiques se trouvent confrontées à de grands problèmes financiers et matériels ainsi qu'aux difficultés de rapatriement des diplomates arrivés au terme de leurs mandats, le ministère continue cependant à y affecter de nombreux autres diplomates. Par conséquent les embrassades et consulats généraux se trouvent avec des effectifs inutilement pléthoriques.

    Crise à la centrale contrairement aux usages plusieurs diplomates demeurent pendant longtemps aux mêmes postes sans affectation ni rappel à la centrale. Selon l'obligation de rotation. Une situation qui engendre la routine et partant, la fonctionnarisation à outrance de l'activité diplomatique face à l'impératif d'une plus grande compétitivité et une présence marquée attendue des diplomates.

    Dès son accession à l'indépendance, la République Démocratique du Congo comptait une dizaine de représentation au monde, mais à l'heure actuelle elle en compte 64 en raison de 60 ambassades et 4 consultas généraux avec un nombre pléthorique, et il faut y ajouter un nombre important d'engagés locaux qui bénéficient de la couverture diplomatique pour mieux vivre à l'étranger.

    Cette mauvaise situation résulte du fait que la carrière diplomatique n'est plus réglementée et, suite au désir ardent des congolais de s'expatrier, la diplomatie est devenue le secteur de prédilection pour l'affectation des membres de famille, de tribus de régions et d'autres personnes intimes ou proches du pouvoir, sans nécessairement tenir compte des critères, objectifs d'expérience, de compétence et poste à pourvoir.

    Pourtant, l'évolution constante et rapide du monde devrait inciter le ministère à se doter des diplomates compétents et capables d'interpréter avec pertinence les enjeux mondiaux et régionaux de l'heure. Il ne suffit pas d'être affecté à un poste diplomatique pour avoir qualité de diplomate. Un vrai diplomate devrait être professionnellement compétent et imprégné des us et coutumes diplomatiques ce qui manque à beaucoup de prétendus diplomates congolais.

    A titre illustratif, nous avons retenu les statistiques suivantes obtenues après la XIe conférence diplomatique de novembre - décembre 2010.11(*)

    Postes

    Effectifs des diplomates

    1

    Genève

    4

    2

    New York

    10

    3

    Washington

    6

    4

    Alger

    3

    5

    Anvers

    4

    6

    Athènes

    3

    7

    Beijing

    6

    8

    Belgrade

    5

    9

    Berne

    2

    10

    Berlin

    6

    11

    Brasilia

    6

    12

    Bruxelles

    9

    13

    Le Caire

    4

    14

    Lisbonne

    4

    15

    Londres

    7

    16

    Madrid

    6

    17

    Moscou

    6

    18

    New Delhi

    5

    19

    Ottawa

    4

    20

    Paris

    6

    21

    Pretoria

    5

    22

    Rabat

    4

    23

    Rome

    4

    24

    Ryad

    3

    25

    Seoul

    3

    26

    Tel- Aviv

    3

    27

    Tokyo

    4

    28

    Tripoli

    4

    29

    Tunis

    4

    30

    Vatican

    3

    31

    Windhoek

    3

    32

    Abidjan

    4

    33

    Abuja

    4

    34

    Accra

    3

    35

    Addis-Abeba

    6

    36

    Bangui

    6

    37

    Brazzaville

    5

    38

    Bujumbura

    5

    39

    Conakry

    3

    40

    Dakar

    4

    41

    Dar- es -Salam

    5

    42

    Ndjamena

    6

    43

    Harare

    4

    44

    Kampala

    5

    45

    Khartoum

    5

    46

    Kigali

    5

    47

    Kigoma

    3

    48

    Libreville

    4

    49

    Lomé

    4

    50

    Luanda

    5

    51

    Luena

    3

    52

    Lusaka

    5

    53

    Maputo

    3

    54

    Nairobi

    5

    55

    Ndola

    3

    56

    Yaoundé

    3

    57

    Stockholm

    7

    58

    Bucarest

    5

    59

    Buenos-Aires

    5

    60

    Prague

    2

    61

    Varsovie

    4

    62

    Cotonou

    4

    63

    Monrovia

    4

    64

    Nouakchott

    4

    NB : après la XIe conférence diplomatique tenue à Kinshasa du 29 novembre au 4 décembre 2010, dans son discours, le président de la République Démocratique du Congo a décidé de revoir à la baisse les nombre des missions diplomatiques de la République Démocratique du Congo à l'étranger et leur distribution géographique doit être réajustée. Il s'agit notamment de 8 dernières postes énumérés dans notre liste de représentation.12(*)

    A cet égard nous considérons que la réduction de nombre des diplomates est préférable à celle des missions diplomatiques car il ne serait pas raisonnable de réduire le nombre des ambassades et des représentations diplomatiques en cette période de la mondialisation qui nécessite un véritable déploiement au monde.

    De toutes façons, le nombredes ambassades et consulats généraux de la République Démocratique du Congo n'est pas exorbitant au regard de 193 Etats membres des nations unies et comparativement à un pays comme la France qui a ouvert au monde plus de 156 ambassade, 17 représentations et 98 postes consulaires.13(*) On dira que c'est normal car la France est un pays plus développé qui dispose des moyens pour bien entretenir sa diplomatie.

    Alors prenons l'exemple d'un petit pays africain moins nanti en potentialités économiques en l'occurrence le Rwanda qui n'a pas besoin d'être soutenu par la communauté dans son effort de reconstruction il a du faire face à toute opposition grâce à sa relance diplomatique donc rouvrir les anciennes ambassades, élargir le réseau des relations diplomatiques au moyen d'ambassades nouvelles ; et ce malgré les faibles moyens financiers disponibles ; les dettes dansles ambassades et organismes internationaux furent épongées, ce qui permit au Rwanda de retrouver sa crédibilité et son droit de vote au sein des organismes.14(*)

    Chapitre III : IMPACT DE LA DIPLOMATIE CONGOLAISE DANS LA PROMOTION DES DROITS DE L'HOMME

    Section I : Situation des droits de l'homme en République Démocratique du Congo

    Le 10 décembre 1948, l'assemblée générale de nations unies a adopté et proclamée la déclaration universelle des droits de l'homme.15(*)Sans distinction fondée sur la politique, les Etats membres de l'ONU doivent appliquer sans restriction.

    Pendant la période de la guerre froide, l'antagonisme de deux puissances rivales était toujours mis en exergue au détriment de la dimension de droits de l'homme qui, du reste était négligée.

    Avec la fin de ladite guerre, les droits de l'homme retiennent l'intérêt de la communauté internationale et représentent comme l'un des trois piliers de l'action du conseil de sécurité des Nations Unies.

    Aussi, avec la création du conseil des droits de l'homme en remplacement de la défunte commission des droits de l'homme, tous les pays sont-ils jugés selon qu'ils respectent ou non les droits de l'homme.

    Aujourd'hui 62 ans depuis que la déclaration universelle des droits de l'homme est adoptée, où en-est-il du bilan en République Démocratique du Congo ?

    A ce sujet, la situation des droits de l'homme en République Démocratique du Congo sera examiner dans le nouveau cadre de mécanisme appelé « examen périodique universel (EPU)».

    III.1.1. Rétrospective sur le droit de l'homme en République Démocratique du Congo

    La promotion des droits de l'homme aujourd'hui dans le monde, reste l'apanage de tous les Etats membres des nations unies et sur tout de l'Assemblée Générale de ladite organisation.

    La République Démocratique du Congo membre de l'organisation des nations unies, aujourd'hui  est devenue un oeil visé dans la notion de non-respectdes droits de l'homme, ce qui lui donne aujourd'hui une mauvaise réputation sur la scène internationale comme un pays de violations des droits de l'homme. Concernant les violations des droits de l'homme en République Démocratique du Congo, les nations unies ont annoncé pour la première fois, dans un rapport au conseil de sécurité en juin 2006, leur intention d'envoyer une équipe des spécialistes des droits de l'homme en République Démocratique du Congo pour y dresser un inventaire.16(*)

    En mai 2007 le secrétaire général des nations unies a approuvé le mandat du projet rapport Mapping suite à une série des consultations avec les agences onusiennes et autres partenaires concernés et aussi avec le gouvernement de République Démocratique du Congo.

    Le projet Mapping sous la gouverne du haut-commissariat aux droits de l'homme (HCDH) a statué sur trois objectifs :

    1. Dresser l'inventaire de la violation les plus graves des droits de l'homme et du droit international humanitaire

    2. Evaluer le moyen dont dispose le système national de justice pour donner la suite voulue aux violations des droits de l'homme ;

    3. Elaborer une série de formules favorables pour aider le gouvernement de la République Démocratique du Congo à identifier les mécanismes appropriés de justice transrationnelle permettant de traiter les suites des violations en matière de vérité et de justice.

    III.1.2 Violations des droits de l'homme en République Démocratique du Congo

    Le rapport du projet mapping étale la vérité sur le cas de la violation des droits de l'homme en République Démocratique du Congo.

    Ce projet décrit 617 incidents des violences survenues sur le territoire congolais. Chacun de ces incidents répertoriés s'appuie sur au moins deux sources indépendantes identifiées dans les rapports.

    A ce sujet, les femmes sont les plus victimes en République Démocratique du Congo, elles font les frais des violences sexuelles ; les femmes sont les cibles des violences massives.

    La revue « the américain journal of public health » relève une forte augmentation des viols en République Démocratique du Congo au rythme actuelle de 1.152 femmes par jour, soit 48 femme par heure en moyenne, 26 fois plus que ne l'estime les nations unies, qui font état d'environ 16000 femmes violées par ans.17(*)

    A l'égard de ce point de vue, plusieurs ONG de protection des droits de l'homme dénoncent les violations massives et flagrantes. Nous ne saurons pas en citer toutes, mais quelques une d'entre-elles ; les violations se situent à des divers niveaux : des journalistes, fonctionnaires, les leaders d'opinions, les prisonniers, les activités des droits de l'homme... donc il suffit de n'est pas partager les mêmes points de vues que l'autorité en place pour subir des sanctions allant de la prison à la mort.

    Ces violations des droits de l'homme se transforment par fois en génocide lorsque c'est une minorité qui est visée ou une catégorie.

    Le bureau de coordination des affaires humanitaires des NationsUnies (OCHA) a dans un communiqué daté de mardi 21 janvier 2009, exprimé sa vive préoccupation et dénoncé la situation humanitaire déplorable dans laquelle vivent les populations congolaises victimes des conflits, aussi que des violations des droits humains à demander au gouvernement congolais de protéger la population civile traumatisée.18(*)

    Human rigts watch crève l'abcès en dénonçant les multiples violations des droits de l'homme même des enfants soldats enrôlés dans l'armée, les enfants mineurs violés, la situation humanitaire est catastrophique et surtout dans les zone de conflits, ou soldats belligérants et loyalistes, aucune des parties en conflit ne s'en préoccupe.

    En République Démocratique du Congo le principe machiavélique est appliqué par les adversaires cette fois-ci avec comme moyen : les viols, vols, massacre, pillage des populations qui constituent une arme de dissuasion ou de terreur soit d'intimidation contre son adversaire.

    A titre illustratif, l'ONG journaliste en danger (JED) dénonce plusieurs arrestations et tueries.

    Quant aux conditions d'incarcération, les ONG de droits de l'homme et leurs activistes n'ont jamais cessé de décrier. C'est ce qui avait poussé le feu Floribert CHEBEYA le président de l'ONG voix de sans voix (SVS) que pleure jusqu'aujourd'hui la nation congolaise toute entière à décrire aux autorités de police.

    · Constat : en République Démocratique du Congo, les causeurs des crimes trouvent refuge dans l'institution c.à.d. ils sont protèges dans les partis politiques d'alliance avec le pouvoir en place.

    La République Démocratique du Congo apparait comme un Etat singulier ou tous ceux qui ont pillé violé, volé... et certains qui poursuivent leur intérêt égoïste se moquent éperdument des droits humains, et cherchent à faire régner la terreur autour d'eux en exerçant dans la voie de l'impunité.

    III.1.3. Promotion et automatisation de la femme

    La promotion des droits de la femme et sa participation effective continueront d'occuper une place prépondérante dans le programme de travail de l'assemblée générale, notamment en ce qui concerne l'accès des femmes aux postes de responsabilité dans les domaines de la politique de la bonne gouvernance et de la consolidation de la paix. En cette matière d'après la 11èmeconférence diplomatique, la République Démocratique du Congo a fait montre d'une expérience avancée en octroyant des nombreuses occasions aux femmes pour être nommé à des hautes fonctions d'Etat.

    Section II : La diplomatie congolaise et les droits de l'homme

    La constitution d'un Etat qui engendre les lois, est l'assise solide sur laquelle sont fondés les droits et libertés du citoyen. Elle offre aussi la garantie juridique sur laquelle se repose toute organisation politique, économique, sociale, administrative et professionnelle des institutions de L'Etat telle que la diplomatie.

    La diplomatie est un concept complexe ; au sens propreil désigne la science des traités qui règlent les relations internationales. En tant que telle, elle exige de l'agent diplomatique une formation solide en droit international. Comme science ; la diplomatie s'appuie sur le droit international ; elle exige des sujets diplomatiques une formation solide en sciences juridiques et surtout en droit international. Tandis que comme art, elle exige plutôt des agents diplomatiques, l'habileté, la souplesse, l'adresse et l'esprit coopératif.

    Dans les entretiens et négociations diplomatiques, la diplomatie vise avant tout à faire prévaloir les solutions pacifiques sur les solutions violentes.

    Une fois encore l'ancienne colonie belge est déchirée par des guerres civiles greffées sur une guerre d'injuste agression qui a déjà causée plus de 6 millions des morts sans parler de nombreux autres dégâts de toutes sortes qu'elles ont occasionnés.

    Pour assouvir les appétits de ceux qui convoitent ses richesses ainsi que la soif du pouvoir de ceux des fils qui ne voient d'autres moyens d'y accéder que le concours à la force armée et l'alliance avec les pays agresseurs.

    Une fois de plus l'ONU est appelée à la rescousse de la République Démocratique du Congo.

    Depuis 1960, la diplomatie déployée dans le monde par le Congo Démocratique (ex- Congo belge) a été dans son ensemble selon les experts globalement inefficiente, nullement à la hauteur, ni de sa démographie, ni de ses dimensions, ni des potentialités dont il est doté par la nature. Plusieurs raisons expliquent cet état de chose comme nous aurons l'occasion de l'appréhender.

    III.2.1 la Configuration géographique de la R.D.C

    Située au centre de l'Afrique, la République Démocratique du Congo apparait comme le centre diplomatique principal des neuf Etats de l'Afrique centrale ; Kinshasa est l'intermédiaire diplomatique auprès des autres Etats de zone d'un grand nombre des représentations étrangères.

    Face à l'ensemble d'autres sous-régions africaines la République Démocratique du Congo se dégage nettement comme le grand lieu de convergence diplomatique en Afrique centrale. Compte tenu des facteurs déterminant de sa politique étrangère donc les facteurs géographique, démographique et économique, la République Démocratique du Congo est appelée à jouer un rôle très important en Afrique aussi est-elle devenueun enjeu des puissances étrangères et en-même temps un enjeu géopolitique.La République Démocratique du Congo doit assurer le contrôle de sa situation géographique pour par- venir à promouvoir et protéger les facteurs déterminant sa politique étrangère.

    III.2.2. La qualité de la diplomatie et ses animateurs

    La finalité ultime de la diplomatie c'est la défense des intérêts majeurs de la nation face aux autres puissances. Ce qui revient à dire que la diplomatie d'un pays en principe une expression extérieure de sa politique intérieure, laquelle devrait et doit être orientée essentiellement vers les intérêts majeurs de la population à savoir son développement et son mieux- être. Telle n'a pas semble-t-il la diplomatie congolaise qui a vu le jour en 1960.

    Dominée par les antivaleurs, sans nombre, elle s'est jusqu'à présent signalée parce qu'un participant à cette réflexion, nommerait « l'incohérence éthique » par exemple : condition de vie déplorable, nombre des personnes nommées en dehors de toute mesure... aussi pensons-nous que c'est dans la voie de cohérence éthique plutôt que la diplomatie congolaise devrait engager pour retrouver force et vigueur et se mettre efficacement au service de la population de la République Démocratique du Congo.

    Selon J. KORTEWEG, la diplomatie constitue un « ensemble de règles objectives et de coutumes juridiques qu'on observe en temps de paix pour ordonner les rapports entre les Etats souverains ».19(*) La mission de la diplomatie, dit SCHELLE-STEINWARTE, consiste à réaliser les exigences de la politique extérieur d'un pays. La diplomatie doit être habile à se rendre un compte exact de l'opinion publique, il doit s'attacher à choisir avec prudence et circonspection les moyens de l'influencer.

    Plus dans ses moyens, la diplomatie sera honnête, plus les effets ne seront durables. Le but du véritable diplomate doit être d'amener tout naturellement le pays étranger à accomplir les actions qu'il désir provoqué.

    De ce qui est de la promotion des droits de l'homme à travers la diplomatie sous ses pionniers, est un devoir civique, ce comme l'écrivait Helwig Dohn, en 1876 dans son livre intitulé « la nature et les droits de femme ». Les droits de l'homme n'ont pas de sexe. La recherche de voies et moyens visant l'abolition de toute forme de discrimination, ne doit être l'affaire des seules femmes célibataires, veuves... elle ne doit non plus être l'apanage des intellectuels ou soit des instruits, plutôt une affaire de toute la nation.20(*) 21(*)

    A l'occasion, il sied de le rappeler, les diplomates congolais venus de plusieurs horizons lors de la 11eme conférence diplomatique tenue à Kinshasa novembre-décembre 2010, ont procédé à une autopsie sans complaisance de la diplomatie congolaise. Cinquante ans après la souveraineté nationale, la situation laisse vraiment à désirer.

    A cause d'une diplomatie clocharde, désarticulée et anachronique, la République Démocratique du Congo vend au monde une image très négative. Cette image a nourri une série de préjugés qui ont autorisé n'importe quelle expédition aventurière sur le sol congolais.

    Il y a lieu d'aborder des aventures militaires criminelles dont le soubresaut se ressentent encore à l'est du pays, il y a ensuite eu, dans le sillage des guerres à répétition, un pillage systématique des ressources minières et naturelles congolaises, il y en fin ce mépris syncrétique dont souffre les citoyens congolais presque partout sur la planète, les expulsions violentes et dégradantes des congolaise en Angola en sont une illustration vivante.

    Comment les congolais ne seront-ils pas descendus bas dès lors que la diplomatie qu'eux de la République Démocratique du Congo renvoie du pays et de ses habitants une image très chétive, pitoyable et sujette au mépris.

    CONCLUSION GENERALE

    Tout compte fait, l'analyse et perspectives de la diplomatie et des droits de l'homme en République Démocratique du Congo, disons que cette dernière n'a pas su tirer convenablement profit de nombreuses relations qu'elle a créées dans le monde et les droits de l'homme ne sont pas respectés.

    La 11emeconférence diplomatique tenue à Kinshasa du 29 novembre au 4 décembre 2010, a d'ailleurs officiellement reconnue cet échec, en affirmant que la diplomatie congolaise est contrastée donc une diplomatie de l'insolvabilité, de non-respect des droits de l'homme, une diplomatie qui terni l'image du pays, de ce fait la République Démocratique du Congo est classée parmi les pays qui ne respectent pas les droits humains.

    A cet effet, si les autorités de la République Démocratique du Congo veulent rendre plus dynamique, utile et améliorer l'image du pays à l'extérieur, la diplomatie des droits de l'homme, devraient remédier aux défaillances relatives aux directives et au suivi du travail des diplomates, allouer aux missions diplomatiques des moyens financiers et matériels adéquats et par conséquent ; redimensionner les ambassades du point de vue des effectifs des diplomates et des engagés locaux.

    Nous considérons impérieux de rappeler effectivement les diplomates arrivés au terme de leurs mandats et leurs accorder les moyens indispensables pour regagner le pays.

    A cet égard nous examinons les propositions tenues par le chef de l'Etat lors de l'ouverture de la 11éme conférence diplomatique, déclarant la compression des nombres des postes diplomatiques et consulaires n'est pas favorable pour un pays à dimension continental et soutenons celle de la réduction de nombre des diplomates, car il ne serait pas raisonnable de réduire les nombres des ambassades et des représentations à cette période où le monde est devenue un village planétaire, or, il serait mieux de déployer une diplomatie multilatérale forte et plus ajustée pour garantir la sécurité de la République Démocratique du Congo afin de promouvoir une bonne politique du respect des droits humains.

    BIBLIOGRAPHIE

    J-A NYEMETESE, Une diplomatie repensée pour la République Démocratique du Congo, éd. Universitaire du Kasaï, Kananga, 2001.

    Marie Ange LUKIANA, La promotion des droits des femmes une stratégie pour la paix en République Démocratique du Congo UNAF, Kinshasa, 2000

    TSHIBASU MFUADI, Le calvaire d'un diplomate du Congo-zaïre, harmattan, paris, 2006

    A. Daniel BASEL AD PUB LA DIPLOMATIE PILE & FACE MEDIANE RDC, 2004

    VENANT ELVIS TSHIYEMBE, Lapolitique étrangère de la République Démocratique du Congo continuitésetrupture, Harmattan, paris, 2009

    Ephrem LIBATU LA MBONGA, quelle diplomatie pour laRépublique Démocratique du Congo, harmattan, paris 2008.

    PINTO, R et GRAWITZ, M, Méthode des sciences sociales, Dalloz, Paris 1996

    KOFI Annan, déclaration universelle des droits de l'homme 60 ans

    ARTICLES& REVUES

    Article le phare

    Article le potentiel

    Revue jeune Afrique l'intelligent N° 2113

    Projet rapport mapping de l'ONU

    Rapport général de la XIème conférence diplomatique

    Convention de vienne 1961

    Notes des cours

    Dr. Professeur BIYOYA, P. Cours des théories des relations internationales, G1 RI.

    Professeur BALABALA KASONGO, Elément de l'initiation à la recherche

    Scientifique, G1 RI.

    Professeur AWAK' YOM, méthode de recherche scientifique, G2 RI.

    Web graphiehttp.//www. Diplomatie.gouv.fr

    TABLE DES MATIERES

    EPIGRAPHE i

    EXHORTATION ii

    DEDICACE iii

    AVANT- PROPOS 1

    INTRODUCTION 2

    1. Problématique 2

    2. Hypothèses de travail 3

    3. Choix et intérêt du sujet 4

    4. Délimitation du sujet 4

    5. Méthodes et Technique de travail 5

    6. Plan sommaire du travail 6

    Chapitre I. CONSIDERATION GENERALE 7

    Section 1. DEFINITION DES CONCEPTS 7

    1.1. Diplomatie 7

    1.2. Droits de l'homme 7

    Section 2 : Aperçu Historique sur la Diplomatie Congolaise 7

    2.1. Du 30 juin 1960 au 24 novembre 1965 8

    2.2. Du 24 novembre 1965 au 17 ami 1997 9

    2.3. Du 17 mai 1997 au 26 janvier 2001 11

    2.4. Du 26 janvier 2011au 30 JUIN 2003 12

    2.5. Du 30 juin 2003 au 06 Décembre 2006 13

    Chapitre II : LES DIFFICULTES INERENTES A LA DIPLOMATIE CONGOLAISE 14

    II.1. L'Image de la diplomatie congolaise 14

    II.2. les difficultés financières et matérielles 16

    II.2.1 les difficultés financières 16

    II.2.2. Difficultés Matérielles 18

    II.3. Effectifs Pléthorique 20

    Chapitre III : IMPACT DE LA DIPLOMATIE CONGOLAISE DANS LA PROMOTION DES DROITS DE L'HOMME* 24

    Section I : Situation des droits de l'homme en République Démocratique du Congo 25

    III.1.1. Rétrospective sur le droit de l'homme en République Démocratique du Congo 26

    III.1.2 Violations des droits de l'homme en République Démocratique du Congo 27

    III.1.3. Promotion et automatisation de la femme 29

    Section II : La diplomatie congolaise et les droits de l'homme 29

    III.2.1 la Configuration géographique de la R.D.C 30

    III.2.2. La qualité de la diplomatie et ses animateurs 31

    CONCLUSION GENERALE 33

    BIBLIOGRAPHIE 34

    TABLE DES MATIERES 35

    * 1 ASBI AZIZ, la théorie des Relations internationales, Paris, Harmattan, 2004, P.204

    * 2 OMASOMBO TSHONDA, Méthodes de travail scientifique, G1 SPA, UNIKIN ,1998 - 1999, inédit.

    * 3 BALABALA KASONGO, M. et AFWANISU, Claude,Elément de l'initiation à la recherche scientifique, G1 RI, UTBC, 2007- 2008 inédit

    * 3Ibidem

    * 4 BALABALA KASONGO, M. et AFWANISU, Claude, op. cit

    * 5 Robert Encyclopédique, tom 2, Robert, Paris, 1971, P.232

    * 6 LIBATU LAMBONGA, E., Quelle diplomaties pour la République Démocratique du Congo, Harmattan, paris 2008, P.17

    * 7 LABANA, J.B, Forceet faiblesse de la diplomatie congolaise, in une Diplomatie repensée, éd., universitaire du Kasaï, P.63

    * 8LABANA, J.B., Op cit, P. 64

    * 9Rapport final de l'inventaire du patrimoine du ministère des Affaires Etrangères, Pp 93-96

    * 10LaConvention de vienne 1961

    * 11Ibidem

    * 12Idem

    * 13 Htpp.// WWW.diplomatie.gouv.fr

    * 14 Jeune Afrique l'intelligent n°2113

    * 15Koffi Annan, déclaration universelle de droits de l'homme 60 ans

    * 16 Nations unies, projet du rapport mapping, 4 octobre 2010.

    * 17Revue Afrique rédaction

    * 18Article le fart du 22 janvier 2009

    * 19 Van DEREESSEN, Cité par joseph LUKOKI MAVUKA, in une Diplomatie repensée pour la RDC, urgence et pertinence, KANANGA, éd. Universitaire du Kasaï, 2001, P.7

    * 20 Helwige DOHM, Cité par professeur MABIALA LAMANTUBA6NGOMA, in la promotion des droits des femmes une stratégie pour la paix en RDC, UNAF, KINSHASA, 2000






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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus