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Bio-écologie des anophèles de part et d'autre de la falaise des Mbô et leur implication dans la transmission du paludisme d'altitude


par Billy TENE
Université de Yaoundé 1 - DEA 2007
  

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3.1.3. Variations saisonnières des populations anophéliennes

Les récoltes de spécimens ont été étalées pendant toutes les saisons de la région. La distribution des différentes populations entre les deux types de saisons n'est pas homogène (Tableau 4). Certaines espèces à l'instar de An. moucheti et An. namibiensis n'ont pas du tout été capturées en saison sèche. Ainsi, lepourcentagede la populationen saison sèche (13,71%)a été bien plus faible que celui de la saison des pluies (86,29%). Malgré une baisse de densité en saison sèche, An. funestus et An. nili montrent plutôt une augmentation importante de leur fréquence dans la population totale. An. pharoensis n'a été retrouvé qu'en saison sèche mais sa densité très faible (1 seul individu) rend ce résultat difficilement interprétable.

3.2. STRUCTURE DU COMPLEXE ANOPHELES GAMBIAE

3.2.1. Composition du complexe Anopheles gambiae

Le test "PCR complexe gambiae" effectué sur un total de 430 spécimens a révélé la présence d'une seule des 3 espèces du complexe présentes au Cameroun soitAn. gambiae s.s.(390pb)à Santchou comme à Dschang. La révélation sur gel d'agarose de quelques spécimens est illustrée par la figure 9.

3.2.2. Formes moléculaires de Anopheles gambiae s.s.

Sur un total de 312 An. gambiae s.s. testés, nous avons obtenu 309 résultats positifs, tous de forme moléculaire S avec un poids moléculaire de 475 pb après amplification,et 3 résultats négatifs. Aucun échantillon M (727 pb)n'a été retrouvé dans les deux sites. Le profil de migration est présenté enfigure 10.

3.3.VARIATIONS DE LA COMPOSITION SPECIFIQUE ET DES INDICES ENTOMOLOGIQUES AVEC L'ALTITUDE

3.3.1. Variation de la composition spécifique de la faune anophélienne

Les captures ont été plus productives dans la région de basse altitude (Santchou) avec 67,35% de l'effectif total, qu'en haute altitude (Dschang)avec 32,65% du total (Tableau 3).

A Santchou : L'espèce la plus abondante a été An. gambiaes.l.avec 84,46% de l'effectif (n = 2892individus), suivie de loin par An. paludisavec 6,16% (n = 211) et An. funestus avec 4,73% (n = 162).An. namibiensis, An. ziemanni et An. nili ont été plus rares avec des fréquences inférieures à 2%. Les autres An. coustani, An. hancocki, An. pharoensiset An. wellcomei ont été récoltés à raison de moins de 5 individus par espèce.

Sens de migration

Mt G G G G G G G G Tn Mt Ta Tg

Puits de dépôt

Bande d'ADN

Gel d'agarose

G : échantillon d'ADN de An. gambiae s.s. ;Mt : marqueur de tailles ; Ta : témoin

An. arabiensis (315pb) ; Tg : témoin An. gambiae (390pb) ; Tn : témoin négatif.

Figure 10 : Profil de migration des différents membres du complexe An. gambiae

Sens de migration

Mt Tn S S S S S S S S Mt Tm Ts

Mt : marqueur de tailles ; : échantillon d'ADN de forme moléculaire S ; Tm : témoin pour forme moléculaire M (727 pb) ; Tn : témoin négatif ; Ts : témoin pour forme moléculaire S (475 pb) 

Figure 11 :Profil de migration sur gel d'agarose des spécimens de forme moléculaire M et S de An. gambiae s.s.

A Dschang :An. gambiaes.l.est l'espèce la plus représentée avec 90,30%de l'effectif (n = 1499individus), suivie de Anopheles funestus,7,83% (n = 130). Toutes les autres espèces à savoir An. coustani, An. hancocki, An. moucheti, An. nili, An. paludis, An. wellcomei et An. ziemanni ont eu des effectifs inférieures à 10 individus (fréquence < 0,50%).

Au final,la population anophélienne a été deux fois plus importante à Santchou (67,35% de l'effectif total) qu'à Dschang (32,65%).Si l'on compareles variations de fréquences de l'ensemble des espèces en fonction de l'altitude, on remarque que ladifférence de leur distribution dans les deux populations est très significative (÷² = 141,20 ; P < 0,005).

Huit espèces anophéliennes se sont révélées communes aux deux sites. Parmi elles, An. gambiae s.l.a présenté une fréquence relativement stable dans les deux sites altitudinaux (86,46% à Santchou et 90,30% à Dschang) ; An. funestus a été plus fréquente en altitude (7,83%) que dans la plaine (4,73%) ; An. nili, An. paludis et An. ziemannisont plus présentes dans la plaine (respectivement 1,61%, 6,16% et 1,99%) qu'en altitude (0,06%, 0,42% et 0,48%). Trois espèces sont isolées :An. namibiensis et An. pharoensis à Santchou et An. moucheti à Dschang.

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