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La gestion des engagements au sein de la succursale d'AlHoceima de la Banque Populaire

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par AAROUD Abdelkader - AKOTAT Faiz
Université mohamed 1er Oujda - Licence Sciences Economiques 2005
  

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Section 4 : Gestion du risque crédit

Les banques, comme beaucoup d'entreprises, sont soumises aux risques. Toutefois, elles sont soumises à plus de formes de risque que la plupart des autres institutions. La maîtrise des risques bancaires est, ainsi, un enjeu important : il s'agit, en fait, du thème central des nouveaux accords de Bâle II qui devraient entrer en vigueur fin 2006.

Au titre de ses activités, la banque est, en effet, exposée à différentes natures de risques : risque de crédit et de marché, de règlement, information et risque juridique, etc.

Le risque qui nous intéresse, ici, est le risque de crédit aussi appelé « risque de contrepartie ».

I- Définition

Le risque de crédit peut être défini comme le risque qu'un client ne soit pas en mesure d'honorer ses engagements à l'égard de l'établissement de crédit.

De plus, le risque de crédit se définie comme le risque de perte pouvant survenir en cas de défaillance d'une contrepartie.

D'une part, on peut distinguer 3 composantes du risque de crédit :

Le risque de contrepartie, de défaut ou de défaillance :

Il correspond au refus ou à l'incapacité d'un débiteur de remplir ou d'assurer à temps les obligations financières contractuelles envers ses créances au titre des intérêts ou du principe de la dette contractée.

Le risque de dégradation de la qualité du crédit :

Il se traduit par la dégradation de la situation financière d'un emprunteur, ce qui accroît la probabilité de défaut, même si le défaut proprement dit ne survient pas nécessairement.

L'incertitude liée au taux de recouvrement :

Le taux de recouvrement se définit comme la perte enregistrée après survenance du défaut.

D'autre part, le risque de crédit lié à une position dépend principalement de trois facteurs : le montant exposé, la probabilité de défaut et le taux de recouvrement.

II. Gestion actuelle du risque de crédit

1. Réglementation prudentielle des activités de crédit

La réglementation prudentielle recouvre l'ensemble des contraintes imposées aux établissements de crédit pour une bonne gestion et maîtrise des risques qu'ils font courir à l'ensemble des acteurs économiques et plus particulièrement à leurs déposants. En réalité, le premier souci des autorités bancaires et de limiter au maximum une propagation des défaillances pouvant entraîner de graves perturbations pour le reste des gantes économiques.

2. Méthodes de gestion traditionnelle du risque de crédit

Elles reposent sur la gestion a priori et la gestion a posteriori du risque de crédit.

L'exposition au risque de crédit est traditionnellement gérée à priori dans les banques par des méthodes d'analyse financière et par l'allocation de limites d'engagements. La gestion a posteriori est celle du suivi des engagements. Une fois le crédit accordé, si la qualité de l'emprunteur se détériore, il ne reste généralement que deux solutions à la banque : avoir recours aux provisions ou bien solder leur position en enregistrant une perte. Par conséquent, la gestion à priori est primordiale, de fait qu`elle prend en compte l'appréciation et la prévention du risque de crédit.

2.1- L'appréciation du risque de contrepartie

2.1.1- L'analyse financière :

L'analyse financière permet de faire une étude approfondie sur la situation financière d'une entreprise.

D'une part, elle donne des informations indispensables telles que la qualité de l'entreprise, sa rentabilité, etc. Néanmoins, il reste à savoir si cette analyse est suffisante pour quantifier la rémunération du risque de crédit lors d'une demande de prêt de l'entreprise. En effet, les ratios financiers évoluent dans le temps et dépendent du secteur industriel de l'entreprise et de sa localisation géographique.

D'autre part, l'analyse financière est un outil de base permettant de savoir si l'attribution d'un crédit est possible, mais elle ne permet en cas aucun de déterminer le niveau de marge requis.

2.1.2- La notation des agences de ratings :

La notation est une évaluation indépendante de la capacité et de la volonté d'un emprunteur à faire face en temps et en heure à ses obligations financière est fonction de la probabilité de la défaillance.

Ainsi, ces systèmes de rating permettent de formaliser l'appréciation qualitative du risque et de suivre la qualité du portefeuille d`engagements.

2.2- La prévention du risque de contrepartie ou la gestion des lignes de crédit

Il est nécessaire d'éviter que la défaillance d'une contrepartie n'entraîne pas des difficultés trop importantes pour le prêteur. Pour cela, les banques doivent déterminer les seuils à ne pas franchir.

D'une part, les banques pour contenir leurs risques dans une enveloppe acceptable doivent se donner des limites d'exposition, donc les systèmes de limites de risque consistent à fixer des autorisations d'engagements par contre partie et par marchés.

Dans le même ordre des idées, un suivi constant des utilisations est indispensable afin de s'assurer que les limites d'exposition sont bien respectées. Mais, c'est justement ce suivi qui pose un problème, d'une part, d'information et d'organisation du reporting des risques, et d'autre part de la mesure en intervalle suffisamment fréquents des expositions au risque.

D'autre part, le banquier peut mettre en place des sûretés définies comme des garanties destinées à éviter à un créancier les conséquences de l'éventuelle insolvabilité de son débiteur. Il existe deux classes de sûretés. Premièrement, les sûretés réelles sont des biens, mobiliers ou immobiliers, qui sot affectés en garantie d'une créance (les gages pour les biens mobiliers, et les hypothèques pour les biens immobilier). Deuxièmement, les sûretés personnels sont l'engagement d'une ou de plusieurs personnes qui promettent de désintéresser le banquier en cas de défaut de l'emprunteur (les cautions qui sont des engagements d'ordre général et les avals qui sont des engagements ciblés sur un crédit particulier).

Il est à noter, enfin, que toutes les techniques que l'on vient de voir permettent de réduire un risque de crédit en le vendant. Cependant, cela n'est possible qu'à la seule condition que ce risque de crédit existe déjà dans le bilan des banques. Par ailleurs, le client est souvent ms au courant que sa contrepartie cherche à diminuer le risque de crédit initialement, ce qui n'est pas sans poser de difficultés commerciales.

Conclusion du chapitre II :

Le chapitre qui vient de se conclure constitue, en réalité, l'essentiel de l'effort et du travail qui ont été déployés à l'occasion de la rédaction de ce rapport de stage. Il est et doit être, naturellement, le plus volumineux et le plan détaillé par rapport aux autres chapitres. Et pour cause ! il traite du même sujet que celui du rapport tout entier.

Le lecteur y trouvera les éléments les plus significatifs, de point de vue gestion, se rapportent à l'engagement bancaire, tout en se situant bien évidement dans le cadre de la BP.

Il a, de ce fait, recensé les principales formules de financement et de cautionnement proposées et qui sont tant variées que nombreuses, mais qui sont encore, incontestablement, à améliorer pour les adapter aux besoins et exigences de plus en plus grandissants de la clientèle, les entreprises en particulier. Nous avons également mis le point sur les garanties exigées et l'étude de faisabilité qui sont devenues des conditions sin qua non à tout octroi de crédit aux entreprises, et qui constituent par le même le grand frein face à une relation banques/clients saine et épanouie. Le contrôle de gestion des engagements a montré, pour sa part, comment la Succursale assure le traitement de l'engagement une fois contracté. Nous avons précisé à ce propos, que ce contrôle obéit à des règles prudentielles on ne peut plus strictes qui sont généralement (en tous cas, pour un niveau minimum) émanant des dispositions et réglementations de la Banque du Maroc, ainsi que des règlementations comptables en vigueur (classification des créances d'après le risque ou encore provisionnement des créances malsaines, etc.).

Soucieux de cerner le sujet sous toutes ses coutures, nous avons accordé une attention toute particulière à la gestion du risque de crédit. Dans ce sens, nous avons constaté que la Succursale, sous supervision de la Banque Régionale de Nador - Al Hoceima, observe à la loupe le degré de risque que peut afficher un engagement et qui pourrait suivant l'importance des sommes mobilisées, mettre en péril la situation financière et patrimoniale. Dans ce domaine, les ratios prudentiels sont d'une grande utilité (le ratio couramment sollicité, à l'heure actuelle, étant dit le « ratio coocke »). Il faut rappeler, enfin, que la gestion du risque de crédit devra obéir à partir de fin 2006 aux nouvelles dispositions de la convention de Bâle II.

Toujours dans le même contexte, la logique du Crédit Jeunes Promoteur ayant montré ses limites, la banque populaire à inauguré un bureau représentatif de sa « Fondation Banque Populaire pour la Création d'Entreprises » au niveau de la Succursale d'Al Hoceima. Chose qui fera sensiblement baisser le risque de contrepartie, en injectant une nouvelle culture d'entreprenariat dans la région et de rétrécir par la même, le nombre d'entreprises qui dépassent leurs bilans annuellement, ce qui va renforcer la pérennité de l'entreprise et augmentera par conséquent,s a capacité à faire face à ses dettes.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault