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La gestion du risque operationnel dans l'activité bancaire: Cas des banques tunisiennes

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par Nitza Marjorie M'BOUROU PAMBOLT
Université Libre de Tunis - M.S.T.C.F 2007
Dans la categorie: Economie et Finance
  

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INTRODUCTION GENERALE

Les risques sont partout et leurs conséquences concernent l'humanité tout entière : le naufrage du Titanic ou celui du Prestige, l'explosion de la navette spatiale Challenger, la catastrophe de Tchernobyl, la faillite de la Barings. Tout cela aurait pu être évitée ou, du moins leurs conséquences limitées. Mais le plus grave est que, si aucune expérience n'est tirée de ces catastrophes, d'autres se produiront dans les mêmes secteurs d'activité et pour des raisons analogues. Une forte libéralisation a conduit à une importante volatilité des services bancaires et de nouvelles menaces pour les banques. Cette instabilité du système bancaire s'est manifestée par une crise d'illiquidité aigue (la crise asiatique en juillet 1997) jusqu'au milieu des années 1990 et n'a épargné aucun continent et encore moins l'Afrique.

Le phénomène prudentiel est le nouveau défi que se lancent les établissements de crédit dans la mesure qu'il est nécessaire au processus d'échange. En effet, dans son activité d'intermédiation financière et afin d'assurer une sécurité financière et une bonne allocation des ressources, la banque doit inscrire dans ses priorités stratégiques la maîtrise des risques auxquels elle se trouve confrontée et ce en adoptant une politique de gestion des risques.

Ainsi, l'environnement économique et financier est devenu de plus en plus source de risques, voir dangereux pour les banques qui vivent, mais qui peuvent aussi mourir des risques qu'elles ont pris. Du fait de ces mutations, les banques ont relevé des défis exceptionnels afin de se doter d'avantages concurrentiels déterminants. La banque, en effet, ressemble de plus en plus à une « machine à risque » : elle prend des risques, les transforme et les incorpore au service et aux produits bancaires qu'elle offre. Mais comment mesurer et améliorer l'efficacité d'une telle machine. Sachant que le risque opérationnel est un risque important pour l'activité bancaire, bien qu'il soit parfois difficile à appréhender et à quantifier il peut être à l'origine de pertes significatives voir de faillites. À cela, des difficultés ne tiennent pas seulement à la nature des risques pris, ceux-ci pour la plupart ne sont pas en effet d'une nature nouvelle (risque de crédit, de marché, solvabilité, risque de liquidité). Ils sont bien connus dans leur principe.

La nouveauté tient plutôt à la diversité des risques auxquels les banques doivent faire face à leur ampleur particulière de certaines pertes, à leur soudaineté et au fait que les dirigeants soient parfois surpris ou dépassés. Ces pertes ont été estimées par certains analystes à 12 milliards de dollars sur les 10 dernières années. De telles pertes sont dues généralement à une inadéquation ou une défaillance des procédures, des personnels, des systèmes internes ou à des événements extérieurs et plus précisément au risque opérationnel.

Ce risque n'est pas un sujet nouveau, c'est le premier risque que les banques ont à gérer (avant de faire un prêt ou d'exécuter un contrat). Par contre l'idée nouvelle est que la gestion des risques opérationnels devient une discipline autonome avec ses propres outils de mesure et ses propres procédures de contrôle, tout comme pour les risques de crédit ou les risques de marché. Les risques opérationnels existent dans toute entreprise du fait de la réalisation des opérations qui rentreront dans l'objet social. C'est dans cette optique que s'intègre ce travail de recherche où il s'agit d'étudier la gestion des risques liés à l'activité bancaire en présentant ses causes et conséquences pour une analyse Claire et détaillée.

À ce sujet, les questions qui se posent sont les suivantes : Quel est l'impact de l'application des normes prudentielles dans les établissements de crédit en Tunisie ? Comment les banques peuvent-elles réduire le risque lié à la gestion des modes opératoires ?

Avec le développement du marché, ces questions ont poussé les banques à rechercher des moyens d'appréciations du risque.

Le but ici est de montrer non seulement l'importance de l'analyse et de la gestion du risque opérationnel pour les établissements bancaires, mais surtout de voir comment la Tunisie se positionne face à cette pratique. Cela dans le but d'apporter ou de proposer des améliorations dans le cas où les banques tunisiennes seraient en marge de cette pratique ; car comme on le dit très souvent mieux vaut prévenir que guérir. Il est donc intéressant de savoir si les établissements de crédit en Tunisie sont conforment aux normes prudentielles internationales et comment ce dernier est analyser par les banques.

Afin de permettre une compréhension claire de notre étude, nous allons diviser notre travail en trois chapitres. Dans un premier chapitre, nous allons présenter le système bancaire et les risques rencontrés en présentant d'abord le fonctionnement du système bancaire, ensuite en définissant les différents risques rencontrés dans l'activité bancaire.

Le second chapitre nous amènera à mieux comprendre la gestion du risque opérationnel et cela en définissant en premier lieu la notion de risque et de risque opérationnel, ce qui nous permettra de mieux cerner le concept de risque opérationnel, ces composantes et ces différents moyens de couvertures ensuite en présentant des techniques pouvant être utilisées pour le réduire et enfin nous parlerons des normes prudentielles internationales avec le nouvel accord du comité de Bâle.

Le troisième chapitre nous mènera à la présentation du système bancaire tunisien et ces composantes, tout en abordant les différentes réforment qui ont eu lieu en vue du renforcement de l'efficience, ce qui conditionne donc la qualité du rôle que peut jouer les banques dans l'économie, ensuite nous exposerons l'étude faite sur l'analyse de la mesure des normes prudentielles dans les banques tunisiennes et cela par deux des méthodes que nous avons présenté dans le deuxième chapitre. Après observation de faits révélateurs, des recommandations seront apportées ce qui nous mènera à conclure.

CHAPITRE I : LE SYSTEME BANCAIRE ET LES RISQUES RENCONTRES.

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