WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La jeunesse marocaine: de la participation à  l'implication dans le développement humain et social

( Télécharger le fichier original )
par Hicham ABDEDINE
Faculté de Sciences Economiques Souissi Rabat - Master 2 Finance et Management des Organisations Economiques et Sociales et Développement Humain 2011
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Chapitre 1. Histoire et état des lieux de la jeunesse

Marocaine

La jeunesse constitue un atout incontestable pour le pays. Selon le rapport du cinquantenaire, les jeunes de moins de 30 ans représentent 60%2 de la population. Au delà de leur catégorisation statistique, les jeunes représentent un potentiel humain considérable, dont la valorisation constitue un défi crucial pour le pays. Paradoxalement, cet important potentiel d'avenir est mal connu en termes sociologiques et culturels. Le déficit de connaissance que le Maroc a accumulé sur sa jeunesse est patent et doit être comblé si l'on veut être à la hauteur des attentes.

I. Le rôle de la jeunesse dans l'histoire du pays

A travers le passé la jeunesse marocaine s'est rassemblée autour d'une question incontournable, celle de la libération du pays.

Le nationalisme a lutté contre le protectorat, en tissant tout un réseau de résistances dont l'objectif principal était l'indépendance autour de laquelle il y'avait un consensus total du peuple et du Roi (Ikken, 1999). La volonté de la libération était portée sur les épaules des jeunes marocains (étudiants, militants, ouvriers, ou encore de simples citoyens). Les animateurs du nationalisme étaient jeunes pour la plupart. Leur âge ne dépassait guère 20 ans. On pourrait citer quelques noms de ces jeunes résistants qui devaient marquer, plus tard, l'histoire marocaine (Omar Ben Abdeljalil, Abdelaziz Ben Driss, Ahmed Cherkaoui, Mehdi Benbaraka, Abderrahim Bouabid...), (Ikken, 1999).

Sur la base de la présentation du manifeste de l'indépendance du 11 janvier 1944, ce dernier a été marqué par une forte présence de jeunes, entre résistants nationalistes, cadres, et intellectuels, « 70% des jeunes signataires avaient un âge compris entre 15 et 35 ans »3 (...).

2 Rapport du Cinquantenaire, Le Maroc Possible, « Les jeunes et la dynamique du changement », 2006, 282 p.

3 Les âges des signataires à la signature du Manifeste, ont été calculés sur la base du nombre des signataires et la différence entre leurs dates de naissance et la date de la présentation du Manifeste de l'Indépendance.

Les jeunes par contre se sont rassemblés sous l'initiative du nationalisme, la formation se faisait dans des petits groupes, sous forme d'associations théâtrales, et sportives, dont les buts étaient apparemment éducatifs, mais dans la réalité, ces petits groupes étaient de véritables foyers nationalistes, qui facilitaient la circulation des idées, et également constituaient un réservoir de formation et de recrutement des jeunes militants (Ikken, 1999).

En 1932, une Association dénommée « Union sportive de Rabat-Salé » (Mernissi, 2008), a été créée. Elle constitue le véritable lancement d'un mouvement associatif de la jeunesse marocaine.

La véritable structuration de la jeunesse marocaine s'est réalisée après la libération du pays, en 1956. Deux des plus grands mouvements de la jeunesse ont vu le jour à savoir l'Association Marocaine d'Education de la Jeunesse (AMEJ), et Toffola Chaâbia (Mernissi, 2008).

A cette époque, les jeunes étaient plus conscients du rôle qu'ils devaient jouer au sein de leur pays libéré, leur rôle s'était concrétisé dans plusieurs projets économiques et sociaux : reboisement, opération école, lutte contre l'analphabétisme... Des exemples de responsabilité, et d'implication des jeunes dans la construction et la réalisation de l'essor du pays, telle que la participation en 1957 de 12 000 jeunes à la construction de la route de l'Unité (Al-Wahda). La plus grande mobilisation de la jeunesse que le Maroc a connue en 1975 était la Marche Verte qui avait mobilisé toute la jeunesse Marocaine : 75 % (Ikken, 1999) des marcheurs avaient moins de 25 ans.

Depuis les années 80 et le début des années 90, le Maroc est entré dans une phase de déficit public dû à l'application du Programme d' Ajustement Structurel (PAS), et qui de plus a entrainé des conséquences néfastes au niveau social qui ont touché la jeunesse, tel que l'augmentation du chômage, et de la pauvreté, etc.

Ci-après, nous allons voir les facteurs démographiques qui ont favorisé l'importance de la catégorie des jeunes.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"L'imagination est plus importante que le savoir"   Albert Einstein