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L'auto-emploi et la réduction du chômage dans la commune de Bipemba


par Martin KABUYI
Université officielle de Mbujimayi (U.O.M) - Licence en sciences économiques et de gestion, option Gestion financière  2025
  

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CHAPITRE III. PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS

Les investigations empiriques menées sur Auto-emploi et réduction du chômage dans la commune de Bipemba, révèle des faits pertinents sur les déterminants de l'auto-emploi et ceux de sa perception comme solution pérenne pour la réduction du chômage.

III.1. Analyse graphique

Dans l'objectif d'avoir une vue globale sur les caractéristiques sociodémographiques, professionnelles et économiques des personnes enquêtées, il s'est avéré indispensable d'effectuer une analyse graphique avant de passer à l'analyse économétrique.

III.1.1. Profil des enquêtés

Figure 1 : Statut matrimonial des enquêtés

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 47,7 % des enquêtés sont mariés, 45,1 % célibataires et 7,3 % divorcés ou veufs. La catégorie des mariés domine légèrement sur les célibataires, mais l'écart reste faible. Cela signifie que l'auto-emploi attire aussi bien les personnes seules que celles en couple. Ce constat révèle que l'engagement matrimonial, lié aux charges familiales, constitue un facteur de motivation pour entreprendre.

Figure 2 : Niveau d'instruction des enquêtés

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 38,8 % des enquêtés ont un niveau secondaire, 29,9 % un niveau supérieur ou universitaire, tandis que 15,6 % n'ont aucune instruction et la même proportion n'a que le primaire. On observe donc une forte représentation de l'éducation intermédiaire. Cela indique que l'auto-emploi n'exclut pas les moins instruits, mais reste plus fréquent chez ceux ayant une certaine formation. Ce résultat illustre l'importance du niveau scolaire dans l'accès aux opportunités d'auto-emploi.

III.1.2. Pratiques professionnelles

Figure 3 : Expérience d'un emploi salarié

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 56 % ont déjà exercé un emploi salarié, contre 44 % qui n'en ont jamais eu. Cela démontre que plus de la moitié des auto-employés avaient une expérience préalable sur le marché du travail. Ce passage du salariat à l'auto-emploi reflète une reconversion liée soit à la perte d'emploi soit à la recherche d'autonomie. L'absence d'expérience pour une partie non négligeable montre aussi que certains choisissent directement l'auto-emploi comme première option.

Figure 4 : Secteur d'activité principal des auto-employés

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que le commerce domine largement avec 51,6 %, suivi des services (22,1 %), de l'artisanat (14,8 %), de l'agriculture (8,6 %) et des autres activités (2,9 %). Cette forte concentration dans le commerce s'explique par la facilité d'accès et la faible exigence en compétences techniques. Les services et l'artisanat occupent une part notable mais restent secondaires. L'agriculture, pourtant secteur vital, apparaît faiblement représentée, ce qui illustre un désintérêt ou un manque de soutien.

Figure 5 : Capital de démarrage des activités

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 90,4 % ont financé leur activité par un capital personnel, contre seulement 9,6 % qui n'en disposaient pas. L'autofinancement est donc la règle dominante dans le lancement des activités. Ce constat montre la difficulté d'accès aux financements extérieurs, tels que crédits ou subventions. Il illustre aussi la résilience et la capacité d'initiative individuelle des auto-employés malgré des ressources limitées.

Figure 6 : Appui externe reçu au démarrage

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 72,1 % n'ont bénéficié d'aucun appui externe, contre seulement 27,9 % qui ont eu accès à une aide (prêt, formation, subvention). Cela signifie que la grande majorité des auto-employés se lancent sans soutien institutionnel. Ce manque d'accompagnement constitue un frein à la croissance et à la pérennité de leurs initiatives. La minorité ayant bénéficié d'un appui représente les mieux positionnés pour renforcer leurs activités.

Figure 7 : Recherche préalable d'emploi salarié

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 93,5 % des enquêtés avaient cherché un emploi salarié avant de se tourner vers l'auto-emploi, contre 6,5 % seulement qui ne l'avaient pas fait. Ce résultat montre que l'auto-emploi est principalement choisi par contrainte. Faute d'opportunités sur le marché formel, les individus se réorientent vers l'auto-emploi. Cela illustre le rôle de l'auto-emploi comme solution alternative face au chômage.

Figure 8 : Motifs du choix de l'auto-emploi

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 57,3 % des répondants ont opté pour l'auto-emploi en raison de l'absence d'emploi salarié, 35,4 % par goût de l'indépendance, 6 % grâce à l'héritage familial et 1,3 % pour d'autres motifs. L'absence d'opportunité d'emploi apparaît donc comme le moteur principal. Toutefois, une part non négligeable évoque des motivations volontaires, notamment l'indépendance. Cela prouve que l'auto-emploi combine à la fois des logiques de contrainte et de choix personnel.

Figure 9 : Perception de l'auto-emploi comme solution au chômage

Source : élaboré sur base des données

Il ressort de ce graphique que 82,3 % considèrent l'auto-emploi comme une solution durable contre le chômage, tandis que 17,7 % n'y croient pas. Ce résultat traduit une forte confiance des populations dans ce mode d'activité. La majorité pense que l'auto-emploi peut réduire le chômage dans leur commune. Toutefois, une minorité reste sceptique, ce qui pourrait s'expliquer par la précarité ou l'instabilité de certaines initiatives.

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