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L'auto-emploi et la réduction du chômage dans la commune de Bipemba


par Martin KABUYI
Université officielle de Mbujimayi (U.O.M) - Licence en sciences économiques et de gestion, option Gestion financière  2025
  

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INTRODUCTION

Parler de l'auto emploi dans le contexte de la Commune de Bipemba c'est évoquer la dynamique de la création d'activité.(Djawe et Bita) L'activité confère à son promoteur le statut d'employé. L'activité c'est d'abord une idée qui au fil du temps se traduit en véritable objectif poursuivi par son promoteur.

Des chercheurs en entrepreneuriat, à l'instar de Verstraete Thierry et Saporta Bernard, pensent qu' « il n'est pas déraisonnable de concevoir le projet ou l'activité comme n'existant, à l'origine, que dans l'immatérialité de la pensée du créateur désirant le concrétiser ».

Ce qui se traduit Clairement que « tout projet, avant d'exister concrètement dans le monde réel, il existe d'abord dans la pensée du créateur » Cependant, des controverses existent sur l'âge exact de l'activité. Son existence commence-t-elle avec la vision ou simplement au moment où la vision s'est matérialisée ?

L'auto emploi dans sa dénomination de « travail autonome » ou « travail indépendant », selon des études récentes, se conçoit aujourd'hui comme alternative potentielle et prometteuse dans un contexte économique marqué par les défis multiples en matière d'emploi et du chômage en offrant aux individus La possibilité de générer leurs propres revenus a travers des initiatives individuelles ou collectives et devenir acteur de leur propre destin professionnel (Jean Pierre Lemaire et Armatya sen 1980 )

L'emploi et le chômage sont des facteurs Socio-économique touchant a des degrés divers tous les pays du monde notamment dans la Ville de Mbujimayi, Province du Kasaï-Oriental en République démocratique du Congo où la Commune de Bipemba ne fait exception.

Cette situation alarmante est exacerbée par des facteurs structurels tels que l'insuffisance des infrastructures, la faible diversification de l'économie, l'instabilité économique et politique qui caractérise le pays depuis plusieurs décennies (Banque Mondiale 2018).

Les statistiques montrent que sur 975911 d'habitants plus de 85% sont chômeurs ce qui engendre l'insertion en masse dans le secteur informel représentant 80% de la population totale. (Rapport des statistiques communales)

Les dimensions sociales à l'instar de l'éducation et l'accès à la formation d'auto-emploi s'avèrent déterminantes. Muhammad yunus souligne que l'accès à l'éducation et la formation et aux ressources nécessaires à l'entrepreneuriat peuvent offrir aux individus une chance de sortir du chômage et devenir autonome.

1. PHENOMENE OBSERVE

A l'échelle mondiale, l'auto-emploi rencontre les défis et les précarités, selon Guy standing dans son concept de la « Précariat » qui désigne un nouveau groupe social de travailleurs, caractérisés par des emplois précaires, temporaires, instables, et mal rémunéré.

Dans le cadre de l'auto-emploi, Guy standing souligne que de plus en plus, des travailleurs sont poussés à s'auto-employer non par choix mais par nécessité en raison de la diminution des emplois stable,et de la transformation des structures économiques globale marquée par les points tels que :

Ø La précarisation du travail : loin d'être une solution idéale, l'auto-emploi peut offrir peut de sécurité, d'avantages sociaux, et des revenus irréguliers. Les travailleurs indépendants ne bénéficient pas des mêmes protections sociales que les salariés (assurance maladies, les retraites, les congés payés) cela les exposent a un grand risque.

Ø Accès limités aux financements :ce qui empêche d'une manière aussi complexe les auto entrepreneurs a développé leurs activités. Les institutions financières sont souvent plus réticentes à prêter aux travailleurs indépendants surtout si l'on n'a pas d'antécédents financiers suffisants.

Ø Instabilité financière : qui est l'un de plus grands risques associés a l'auto-emploi et l'irrégularité des revenus.

Contrairement à un emploi salarié avec un salaire stable, l'auto-entrepreneur doit souvent faire face à des fluctuations des revenus, ce qui peut compliquer la gestion de ses finances.

L'OIT (organisation internationale du travail ) souligne aussi que les mauvaises conditions du travail sont les principales problèmes mondiale de l'emploi, a tel point que l'ONU a fait du travail décent pour tous l'une de ses priorités pour la fin de la décennie a venir dans le cadre des objectifs de développements durables(ODD n°8).

Damian Grimshaw responsable de la recherche a l'OIT souligne pour elle que, « avoir un emploi ne garantis pas toujours un mode de vie décent » la preuve :700 millions de personnes vivent dans une situation d'extrême pauvreté ou de pauvreté modérée bien qu'elles ait un emploi.

Un chiffre est particulièrement révélateur de l'ampleur du problème :61 % de la main d'oeuvre mondiale soit 2 milliards de personnes occupent aujourd'hui un emploi informel,

C'est-à-dire qui échappe aux règles encadrant les droits des employeurs et des salariés avec des nombreux problèmes a la clef : absence de protection sociale, environnement de travail dangereux.

En Afrique, plus particulièrement à Bamako capitale du mali, malgré les multiples efforts déployés par les autorités publiques pour infléchir la courbe du chômage et du sous emploi, la crise de l'emploi persiste, apparaissant presque comme un problème insoluble.

Le marché du travail semble en effet être saturé et l'apport des structures créées pour juguler le fléau s'avère limités. Et les statistiques établissent que les salaires ne dépassent guère les cinq pourcent (5%) de la main d'oeuvre nationale et que la majorité des ressources humaines se trouve dans une situation d'auto-emploi (ANPE 2006).

Il Sied de noté que ce dernier reste confronté à des difficultés de manque de formations adaptées aux besoins du marché du travail, accès difficile au financement (Mamadou TOLOBA 2006).

En République démocratique du Congo (RDC) les défis de l'auto emploi reposent sur une analyse des obstacles structurels (Infrastructures, instabilité politique et économique, accès limité au financement, manque de formations et de compétences, culture entrepreneuriale faible) qui freinent la croissance de l'entrepreneuriat (Claude Sumata 2020).

Il plaide pour une amélioration des conditions économiques afin de faciliter l'auto-emploi et l'entrepreneuriat en RDC. A Matadi le chef-lieu du kongo central, les infrastructures sont dégradées (les routes, le réseau ferroviaire et les installations énergétique sont en mauvais état, ce qui complique les activités des auto-entrepreneurs.

La concurrence déloyale domine l'économie locale par des entrepreneurs étrangers, notamment les indo-pakistanais et les Libanais qui occupent presque tous les segments du marché (Radio Okapi.Net)

A Mbujimayi l'économie est dominée par l'exploitation minière, artisanale et micro entreprise, ce qui ne permet pas d'infléchir la courbe du chômage, l'auto-emploi apparaissant comme solution viable, est confronté aux multiples défis sous divers plans notamment :

Personnellement parlantles auto-entrepreneurs manquent d'expériences, compétences professionnelles et entrepreneuriale. Ils ont La peur de l'échec ; Le manque de confiance ensoi ; La peur des risques.

Les normes sociales et culturelles influencent L'auto-emploi dans la ville de Mbujimayi d'une manière ambivalente. Elles peuvent encourager l'esprit d'initiative du créateur, la créativité, la solidarité et la responsabilité sociale. Elles peuvent également décourager l'innovation, la prise de risques, l'indépendance et la compétitivité.

De par leurs environnements, les entrepreneurs sont confrontés aux manques de formations entrepreneuriales. L'accès limité au financement. Les difficultés d'accès aux marchés. La concurrence déloyale. Les lourdeurs administratives et la complexité du cadre réglementaire et pression fiscale. Le manque de service de soutien a l'entrepreneuriat. Les infrastructures inadéquates,l'instabilité politique et économique. Dans la Commune de Bipemba, les défis de l'auto-emploi sont identiques que proportionnels à la ville de Mbujimayi.

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