|
UNIVERSITÉ DE LUBUMBASHI
École de Santé Publique
B.P 1825
LUBUMBASHI

ÉTUDE DU STATUT NUTRITIONNEL ET DES HABITUDES
ALIMENTAIRES DES ENFANTS SCOLARISÉS EN MILIEU URBAIN ET RURAL À
LUBUMBASHI EN 2023
Par : WETSHISAWO DONO Mechach
Travail présenté et défendu en vue
de l'obtention du grade de Licencié en
Santé Publique
Option : Nutrition Humaine
Septembre 2023
UNIVERSITÉ DE LUBUMBASHI
École de Santé Publique
B.P 1825
LUBUMBASHI

ÉTUDE DU STATUT NUTRITIONNEL ET DES HABITUDES
ALIMENTAIRES DES ENFANTS SCOLARISÉS EN MILIEU URBAIN ET RURAL À
LUBUMBASHI EN 2023
Par : WETSHISAWO DONO Mechach
Travail présenté et défendu en vue
de l'obtention du grade de Licencié en
Santé Publique
Option : Nutrition humaine
Directeur : Pr. Dr. MAWAW MAKAN Paul
Année académique 2022-2023
ÉPIGRAPHE
« La santé par l'alimentation, c'est
l'enjeu des années avenir »
Joël Robuchon
AVANT-PROPOS
La malnutrition chez les enfants est un problème de
santé publique majeur dans les pays en développement. C'est la
cause d'au moins la moitié de la mortalité infantile dans le
monde entier. La dénutrition seule est responsable de plus d'un tiers de
ces décès.Un nombre bien trop
élevé d'enfants subissent les conséquences d'une mauvaise
alimentation et d'un système alimentaire qui ne tient pas compte de
leurs besoins. En Afrique d'une façon générale et en
particulier en République Démocratique du Congo (RDC)la plupart
d'enfantsont une alimentation insuffisante du point de vue quantité,
qualité et utilisation. Cela compromet leur bien-être, diminue
leur potentiel de croissance et de bonne santé et augmente les risques
de maladie.En outre, autrefois considérés comme
des problèmes spécifiques aux pays à haut revenu, le
surpoids et l'obésité sont désormais en augmentation dans
les pays à revenu faible et intermédiaire.
En réponse à cette préoccupation, cette
étude cherche à comprendre la situation nutritionnelle des
enfants en milieu scolaire à Lubumbashi. Ce travail s'appuie sur une
enquête réalisée auprès des parents des enfants
scolarisés en milieu urbain et rural de la commune de Lubumbashi dans le
but de comprendre les facteurs sur lesquels il serait possible d'agir pour
amer à l'amélioration de la situation nutritionnelle des
enfants.
Cette étude ne prétend pas apporter toutes les
solutions pour améliorer cette situation en particulier, elle ne
détaille ni la stratégie d'amélioration, ni la recette
pour la mobilisation communautaire.Cependant, elle nous permet de mieux
comprendre l'importance des différents facteurs qui ont une influence
positive sur la situation nutritionnelle et elle apporte des recommandations
pratiques pour guider l'ensemble des acteurs intéressés.
Très peu d'études ont été
consacrées au statut nutritionnel et habitudes alimentaires des enfants
dans notre milieu. Cette étude vise à évaluer les
différentes formes des problèmes liés à
l'alimentation chez les enfantsen milieu scolaire dans la ville de Lubumbashi.
Mechach Dono
DÉDICACES
Loué soit-il, Jéhovah pour m'avoir donné
la chance de réaliser ce que j'avais pris pour un rêve.
A Mon père DONO OSOMBE
Ce travail est sans doute le fruit de tous les sacrifices que
tu as consenti. En effet, tu as été pour nous un exemple par ton
souci du travail bien fait, d'aider tes prochains. Tu nous as appris le sens de
l'honneur, de la dignité et de la justice. Saches que nous, tes enfants
suivront toujours tes sages conseils.Je suis très fier de toi
aujourd'hui de partager la joie de ce jour tant attendu. Tapatience, ta
sagesse, ton sens élevé de l'humanisme, ton amour pour la famille
et ta bravoure font de vous une référence pour notre famille. Ta
rigueur dans l'éducation a toujours guidé nos pas. Ce travail est
le fruit de ta persévérance et de ta
combativité.Aujourd'hui plus que jamais, j'apprécie la valeur de
tes efforts la justesse de ton éducation et le caractère
précieux de tes conseils. Vous resterez pour moi un exemple à
suivre. Votre sens de responsabilité, de bien faisances ont fait de vous
un père que tout désire avoir. Que Jéhovah vous comble de
ses bénédictions.
A Ma mère SHAKO OYAKA:
Tu es une mère formidable. Malgré tes modestes
moyens, tu n'as ménagé aucun effort pour notre réussite;
tu nous as toujours protégés. Femme dynamique,
généreuse, loyale, joviale, sociable, attentionnée et
infatigable, ton soutien, tes conseils, tes encouragements, tes
bénédictions ne nous ont jamais fait défaut encore moins
ton affection. Très chère mère, tu incarne pour moi
l'affection d'une mère dévouée, courageuse et
tolérante. L'amour que tu portes à tes enfants nous donne
toujours l'énergie nécessaire pour gravir les échelons les
plus difficiles. Ce travail ne suffit pas pour récompenser tant
d'années de sacrées, mais c'est ce que je peux pour toi à
l'instant.
A notre maître et Directeur de
mémoire : Pr. Dr MAWAW MAKAN Paul
C'est un privilège pour nous de vous avoir comme
directeur de mémoire. Cher Maître les mots me manquent pour vous
signifier tout ce que nous ressentons pour vous, car plus qu'un directeur vous
avez été un éducateur pour nous. Votre exigence du travail
bien fait, votre rigueur mais surtout votre simplicité et votre
accessibilité nous ont séduits. Votre logique rigoureuse, votre
raisonnement scientifique, votre compétence, votre souci constant de
transmettre le savoir font de vous un modèle à suivre. Trouvez
ici, cher maître, le témoignage de notre profonde reconnaissance.
REMERCIEMENTS
A tous les membres de la cellule scientifique
La très grande joie de vivre et le sens de
collaboration qui règnent dans cette celle qui m'amontré le sens
de la confraternité. En ton sein, j'ai tout appris.
A mes oncles et tantes
Pour votre soutien et votre attention particulière
à mon égard. Permettez-moi de vous remercier et de vous assurer
ma reconnaissance.
A mes frères et soeurs
Vous m'avez appris que l'unité familiale n'est pas un
vain mot, continuons sur cette voie que nous ont montré les parents.
Vous avezété d'un apport inestimable pour la réalisation
de ce travail. Que le bon DIEUconsolide les liens de la famille. Soyez
rassurés de toute mon affection et ma gratitude.
A tous le personnel de l'École de Santé
:
Je ne cesserai jamais de vous remercier et d'être
reconnaissant envers vous. Vous m'avez accueilli à bras ouvert comme un
petit frère, comme un fils, vous avez partagé avec moi une
connaissance dont tout l'or du monde ne saurait acheter. Avec vous on apprend
toujours même au cours de la causerie. Des personnes cultivées,
simples, travailleurs et disponibles. Tout l'honneur est à vous
aujourd'hui.
A tous mes collègues de promotion :
Pour le parcoursréalisé ensemble avec courage et
détermination. Je me préserve de citer les noms par crainte d'en
oublier certains. Aujourd'hui est un jour important pour moi alors je profite
pour vous faire part de mes sincères remerciements.
J'adresse mes remerciements les plus sincères à
toutes celles et tous ceux qui m'ont soutenu lors de ce parcours et ont eu
contribué à la réussite de ce projet. Je ne pourrai nommer
chacun de vous mais j'espère que vous vous reconnaitrez. Par votre
soutien moral, si modeste soit-il mais combien important pour moi, ont permis
la réalisation de ce modeste travail.
Ce travail marque la fin d'un épisode trépidant
de ma vie. Un défi relevé : l'obtention de diplôme de
licencie en nutrition humaine. Cela peut être rendu possible sans un
travail et un effort soutenu.
SOMMAIRE
I.INTROUCTION
1
I .1 État de la question
1
I.2 Problématique
4
I.3 Question de recherche
5
I.5 Objectifs
5
CHAPITRE 1 : LES GÉNERALITÉS
8
CHAPITRE 2 : APPROCHE
MÉTHODOLOGIQUE
27
CHAPITRE 3 : PRESENTATION DES RESULTATS
37
CHAPITRE 4 : DISCUSSIONS ET COMMENTAIRES DES
RESULTATS
56
CONCLUSION
62
RECOMMANDATIONS
63
RÉSUMÉ
Introduction : La malnutrition chez les
enfants est un problème de santé publique majeur dans les pays en
développement. Un nombre élevé des enfants subissent les
conséquences d'un système alimentaire qui ne tient pas compte de
leurs besoins. La dénutrition seule est responsable de plus d'un tiers
de ces décès. L'objectif de cette étude était de
décrire le statut nutritionnel des enfants scolarisés, identifier
les habitudes alimentaires des enfants scolarisés ainsi que
repérer d'éventuels facteurs ayant impact sur l'état
nutritionnel.
Méthodologie : Il s'agit d'une
étude descriptive transversale par sondage en grappes à trois
degrés sur un échantillon de 400 enfants scolarisés dans
le milieu urbain et rural à Lubumbashi sur une période allant du
25 avril au 5 juin 2023.
Résultats : La prévalence
de l'émaciation est de 35,00% dans l'ensemble de l'échantillon
suivi du retard de croissance 15,50%, le surpoids 9% tandis que l'insuffisance
pondérale était de 2,50%. L'émaciation est plus
élevée en milieu rural 47,50% qu'en milieu urbain 22,50%. Le
surpoids est plus prononcé chez les élèves du milieu
urbain avec 12%. La base des repas quotidiens est essentiellement
composée des céréales, tubercules et racines avec une
moyenne de 6 fois par jours, complétés par la consommation de
légumes à feuilles vertes. L'oeuf et les autres fruits et
légumes étaient les moins consommés avec une moyenne de 3
fois par jour. Parmi les aliments les plus grignoté, nous avons
observé une forte fréquence des chocolatbonbons, biscuits,
boissons sucrées et maniocs, avec respectivement 52,5%, 30,25%, 26,75%
et 18,75%.
Conclusion : Les enfants
étudiés présentent des états nutritionnels
préoccupant et leur consommation alimentaire des enfants
étudiés reste peu variée. Des programmes d'information
pour améliorer les connaissances nutritionnelles, et de sensibilisation
s'avèrent donc urgents à mettre en place.
Mots clés : Statut nutritionnel,
habitudes, alimentaires, enfants, scolarisés, milieu, urbain, rural,
Lubumbashi.
ABSTACT
Introduction: Malnutrition in children is a
major public health problem in developing countries. Far too many children
suffer the consequences of a food system that does not take their needs into
account. Malnutrition alone is responsible for more than a third of these
deaths. The objective of this study was to describe the nutritional status of
school children, identify the eating habits of school children as well as
identify possible factors having an impact on nutritional status.
Methodology: This is a descriptive
cross-sectional study by three-stage cluster sampling on 400 children attending
school in urban and rural areas in Lubumbashi over a period from April 25 to
June 5, 2023.
Results: The prevalence of wasting is 35.00%
in the whole sample followed by stunting 15.50%, overweight 9% while
underweight was 2.50%. Wasting is higher in rural areas 47.50% than in urban
areas 22.50%. Overweight is more pronounced among students in urban areas with
12%. The basis of daily meals is essentially composed of cereals, tubers and
roots with an average of 6 times a day, supplemented by the consumption of
green leafy vegetables. The egg and the other fruits and vegetables were the
least consumed with an average of 3 times per day. Among the most nibbled
foods, we observed a high frequency of Chocolate/candies, Biscuits, Sweet
drinks and Cassava, with 52.5%, 30.25%, 26.75% and 18.75% respectively.
Conclusion: The children present worrying
nutritional states. The food consumption of the children studied remains little
varied. Information programs to improve nutritional knowledge, and awareness
programs are therefore urgently needed.
Keywords: Nutritional status, eating habits,
children, school attendance, environment, urban, rural, Lubumbashi.
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I : Répartition des enfants selon le
milieu
1
Tableau II : Répartition des enfants selon
le statut nutritionnel des parents
40
Tableau III: Répartition des
enquêtés selon la taille de ménage
40
Tableau IV: Répartition des enfants selon le
niveau d'étude des parents
41
Tableau V: Répartition des enfants selon
l'activité génératrice de revenus des parents
41
Tableau VI: Répartition des enfants selon le
score de diversité alimentaire
42
Tableau VII: Moyenne de jours de consommation
groupe alimentaire dans les ménages
42
Tableau VIII: Répartition des enfants selon
la fréquence hebdomadaire de consommation du lait et des produits
laitiers
44
Tableau IX: Répartition selon la
fréquence de consommation les légumes et fruits
44
Tableau X: Répartition des enfants selon le
nombre des repas pris par jour
45
Tableau XI: Répartition des enfants selon le
moment de faim au courant de la journée
45
Tableau XII : Répartition des enfants selon
la prise du petit déjeuné
46
Tableau XIII : Répartition des enfants selon
l'habitude de grignoter
46
Tableau XIV: Répartition des enfants selon
la fréquence de grignotage
47
Tableau XV: Répartition des enfants selon
les aliments grignotés
48
Tableau XVI: Répartition des enfants selon
les classifications du rapport poids/âge
49
Tableau XVII: Répartition des enfants selon
les classifications du rapport Poids/Taille
49
Tableau XVIII: Répartition des enfants selon
les classifications du rapport Taille/âge
50
Tableau XIX: Prévalence de la malnutrition
aiguë selon l'indice P/A, par classe d'âge
50
Tableau XX: Prévalence de l'insuffisance
pondérale selon l'indice P/A, par sexe
51
Tableau XXI: Prévalence de la malnutrition
aiguë selon l'indice P/T, par classe d'âge
51
Tableau XXII: Prévalence de la malnutrition
aiguë selon l'indice poids-pour-taille, par sexe
52
Tableau XXIII: Taux de prévalence de
différents indicateurs anthropométrique (T/A) taille pour
âge ; (IMC/A) indice de masse corporelle pour âge selon le
milieu
52
Tableau XXIV: Répartition des moyennes des
indices anthropométriques selon leur sexe.
53
Tableau XXV: Identification des facteurs
associés à l'insuffisance pondérale
54
Tableau XXVI: Identification des facteurs
associés à l'insuffisance au surpoids
55
LISTE DES FIGURES
Figure 1: Répartition des enfants selon le
sexe
1
Figure 2: Répartition des enfants selon les
tranches d'âge
39
Figure 3 : Moyenne hebdomadaire de Score de
consommation alimentaire
43
SIGLES ET ABRÉVIATIONS
· DS : déviation standard
· EDS : Enquête Démographique et de
Santé
· IC : Intervalle de confiance
· MAM : Malnutrition aigüe modérée
· MAS : Malnutrition aiguë sévère
· MNT : Maladies Non Transmissibles
· MPC : malnutrition protéinocalorique
· MPE : Malnutrition Protéino-Energétique
· OMS : organisation mondiale de la santé
· PAM : Programme Alimentaire Mondial
· PB : Périmètre brachial (PB)
· PC : Périmètre crânien (PC)
· PCr : Périmètre crural (PCr)
· PED : pays en développement
· PVD : Pays en voies de développement
· RDC : République
Démocratique du Congo
· RTH : Road To Health
· SDAF : Score de diversité alimentaire
· UNICEF : Fonds des Nations unies pour l'enfance
· % : Pourcentage
I.INTROUCTION
I .1 État de la question
Indicateur de l'état de santé de l'individu,
l'état nutritionnel est défini comme la conditioncorporelle
résultant de l'équilibre entre l'ingestion d'aliments et leur
utilisation en partie parl'organisme, témoignant ainsi de la
qualité de l'alimentation et de la nutrition de l'individu''(1).
Selon l'organisation mondiale de la santé (OMS) la
malnutrition se définit par les carences, les excès ou les
déséquilibres dans l'apport énergétique et/ou
nutritionnel d'une personne. C'est un état nutritionnel qui est la
conséquence d'une alimentation mal équilibrée en
quantité et/ou en qualité(2).
En Europe, les études
réalisées dans certaines régions parVerduci et ses
collaborateurs ont montré qu'à cours du grignotage, la
consommation d'aliments à haute densité d'énergie
contribue à l'obésité chez l'enfant, en augmentant
l'apport énergétique quotidien. Les collations consommées
par les enfants sont de plus en plus des aliments, tels que des desserts, des
boissons sucrées et des platssalés qui ont également
tendance à être riches en graisses saturées et en sucres
raffinés. L'association entre les fast-foods et l'obésité
varie en fonction de l'âge. En effet, avec l'âge croissant, la plus
grande disponibilité de fast-food a été associée au
risque d'obésité(3).
Un nombre bien trop élevé
d'enfants subissent les conséquences d'une mauvaise alimentation et d'un
système alimentaire qui ne tient pas compte de leurs besoins. Les
conclusions générales d'une étude à
Singapoursuggèrent que les apports alimentaires en viandes, et
en produits laitiersatteignent ou dépassent la fréquence d'apport
recommandée chez les enfants singapouriens 75 %, et 60 %
participants respectivement '(4).
Les goûts et les dégoûts
alimentaires jouent un rôle important dans les choix alimentaires, en
particulier chez les enfants. Plusieurs auteurs démontrent queles
aliments riches en graisses et sucrés sont généralement
préférés par les enfants de nombreux pays, alors que les
légumes sont presque universellement inopportuns. Une étude
menée dans plusieurs pays d'Europe avait souligné que 22,6 %des
enfants consommentdes fruits et 22,6 % consomment des légumes, les frais
sucrés sont consommés par50,3 % et CANADA
Gubbelsa montré que plus de 70 % des produits alimentaires pour
enfants étaient trop riches en
sucre----''''''''(5-8).
En Afrique l'avenir des enfants est
très menacé du fait de la qualité de l'alimentation dont
ils bénéficient dès le bas âge, qu'ils soient issus
de familles riches ou pauvres. C'est en tout cas ce que démontre le
rapport mondial 2021 des Nations unies sur la nutrition. En effet, seuls
18 % des enfants d'Afrique de l'Ouest consomment des aliments provenant
d'au moins cinq des huit groupes d'aliments recommandés par le Fonds des
Nations unies pour l'enfance (Unicef) et l'OMS pour une bonne croissance.
Au Beninpar exempleles résultats
obtenus lors d'une étude chez les enfants ont
révéléque 64,73% d'enquêtésavaientune bonne
diversification alimentaire alors n'avait pas les moyens de diversifier leurs
alimentations et 7,14% des enquêtés ont montré qu'ils
avaient rigoureusement 3 repas par jours
-' '''''(9-11).
Au Brazzaville lors d'une étude sur
le statut nutritionnel des enfants, les apports énergétiques
journaliers demeuraient faibles, de valeur moyenne
1948,9 #177; 448 kcal. Ils augmentaient
régulièrement entre 3 et 6 ans. Les apports
protéiques et lipidiques étaient couverts, mais les apports en
glucides s'avéraient insuffisants. Les apports en phosphore et en
calcium étaient faibles et les apports sodés supérieurs
aux apports recommandés-(12).
La république démocratique du
Congo (RDC)n'est pas épargnée par ce problème,
selon une étude menée par certains auteurs à Lubumbashi,la
consommation de fruits, de légumes et de produits d'origine animale est
faible et, leur carence entrainent de sévères conséquences
physiques et psychiques sur la croissance, l'immunité et la maturation
du cerveau entrainant des problèmes de la vue, de l'audition et du
quotientintellectuel chez les enfants
-''''(13).
L'alimentation du jeune enfant est un
domaine primordial pour améliorer leur survie et promouvoir une
croissance et un développement sains.La malnutrition peut être
responsable de retard, voir des échecs scolaires et surtout de certaines
difficultés d'adaptation à la vie dans la société.
Selon les données du Programme Alimentaire Mondial (PAM) des Nations
Unies en 2015, dans le monde, environ 7,7% des enfants
étaient émaciés, 24,5% avaient un retard de croissance et
15% souffraient d'insuffisance
pondérale'(14,15).
En France,les liens entre la consommation de
compléments alimentaires, le profil de consommation alimentaire et un
risque d'insuffisance d'apport ont été statistiquement
établis. Dans larégion de Kaunas, en Lituanides
auteursavaient révélé uneprévalence de
l'insuffisance pondérale, du surpoids et de l'obésité chez
les garçons et les fillesde 6,9 et 11,7 %, de 12,6 % et de 12,6 %.
Uneétude menée au Québec surles
comportements alimentaires d'enfants d'âge scolairerévèle
un profil de consommation plus négatif pour les garçons que pour
les filles----'(16-18).
Globalement 13% de la population mondiale
adulte étaient obèses et 39% en surpoids en 2014. Le
problème a atteint des proportions épidémiques puisqu'en
date de 2017, plus de 4 millions de personnes mouraient chaque année des
suites de surpoids ou d'obésité, selon une étude sur la
charge mondiale de morbidité (19).
En Afrique de l'Ouest et du centre, on
estime que 6,3 millions d'enfants souffraient de malnutrition aigüe dont
1,4 millions de malnutrition aiguë sévère en 2012. En
Afrique subsaharienne, un enfant sur trois est chétif,
alors que deux enfants sur cinq ont un retard de
croissance'(20).
Des études ont
révélé qu'il y a plus de 223 millions de personnes
en Afrique subsaharienne qui souffrent de malnutritionet est
la région ou la proportion de la population affectée est la plus
élevée au monde.Des nombreuxauteurs dans le même continent
suggèrent que les enfantsprésentent d'émaciation. Le Mali
tient la tête avec 21,5% des enfants présentant ce
problème. Ce taux est de 12% % Enguinée,6,6 %au Maroc,14,3%au
Togo et 10%en Tunisie. Les données de mêmes
chercheurs, montrent, les enfants ne sont pas aussi épargnés par
la malnutrition chronique. A ce niveau, le Madagascarprends la tête avec
de 31,4% des enfants souffrant de malnutrition aigüe, suivi du Congo
45,5 %et 2,6% de
Maroc-''-'(1,12,14,21-23).
Au cours de ces deux dernières
décennies, la prévalence de l'obésité chez les
enfants a considérablement augmenté dans le monde, due à
un déséquilibre énergétique.Au
Maroc, le taux de surpoids est plus marqué chez les filles
(13,0 %) que les garçons (10,4
%)''(1).
Une étude menée sur un
échantillon d'enfants scolarisés dans la commune de
Constantine en
Algérie révélée uneprévalence
globale du surpoids de 21,76 %, celle de l'obésité de
5 %. Un lien significatif a été observé entre
l'obésité et le sexe féminin. Le surpoids et
l'obésité étaient plus fréquents dans les familles
de niveau socioéconomique bas (51,35 %, 52,94 %) par rapport
au niveau moyen (12,16 %, 23,53 %) et au niveau élevé
(33,78 %, 17,65 %) (24).
A Lubumbashiune étudede
Winnie et ses collaborateurs montrée que 7,8 %
d'enfants avaient une émaciation globale (6,6%) pour la Malnutrition
aigüe modérée (MAM) et 1,2% pour la Malnutrition aigüe
sévère (MAS) , 82,5% d'entre eux recevaient une alimentation non
diversifiée au rappel de 24h, et on constate que 17,5% des enfants
avaientconsommé une alimentation à un score de diversité
alimentaire égal à 4/7 (25).
Abordant la question du surpoids et de
l'obésitéchez les enfants scolarisés à Lubumbashi,
Musung et ses collaborateurs avaienttrouvaientla
prévalence du surpoids respectivement de 8% (dont 10,7% chez les filles
contre 5% chez les garçons) et celle de l'obésité
était de 1% (dont 0,6% chez filles contre 0,4% chez les garçons).
En comparant ces différentes prévalences de surpoids et
d'obésité entre les deux sexes, le test de Pearson montraitdes
différences très hautement significatives traduisant que les
filles étaient significativement plus en surpoids et obèses que
les garçons ''(26).
I.2
Problématique
Le meilleur indicateur mondial du
bien-être de l'enfant est sa croissance. Les pratiques alimentaires
inadéquates constituent les principaux facteurs qui nuisent à sa
croissance physique et à son développement mental. Le retard de
croissance dans la petite enfance est généralement associé
à une perte fonctionnelle importante dans la vie adulte et à une
capacité de travail diminuée
-''-''''-(1,27-29).
La prévalence du surpoids et de
l'obésité, en particulier de l'obésité infantile
augmente rapidement depuis quelques dizaines d'années. Cette tendance
est observée dans la plupart des pays industrialisés et
s'étend désormais aussi aux pays en voie de développement.
Les excès pondéraux des enfants entraînent des
répercussions néfastes sur la santé à l'âge
l'adulte, augmentant le risque de morbidité et de mortalité et
intervenant directement dans la survenue de plusieurs complications. Les
enfants obèses ou en surpoidsdeviennent des adultes obèses dans
des proportions qui varient selon les études, de 20 à 50% si
l'obésité était présente avant la puberté et
de 50 à 70% après la
puberté''''''-(1,28,29).
Un nombre bien trop élevé
d'enfants subissent les conséquences d'une mauvaise alimentation et d'un
système alimentaire qui ne tient pas compte de leurs besoins.Les
directives diététiques actuelles pour les enfants encouragent la
consommation d'une alimentation variée remplie d'aliments sains et
riches en nutriments'(30,31).
Les habitudes alimentaires ont
considérablement évolué depuis le milieu du XXème
siècle. La charge des maladies non transmissibles (MNT) augmente dans
les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Selon
l'OMS, c'est en Afrique que l'on augmente le plus. L'obésité, le
diabète sucré et l'hypertension sont des facteurs de risque
majeurs de maladies cardiovasculaires, causant près de 18 millions de
décès dans le monde. Cela a joué un rôle crucial
dans l'augmentation de la prévalence des maladies chroniques
évitables d'origine nutritionnelle: diabète, maladies
cardio-vasculaires, cancers et obésité. En Afrique d'une
façon générale et en particulier en RDC, la plupart
d'enfantsont une alimentation insuffisante du point de vue quantité,
qualité et utilisation. Cela compromet leur bienêtre, diminue leur
potentiel de croissance et de bonne santé et augmente les risques de
maladie.Autrefois considérés comme des problèmes
spécifiques des pays à haut revenu, le surpoids et
l'obésité sont désormais en augmentation dans les pays
à revenu faible et intermédiaire, en particulier en milieu
urbain. --''''-(13,27, 32-34).
En RDC, un enfant sur deux est malnutri et
cela constitue un problème de santé publique.Les projections
internationales révèlent un total de 52 millions d'enfants en
malnutrition d'ici 2030. La province du Haut- Katanga, a untaux de la
malnutrition et de la mortalité infantileles plus élevées
en
RDC''''''''''''''''''''''''''''''-'''''''''''''''''''''''(25,35,36).
La situation à Lubumbashireste mal
connue avec des études limitées à l'échelle
régionale. Les études fiables portant sur le statut ainsi que les
habitudes alimentaires des enfants sont rares.Dans cette perspective, notre
étude a été conduite afin de d'évaluer
l'état nutritionnel des élèves en milieu urbain et rural,
la qualité de leur diète, leurs comportements alimentaires et
enfin de saisir l'impact de ses facteurs sur leur état nutritionnel.
En rapport avec cette situation préoccupante
évoquée ci haut, les questions suivantes attirent notre attention
: Quel est le statut nutritionnel des enfants ?Lesenfants scolarisés en
milieu urbain et rural à Lubumbashi ont-ils des bonnes habitudes
vis-à-vis de l'alimentation ?
I.3 Question derecherche
Les facteurs nutritionnels sont actuellement
considérés, après les agents infectieux, comme les
déterminants les plus importants de la survenue des maladies chez les
enfants. Lasituation socio-économique des populations, le manque
d'instruction nutritionnelle concourent à une alimentation non
adéquate qui conduit à la malnutrition par carence ou par
excès -(37). Mieux connaître le
profil nutritionnel et le comportement alimentaire de la populationpermet en
effet d'ajuster et d'orienter les actions d'informations et d'éducation
nutritionnelles, devenues d'une utilité indiscutable. En
résumé, nos questionsdesrecherches sont : Quel est l'impact des
habitudes alimentaires des enfants scolarisés en milieu urbain et rural
à Lubumbashi sur leur statut nutritionnel ? Existe-t-il des, cas de
malnutrition ou du surpoids en milieu scolaire à Lubumbashi ?
Quels sont les facteurs qui influenceraientces états ?
I.4Hypothèses
· La malnutrition et le surpoids existent chez des
enfants scolarisés apparemment sains
· Les enfants issus de ménages à statut
socio-économique faible ou très bas couraient plus les risques
d'insuffisance pondérale que les enfants issus de ménages de
statut socio-économique moyen à supérieur.
· Les enfants issus de meilleures classes
socio-économiques auraient naturellement une meilleure nutrition mais
sont souvent à risque de développer le surpoids ou
l'obésité
I.5Objectifs
I.5.1
Objectif Général
Contribuer à l'amélioration de l'état de
santé de la population parl'évaluation de la situation
alimentaire et nutritionnelle des enfants scolarisés dans le milieu
urbain et rural à Lubumbashi.
I.5.2
Objectif Spécifique
· Déterminer les caractéristiques
sociodémographiques des enfants
· Décrire le statut nutritionnel des enfants
scolarisés en milieu urbain et rural de Lubumbashi
· Identifier les habitudes alimentaires des enfants
scolarisés
· Repérer d'éventuels facteurs ayant impact
sur l'état nutritionnel des enfants
I.6Choix et
intérêt
I.6.1
Choix
Le choix du sujet traité dans ce travail a
été motivé par le fait que lespremiers jours de la vie de
l'enfant sont les plus déterminants car une mauvaise alimentation
peut entraîner des conséquences irréversibles sur sa
croissance et sa santé. C'est à l'enfance que nombre des
comportements alimentaires s'apprennent et que l'organisme se construitLa
malnutrition entraîne de mauvais résultats scolaires qui peuvent
donner lieu à une baisse des revenus futurs. Les adultes ayant souffert
de malnutrition dans leur enfance risquent de devenir obèses ou de
souffrir de diabète et de maladies cardiovasculaires.Ainsi nous avons
jugé bon d'apporter notre modeste contribution envérifiant
l'influence des habitudes alimentaires des enfants sur leurstatut
nutritionnel.Et savoir par ou il faut agir pour diminuer ainsi l'incidence des
problèmes liés à la malnutrition sous ses diverses formes.
I.6.2
Intérêt
· Intérêt personnel :C'est
pour nous un plaisir de traiter un sujet sur l'alimentation de l'enfant, car
nous estimons que les recherches sur le sujet contribueront à
améliorer notre expérience surtout dans notre domaine de
nutrition. Il nous permettra aussi d'approfondir nos connaissances sur la
malnutrition qui est un réelproblème de santé publique
dans notre milieu, en vue de mieux la combattre et la prévenir.
· Intérêt social :Comme le
sujet est d'actualité et le problème touche les enfants de notre
pays en général et deLubumbashi en particulier, ce travail
devrait éveiller la population et les autorités à
participer activement à la résolution de ce problème et
à envisager les mesures à prendre pour réduire la
prévalence de ce fléau.Elle pourra aussi intéresser les
partenaires des institutions de santé qui suivent de près la
santé.
· Intérêt scientifique
:Etant donné que notre étude est un travail de recherche
orienté dans le domaine de nutrition, il constitue un document et une
référence utilequi met en évidence des données
réelles, vérifiables pouvant servir à d'autres recherches
et chercheurs ultérieures qui pourront aborder le sujet.
I.7 Subdivision du travail
Hormis l'introduction et la conclusion, le corps de notre
travail s'articule autour de quatre chapitres : le premierest consacré
à une synthèse bibliographique où nous traiterons du
statut nutritionnel chezl'enfant en premier lieu, étant notre principal
axe de recherche en mettant l'accent sur les facteurs de risque
différents. Ensuite, nous passerons à la nutrition infantile en
analysant les besoins en nutriments des enfants. Le deuxième chapitre
abordera l'approche méthodologique, dans cette partie, nous
développerons les méthodes, techniques suivies pour collecter les
données auprès des enfants. Le troisième chapitre
s'intéressera à la présentation desrésultats de
notre enquête. En dernier lieu dans le chapitre quatre, nous exposerons
les résultats obtenus en les comparants avec des travaux
antérieurs de la littérature. Les rappels théoriques pris
pour le compte de la première partie et les recherches sur terrain pris
pour le compte de la deuxième partie.
I.6 Délimitation du
travail
Sur le plan spatial, la présente étude
aété menée dans sixécoles de la ville de Lubumbashi
en milieu urbain et en milieu rural.
Sur le plan temporel, elle couvreau total la période
de quatremoisallants d'avril2023 à juillet2023pour la recherche
documentaire, la collecte des données, les analyses, les
interprétations des données, la discussion enfin la conclusion et
les recommandations.
CHAPITRE 1 : GÉNERALITÉS SURL'ALIMENTATION
DU JEUNE ENFANT ET LE STATUT NUTRITIONNEL
1.1 Définition
des concepts
· Habitudes alimentaires : Choix
récurrent que fait une personne, ou un ensemble quant aux aliments
qu'elle consomme, à la fréquence de leur consommation et à
la quantité absorbée chaque fois.Les habitudes alimentaires sont
fondées sur des facteurs sensoriels (goût, texture, odeur,
couleur), socioculturels et psychologiques de même que sur des facteurs
socioéconomiques, environnementaux et politiques(38).
· Statut nutritionnel :
L'état nutritionnel d'un individu est son état physiologique qui
résulte de la relation entre la consommation alimentaire (en macro et
micro nutriments) et les besoins, ainsi que de la capacité du corps
à absorber et utiliser les nutriments(22).
· Enfants : Un enfant est un jeune
être humain en
cours de développement et
dépendant
de ses
parents ou
d'autres
adultes. La
convention
relative aux droits de l'enfant définit l'enfance comme la
période de la vie humaine allant de la
naissance à 18 ans
'(39).
· Scolariser:Scolariser
décrit
le
fait
de
placer
ses
enfants
dans un
établissement
réservé
à l'
enseignement
pour la
population
de leur
âge,
dans
le but de
suivre
et d'
apprendre
les
programmes
officiels
mis en
place
par l'
Education
Nationale(40).
· Santé :C'est un
état complet de bien-être physique, mental et social, et ne
consiste pas seulement en l'absence de la maladie ou d'infirmité(41).
· Nutriment :C'est une substance
constitutive des aliments dont l'organisme a besoin pour son
développement harmonieux et son bon fonctionnement.
· Micronutriments :Vitamines et
minéraux essentiels requis par l'organisme tout au long du cycle de vie,
en de minuscules quantités.
· Aliment :L'aliment est une
substance en générale naturelle du règne animal ou
végétal, utilisé pour nourrir l'organisme. Exemples : le
lait, la viande, le poisson, les légumes, les céréales
etc. Les aliments peuvent être classés selon leur mode d'action au
niveau de l'organisme. Il existe les aliments de construction, riches en
protéines, les aliments énergétiques riches en glucides et
en lipides et les aliments de protection riches en vitamines et sels
minéraux.
· Alimentation :C'est le
mécanisme par lequel les aliments sont introduits dans l'organisme. Elle
permet aussi de calmer la faim.
· OEdèmes :Rétention
anormale de liquide dans les tissus de l'organisme.
· Taux de mortalité :
Rapport du nombre de décès à la population totale moyenne
d'un pays, d'un lieu donné, sur une période donnée.
· Taux de morbidité :
Rapport qui mesure l'incidence et la prévalence d'une maladie
donnée, sur une population donnée.
· Carence en
micronutriments :État constaté lorsque l'organisme
manque de vitamines ou de minéraux en raison d'un régime
alimentaire insuffisamment riche en vitamines ou minéraux, d'une
alimentation globalement insuffisante et/ou d'une assimilation non optimale des
vitamines ou minéraux par l'organisme.
· Malnutrition Selon l'OMS :Selon
l'OMS, le terme de malnutrition se rapporte à plusieurs maladies,
chacune ayant une cause précise liée à une insuffisance
d'un ou de plusieurs nutriments, et caractérisée par un
déséquilibre cellulaire entre l'approvisionnement en nutriment et
en énergie d'une part, et les besoins de l'organisme pour assurer la
croissance, le maintien de l'état des diverses fonctions d'autres
part.La malnutrition est un état pathologique résultant de
l'insuffisance ou des excès relatifs ou absolus d'un ou de plusieurs
nutriments essentiels, que cet état se manifeste cliniquement, ou qu'il
ne soit décelable que par les analyses biologiques,
anthropométriques ou physiologique.
1.2 Présentation de la
situation nutritionnelle
1.2.1
Monde
Deux milliards de personnes souffrent de
malnutrition, et 18 millions meurent chaque année de faim. Pourtant, la
quantité de nourriture est largement suffisante pour toute la population
dans le monde. Si toutes les céréales récoltées
chaque année étaient réparties équitablement entre
les hommes, chacun en recevrait plus qu'il n'en faut pour survivre. Or, dans
beaucoup de pays d'Afrique, surtout parmi les enfants, l'apport calorique moyen
par personne est nettement inférieur à celui qu'il faut pour
être en bonne santé. Mais il y a aussi des pauvres dans les pays
riches comme la France, le Canada ou les États -Unis'(42).
Chez les enfants des familles pauvres, les
résultats sont encore pires; des proportions sensiblement plus
élevées d'enfants présentent des carences pour 14 des 16
micronutriments.Ainsi, 40% d'entre eux n'absorbent pas assez de fer et 18%pas
assez de vitamine C. Autre coupable : l'abondance même, la grande
disponibilité d'alimentsnutritionnellement inadéquats, comme les
boissons sucrées, les pommes chips, les bonbons, les plats servis dans
les fast foods, qui sont consommés sans modération ni
équilibre en lieu et place d'aliments assurant une bonne
nutrition'(42).
Environ 15 millions d'enfants meurent chaque
année de faim car ils ne mangent pas assez, alors qu'ailleurs ils
mangent trop et sont obèses. De plus, ceux qui meurent de faim sont les
plus pauvres. Ils n'ont pas d'argent pour s'acheter la nourriture dont ils ont
besoin pour vivre'(42).
En Afrique, 40 % des individus qui se sont
trouvés en situation d'insécurité alimentaire grave en
2021 étaient originaires d'Afrique de l'Est, tandis que la situation se
dégradait dans toutes les sous-régions du continent,
l'augmentation la plus rapide se produisant en Afrique de l'Ouest
(multiplication par près de 2,5 de leur nombre depuis 2015). En Asie,
plus de 80 % des individus concernés vivaient en Asie du Sud, alors
qu'en Amérique Latine, leur nombre a doublé entre 2014 et
2021'(42).
Plus de la moitié des
personnessous-alimentées dans le monde viventen Asie (418 millions) et
plus du tiers enAfrique (282 millions). Par rapport àÌ
2019,environ 46 millions de personnes de plusont été
touchées par la faim en Afrique en2020, 57 millions de plus en Asie et
environ14 millions de plus en Amérique latine et dans les
Caraïbes'(42).
1.2.2
En RDC
La RDC fait partie des pays comptant un taux
élevé de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans et
la malnutrition est l'une des principales causes de décès dans
ces pays en s'associant à d'autres maladies comme la diarrhée, la
pneumonie et le paludisme, maladies plus fréquentes chez l'enfant
âgé de moins de 5 ans. Dans les pays en développement, les
pratiques d'alimentation sont très souvent inadéquates et
incompatibles avec les recommandations de l'OMS. Un mauvais état
nutritionnel pendant la petite enfance entraîne également des
répercussions sur la santé à l'âge adulte. La MAS ou
émaciation grave est un état complexe résultant des
conséquences cliniques, biologiques et métaboliques d'une
alimentation insuffisante ou non conforme aux besoins de l'organisme. En dehors
de la mortalité élevée et des incapacités qu'elle
génère, à long terme elle a un impact sur la taille
adulte, les capacités intellectuelles, la productivité
économique, la fertilité, la survenue de maladies
métaboliques et cardiovasculaires. Elle reste un enjeu majeur de
santé publique mondiale avec 16 millions de cas chez les enfants de
moins de 5 ans responsables d'un million de décès par an. La
mortalité en hospitalisation peut atteindre 30 à 50%
'''''''''''''''(35).
La MAS constitue un problème de santé publique
majeur en RDC. Selon l'Enquête Démographique et de
Santé(EDS), 43% d'enfants de moins de 5 ans présentent une
malnutrition chronique, 8% souffrent de malnutrition aigüe et 23%
présentent une insuffisance pondérale '''''''''''''''(35).
Au fil des années, la prévalence du retard de
croissance s'est accrue dans toutes les provinces du pays, à l'exception
de Kinshasa, Kwilu, Mai-Ndombe, Équateur, Mongala, Nord-Ubangi, et
Sub-Ubangi. Les régions les plus affectées sont les provinces de
Kasaï, Kasaï-central, Kwango, Kongo-central, Lomami, Haut-Lomami,
Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Sankuru, Tanganyika, Tshuapa, avec des
prévalences supérieures ou égales à 45% depuis
quinze ans. Les provinces les plus affectées par la malnutrition
aigüe sont le Maniema, le Kwango, et le Kongo-central, où les
prévalences sont supérieures ou égales au seuil d'urgence
de 10%. Cette situation cache une réalité plus étendue car
les oedèmes n'ont pas été pris en compte dans cette
enquête (43).
Le Maniema (32%), le Kasaï (36%), le Kwango (33%), le
Tshuapa (30%), le Lomami (31%) présentent les taux d'insuffisance
pondérale les plus élevés. La prévalence de
l'anémie est de 38,4% chez les femmes et les provinces les plus
touchées sont le Kongo-central (54,7%), le Maniema (49,5%), le
Kasaï (46,7%), et Kinshasa (46,6%). Chez l'enfant, 59,8 % des enfants de
6-59 mois souffrent de l'anémie. Ces taux sont élevés dans
toutes les provinces du pays, variant de 57 à 79 %. Les provinces du
Nord Kivu et du Sud Kivu présentent les prévalences les plus
faibles d'anémie dans le pays (33,5% et 35,7%)(43).
1.3La malnutrition
Les femmes enceintes et les jeunes enfants sont
particulièrement exposés à être malnutris dans les
périodes de pénuries. Les jeunes enfants sont également
plus exposés à la malnutrition pour les raisons suivantes : Ils
ont besoins d'un grand nombre de repas par jour (3-4) que ceux qui sont
préparés par la famille.Ils ont besoins d'aliments plus riches en
énergie et en protéines que ne le sont peut-être les
aliments disponibles.Les jeunes enfants (entre 6 mois et 5 ans) sont
particulièrement sujets aux infections (rougeole, coqueluche ;
paludisme, maladies diarrhéiques, etc...) qui, en réduisant leur
appétit et en augmentant leur dépense énergétique,
peuvent précipiter ou aggraver la malnutrition.Dans certaines
sociétés humaines, les adultes sont servis les premiers et les
jeunes enfants les derniers(21).
La malnutrition chronique entraîne un arrêt de la
croissance, augmente le risque de survenue, la durée, la gravité
des maladies et contribue ainsi au décès. La malnutrition n'est
pas seulement une cause de maladie, mais aussi un effet de celle-ci. Elle
affaiblit les défenses du système immunitaire de l'individu et le
rend vulnérable aux infections. Elle affecte aussi la capacité
d'absorption des aliments par l'organisme. Il est bien établi qu'une
nutrition adéquate dans les premières années de la vie est
une condition essentielle pour que les enfants grandissent harmonieusement et
au maximum de leurs potentialités(21).
La malnutrition augmente aussi les taux de mortalité
maternelle du fait de l'anémie par carence en fer. On peut donc dire que
là où les taux de malnutrition sont élevés, les
taux de mortalité infanto-juvénile et maternels sont aussi
élevés. Dans les pays en développement, le plus grand
problème nutritionnel est la sous- alimentation, due à un apport
calorique insuffisant, et pouvant déboucher par exemple sur le
Kwashiorkor(21).
Mais partout dans le monde, diverses formes de malnutrition
existent, débouchant notamment sur l'obésité et sur de
graves carences. La malnutrition a ainsi été appelée la
« faim invisible » ou « faim cachée » (hiddenhunger
en anglais) par les Nations unies, affectant deux milliards de personnes
souffrant de carences en sels minéraux et en vitamines, pouvant
provoquer des maladies mortelles'(23).
Dans les pays en développement, les insuffisances
alimentaires causent des maladies comme le kwashiorkor, l'anémie (qui
attaque le système sanguin et empêche la concentration), le
rachitisme (qui empêche le développement normal des os de
l'enfant) ou la cécité (causée par des carences en
vitamine A). Le rapport de 2004 de l'Unicef et la Banque mondiale dresse un
bilan terrifiant : les carences en fer parmi les bébés de 6
à 24 mois affectent le développement mental de 40 à 60 %
des enfants des pays en développement ; les carences en iode ont
faitreculer la capacité intellectuelle de ces pays de 10 à 15 %,
et causent la naissance de 18 millions d'enfants handicapés mentaux par
an ; le manque de vitamine A entraîne la mort d'un million d'enfants
chaque année'(23).
Chez les adultes, les plus affectés sont souvent les
femmes : l'anémie causée par le manque de fer entraîne la
mort de 60 000 jeunes femmes pendant leur grossesse ou leur accouchement; le
manque d'acide folique cause un décès par maladie cardiaque sur
dix. Les carences s'additionnent et rendent l'organisme plus vulnérable
à d'autres maladies. L'impact économique est énorme, la
baisse d'énergie'(23).
1.3.1 Relation entre alimentation
nutritionsanté.
Une bonne alimentation permet un développement global
et harmonieux de l'organisme. La nutrition remplit des fonctions, digestive,
respiratoire, circulatoire, excrétoire et endocrinienne qui permettent
l'apport aux cellules des éléments nécessaires à
leur croissance, le déroulement des divers métabolismes et
l'élimination des déchets de ces métabolismes. L'organisme
humain, comme celui de tout animal et de toute plante, a besoin d' un
approvisionnement régulier et suffisant en eau et en substances
alimentaires pour grandir, pour se mouvoir, pour travailler, pour
réparer les tissus et les cellules qui s'usent et se détruisent
chaque jour.Une nutrition adéquate est un besoin fondamental de l'homme
et une condition préalable de la santé. La promotion d'une
nutrition correcte est l'une des composantes essentielles des soins de
santé primaires''(44).
1.5 Impact d'une alimentation
inadéquate sur la sante
1.5.1
Les carences
La carence en micronutriments : présents en
très faible quantité dans l'organisme, les micronutriments (sels
minéraux, vitamines) sont nécessaires pour maintenir la
croissance, la santé et le développement de l'organisme. Leur
carence se caractérise par une insuffisance de leurs réserves et
de leur taux circulant dans le sang. Cette carence n'est pas toujours visible
et ne se traduit pas non plus toujours l'insuffisance pondérale ; la
malnutrition chronique ou la malnutrition aiguë. La malnutrition
protéino-énergétique (MPE), encore appelée
malnutrition
protéino-calorique (MPC), revêt
différentes formes : émaciation, retard de croissance,
insuffisance pondérale(43).
1.5.1.1 Malnutrition aiguë ou émaciation
Elle est mesurée par l'indice poids/taille, et est due
à un manque d'apport alimentaire entraînant des pertes
récentes et rapides de poids avec un amaigrissement extrême. C'est
la forme la plus fréquente dans les situations d'urgence et de soudure.
Elle traduit un problème conjoncturel (43).
Un apport alimentaire en quatre semaines permet de
rétablir une bonne santé en cas d'émaciation (43).
La malnutrition aiguë touche à Niono près
de 10,4% des enfants de 0 à 59 mois(43).
· Interprétation
Selon Road To Health (RTH), le pourcentage de la
médiane du rapport P/T permet de juger
L'état nutritionnel d'un enfant ; où P = poids
(en gramme) ; T = taille (en centimètre)
Si le rapport P/T est = 85 %, état nutritionnel normal
;
Si le rapport P/T < 80 % et = 70% malnutrition
modérée ;
Si le rapport P/T < 70 %, c'est un cas de malnutrition
sévère ;
De même, selon l'OMS, l'état nutritionnel d'un
enfant peut être exprimé en fonction de Z score ou écart
type (ET).
Si le rapport P/T compris entre - 1 et 1 ET, l'état
nutritionnel est normal ;
Si le rapport P/T < - 2 ET = -3, malnutrition
modérée ;
Si le rapport P/T < - 3 ET, malnutrition
sévère (43).
Cet indice ne permet pas de différencier un enfant trop
petit pour son âge (qui a souffert de
MPC dans son enfance) d'un enfant de taille satisfaisante.
Sur le plan clinique, on définit trois tableaux de
malnutrition protéino-calorique (malnutrition
aiguë), selon qu'il s'agisse d'une carence
protéinique, calorique, ou globale (43).
· Le kwashiorkor :
Il correspond à une insuffisance d'apport
protéinique dans la ration alimentaire. Il se caractérise par :
¾ Les signes les plus marquants sont l'apathie, l'anorexie, la
présence d'oedèmes en particulier aux chevilles, sur le dos des
mains, des pieds et parfois au visage (visage bouffi). L'amaigrissement est
constant mais souvent masqué par ces oedèmes.
La peau peut être terne et l'on trouve souvent des
lésions du type dépigmentation. Dans la phase la plus
avancée, il peut y avoir une hyperpigmentation avec craquelures, voire
ulcérations de la peau. ¾ Les cheveux sont parfois
dépigmentés (roux et même blancs), défrisés,
cassants et ils se laissent facilement arracher. Il y a souvent une
diarrhée par atrophie de la muqueuse intestinale. ¾ Biologiquement,
on note une chute importante de la protidémie, portant essentiellement
sur l'albumine. L'ionogramme sanguin montre des troubles hydro
électrolytiques, notamment une hyponatrémie, une
hypocalcémie, et une hypokaliémie. ¾ Des complications
peuvent survenir telles que la déshydratation, les troubles
métaboliques et les infections bactériennes, ceux-ci expliquent
un taux de mortalité très élevé chez les enfants
atteints du kwashiorkor(43).
· Le marasme :
C'est une insuffisance calorique globale de la ration
alimentaire. Il se caractérise comme suit : ¾ Le tableau clinique
présenté par l'enfant marasmique est tout à fait
différent de celui dû au kwashiorkor ; ¾ Dans la plupart des
cas, l'enfant s'intéresse à ce qui se passe autour de lui, il n'a
pas perdu l'appétit mais il est nerveux et anxieux ; ¾ Le signe le
plus frappant reste l'amaigrissement ; il y a diminution de la couche
graisseuse et fonte musculaire, la peau semble trop vaste pour le corps de
l'enfant, le visage est émacié, les yeux sont enfoncés
dans les orbites. L'enfant a une diarrhée importante par atrophie de la
muqueuse intestinale ; ¾ Il n'y a pas d'oedèmes, mais un retard de
croissance important par rapport aux courbesutilisées localement
(poids/taille) ; ¾ Biologiquement la protidémie est
légèrement diminuée, l'hématocrite et le
tauxd'hémoglobine sont aussi légèrement diminués.
Même si des complications peuvent apparaître, le pronostic est
meilleur que celui du kwashiorkor(43).
· La forme mixte :
En réalité, les formes cliniques dues au
kwashiorkor associé au marasme se rencontrent rarement. Ainsi, la forme
mixte associe à des degrés variables, les signes du kwashiorkor
et du marasme(43).
1.5.1.2Malnutrition chronique ou retard de croissance
La malnutrition chronique ou retard de croissance est
mesurée par l'indice taille/âge et se caractérise par des
enfants rabougris (trop petits pour leurs âges). Elle peut être
causée par un déficit chronique in utero ou des infections
multiples. Son apparition survient au-delà de 24 mois et est
irréversible. Cette malnutrition traduit un problème structurel.
Elle touche 25% des enfants de 0 à 5 ans et sa forme
sévère ; 8%(43).
· Interprétation
En exprimant la médiane en pourcentage:
Avec T= taille ; A = âge (mois)
Si le rapport T/A est = 85 %, c'est l'état nutritionnel
normal ;
Si le rapport T/A< 80 % et =70%, il y a malnutrition
modérée ;
Si le rapport T/A < 70 %, c'est un cas de malnutrition
sévère.
En cas d'expression en Z score ou écart type (ET) :
Si le rapport T/A < - 2 ET = -3, c'est la malnutrition
modérée ;
Si le rapport T/A < - 3 ET, c'est la malnutrition
sévère ;
Si le rapport T/A est compris entre - 1 et 1 ET, l'état
nutritionnel est normal(43).
· Inconvénients de l'indice
taille/âge
Ne permet pas de différencier deux enfants de
même taille et de même âge dont l'un serait trop maigre
(émacier) et l'autre trop gros (obèse)(43).
1.5.1.3 Malnutrition globale ou insuffisance
pondérale
La malnutrition globale ou insuffisance pondérale est
mesurée par l'indice poids/âge et se caractérise par un
enfant ayant un faible poids. Utilisée en consultation pour le suivi
individuel de l'enfant, l'indice poids/âge traduit une malnutrition
globale. 19,7 % des enfants de 0 à 59 mois sont atteints par la
malnutrition globale sur l'ensemble du territoire national malien(43).
· Interprétation
En cas d'expression en pourcentage de la médiane
Si le rapport P/A est = 85 %, c'est l'état nutritionnel
normal ;
Si le rapport P/A < 80 % et = 70%, il y a malnutrition
modérée ;
Si le rapport P/A < 70 %, c'est un cas de malnutrition
sévère.
En cas d'expression en Z score ou écart Type (ET) :
Si le rapport P/A est compris entre - 1 et 1 ET, l'état
nutritionnel est normal.
Si le rapport P/A < - 2 ET = -3, c'est la malnutrition
modérée ;
Si le rapport P/A < - 3 ET, c'est la malnutrition
sévère.
1.5.2
Les excès
Les excès alimentaires peuvent également
entraîner des troubles nutritionnels. Les maladies nutritionnelles
regroupent un certain nombre d'affections caractérisées soit par
des troubles du métabolisme interne des substances nutritives, soit par
un mauvais équilibre de l'apport alimentaire, ces deux facteurs
étant souvent plus ou moins intriqués. Parmi les troubles
métaboliques, le diabète et la goutte sont les plus
fréquents ; la maigreur et l'obésité sont la
conséquence d'un déséquilibrealimentaire-(12).
1.6 Les
méthodes d'évaluation du statut nutritionnel
1.6.1
Anthropométrie nutritionnelle
Technique développée par des
anthropologues vers la fin du XIXème S.Elle utilise les mesures pour
évaluer le statut nutritionnel.Art de mesurer les dimensions des
différentes parties du corps humain.En nutrition: c'est la mesure du
poids, de la taille et/ ou d'autres dimensions du corps d'1 individus pour
évaluer son statut nutritionnel''(45).
1.6.1.1 Utilité en santé
publique
Mesure quantitative la plus simple pour évaluer
l'état de nutrition d'une population.Seule et unique technique portable
(Clinique et terrain), universellement applicable, économique,
permettant d'évaluer corpulence, proportions et composition du corps
humain''(45).
Anthropométrie est reflet de l'état sanitaire
et nutritionnel, peut être utilisée pour prévoir les
aptitudes, l'état de santé et la survie.Outil de grand
intérêt, pour suivre la croissance normale d'une population et
détecter carences et excès nutritionnels. Actuellement
sous-utilisé, pour orienter les politiques de santé publique et
les décisions cliniques.Seul inconvénient: elle ne peut que
détecter les anomalies nutritionnelles dont les changements affectent
les différentes proportions du corps humain''(45).
1.6.1.2Les mesures
a) Enfants
- Indicateurs de la croissance
- Taille
- Poids
- Tour de bras (MUAC)
- Autres indicateurs : périmètre crânien,
plis cutanés, etc...
- Dépendants de l'âge
b) Prise des mesures
- 1ère étape de
l'Anthropométrie
- Mensurations souvent difficiles à prendre et à
interpréter; d'où, les exigences suivantes:
c) Techniques standardisées
- Outils standardisés:
- Balance: précision de 100 g, étalonnée,
tarée chaque jour, remise aiguille à 0.
- Ruban: étalonné, précision au mm
près.
- Personnel formé sur la technique de mensuration et
l'utilisation des outils.
- Précision dans la prise de l'âge(document
fiable).
d) Principales mensurations:
1. Poids,
2. Taille/ Longueur (0-23 mois),
3. Périmètre brachial (PB)
4. Périmètre crânien (PC)
5. Périmètre crural (PCr)
6. Age (A)
7. OEdèmes (Il faut 1e définition claire)
e) Techniques de mensuration
- Mesure de la taille.
- Enfant > 24 mois ou > 87 cm
- Utiliser 1e toise
- Enfant en position débout.
- Noter la taille en cm
Figure 1 : Mesure de la taille de l'enfant

Source :Protocole National prise en
charge de la Malnutrition aigue
- Mesure de la longueur
- Enfant < 24 mois ou < 87 cm
- Utiliser 1e toise
- Enfant en position couchée.
- Noter la longueur en cm

Figure 2 : Mesure de la longueur de
l'enfant (nourrissons et enfants de 0 à 23 mois)
Source :Protocole National prise en
charge de la Malnutrition aigue
3. Mesure dupoids avec une balance de type
SALTER
- Enfant > 3 mois
Figure 3 : Pesée de l'enfant en
utilisant la balance suspendue Salter

Source :Protocole National prise en
charge de la Malnutrition aigue
- Mesure du poids pour les enfants < 3mois
- Balance pèse bébé
- Balance pèse personnes : Peser d'abord la mère
seule, puis avec l'enfant et faire la soustraction.
- Inconvénients: erreur de précision et de
calcul''(45).

Figure 4 : Pesée de l'enfant en
utilisant la balance électronique
Source :Protocole National prise en
charge de la Malnutrition aigue
- Mesure du périmètre
brachial.
- Utiliser 1 mètre ruban
- Prendre la mesure au niveau du bras, à mi-chemin
entre l'olécrane (pointe du coude) et l'acromion de l'omoplate (pointe
de l'épaule)''(45).
- Noter la mesure en cm
Figure 5 : Mesure du
périmètre brachial de l'enfant

Source :Protocole National prise en
charge de la Malnutrition aigue
1.6.1.3 Les indices
anthropométriques
Mensurations sous forme brut difficiles à
interpréter; d'où usage des INDICES
c'est-à-diredes proportions entre deux mesures.Les indices
anthropométriques permettent la comparaison en utilisant des
populations de référence internationale
régionale ou locale''(45).
Tableau I: Classification des
indicateurs anthropométriques selon leurs indices
|
Indicateurs
|
Indices
|
|
Émaciation (malnutrition aiguë)
|
Poids/Taille
|
|
Retard de croissance
(Malnutrition chronique)
|
Taille/Age
|
|
Insuffisance pondérale (aiguë et/ou
chronique)
|
Poids/Age
|
Tableau II :Classification de la
malnutrition aiguë
|
Malnutrition aiguë
(Indice P/T)
|
Z-score
|
OEdèmes
Bilatéraux
|
|
Sévère
|
< -3 z-Score
|
Oui/Non
|
|
Sévère
|
> -3 z-Score
|
Oui
|
|
Modérée
|
< -2 z-Score à = - 3 z-Score
|
Non
|
|
Globale
|
< -2 z-Score
|
Oui/Non
|
- Autres indices et indicateurs.
- Périmètre brachial chez
l'enfant
- Seuils fixes (1-4 ans) : 11cm (sévère) /
12,5cm (modérée)
- Intérêt pour le dépistage/diagnostic
d'urgence
- Selon l'âge: z-scores (<5ans)
- Utilisation en surveillance ?
- Indice de masse corporelle = Poids (kg) /
Taille2 (en m2)
- Seuils fixes chez adultes (« normal » = 18,5
à 25,0 kg/m2)
- Seuils variables selon l'âge (de 2 à 20 ans)
- Mesure de la masse grasse (%)
- À partir de l'épaisseur des plis
cutanés
- Périmètre crânien:
- Sa mesure est une méthode standard de
détection de la malnutrition chez les enfants.
- Principalement lié à la taille du cerveau.
- Supérieure au périmètre thoracique
à la naissance
- Périmètre thoracique
- Le PC et PT sont à peu près les mêmes
à l'âge de 6 mois.
- Au-delà de cet âge, le crâne grandit
lentement et le thorax plus rapidement.
- Entre 6 mois et cinq ans, un rapport PT/ PC < à 1
peut résulter d'un retard de développement ou d'une fonte des
musculaires et graisses du thorax.
- En anthropométrie nutritionnelle, le rapport PT /PC
est utile pour détecter la dénutrition dans la petite enfance.
1.7 Alimentation du
nourrisson et du jeune enfant
Les effets cumulatifs au cours des 10 prochaines
années sont remarquables. Et au fur et à mesure que l'enfant
entre dans l'adolescence, le rythme vers l'âge adulte
s'accélère. L'alimentation du nourrisson ayant été
abordée dans la section sur l'allaitement maternel, la présente
section examinera uniquement les besoins nutritionnels particuliers du jeune
enfant et des adolescents''(45).
La croissance reflète directement l'apport en
nutriments et est un paramètre important dans l'évaluation de
l'état nutritionnel des nourrissons et des enfants. Les professionnels
de la santé devront régulièrement mesurer la taille et le
poids des enfants et comparent les mesures avec les courbes de croissance
standard pour le sexe et l'âge et avec les mesures
précédentes de chaque enfant''(45).
1.7.1
Besoins énergétiques et nutriments
Les enfants en surpoids font exception :ils
n'ajustent pas toujours leurs apports énergétiques de
manièreappropriée et peuvent manger en réponse à
des signaux externes,sans tenir compte des signaux de faim et de
satiété.Apport énergétique et activité: Les
besoins énergétiques de chaque enfant varient
considérablement en fonction de sa croissance et deson activité
physique; à un an, il lui faut environ 800 kcal par jour.Un enfant actif
de 6 ans a besoin de deux fois plus de calories parjour''(45).
À dix ans, les besoins sont d'environ 2000 Kcal/ jour.
Les besoins énergétiques totaux augmentent
légèrement avec l'âge, mais les besoins
énergétiques par Kg de poids diminuent progressivement.Les
enfants physiquement actifs de tout âge ont besoin de plus
d'énergieparce qu'ils dépensent plus, et les enfants inactifs
peuvent devenirobèses même s'ils mangent moins que la
moyenne''(45).
Actuellement, les enfants deviennent de moins en moins
actifs, lesjeunes filles montrant une réduction marquée de leur
activité physique.Les écoles serviraient bien nos enfants en
offrant des activités pourpromouvoir la forme physique.Les enfants qui
aimer le jeu et l'exercice physique à la maison et
àl'école, sont mieux préparés à un mode de
vie actif à l'âge adulte''(45).
1.7.2
Besoins en hydrates de carbone.
Recommandations concernant les glucides et les fibres sont
baséessur l'utilisation du glucose par le cerveau:A partir d'un an,
l'utilisation cérébrale du glucose est assez constante et se
situe dans la fourchette des adultes. Lesrecommandations en glucides pour les
enfants à partir d'un ansont donc les mêmes que pour les
adultes''(45).
1.7.3
Besoins en grasses et acides gras:
Apport énergétique des graisses: 30 à 40
% pour les enfants de 1 à 3et 25 à 35% pour les enfants et
adolescent de 4 à 18 ans.Les enfants sous un régime pauvre en
lipides ont tendance à avoirde faibles apports en certaines vitamines et
minéraux''(45).
1.7.4
Besoins en protéines
Les besoins totaux augmentent légèrement avec
l'âge, mais parrapport au poids, ils diminuent légèrement.
Tiennent compte des exigences du maintien de l'équilibre azoté,
de laqualité des protéines consommées et des besoins
supplémentairespour la croissance''(45). 1.7.5 Vitamines et
minéraux
Les besoins augmentent avec l'âge. Une alimentation
équilibrée, diversifié et riche, peut répondre
auxbesoins des enfants en ces nutriments, à l'exception du
fer.L'anémie ferriprive est un problème majeur dans le monde
entier, trèsfréquent chez les enfants congolais de moins de 5
ans.A partir de la 2ème année de vie, les tout-petits passent
d'un régimeriche en fer sous forme de lait maternel, de lait enrichi de
fer et decéréales pour nourrissons enrichies en fer, à un
régime composéd'aliments pour adultes et de lait de vache pauvre
en fer. L'appétit des enfants fluctue souvent certains deviennent
capricieux,et d'autres préfèrent le lait et les jus aux aliments
solides.Toutes ces situations peuvent empêcher les enfants de manger
desaliments riches en fer à un moment critique de la croissance et
dudéveloppement du cerveau. .Prévention de la carence en fer:
apport de 7 à 10 mg/ jour''(45).
1.7.6
Autres suppléments
À l'exception du fluorure, du fer et de la vitamine D
pendant l'enfance,les enfants bien nourris n'ont pas besoin de
supplémentsvitaminiques et minéraux.Cependant, de nombreux
parents donnent des suppléments à leurs enfants et adolescents
Ironiquement, les enfants des ménages pauvres, dont les apports
ennutriments sont faibles ne reçoivent généralement pas de
suppléments''(45).
1.7.7
Carence en fer et comportement
La carence en fer a des effets bien connus et largement
répandussur le comportement et les performances intellectuelles des
enfants.Le Fe transporte l'O2 dans le sang et vers les cellules, pour
lemétabolisme énergétique.Le fer intervient aussi dans la
fabrication des neurotransmetteurs, notamment ceux qui régulent la
capacité d'attention, essentielle àl'apprentissage.Par
conséquent, une carence en fer provoque non seulement unecrise
énergétique, mais altère aussi directement la
capacitéd'attention et la capacité d'apprentissage. La carence en
fer est souvent diagnostiquée par un testd'hémoglobine ou
d'hématocrite rapide, facile et peu coûteux quidétecte un
déficit en fer dans le sang''(45).
1.7.8 Carence en fer et comportement
Le cerveau d'un enfant, est sensible à de faibles
concentrations defer bien avant que les effets sanguins n'apparaissent.La
carence en fer diminue la « motivation à persévérer
dans destâches intellectuellement stimulantes » et altère les
performancesintellectuelles globales.Les enfants anémiques ont de
mauvais résultats aux tests et sontperturbateurs en classe ; la
supplémentation en fer améliorel'apprentissage et la
mémoire.Associée à d'autres carences nutritionnelles,
l'anémie ferriprive a deseffets synergiques préjudiciables
à l'apprentissage.Les enfants qui souffraient d'anémie ferriprive
dans leur enfancecontinuent d'avoir de mauvais résultats en
vieillissant, même si leurstatut en fer s'améliore''(45).
1.7.9
Carence en fer et comportement
Les effets néfastes à long terme sur le
développement mentalrendent la prévention et le traitement de la
carence en fer pendant lapetite enfance et la petite enfancel'enfance une
grande priorité''(45).
1.7.10
Planification des repas des enfants
Pour fournir tous les nutriments nécessaires, les
repas des enfantsdoivent inclure une variété d'aliments de chaque
groupe, en quantitésadaptées à leurs appétits et
à leurs besoins''(45).
CHAPITRE 2 : APPROCHE MÉTHODOLOGIQUE
II.1 Présentation du lieu
d'étude
II.
1.1 Création
La commune de Lubumbashi a été
créée par le décret du 26 mars 1957 exécuté
par l'arrêté ministériel n° 11/160 du 1er
octobre 1957.
A sa création, la commune de Lubumbashi appelée
commune « Elisabeth » a ouvert ses portes en janvier 1958
avec à la tête comme Bourgmestre, Monsieur Emile DELARUELLE
nommé par Arrêté N° 11/01/1958 du 07 janvier 1958
jusqu'en 1962 où il fut remplacé par Monsieur Grégoire
SHAMBA, Agent de l'administration publique qui fut le premier autochtone comme
Bourgmestre jusqu'en 1965. Vers les années 1970, la commune LUBUMBASHI
s'est vue amputée de sa partie EST par l'Arrêté N°
70/0572 du 09 mai 1970 portant création de la commune KAMPEMBA;
C'est ainsi que les quartiers BEL AIR 1, BEL AIR 2 et INDUSTRIEL qui
étaient parties intégrantes de la commune LUBUMBASHI, qui
constituaient même ses limites avec la commune Ruashi font le principal
de la commune de Kampemba dont le point de démarcation avec celle-ci
est, en grande partie les boulevards M'SIRI et LUMUMBA.
II.1.2. Situation géographique
II.1.2.1 Limites
· Au nord, elle est limitée par la commune annexe
(ruisseaux Kamisepe et Kabulameshi).
· Au sud, par le boulevard KYUNGU WA KUMWANZA jusqu'au
pont de la rivière Lubumbashi qui la sépare des communes
KAMALONDO et KENYA au sud-ouest.
· A l'Est par le Boulevard M'siri et l'Avenue Lumumba
jusqu'au tunnel prolongé des rails SNCC qui la séparent de la
commune Kapemba.
· A l'ouest par la commune KATUBA, avenue des poteaux
SNEL à son croisement avec l'Avenue Upemba jusqu'à la
chaussée M'zée KABILA (route Kipushi)
II.1.2.3 Coordonnées géographiques
· Latitude : 11°65.611
· Longitude : 27°48.720
· Altitude : l'altitude est celle de la ville 1.267
mètres
· Superficie : la commune de Lubumbashi s'étend
sur près de 38 Km2
II.1.3
Données géographiques
II.1.3.1 Climat
· Alternative de saisons : la commune de Lubumbashi a
la saison pluvieuse qui débute au mois de novembre jusqu'au mois d'Avril
et la saison sèche du mois de mai jusqu'au mois d'octobre ;
· Variation de température : Sa
température varie de 8 à 27° saison sèche, de 25
à 35 ° saison de pluie ;
· Pluviométrie : cette commune est de climat
tempéré avec une pluviométrie de plus ou moins 6 mois.
II.1.3.2 Hydrographie
Principaux lacs et cours d'eau : la commune de
Lubumbashi est traversée par les rivières Lubumbashi, Karavia,
Kalubwe; la petite rivière Kisangani à côté du
cercle hypique ainsi que par le canal à côté des
cascades.
II.1.4 Statistiques de la population
Tableau I. Les Nationaux
|
N°
|
QUARTIERS
|
HOMMES
|
FEMMES
|
GARCONS
|
FILLES
|
TOTAL
|
|
1
|
GAMBELA
|
12043
|
15740
|
13722
|
13269
|
54774
|
|
2
|
KALUBWE
|
9619
|
8489
|
11185
|
10092
|
39385
|
|
3
|
KIWELE
|
6137
|
7096
|
8396
|
7405
|
29034
|
|
4
|
LIDO GOLF
|
6423
|
6826
|
7418
|
9763
|
30430
|
|
5
|
LUMUMBA
|
5179
|
5107
|
8877
|
7438
|
26601
|
|
6
|
MAKUTANO
|
6538
|
7231
|
9609
|
8662
|
32040
|
|
7
|
MAMPALA
|
17875
|
19581
|
27029
|
25391
|
89876
|
|
TOTAUX
|
63814
|
70070
|
86236
|
82020
|
302140
|
Source : Secrétariat administratif, C/
Lubumbashi
Tableau II. Les Etrangers
|
N°
|
QUARTIERS
|
HOMMES
|
FEMMES
|
GARCONS
|
FILLES
|
TOTAL
|
|
1
|
GAMBELA
|
151
|
100
|
39
|
67
|
357
|
|
2
|
KALUBWE
|
56
|
60
|
76
|
29
|
221
|
|
3
|
KIWELE
|
45
|
36
|
42
|
41
|
162
|
|
4
|
LIDO GOLF
|
194
|
127
|
130
|
179
|
630
|
|
5
|
LUMUMBA
|
68
|
38
|
70
|
36
|
212
|
|
6
|
MAKUTANO
|
169
|
91
|
93
|
45
|
398
|
|
7
|
MAMPALA
|
222
|
160
|
142
|
137
|
661
|
|
TOTAUX
|
905
|
610
|
592
|
534
|
2641
|
Source : Secrétariat administratif, C/
Lubumbashi
II.1.5. Cadre de l'étude
La Commune de Lubumbashiqui nous a servi de cadre
d'étude, dispose de plusieurs écolesmaternelles publiques et
privées reparti sur son territoire. Au nombre de ses écolesfigure
sixécoles qui nous ont servi des lieux d'étude.
II.2 Type d'étude
Il s'agitd'une étudedescriptive transversale par
sondage en grappes à trois degrés
II.3 Période
d'étude
Notre étude couvre la période allant du 25 avril
au 5 aout 2023
II.4 Population d'étude
- Les enfants de 24 à 59 mois c'est la tranche
d'âge marquée par la scolarisation des enfants et aussi la plus
touchée par la malnutrition.
- Les mères ou toute personne s'occupant des enfants
des enfants de 24 à 59 mois
II.5 Population cible
- La population d'étudeest composée des enfants
régulièrement inscrits dans les écoles maternelles de la
commune de Lubumbashi.
II.6 Taille
d'échantillon
La détermination de la taille nécessaire
à l'étude au niveau de la communea été
calculée à partir de la formule de Daniel Schwarz (14):

n = taille de l'échantillon
Z = paramètre lié au risque d'erreur, Z = 1,96
pour une marge d'erreur de 5 % (0,05).
p = prévalence attendue de la malnutrition dans la
population, exprimée en fraction de 1. (p=0,122) q = 1-p,
prévalence attendue des enfants non-malnutries, exprimée en
fraction de 1(q= 0,88) i = précision absolue souhaitée
exprimée en fraction de 1. (i = 0,05)
d = paramètre mesurant l'effet de grappe (d = 2 pour ce
genre d'enquête)

Pour compenser le cas de non-répondants, nous avons
ajouté 10% de ce nombre et ainsi avons obtenu 360+36 = 396
pour plus d'impact et pour donner plus de puissance à l'étude
nous avons arrondi ce nombre à 400. La taille de
l'échantillon est de 400 enfants et leurs
parents/tuteurs.
II.7Techniqued'échantillonnage
Pour le choix des enfants, un sondage en grappe
stratifié et un tirage à trois niveaux a été
effectué. Pour assurer la représentativité de
l'échantillon de l'enquête à l'ensemble du milieu (urbain
et rural), chaque milieu a été considéré comme un
domaine d'étude. Chaque région a été divisée
en deux strates. La première strate est constituée des
écoles d'un quartier urbain et rural de la commune de Lubumbashi choisi
de façon aléatoire. Dans lesdeux quartiers, les écoles
àinclure pour la formation de la deuxième strate ont
été de façon aléatoire selon qu'elles sont
privées et publiques. Dans les différentes classes les
écolesprivées comme publiques, le nombre d'élèves
inclus a été déterminé proportionnellement aux
effectifs par classe. Par la suite, en se basant sur les listes des classes,
les élèves ont été sélectionnés
à partie de leur nom et ceux, avec la technique d'échantillonnage
systématique.
Pour celui des parents, nous avons fait un choix
raisonné. En d'autres termes, le parent d'un enfant
sélectionné étant automatiquement choisipour une
participation dans l'étude, sa participation à l'étude et
celle de son enfant dépendaient cependant de son consentement libre et
éclairé.
Le nombre d'enfants par école à enquêter,
a étéobtenu en divisant la taille de l'échantillon par le
nombre d'écoles soit 400/6 =66 enfants par
école.
Ø Critères d'inclusion
· Tout enfant dont l'âge était compris entre 3
et 5 ans
· Tout enfant qui fréquente l'école choisie et
quia été sélectionné
· Tout enfant en bonne santé apparente
· Tout enfant dont les parents ou tuteurs ont
donnéleur consentement
Ø Critères de non-inclusion
· Tout enfant apparemment malade, ou connu d'avoir une
pathologie chronique.
· Tout enfant âgé de moins 3 ans où
ayant plus de 5 ans révolus.
· Tout enfant dont les parents ou tuteur ayantrefusé
de participer à l'étude.
· Tout enfant absent de l'école le jour de
l'enquête.
II. 8Matériels et
méthodes d'enquêtes
II. 8.1Matériels d'enquête
Nous noussommes servisd'un questionnaired'enquêtecomme
instrument de collecte des données lors des interviews ou
échanges. Pour la prise des mesures anthropométriques nous
avonsutilisé une balance pour la mesure du poids, une toise en
fabrication locale pour la mesure de la taille et un MUACpour la mesure du
périmètre brachial.Nous avonsaussi utilisédes blocs notes,
stylos.
II.8.2Méthodes d'enquêtes
Nous avonsfait un pré-test du questionnaire par une
préenquête. Notre pré-test avaitpour objectif de
vérifier le fond, la formeet la clarté des questions sans oublier
les modalités de travail. Il avait porté sur 50 enfants
sélectionnés par convenance. Lors de l'enquête proprement
dite, les parents d'enfants sélectionnés avaient reçuun
formulaire de consentement et une fiche d'enquête concernant des
données socio-économiques du parentà savoir : son
statut matrimonial, son niveau d'instruction, sa profession, le rappel de 24h
la ration alimentaireet la taille du ménage. Les
autoritésscolaires nous ont aidés àremettre ces fiches aux
parents ou accompagnateurs d'élèves après explications.
II. 8.3Techniquede collecte
L'administration d'un questionnaire auprès des
parentsa été faite. Les données collectéeschez les
enfants ontportéessur la mensuration anthropométrique standard :
poids, taille, IMC. Ces mesures ont étérapportées à
l'âge et au sexe, afin d'obtenir les indicateurs poids/taille,
taille/âge et poids/âge. Cesindices ont été
évalués par rapport aux normes de l'OMS 2006.
Des données secondaires également ont
étécollectées auprès des parents à
savoir les habitudes alimentaires des enfants. Les données ont
étérecueilliessur unquestionnaireconçus à cet effet
prenant en compte le numéro de l'enfant, le nom de l'école, la
classe et le jour de l'enquête.
II.9.Outils de traitement des données
Les donnéesont
étéencodéesà partir du logicielEpi-info version
7.2.5.0,le logiciel Excel 2016nous a permisdevérifier les données
saisies et ainsi les nettoyer.
Après la saisie, les données ont
été transférées sur le logiciel ENA for SMARTER
2022 pour faciliter leur épuration et contrôler leur
fiabilité à l'aide des tests de plausibilité qu'il
contient. C'est à l'issu de cette vérification qui a permis de
revoir avec précision le questionnaire pour corriger les erreurs que le
processus de l'analyse a été entamé.
II.10 Outils d'analyse des
données.
La normalisation des données anthropométriques
s'est faite à l'aide du Logiciel ENA for SMART OMS/2022, auquel sont
intégrées les nouvelles normes OMS d'octobre 2006 et les
anciennes normes NCHS/CDC/WHO de 1977. Ceci présente l'avantage de
comparer les résultats anthropométriques selon les deux normes
aux fins des comparaisons avec les études antérieures qui
utilisaient les anciennes normes NCHS. Ainsi, les mensurations des enfants de
l'échantillon sont comparées à celles des enfants de la
population de référence ayant les mêmes
caractéristiques d'âge, puis des indices nutritionnels sont
calculés. A partir de là, on a déterminé les
différentes formes de malnutrition selon une déviation par
rapport à la médiane de - 2 écarts -type ou Z-score. Les
données normalisées sur ENA ont été
exportées dans le logiciel SPSS 24.0 pour être analysées et
comparer aux autres variables.
II.11 Plan d'analyse
Tableau III : Plan d'analyse des
données
|
Objectifs spécifiques
|
Objectifs opérationnels
|
Traitements statistiques
|
|
Définir les caractéristiques
sociodémographiques des enfants
|
Définir les caractéristiques
sociodémographiques des enfants
|
Fréquence
Moyenne #177; écart-type
|
|
Décrire le statut nutritionnel des enfants
scolarisés en milieu urbain et rural de Lubumbashi
|
Déterminer le statut nutritionnel des enfants à
partir des indices anthropométriques
|
Normalisation des données anthropométriques
Fréquence
Moyenne #177; écart-type
|
|
Identifier les habitudes alimentaires des enfants
scolarisés
|
Déterminer les habitudes alimentaires ainsi que le score
de diversité alimentaires des enfants
|
Fréquence
Moyenne #177; écart-type
|
|
Repérer d'éventuels facteurs ayant impact sur
l'état nutritionnel des enfants
|
Croiser les indices anthropométriques avec les
caractères sociodémographiques des enfants ainsi que les
habitudes alimentaires
|
Khi-carré de Pearson
|
II.11.1 Méthode d'analyse des scores de la
consommation alimentaire
Pour une classification des ménages en termes de
profil alimentaire, il a été procédé à un
groupement de ménages ayant un régime alimentaire similaire et de
les caractériser. Cette méthode est fondée sur l'analyse
de la fréquence de consommation des différents aliments (en
nombre de jours où l'aliment a été consommé pendant
7 derniers jours avant l'enquête).D'après la méthode de
consommation alimentaire, la diversité du régime alimentaire,
mesurée à partir du nombrede consommation des différents
groupesd'aliments.
II.11.2 Score de diversité alimentaire du
ménage
Tableau IV: Agrégation des
groupes alimentaires pour créer le SDA
|
Groupe/ sous-groupe d'aliments du
questionnaire
|
Les aliments
|
Groupesretenus pour le calcul du score de
diversité alimentaire
|
|
Aliments riches en protéines
|
OEuf, boeuf, mouton, porc, volailles, poulet, canard,
chèvre, Poulet, cuisse de poulet, Viande, Porc (rôti) , tilapia,
chinchard (Thomson), sardine, viande hachée, boudin, saucisse, cervelas,
salami, poisson salé, poisson fume, les oeufs des poules). Lait
écrémé, lait concentré, les yaourts, les fromages,
crème, beure, caséine, babeurre, lait en poudre, milkit etc.
|
Le lait et les produits laitiers (leyaourt, Lesfromages, La
crèmeet le beurre)
Les viandes et poissons
L'oeuf
|
|
Aliments riches lipides
|
Les graisses animales et les huiles : huile
d'avocat, huile de foie de morue, huile de noisette, huile de palme,huile de
noix, huile de poisson, huile de tournesol, saindoux, , huile d'olive vierge,
huile de pépins de raisin, huile de sésame, huile de soja, huile
végétale, graisse de canard, huile de maïs, huile
d'arachide, margarine, beurre, mayonnaise, noix de coco, amande, Les
légumineuses : haricot pois lentilles , les graines
oléagineuses arachides graines de sésame et de courge etc.
|
Les légumineuses
|
|
Aliments riches en glucides
|
Les céréales et dérives, racines
et tubercules : le manioc, le riz, le maïs, la patate douce,
la banane plantain, courge, carotte, pomme de terre, le blé, les
arachides, les haricots
Le sucre et produits sucrés :jus
d'ananas, jus de mangues, jus d'avocats, Sucre blanc, Pain, Pommes de terre,
Frites, Miel, Riz blanc, lait (lactose), sucre de table, sucre de coco, miel,
confiture, bonbons, biscuits sucrés, thrips sucrés etc.
|
Les céréales, tubercules et les racines
|
|
Aliments riches en vitamines et sels
minéraux
|
Fruits : Banane, pomme, fraise, raisin,
orange, agrume, pamplemousse, prune, figue, Courge, mangue, avocat, citron,
papaye.
Légumes :Les épinards, les
carottes, les poivrons, les tomates, les brocolis, les choux, les asperges,
Petits pois, Haricots, aubergines, oignons, feuilles de manioc, feuilles de
patates douces, les amarantes, feuilles d'oseille, feuilles de courge, choux
pommé, choux fleur, épinards, salade, feuilles d'haricot, le
gombo etc.
|
Les légumes et fruits riches en vitamines A
Les autres légumes et fruits (Colorés en
jaune-orange) orange
|
L'analyse du score de diversité alimentaire
résume en comptage de groupes alimentaires consommés par Les
enfants à travers un rappel de 24H. II communique des informations
importantes sur la qualité du régime alimentaire de la cible et
surtout leur accès économique aux denrées alimentaires.
L'analyse inclue selon la cible, différents groupes alimentaires. Ainsi,
le score de diversité alimentaire des ménages (SDA) inclus 7
groupes alimentaires et trois catégories ont été
déterminées: Diversité Faible (<= 4groupes),
Diversité Moyenne (5 groupes) et Diversité élevée
(>= 6 groupes).
II.11.3 Evaluation et détermination du statut
nutritionnel
L'émaciation ou malnutrition aiguë
exprimée par un rapport Poids/taille <- 2 Ecart-type.La malnutrition
chronique, exprimé par un rapport taille/âge < - 2 Ecart-type;
elle se traduit par un retard de croissance. La malnutrition globale ou
insuffisance pondérale exprimée par un rapport poids/âge
< - 2 Ecart-type et le surpoids par un rapport poids/âge< +2
Ecarts-Type. Cet indice est un indice combiné, un faible poids pour
âge pouvant être provoqué par la maigreur comme par le
retard de croissance.
Les enfants seront classés selon leur statut
nutritionnel en cinq catégories pour chacun de ces indices (P/T, T/A, et
P/A): Enfants émaciés dont l'indice nutritionnel P/T est < - 2
Ecarts -type Enfants émaciés grave dont l'indice nutritionnel P/T
est < - 3 Ecarts-Type Enfants à risque d'émaciation sont ceux
dont l'indice nutritionnel P/T est compris entre - 2 et - 1 Ecart-Type Enfants
normaux dont l'indice nutritionnel P/T est > - 1 Ecart-Type.
II.12Plan de présentation
des résultats
Les variables quantitatives sontreprésentées
sous forme de moyenne, de déviation standard (DS), d'intervalle de
confiance à 95% (IC95%) alors que celles qualitatives sont
représentées sous forme d'effectifs (n) et de pourcentage (%).
Le test de Student nous a permis d'établir la
comparaison de la moyenne d'âge, du sexe, de la taille, poidsainsi que
des rapports des indicateurs anthropométriques. Le test de Khi
carré de Pearson a étéutilisé pour évaluer
l'association entre les variables qualitatives. La valeur de p < 0,05 a
étéconsidérée comme statistiquement associé.
Les résultats sontprésentés dans des tableauxlesquels nous
ressortissions les éléments capitaux, attrayantpour notre
étude sous forme des commentaires.
II. 10 Listes des variables
Nous avonsétudiéles variables suivantes
· Pour les parents
1. Le niveau d'étude
2. Le statut matrimonial
3. L'activité génératrice de revenu
4. Le niveau des connaissances et des pratiques sur
l'alimentation
· Pour l'enfant
1. L'âge
2. Le sexe
3. La taille
4. Le poids
5. PB (?)
6. L'IMC
7. Habitudes alimentaires
8. Fréquence des prises de repas
9. Aliments préférés
10. Le rappel de 24h de la ration alimentaire
II.11Considération
éthique
Des autorisations ont été obtenues
auprès des autorités académiques. Les informations
recueillies ont ététraitées de façon
confidentielle. Après une explication claire des bénéfices
de l'étude, un consentement éclairéavait été
obtenu de tous les parents quiontaccepté que leurs enfants participent
à l'étude. Comme dans tout projet de recherche, les aspects
éthiques liés au respect de la personne, à la bienfaisance
et à la justice ont été pris en compte et l'anonymat des
participants a été gardé.
II.12 Limite de
l'étude
Ce type d'étude, qu'on ne retrouve dans aucune
enquête récente dans notre milieu, comporte quelques biais
méthodologiques. L'étude porte sur des écoliers issus des
quelques écoles primaireset fréquentant leurs
établissements le matin ou le soir. Cet échantillon n'est sans
doute pas représentatif de la population écolière de
Lubumbashi en général, parce que nous n'avons pas tenu compte des
toutes les écoles présentes sur la villed'où
l'impossibilité de généraliser les résultats
à l'ensemble des écoliers.
En outre, le niveau socioéconomique des parents, non
abordé dans notre étude, a été évoqué
par beaucoup d'études comme facteur associé au surpoids et
à l'insuffisance pondérale. Cette relation résulterait
d'une plus grande capacité des plus nantis à se procurer des
aliments, liée à une valorisation positive des corps gros
décodés comme un signe d'aisance économique et de bonne
santé. Il en est de même pour les antécédents
familiaux (facteurs génétiques), selon certains auteurs.
CHAPITRE 3 :
PRÉSENTATION DES RÉSULTATS
Cette étude nous a permis d'atteindre les résultats
ci- dessous :
3.1 Les caractéristiques
sociodémographiques
Tableau I : Répartition des
enfants selon le milieu
|
Milieu
|
Fréquence
|
%
|
|
Rural
|
200
|
50,00
|
|
Urbain
|
200
|
50,00
|
|
Total
|
400
|
100,00
|
Nous remarquons dans ce tableau que sur de
l'échantillon, le milieu urbainet rural
étaitreprésenté par 50,00%, 50,00% respectivement
Le sexe féminin était dominant avec 52% contre
48% du sexe masculin (figure 1)

Figure 1: Répartition
des enfants selon le sexe
Concernant l'âge, les résultats ont montré
que les élèves de la tranche d'âge entre 43-53 mois
étaient majoritaires avec41,25% suivi de celle de 54-60 mois contre ceux
de18-29 mois avec 3,75%(figure 2).

Figure 2: Répartition
des enfants selon les tranches d'âge
Tableau II:
Répartition des enfants selon le statut nutritionnel des
parents
|
Statut matrimonial
|
Fréquence
|
%
|
|
Célibataires
|
20
|
5,00
|
|
Divorcé(e)
|
58
|
14,50
|
|
Mariés
|
300
|
75,00
|
|
Veuf(e)
|
22
|
5,50
|
|
Total
|
400
|
100
|
Les parents des enfants enquêtés étaient
généralement mariés 75% tandis qu'un petit nombre5% des
parents célibataires.
Tableau III:
Répartition des enquêtés selon la taille de
ménage
|
Taille de ménage
|
Fréquence
|
%
|
|
2
|
10
|
2,5
|
|
3
|
59
|
14,8
|
|
4
|
129
|
32,3
|
|
5 et plus
|
202
|
50,5
|
|
Total
|
400
|
100
|
Notre étude a révélé que la
moitié des ménages étaientcomposés de plus de 5
personnes alors que ceux de deux personnes avec 4%.
Tableau IV:
Répartition des enfants selon le niveau d'étude des
parents
|
Niveau d'étude
|
Fréquence
|
%
|
|
Aucun
|
2
|
0,50
|
|
Primaire
|
67
|
16,75
|
|
Secondaire
|
176
|
44,00
|
|
Supérieur
|
155
|
38,75
|
|
Total
|
400
|
100
|
Il découle de ce tableau que 44% de parents avaient un
niveau d'étude secondaire et 0,50%n'avaient aucun niveau.
Tableau V: Répartition des enfants selon
l'activité génératrice de revenus des parents
|
Activité génératrice de
revenu
|
Fréquence
|
%
|
|
Commerçante
|
78
|
19,50
|
|
Fonctionnaire de l'état
|
104
|
26,00
|
|
Libérale
|
81
|
20,25
|
|
Ménagère
|
98
|
24,50
|
|
Secteur informel
|
39
|
9,75
|
|
Total
|
400
|
100
|
Ce tableau révèle que les fonctionnaires
étaient majoritaires avec26% contre 9,75%qui exercent dans le secteur
informel
3.2 Habitudes alimentaire
Tableau VI:
Répartition des enfants selon le score de diversité
alimentaire
|
Score
|
Fréquence
|
%
|
|
Elevé
|
58
|
14,5
|
|
Moyenne
|
160
|
40,0
|
|
Faible
|
64
|
16,0
|
|
Mauvais
|
118
|
29,5
|
|
Total
|
400
|
100,0
|
Au vu de ce tableau, nous remarquons que le score de
diversitéalimentaire était acceptable chez près
45,50%d'enfants et seul 14,5% avaient un score élevé.
Tableau VII: Moyenne de
jours de consommation groupe alimentaire dans les ménages
|
Milieu
|
Céréales tubercules et
racines
|
Légumineuses
|
Lait etproduits laitiers
|
Viandes et poissons
|
L'oeuf
|
Légumes et fruits riches en vitaminC
|
Les autres légumes et fruits
|
|
Rural
|
5
|
4
|
4
|
5
|
3
|
5
|
3
|
|
Urbain
|
6
|
4
|
4
|
6
|
3
|
5
|
3
|
|
Total
|
6
|
4
|
4
|
6
|
3
|
5
|
3
|
La base des repas quotidiens était essentiellement
composée d'aliments de base, Céréales tubercules et
racines avec une moyenne de 6 fois par jours, complétés dans la
semaine par la consommation de légumes à feuilles vertes. L'oeuf
et Les autresfruits et légumes étaient les moins consommés
avec une moyenne de 3 fois par jour.
La base des repas quotidiens était essentiellement
composée d'aliments de base, céréales tubercules et
racines avec une moyenne de 6 fois par jours, complétés dans la
semaine par la consommation de légumes à feuilles vertes. L'oeuf
et Les autresfruits et légumes étaient les moins consommés
avec une moyenne de 3 fois par jour (figure 3).

Figure 3 :
Moyennehebdomadaire de Score de consommation alimentaire
Tableau VIII:
Répartition des enfants selon la fréquence hebdomadaire de
consommation du lait et des produits laitiers
|
Fréquence(en jours)
|
Effectif
|
%
|
|
1
|
32
|
8,0
|
|
2-4
|
230
|
57,5
|
|
5-6
|
87
|
21,8
|
|
7
|
51
|
12,8
|
|
Total
|
400
|
100
|
Au vu du tableau VIII, nous voyons que la consommation du lait
et des produits laitiers était généralement faible.
Seulement 12,8% des enfantsbuvaient du lait quotidiennement, la majorité
en consommaient que 2-4 fois par jour.
Tableau IX:
Répartition selon la fréquence de consommation les
légumes et fruits
|
Fréquence (en jours)
|
Effectif
|
%
|
|
1
|
10
|
2,5
|
|
2-4
|
148
|
37,0
|
|
5-6
|
201
|
50,2
|
|
7
|
41
|
10,3
|
|
Total
|
400
|
100
|
Selon le tableau ci haut, la consommation des fruits et
légumes reste moyenne. La moitié des enfants
étudiés, 50,2%consommaient les fruits et légumes5-6 fois
par semaine.Seul 10,3% en consomment chaque jour.
Tableau X: Répartition
des enfants selon le nombre des repas pris par jour
|
Nombre des repas
|
Fréquence
|
%
|
|
1-2
|
113
|
28,25
|
|
3-4
|
165
|
41,25
|
|
5 et plus
|
122
|
30,50
|
|
Total
|
400
|
100
|
Pour ce qui est de la fréquence de la prise de repas,
41,25% des enquêtés ont montré qu'ils avaient
rigoureusement 3-4 repas par jours alors que 30,50% avaient 5 repas et plus et
28,25%restant ont déclaré avoir 1 à 2 repas par jour.
Tableau XI:
Répartition des enfants selon le moment de faim au courant de la
journée
|
Moment
|
Fréquence
|
%
|
|
Matin
|
110
|
27,50
|
|
Midi
|
152
|
38,00
|
|
Nuit
|
58
|
14,50
|
|
Soir
|
80
|
20,00
|
|
Total
|
400
|
100
|
En ce qui concerne l'heure de prise des repas,l'étude a
révélé au tableau XI que 38%avaient souvent faim à
midi, tandis que14,50% la nuit.
Tableau XII :
Répartition des enfants selon la prise du petit
déjeuné
|
Prise du petit déjeuné
|
Fréquence
|
%
|
|
Oui
|
326
|
81,50
|
|
Non
|
74
|
18,50
|
|
Total
|
400
|
100
|
On constate dans le tableau ci-haut que lamajorité des
enfants,81,50% prenaient leurpetit déjeuné
régulièrementalors que18,50% ne le font pas.
Tableau XIII :
Répartition des enfants selon l'habitude de grignoter
|
Habitude de grignoter
|
Fréquence
|
%
|
|
Oui
|
338
|
84,50
|
|
Non
|
62
|
15,50
|
|
Total
|
400
|
100
|
Pour ce qui est du grignotage 15,50% ont affirmaient ne pas le
faire alors que84,50%des élèves ont déclaré
s'adonné fréquemment à cette pratique.
Tableau XIV:
Répartition des enfants selon la fréquence de
grignotage
|
Nombre des fois
|
Fréquence
|
%
|
|
1
|
61
|
18,05
|
|
2
|
108
|
31,95
|
|
3
|
88
|
26,04
|
|
4
|
50
|
14,79
|
|
5 et plus
|
31
|
9,17
|
|
Total
|
338
|
100
|
En ce qui concernela fréquence de grignotage,31,95%des
enfants le faisaient plus de 2 fois par jour et9,17% des enfants
grignotaientplus de 5 fois par jour.
Tableau XV:
Répartition des enfants selon les aliments grignotés
|
Aliments
|
Fréquence
|
%
|
|
Sandwichs,
|
18
|
4,5
|
|
Pizzas,
|
32
|
8
|
|
Biscuits,
|
121
|
30,25
|
|
Maniocs,
|
75
|
18,75
|
|
Patates douces,
|
44
|
11
|
|
Arachides (cacahuètes),
|
61
|
15,25
|
|
Boissons sucrées,
|
107
|
26,75
|
|
Gâteaux,
|
17
|
4,25
|
|
Chips,
|
56
|
14
|
|
Chocolat / bonbons,
|
210
|
52,5
|
|
Produits laitiers,
|
9
|
2,25
|
Parmi les aliments les plus grignoté par les enfants,
nous avons observé une forte fréquence des Chocolat / bonbons,
Biscuits, Boissons sucrées etManiocs, avec respectivement 52,5%, 30,25%,
26,75%et 18,75%
3.3 Statut nutritionnel
Tableau XVI:
Répartition des enfants selon les classifications du rapport
poids/âge
|
Insuffisance pondérale
|
Fréquence
|
%
|
|
Enfants normaux
|
390
|
97,50
|
|
Forme grave
|
2
|
0,50
|
|
Forme modérée
|
8
|
2,00
|
|
Total
|
400
|
100
|
Au totalsur 400 enfants enquêtés,2%
étaient en insuffisance pondérale modérée suivi de
0,50% qui étaienteninsuffisance pondérale grave.
Tableau XVII:
Répartition des enfants selon les classifications du rapport
Poids/Taille
|
Emaciation
|
Fréquence
|
%
|
|
A risque d'émaciation
|
78
|
19,50
|
|
Emaciation modérée
|
40
|
10,00
|
|
Emaciés grave
|
22
|
5,50
|
|
Surpoids
|
36
|
9
|
|
Enfants normaux
|
260
|
65,00
|
|
Total
|
400
|
100
|
Ce tableau nous fait voir que la majorité des enfants,
65,00% avaient un statut normal tandis que 19,50% étaient à
risque d'émaciation, 10% en émaciation modéré et
9%et 5,50% en émaciation grave.
Tableau XVIII:
Répartition des enfants selon les classifications du rapport
Taille/âge
|
Retard de croissance
|
Fréquence
|
%
|
|
Normaux
|
338
|
84,50
|
|
Forme modérée
|
40
|
10,00
|
|
Forme grave
|
22
|
5,50
|
|
Total
|
400
|
100
|
Au vu de ce tableau nous remarquons que 84,50% des enfants
avaient un statut normal suivi de 10% qui étaiten retard de croissance
forme modérée et 5,50% forme grave.
Tableau XIX: Prévalence de la malnutrition
aiguë selon l'indice P/A, par classe d'âge
|
Tranche (mois)
|
Enfants normaux
|
Insuffisance pondérale grave
|
Insuffisance pondérale
modérée
|
Total
|
|
n %
|
n
|
%
|
n
|
%
|
n
|
%
|
|
18-29
|
15(100)
|
0
|
(0,00)
|
0
|
(0,00)
|
15
|
(100)
|
|
30-41
|
81(100)
|
0
|
(0,00)
|
0
|
(0,00)
|
81
|
(100)
|
|
42-53
|
157(95,15)
|
1
|
(0,61)
|
7
|
(4,24)
|
165
|
(100)
|
|
54-60
|
137
|
(98,56)
|
1
|
(0,72)
|
1
|
(0,72)
|
139
|
(100)
|
|
Total
|
390
|
97,50%
|
2
|
(0,50)
|
8
|
(2,00)
|
400
|
(100)
|
Ce tableau révèle que l'insuffisance
pondérale grave était de 0,50% dans toutes les tranches
combinées et la tranche d'âge de 54-60 était plus
majoritaire avec 0,72% contre celle de de 42-53 mois avec 0,61% et
l'insuffisance pondérale modérée était de 2% pour
tout l'ensemble de l'échantillon dont 4,24% dans la tranche d'âge
de 42-53 mois et 0,72% dans la tranche de 54-60 mois.
Tableau XX: Prévalence
de l'insuffisance pondérale selon l'indice P/A, par sexe
|
SEXE
|
Enfants normaux
|
Insuffisance pondérale grave
|
Insuffisance pondérale
modérée
|
Total
|
|
n
|
%
|
n
|
%
|
n
|
%
|
n
|
%
|
|
Féminin
|
204
|
(98,08)
|
0
|
(0,00)
|
4
|
(1,92)
|
208
|
(100)
|
|
Masculin
|
186
|
(96,88)
|
2
|
(1,04)
|
4
|
(2,08)
|
192
|
(100)
|
|
TOTAL
|
390
|
(97,50)
|
2
|
(0,50)
|
8
|
(2,00)
|
400
|
(100)
|
Le tableau ci-haut nous montre que l'insuffisance
pondérale grave était plus fréquentechez les
garçons 1,04%. Et la forme modérée était
majoritaire chez les garçons 2,08% suivi de 1,92% chez les filles.
Tableau XXI:
Prévalence de la malnutrition aiguë selon l'indice P/T, par classe
d'âge
|
Tranche (mois)
|
A risque d'émaciation
|
Emaciation modérée
|
Emaciés grave
|
Enfants normaux
|
Total
|
|
n
|
%
|
n
|
%
|
n
|
%
|
n
|
%
|
n
|
%
|
|
18-29
|
0
|
(0,00)
|
0
|
(0,00)
|
0
|
(0,00)
|
15
|
(100)
|
15
|
(100)
|
|
30-41
|
16
|
(19,75)
|
5
|
(6,17)
|
2
|
(2,47)
|
58
|
(71,60)
|
81
|
(100)
|
|
42-53
|
19
|
(11,52)
|
13
|
(7,88)
|
8
|
(4,85)
|
125
|
(75,76)
|
165
|
(100)
|
|
54-60
|
43
|
(30,94)
|
22
|
(15,83)
|
12
|
(8,63)
|
62
|
(44,60)
|
139
|
(100)
|
|
TOTAL
|
78
|
(19,50)
|
40
|
(10,00)
|
22
|
(5,50)
|
260
|
(65,00)
|
400
|
(100)
|
Ce tableau révèle que la forme grave
était fréquentechez8,63%des enfants dans la tranche d'âge
de 54-60 mois et 15,83% avait la forme modérée dans la même
tranche d'âge.
Tableau XXII:
Prévalence de la malnutrition aiguë selon l'indice
poids-pour-taille, par sexe
|
Sexe
|
A risque d'émaciation
|
Emaciation modérée
|
Emaciés grave
|
Enfants normaux
|
Surpoids
|
|
n %
|
n
|
%
|
n
|
%
|
n
|
%
|
n
|
%
|
|
Féminin
|
42
|
(20,19)
|
18
|
(8,65)
|
7
|
(3,37)
|
119
|
(57,21)
|
22
|
(10,58)
|
|
Masculin
|
36
|
(18,75)
|
22
|
(11,46)
|
15
|
(7,81)
|
105
|
(54,69)
|
14
|
(7,29)
|
|
Total
|
78
|
(19,5)
|
40
|
(10)
|
22
|
(5,5)
|
224
|
(56,00)
|
36
|
(9)
|
Au vu du tableau ci-haut le risque d'émaciation
était majoritaire chez les filles, 20,19%, la forme
modérée était majoritaire avec 11,46% chez les
garçons et la forme grave était de 3,37% Et 7,81% chez les filles
et les garçons respectivement. Le surpoids était majoritaire chez
filles avec 10,58%.
Tableau XXIII: Taux de
prévalence de différents indicateurs anthropométrique
(T/A) taille pour âge ; (IMC/A) indice de masse corporelle pour âge
selon le milieu
|
Milieu
|
Emaciation
|
Retard de croissance
|
Insuffisance pondérale
|
Surpoids
|
|
Urbain
|
22,50%
|
11,50%
|
2,00%
|
12%
|
|
Rural
|
47,50%
|
19,50%
|
3,00%
|
6%
|
|
Total
|
35,00%
|
15,50%
|
2,50%
|
9%
|
L'analyse du
tableau ci-hautrévèle que la prévalence de
l'émaciation était de35,00% dans l'ensemble de
l'échantillon suivi du retard de croissance 15,50%, le surpoids 9%
tandis quel'insuffisance pondérale étaitde2,50%.
L'émaciation est plusélevée en milieu rural 47,50% qu'en
milieu urbain 22,50%.Le surpoids est fréquent chez les
élèves du milieuurbain avec 12%.
Tableau XXIV: Répartition des moyennes des
indices anthropométriques selon leur sexe.
|
Indices
|
Genre
|
Moyennes
|
Ecart type
|
|
Age (mois)
|
Masculin
|
49,490
|
8,7633
|
|
Féminin
|
47,380
|
10,1298
|
|
Sexe combiné
|
48,393
|
9,5452
|
|
Poids
|
Masculin
|
17,6856
|
2,74002
|
|
Féminin
|
17,3876
|
2,73845
|
|
Sexe combiné
|
17,5306
|
2,73982
|
|
Taille
|
Masculin
|
101,766
|
7,6516
|
|
Féminin
|
100,889
|
7,5886
|
|
Sexe combiné
|
101,310
|
7,6220
|
|
IMC
|
Masculin
|
17,68
|
2,74
|
|
Féminin
|
17,38
|
2,84
|
|
Sexe combiné
|
17,53
|
2,73
|
|
Z-score (taille/âge)
|
Masculin
|
-0,44715
|
1,905732
|
|
Féminin
|
-0,20106
|
1,796558
|
|
Sexe combiné
|
-0,31918
|
1,851532
|
|
Z-score (taille/poids)
|
Masculin
|
-0,44715
|
1,905732
|
|
Féminin
|
-0,20106
|
1,796558
|
|
Sexe combiné
|
-0,31918
|
1,851532
|
|
Z-score (poids/âge)
|
Masculin
|
0,43642
|
1,146042
|
|
Féminin
|
0,58164
|
1,007812
|
|
Sexe combiné
|
0,51193
|
1,077469
|
Les résultats du tableau ci-haut montrent que la valeur
moyenne de Zscore (taille/poids) est de -0, 44715 #177; 1,905.
La moyenne de Zscore (taille/âge) est inférieure
à 0 ce qui signifie que la population tend légèrement vers
le risque de surpoids entre les deux sexes. Les moyennes et les écarts
types des paramètres anthropométriques utilisés selon le
sexe. Avec aucune différence significative entre les filles et les
garçons, ceci pour les variables Z-score (taille/poids) et
Z-score (poids/âge)
3.4
Analyse Bi-variée
Tableau XXV: Identification
des facteurs associés à l'insuffisance
pondérale
|
Variables
|
OR
|
(IC95%)
|
P-value*
|
|
Surpoids
|
|
|
|
|
Milieu
|
|
|
|
|
Urbain
|
0,6599
|
[0,1833 2,3748]
|
0,375
|
|
Rural
|
|
|
|
|
Sexe
|
|
|
|
|
Masculin
|
1,6452
|
[0,4571 5,9211]
|
0,326
|
|
Féminin
|
|
|
|
|
Tranche d'âge
|
|
|
|
|
18-40
|
3,8153
|
[0,0571513,6832]
|
0,064
|
|
41-60
|
|
|
|
|
Scolarité
|
|
|
|
|
Oui
|
3,8153
|
[0,9715 14,9832]
|
0,0439
|
|
Non
|
|
|
|
|
Petit déjeuné
|
|
|
|
|
Oui
|
0,5104
|
[0,1288 2,0228]
|
0,268
|
|
Non
|
|
|
|
|
Grignotage
|
|
|
|
|
Oui
|
1,6687
|
[0,2076 13,4107]
|
0,524
|
|
Non
|
|
|
|
|
Score
|
|
|
|
|
Acceptable
|
1,9795
|
[0,5044 7,7674]
|
0,252
|
|
Pauvre
|
|
|
|
En ce qui concerne les facteurs de risques comme le milieu, le
sexe et les tranchesd'âges des enfants, la scolarité des enfants,
la prise du petit déjeuné, l'habitude à grignoter, ainsi
que le score de diversité alimentaire, associés à
l'état nutritionnel des enfants, l'analyse statistique
révèle qu'il n'y a pas de différence statistiquement
significative constatée entre ces variables, avec des P > 0,05.
Toutefois, la même analyse statistique arbore qu'il y a un lien
statistiquement significatif entre la survenue de l'insuffisance
pondérale et la scolarité des parents ainsi que la tranche
d'âge, avec P < 0,05.
|
Variables
|
OR
|
(IC95%)
|
P-value*
|
|
|
|
|
|
Milieu
|
|
|
|
|
Urbain
|
2,1364
|
[1,0370 4,4014]
|
0,026
|
|
Rural
|
|
|
|
|
Sexe
|
|
|
|
|
Masculin
|
0,6650
|
[0,3299 1,3403]
|
0,165
|
|
Féminin
|
|
|
|
|
Tranche d'âge
|
|
|
|
|
18-40
|
0,3048
|
[0,3617 2,2849]
|
0,496
|
|
41-60
|
|
|
|
|
Scolarité
|
|
|
|
|
Oui
|
1,8737
|
[0,9417 3,7279]
|
0,0527
|
|
Non
|
|
|
|
|
Petit déjeuné
|
|
|
|
|
oui
|
2,6190
|
[0,7807 8,7858]
|
0,075
|
|
Non
|
|
|
|
|
Grignotage
|
|
|
|
|
Oui
|
0,9091
|
[0,1513 0,6142]
|
0,001
|
|
Non
|
|
|
|
|
Score
|
|
|
|
|
Acceptable
|
0,4991
|
[0,2475 1,0064]
|
0,036
|
|
Pauvre
|
|
|
|
Tableau XXVI: Identification
des facteurs associés au surpoids
En ce qui concerne les facteurs de risques, l'analyse
statistique révèle qu'il n'y a pas de différences
statistiquement significatives constatées entre toutes les
caractéristiques, avecP > 0,05. Toutefois, la même analyse
statistique arbore qu'il y a un lien statistiquement significatif entre la
survenue du surpoids et le score de diversité alimentaire, le milieu
ainsi que l'habitude de grignoter avec P < 0,05.
CHAPITRE 4 : DISCUSSIONS ET COMMENTAIRES DES
RESULTATS
Les caractéristiques sociodémographiques
des enfants
Pour l'ensemble de l'échantillon, le nombre de
fillesétait légèrement plus important que celui des
garçons.Le sexe féminin était dominant avec 52% contre 48%
du sexe masculin. Cette prédominance féminine est
rapportée dansune étude réalisée par Guindo M
''(46)à NianankoroFomba de Ségou en 2020 qui
avait objectivé un sexe ratio de 1,17 et de l'étude de Denou
LH.''(47) à KoilaBamanan en 2020 avec un sexe ratio de 1,1 en faveur des
filles. Cependant, H Diall et al.'(48) et Diarra N.(49) onttrouvé une
prédominance masculine avec un sex-ratio de 0,90. Cela montre une
disparité de l'accès des jeunes filles à
l'école.
La tranche d'âge de 43-53 moisest majoritairesoit41,25%.
Ce pourcentageest contraireà celui de Koné (14) qui a
trouvé 72,3% pour la tranche d'âge 6-24 mois.
Dans notre étude, près de44% de parents avaient
un niveau d'étude secondaire. Ce résultat était
supérieur à celui observé par Morgaye A.'''(50) en 2010 au
Tchad qui avait trouvé 37% des parents avec un niveau d'étude
secondaire. Cependant ce résultat était inférieur à
celui obtenu par H Diall et al. '(48)en 2019 avec 79,54% des parents sans
niveau d'instruction. L'accès à l'éducation reste encore
difficile dans cette région et la pauvreté pousse les jeunes
filles à parfois se marier très tôt. Cette étude
peut paraître banale mais prend tout son sens quand on sait que
l'éducation est la base du développement et un puissant agent de
changement, améliore la santé et la qualité de vie,
contribue à la stabilité sociale et est un facteur de croissance
économique à long terme.
L'étude arévélé que les
fonctionnaires de l'étatétaient majoritaires avec26%. Ce
résultat était inférieurà celui de Diarra I. (22)
avec 79,8%. Ce résultat estcomparable à celui obtenu par Guindo
M.''(46) avec 88,8% des parentsqui sont des femmes au foyer
(ménagères). Le fait que les parentsn'exercent pas
d'activités lucratives peut jouer défavorablement sur le pouvoir
d'achat et ne garantit pas une sécurité alimentaire.
La majorité des parents des enfants
enquêtés étaient mariés soit 75%. Ce résultat
est inférieur à celui de Koné (14) qui dans son
étude,la quasi-totalité, soit 95,5% des parentsétaient
mariés.
· Les habitudes alimentaires des enfants
scolarisés
Le score de diversitéalimentaire était
acceptable chez près 45,50%d'enfants et seul 14,5% avaient un score
élevé.Ces résultats sont inférieursà ceux
trouvé par Fandi et al. '(51) dans son étude qui a montré
que 75,27% des élèves ont une bonne diversification alimentaire
alors que 24,73% n'avait pas les moyens de diversifier leurs alimentations.
Pour ce qui est de la fréquence de la prise de repas, 41,25% des
enquêtés ont montré qu'ils avaient rigoureusement 3-4 repas
par jours alors que 30,50% ont plus de 5 repas. Ce nombre est inférieur
à celui de Fandi'(51) dans son étude, 7,14% des
enquêtés ont montré qu'ils avaient rigoureusement 3 repas
par jours alors que les 92,86% restant ont déclaré avoir 4 repas
ou plus par jour.
En ce qui concerne l'heure de prise des repas, l'étude
a révélé que 38%avaient souvent faim à midi,
tandis que14,50% la nuit. L'heure tardive de prise des repas du soir des
élèves pourrait constituée un facteur augmentant les
risques du surpoids et d'obésité. En effet l'heure
conseillée pour la prise des repas du soir est comprise entre 19heures
et 20heures afin de permettre à l'organisme de bien faire le processus
de digestion et empêcher l'accumulation d'énergie dans les tissus,
augmentant les risquesdu surpoids et d'obésité.
Pour ce qui est du grignotage,15,50% ont affirmaient ne pas
le faire alors que84,50%des élèves ont déclaré
s'adonné fréquemment à cette pratique. Les aliments
consommés lors du grignotage(Chocolat / bonbons, Biscuits, Boissons
sucrées)sont surtout des aliments à haute densité
énergétique, riches en glucides. Ce comportement est un facteur
de risque, parmi d'autres, du surpoids et de l'obésité infantile
-'(52).
Dans notre étude81,50% ont affirmé prendre
leurpetit déjeuné régulièrement. Le petit
déjeuné est le repas le plus important de la journée et
contribue aux besoins quotidiens d'apports nutritionnels et de
l'énergie. Chez les enfants sa consommation a été
associée par des chercheurs à l'apprentissage et au meilleur
rendement scolaire(53), alors que18,50% ne le font pas. Ces résultats
sont similairesà ceux de Mahoney et al.(54) dans une
étuderéaliséeaux états unis qui ont montré
que 26% des enfants consomment leur petit déjeuné
irrégulièrement. Alors que Achouri et al. (54) dans son
étude, 35% des enfants prenaient de façon
irrégulière leur petit déjeuné.
La base des repas quotidiens était essentiellement
composée d'aliments de base, céréales tubercules et
racines, avec une moyenne de 6 fois par jours et complétés dans
la semaine par la consommation de légumes à feuilles vertes.
L'oeuf et les autresfruits et légumes étaient les moins
consommés avec une moyenne de 3 fois par jour.Ce résultat est
comparable à celui de Ouologuem qui trouve la même composition
(31), etENIAM '(55) qui trouve que le régime alimentaire se
caractérise par une consommation quasi-générale de
céréales, condiments et légumes feuilles. Elise P. en 2015
à Haïti '''''(56) trouve que la majorité des ménages
favorisent la consommation d'aliments de base qui composent un plat typique
tels que les racines et tubercules, les produits céréaliers, les
corps gras, les épices et condiments et les breuvages. Comparée
à une alimentation habituelle, une alimentation riche en légumes
secs est associée à un meilleur contrôle du poids, une plus
forte sensation de satiété et une meilleure régulation de
la glycémie. Le bénéfice de la consommation
régulière de légumes secs vis-à-vis des maladies
cardiovasculaires (dont l'hypertension artérielle qui affecte
déjà les élèves), du syndrome métabolique,
du LDL cholestérol et du surpoids est étayé par plusieurs
études -'(57).
Dans notre étude, la consommation du lait et des
produits laitiers était généralement faible. Seulement
12,8% des enfantsboivent du lait quotidiennement, la majorité en
consomme que 2-4 fois par jour. Ces taux sont comparables à ceux
rapportés par Aboussaleh et al (58), mais demeurent inférieurs
aux recommandations illustrés par la pyramide du guide alimentaire
américain qui suggéraient une consommation quotidienne de trois
portions par jour (59).
Laconsommation des fruits et légumes reste moyenne. La
moitié des enfants étudiés, 50,2%consomment les fruits et
légumes5-6 fois par semaine. Seul 10,3% en consomment chaque jour. Ces
taux sont comparables à ceux rapporté par Achouri et ses
collaborateurs(54), seulement 10% des enfants consommaientdes
légumes quotidiennement. La consommation des fruits étaientmoins
importante que les légumes, 36% des enfants en consomment 2 à 4
fois par semaine et 24% moins qu'une fois par semaine.Ces taux
sont au-dessous des recommandations de l'OMS et la FAO qui insistent sur
l'apport quotidien de 5 portions de fruits et de légumes par jour afin
de prévenir les maladies chroniques ''''''(60).
En examinant l'alimentation des enfants au rappel de 24
heures, on a constatéque le score de diversitéalimentaire
était acceptable chez près 45,50%.Ce taux est supérieur
à celui de 17,5% trouvé lors de
l'enquêteréalisée à Lubumbashi par Winnie et ses
collaborateurs (25), et il s'approche du taux national de la RDC, qui est de
25,6%. Tous ces taux sont inférieurs au taux de 100%, recommandé
par le guide de la FAO ''(61). Conformément auguide de la FAO, les
résultats de notre enquête ont montré queseuls 14,5%
avaient un score élevé des enfants ont reçu un score
minimum de diversité alimentaire. Nous concluons par-là que l'
alimentation des enfants est inadéquate en qualité (un faible
score de diversité alimentaire) et en quantité (un nombre de
repas inférieur au nombre de repas recommandé selon l'âge
de l'enfant) ''(61).
Le statut nutritionnel des enfants
La prévalence d'insuffisance pondérale
étaitde2,50%.La prévalence de l'insuffisance pondérale
sévère était de 0,50%dont 1,04%chez les
garçons. Elle était plus prononcée chez les enfantsdont
l'âge est compris entre 54 et 60 mois. Ceci était
inférieurau résultat de Diarra (49) qui avait trouvé une
prévalence de l'insuffisance pondérale de 18,3 % lors de son
étude. Comparative aux résultats des enfants
réfugiés de 0 à 5 ans dans le camp de Mae La,(62) qui
avait révélé que 33,7 % d'entre eux présentaient
une insuffisance pondérale. Cette différence pourrait s'expliquer
par le fait que ce camp existe depuis 1984 et que le nombre de
réfugiés persécutés par des conflits armés
et ethniques continue d'augmenter.A Nairobi au Kenya, avec l'étude
d'Olack B en 2011, 3,1% des enfants souffraient d'insuffisance pondérale
sévère et les enfants âgés de 24 à 47 mois
étaient les plus touchés (49). Avec les conflits, une stagnation
de la production alimentaire, un environnement économique
défavorable leur résultat est inférieur à celui de
notre étude, ce qui pourrait s'expliquer par le niveau de
développement du pays.
Dans notre étude
l'émaciationmodéréeétait de 10%. Par contre, le
résultat de l'étude de Banjong O et al dans le camp de Mae La en
Thaïlande est inferieur avec 8,7% d'émaciation
modérée(62). Contrairement à notre étude dans le
nord-ouest de la Syrie en 2019 avec l'étude de Rahimov B et al '(63), la
prévalence d'émaciation est plus élevéechez les
garçons, 7,81%que chez les filles avec 3,37%. La forme grave
était fréquentechez8,63%des enfants dans les groupes d'âge
de54-60 mois.Cette prédominance masculine a été
également relevée par Kahindi et al.'''''''''''''''(35)à
l'hôpital JasonSendwe (Lubumbashi). Et Savadogo et al. ''(64), au centre
de réhabilitation et d'éducation nutritionnelle urbain au Burkina
Faso, faisait un constat similaire. Cette association entre le sexe masculin et
l'état nutritionnel pourrait selon certains auteurs être
liée à une vulnérabilité biologique plus importante
chez le garçon que chez la fille dans un environnement
socio-économique défavorisé. Cela s'explique par le fait
qu'à cet âge les enfants sont en pleine période de
croissance, ce qui les rend vulnérables face aux maladies, capables de
créer un déséquilibre entre le poids et la taille.En
outrecette tranche d'âge correspond à la période de la
diversification alimentaire qui est souvent difficile à cause de
l'ignorance des parents et des mauvaises habitudes alimentaires des
populations'''''''''''''''(35).
Le taux de surpoidsétait de 9% et est plus
marqué chez lesfillesavec 10,58%.Ce résultat a été
également rapporté parEl-Badraouy''(1) qui avait noté un
taux de 13% dans son étude.Le surpoids est fréquent chez les
élèves du milieuurbain avec 12%. Ceci était
également constaté dans d'autres études
réalisées dansd'autres pays en voie de développement dont
les familles qui habitent le milieu urbain semblent les plus touchés par
le surpoids-'(52).Cette prévalencedusurpoids en milieu urbain pourrait
aussi être expliquée par leurs accès à
l'excédent de nourriture riche en graisses et une baisse
d'activité physique. De plus, dans certains pays à faible revenu,
une corpulence plus grande peut être considérée comme un
signe d'état de santé positif.Bien que nos résultats ne
soient pas représentatifs de l'ensemble du pays, elles permettent de
situer la ville par rapportà d'autres pays. Ceci peut être
expliqué par l'évolution différente de la
répartition de la masse grasse selon le sexe, ou bien par le fait que
les garçons de notre échantillon sont actifs que les filles. En
tout cas, la différence entre les filles et les garçons n'est pas
significative.Des résultats contradictoires concernant la
répartition du surpoids et de l'obésité selon le sexe ont
été observés dans différents pays, dont le Canada
(65), la Grèce(66) et l'Italie (67)où la prévalence
était plus élevée chez les garçons que chez les
filles. Dans une population d'adolescents algériens en milieu scolaire,
les garçons étaient plus en surpoids (6,6% ) que les filles
(2,16%) ''(68) . Bagudai S et al.(69)en Inde, des chercheurs avaient fait la
même observation sur 5.155 adolescents. Ces différences de
prévalences du surpoids et de l'obésité notées
entre les deux sexes dans ces différentes populations pourraient
être influencées par plusieurs facteurs entre autres
sociodémographiques, culturels et économiques.Bien que la
comparaison des prévalences du surpoids et de l'obésité
chez les enfants soit particulièrement difficile, du fait des
différences dans les groupes d'âges étudiés et des
références utilisées, la situation algérienne
actuelle semble inquiétante. La surveillance de la prévalence
demeure indispensable pour caractériser une éventuelle
épidémie dans ce pays qui assiste depuis des années
à une transition nutritionnelle, avec une émergence des maladies
non transmissibles notamment l'obésité et qui sont liées
le plus souvent au changement de mode de vie et des habitudes alimentaires.
La situation nutritionnelle des enfants étudiés
était préoccupante particulièrement pour
l'émaciation et l'insuffisance pondérale.En effet, notre
étude a révélé que sur nos 400 enfants,
35,00%souffraient d'émaciation dont5,50%de forme grave.Le risque
d'émaciation était majoritaire chez les filles, 20,19%, la forme
modérée était majoritaire avec 11,46% chez les
garçons et la forme grave était de 3,37% Et 7,81% chez les filles
et les garçons respectivement. Comparé au seuil de 10% de l'OMS,
ce taux était jugé sévère. Cette prévalence
de l'émaciation est largement supérieure à celle
observée par Musimwa et ses collaborateurs soit 15,5 % dont 4,4% de
forme sévère '''''''''''''''-'''''''''''''''''''''''(36).et celle
de la région de Tombouctou 12,5% dont 1,8% de forme sévère
selon SMART 2018 (70).
En ce qui concerne le retard de croissance ou la malnutrition
chronique, cette forme de carence nutritionnelle touchait 15,50%, des enfants
dont 5,50% deforme grave. Ce taux était faible par rapport à la
moyenne nationale observée par Koné (14).Cette forme de carence
touchait 23,2% des enfants dont 6,2% de forme
sévère.Comparativement à notre étude, dans
l'étude de Rahimov B et al dans le nord-ouest de la Syrie en 2019
où la prévalence du retard de croissance des enfants est de 19,4%
'(63). Ce taux pourrait s'expliquer par la guerre civile qui est en cours dans
ce pays depuis 2011, ajouté à la situation créée
par la pandémie de covid-19.La prévalence de l'émaciation
est de35,00% dans l'ensemble de l'échantillon suivi du retard de
croissance 15,50%, le surpoids 9% tandis quel'insuffisance pondérale
étaitde2,50%. Plusieurs études affirment que le niveau
socio-économique élevé est un facteur de risque
d'obésité dans les pays en développement tandis qu'un
niveau socio-économique bas est également un facteur de risque
pour les pays développés.
L'émaciation est plusélevée en milieu
rural 47,50% qu'en milieu urbain 22,50%.Le surpoids est
fréquent chez les élèves du milieuurbain avec 12%.
Cependant, le développement industriel et le changement du mode de vie
contribuent à une augmentation annuelle rapide de
l'obésité en milieu rural et urbain.
Facteurs ayant impact sur l'état nutritionnel des
enfants
En ce qui concerne les facteurs de risques comme le milieu,
le sexe et les tranched'âge des enfants, la scolarité des enfants,
la prise du petit déjeuné, l'habitude à grignoter, ainsi
que le score de diversité alimentaire, associés à
l'état nutritionnel des enfants, l'analyse statistique arbore qu'il y a
un lien statistiquement significatif entre la survenue de l'insuffisance
pondérale et la scolarité des parents ainsi que la tranche
d'âge, avec P < 0,05.Ce résultat est comparable à celui
de OUELGON en Mopti (31) qui trouve un lien statistiquement associé
entre l'insuffisance pondérale et l'éducation des mères.
Cela sous-entend que le niveaudes parents et l'âge des enfantsontdes
influences dans la survenue de l'insuffisance pondérale.Avec
l'acquisition d'une certaine instruction, les parentsont sans doute une
meilleure connaissance de la composition équilibrée des aliments
et des règles d'hygiène. De plus, les femmes non instruites sont
souvent celles qui vivent dans les conditions économiques les plus
précaires, caractérisées par une quantité de
nourriture disponible parfois limitée et de faible qualité. C'est
cette conjonction de facteurs, et non le seul niveau d'instruction, qui
explique la forte prévalence de la malnutrition parmi les enfants de
mères sans instruction.
Dans cette étude, nous avons trouvé
quelquesliens statistiquement significatifs entre la survenue du surpoids et le
score de diversité alimentaire, le milieu ainsi que l'habitude de
grignoter. D'après un grand nombre d'études d'observations
publiées dans 30 pays des 5 continents depuis 1992, les auteurs
constatent qu'il est clair qu'il existe une association positive entre la
diversité alimentaire des enfants et leurs IMC (71).Les aliments
consommés lors du grignotage (confiseries, pizza, gâteaux, jus et
viennoiseries) sont surtout des aliments à haute densité
énergétique riches en glucides et lipides.Dans notre
société, une meilleure compréhension du rôle des
facteurs socio-économiques dans le développement de
l'obésité infantile est indispensable pour la mise en place de
programmes de prévention efficaces.
CONCLUSION
Dans les écolesenquêtées, les enfants
présentaient des états nutritionnels préoccupant pour la
malnutrition aigüe, la malnutrition chronique et le surpoids.Ce qui
constitue une situation nutritionnelle élevée par rapport aux
normes de l'OMS.Il n'en demeure pas moins que la situation reste
préoccupante car ces taux sont nettement supérieurs à des
taux qu'on s'attendait à trouver dans une population en bonne
santé et bien nourrie.La prévalence du retard de croissance et de
la maigreur des enfants augmente avec l'âge pour les deux sexes.Les
chiffres apportés par les différentes études nous incitent
à prendre conscience de ce fléau et rendent compte de
l'importance du problème.La consommation alimentaire de la population
étudiée reste peu variée. Les repas des enfants
comprennent des céréales et légumes mais reste
au-dessous des recommandations qui insistent sur la consommation de cinq
portions de fruits et légumes par jour, laconsommation du lait et des
produits laitiers est inférieure aux proportions conseillées.Nous
avons trouvé quelques liensstatistiquement significatifs entre la
survenue du surpoids et le score de diversité alimentaire, le milieu
ainsi que l'habitude de grignoter. Mais aussi un lien statistiquement
significatif entre la survenue de l'insuffisance pondérale et la
scolarité des parents. Des programmes d'information pour
améliorer les connaissances nutritionnelles, et de sensibilisation
s'avèrent donc urgents à mettre en place
RECOMMANDATIONS
Au terme de ces analyses, nous formulons les recommandations
suivantes :
Aux autorités sanitaires et scolaires de la
ville
· Insérer la nutrition dans les programmes
scolaires.
· Par rapport à la prévalence
élevée de l'émaciation, retard de croissance et
l'insuffisance pondérale : Renforcer le dépistage de la
malnutrition en milieu communautaire tout en impliquant les leaders politiques,
religieux, les associations de jeune et même les groupements
féminins ; Renforcer les capacités professionnelles du personnel
sanitaire par une politique de formation continue et de recyclage sur la prise
en charge de l'enfant sain et de l'enfant malade.
Aux personnels de santé
· Réaliser des études spécifiques
sur la qualité du régime alimentaire à une grande
échelle en mettant l'accent sur les facteurs associés afin de
minimiser ceux exerçant une influence négative.
· Encourager les ménages à consommer
plusieurs groupes alimentaires en les sensibilisant sur les biens faits et
l'importance d'une bonne alimentation sur l'état de santé en
général et en particulier sur l'état nutritionnel à
travers l'éducation nutritionnelle.
· Améliorer l'utilisation des aliments locaux
comme le poisson, le laitConsentement
Bonjour/Bonsoir Cher Parent. Nous sommes des chercheures en
nutrition humaine. Nous travaillons pour le compte de l'Université de
Lubumbashi, Ecole de Santé Publique, dans la collecte des données
du projet portant sur l'évaluation de l'état nutritionnel
à partir des mesures anthropométriques et d'identifier par la
même occasion les habitudes alimentaires des élèves
scolarisés en milieu urbain et rural à Lubumbashi. Ce travail
vise à guider les décideurs dans la conception de politiques
adéquates de sécurité alimentaire et nutritionnelle d'une
part et d'autre part dans la prévention et la prise en charge de la sous
nutrition et du surpoids en milieu scolaire. Nous aimerions solliciter votre
bienveillance enfin que vous nous accordiez votre temps en répondant
à quelques questions dans ce cadre. Les informations que vous et les
autres parents de l'école fourniront sont très importantes pour
la présente étude. Nous vous garantissons que toutes les
informations que vous nous donnerez resteront confidentielles et vous ne serez
pas identifié. Votre participation est volontaire.
Je suis d'accord
Je ne suis pas d'accord
ANNEXE I : QUESTIONNAIRE D'ENQUÊTE
SECTION I. IDENTIFICATION DE L'ELEVE
|
Q1. NOM
|
Q2.Ecole
|
Q3.Mileu
|
Q4.Sexe
|
Q5.Age (Date de naissance)
|
Indicateurs anthropométriques
|
|
Urbain : 1
Rural : 2
|
Féminin : 1
Masculin : 2
|
Poids (Kg) :
Taille (cm) :
PB (mm) :
|
|
|
|
Code :
|
Code :
|
SECTION II. INDENTIFICATION DES
PARENTS
|
Q6.Le niveau d'étude
|
Q7. Le statut matrimonial
|
Q8. Taille de ménage
|
Q9. L'activité génératrice de
revenu
|
|
Primaire : 1
Secondaire : 2
Supérieur : 3
|
Mariée : 1
Célibataire : 2
Veuf (ve) : 3
Divorcé(e) : 4
|
Une personne : 1
Deux personnes : 2
Trois personnes : 3
Quatre personnes : 4
Plus de quatre : 5
|
Fonctionnaire de l'état : 1
Libérale : 2
Ménagère : 3
Commerçante : 4
Secteur informel : 5
Autre à préciser....................
|
|
Code :
|
Code :
|
Code :
|
Code :
|
SECTION III. HABITUDES ALIMENTAIRES
Q10. Rappel de score de diversité alimentaire
(s'il vous plait, viellez décrire tous les aliments (repas et
collations) que l'enfant a mangé et bus hier dans la journée et
la nuit à la maison et en dehors de la maison. Commencer avec le premier
aliment mangé ou bu le matin)
|
Matin
|
Entre matin et midi
|
Midi
|
Entre midi et soir
|
Soir
|
|
|
|
|
|
Q11. Soulignez tous les aliments consommés et
cités par l'élève hier (nuit et jour). Pour tout
groupe alimentaire non mentionné, demander si l'enfant a consommé
un aliment de ce groupe.
|
ALIMENTS RICHES EN PROTÉINES
|
ALIMENTS RICHES EN GLUCIDES
|
|
La viande, le poissons et l'oeuf, leboeuf,
mouton, porc, volailles, poulet, canard, chèvre, Poulet, cuisse de
poulet, Viande, Porc (rôti) , tilapia, chinchard (Thomson), sardine,
viande hachée, boudin, saucisse, cervelas, salami, poisson salé,
poisson fume, les oeufs des poules)
Le lait et produits dérives :
lait écrémé, lait concentré, les yaourts,
les fromages, crème, beure, caséine, babeurre, lait en poudre,
Milkitetc.
Autres à préciser :
|
Les céréales et dérives, racines
et tubercules : le manioc, le riz, le maïs, la patate douce,
la banane plantain, courge, carotte, pomme de terre, le blé, les
arachides, les haricots
Le sucre et produits sucrés : jus
d'ananas, jus de mangues, jus d'avocats, Sucre blanc, Pain, Pommes de terre,
Frites, Miel, Riz blanc, lait (lactose), sucre de table, sucre de coco, miel,
confiture, bonbons, biscuits sucrés, thrips sucrés etc.
Autres à préciser :
|
|
ALIMENTS RICHES EN LIPIDES
|
ALIMENTS RICHES EN VITAMINES ET SELS
MINÉRAUX
|
|
Les graisses animales et les huiles :
huile d'avocat, huile de foie de morue, huile de noisette, huile de
palme, huile de noix, huile de poisson, huile de tournesol, saindoux, , huile
d'olive vierge, huile de pépins de raisin, huile de sésame, huile
de soja, huile végétale, graisse de canard, huile de maïs,
huile d'arachide, margarine, beurre, mayonnaise, noix de coco,
amande,Les légumineuses : haricot pois lentilles ,
les graines oléagineuses arachides graines de sésame et de courge
etc.
Autres à préciser :
|
Fruits : Banane, pomme, fraise, raisin,
orange, agrume, pamplemousse, prune, figue, Courge, mangue, avocat, citron,
papaye.
Légumes :Les épinards, les
carottes, les poivrons, les tomates, les brocolis, les choux, les asperges,
Petits pois, Haricots, aubergines, oignons,feuilles de manioc, feuilles de
patates douces, les amarantes, feuilles d'oseille, feuilles de courge, choux
pommé, choux fleur, épinards, salade, feuilles d'haricot, le
gombo etc.
Autres à préciser :
|
Q12. Combien de jours durant les 7 derniers jours
avez-vous consommé les produits suivants
|
Types d'aliments
|
Encercler le nombre de jours de consommation durant les
7 derniers jours
|
|
Les céréales, tubercules et les
racines
|
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.
|
|
Les légumineuses(Les
légumineuses (haricot pois lentilles), les graines oléagineuses
(arachides, graines de sésame et de courge)
|
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.
|
|
Le lait et les produits laitiers(le yaourt, Les
fromages, La crème et le beurre)
|
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.
|
|
Les viandes et poissons
|
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.
|
|
L'oeuf
|
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.
|
|
Les légumes et fruits riches en vitamines A
(oseille, carotte, choux, courge, mangue mure, papaye, gombo).
|
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.
|
|
Les autres légumes et fruits
(Colorés en jaune-orange) orange
|
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.
|
|
Q13. Combien de repas prends-t-il par
jour ?
|
Q14. A quel moment de la journée a-t-il plus faim
?
|
Q15. Prend-il du petit déjeuné avant
departir à l'école ?
|
|
Un repas : 1
Deux : 2
Trois : 3
Quatre : 4Cinq : 5
plus de cinq : 6
|
Le matin : 1
A midi : 2
Le soir : 3
La nuit : 4
|
Oui : 1
Non : 2
|
|
Code :
|
Code :
|
Code :
|
|
A-t-il l'habitude de grignoter ?
|
Si oui, a quelle fréquence ?
|
Qu'aime-t-il- souvent
grignoter ?(Encercler)
|
|
Oui : 1
Non : 2
|
Une fois : 1
Deux Fois : 2 Trois fois : 3
Quatre fois : 4 Plus de quatre :
5
|
Sandwichs, Pizzas, Biscuits, Maniocs, Patates douces, Arachides
(cacahuètes), Boissons sucrées, Gâteaux, Chips, Chocolat /
bonbons, Produits laitiers, Fruits
Autres à
préciser :...............................
|
|
Code :
|
Code :
|
RÉFÉRENCE
BIBLIOGRAPHIQUE
1. El-Badraouy, Youssef, Aboussaleh. Evaluation de
l'état nutritionnel des enfants d'âge scolaire de 12 à 19
ans dans la région rurale de Sidi Mohamed Lahmar province de
Kénitra (Maroc). [Maroc]: Université Ibn Tofail; 2020.
2. OMS. Qu'est-ce que la malnutrition?? Organisation Mondiale
de la Santé [Internet]. 2023 [consulté le 23 mars 2023];
Disponible sur:
https://www.actioncontrelafaim.org/a-la-une/quest-ce-que-la-malnutrition/
3. Verduci E, Bronsky J, Embleton N, Gerasimidis K, Indrio F,
Köglmeier J, et al. Role of Dietary Factors, Food Habits, and Lifestyle in
Childhood Obesity Development: A Position Paper From the European Society for
Paediatric Gastroenterology, Hepatology and Nutrition Committee on Nutrition. J
Pediatr Gastroenterol Nutr. mai 2021;72(5):769.
4. Brownlee IA, Low J, Duriraju N, Chun M, Ong JXY, Tay ME, et
al. Evaluation of the proximity of Singaporean children's dietary habits to
food-based dietary guidelines. Nutrients. 2019;11(11):2615.
5. Fismen AS, Buoncristiano M, Williams J, Helleve A,
Abdrakhmanova S, Bakacs M, et al. Socioeconomic differences in food habits
among 6- to 9-year-old children from 23 countries--WHO European Childhood
Obesity Surveillance Initiative (COSI 2015/2017). Obes Rev. 2021;22(S6):e13211.
6. Gubbels JS. Environmental influences on dietary intake of
children and adolescents. Vol. 12, Nutrients. MDPI; 2020. p. 922.
7. Scaglioni S, Arrizza C, Vecchi F, Tedeschi S. Determinants
of children's eating behavior. Am J Clin Nutr. 1 déc
2011;94(suppl_6):2006S-2011S.
8. Williams J, Buoncristiano M, Nardone P, Rito AI, Spinelli
A, Hejgaard T, et al. A Snapshot of European Children's Eating Habits: Results
from the Fourth Round of the WHO European Childhood Obesity Surveillance
Initiative (COSI). Nutrients. 17 août 2020;12(8):2481.
9. Fandi OO, Nicodème W. Prévalence de
l'obésité en milieu scolaire. 2021;
10. Le Monde. Alimentation infantile en Afrique?: comment
mener la «?révolution?»?? Le Monde.fr [Internet]. 11 oct 2022
[consulté le 30 mars 2023]; Disponible sur:
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/10/11/alimentation-infantile-en-afrique-comment-mener-la-revolution_6145381_3212.html
11. ONU. Afrique de l'Ouest?: La malnutrition chronique des
enfants, un fléau passé sous silence. 2022 [consulté le 30
mars 2023]; Disponible sur:
https://www.aa.com.tr/fr/afrique/afrique-de-l-ouest-la-malnutrition-chronique-des-enfants-un-fléau-passé-sous-silence/2743575
12. Mbemba F, Mabiala-Babela JR, Massamba A, Senga P. Profil
alimentaire de l'écolier à Brazzaville, Congo. Arch
Pédiatrie. 2016;13(7):1022?8.
13. Winnie MI, Didier CK, Jacques KN, Françoise MK.
Vulgarisation du protocole de l'alimentation du nourrisson et du jeune enfant
par l'éducation nutritionnelle: une étude de cas
évaluative au service de protection maternelle et infantile des
cliniques universitaires de lubumbashi, république démocratique.
Int J Soc Sci Sci Stud. 2022;2(6):1703?15.
14. Koné M. Evaluation du statut nutritionnel des
enfants de 06 à 59 mois dans le CSRéf de Niafunké du 01
octobre 2019 au 31 mars 2020. [PhD Thesis]. [MALI]: Université des
sciences des techniques et des technologies de Bamako; 2021.
15. ONU. Alimentation du nourrisson et du jeune enfant. 2022
[consulté le 30 mars 2023]; Disponible sur:
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/infant-and-young-child-feeding
16. Karki A, Shrestha A, Subedi N. Prevalence and associated
factors of childhood overweight/obesity among primary school children in urban
Nepal. BMC Public Health. 2019;19(1):1?12.
17. Marquis M, Wright J. Choix et comportements alimentaires
d'enfants québécois. Can J Diet Pract Res. 2007;68(1):42?5.
18. Pilorin T, Hébel P. Consommation de
compléments alimentaires en France: profil des consommateurs et
contribution à l'équilibre nutritionnel. Cah Nutr
Diététique. 2012;47(3):147?55.
19. OMS. Obésité. Organisation mondiale de la
santé [Internet]. 2023 [consulté le 23 mars 2023]; Disponible
sur: https://www.who.int/fr/health-topics/obesity
20. Samake C. Evaluation du statut nutritionnel des enfants de
6 a 59 mois dans les villages de l'aire de sante de siribala dans le distrit.
[MALI]: Université des sciences, des techniques et des technologies de
Bamako; 2015.
21. Borodjan D. Evaluation du statut nutritionnel des enfants
de 0 a 59 mois dans quatre cercles de la region de tombouctou (en milieu
rural). [MALI]:Université de Bamako 2010.
22. Diarra L. Statut nutritionnel des enfants de 6 à 59
mois et des personnes âgées de 50 ans et plus dans les sites de
déplacés au Mali. 2021;
23. N'golo T. Statut alimentaire et nutritionnel des enfants
de 6 à 59 mois de laregion de SIKASSO. [MALI]: Université de
Bamako; 2010.
24. Tebbani F, Oulamara H. Comportement et habitudes
alimentaires chez des enfants scolarisés dans la commune de Constantine.
Nutr Clin Métabolisme. 2017;31(1):78.
25. Winnie MI, Donnen P, Françoise M.
Déterminants de la malnutrition dans un pays à faibles revenus:
étude descriptive sur 422 gardiens des enfants et ces enfants
âgés de 6 à 23 mois révolus vivant à
LUWOWOSHI/LUBUMBASHI/RD CONGO. 2021;
26. Musung JM, Muyumba EK, Nkulu DN, Kakoma PK, Mukuku O,
Kamalo BKM, et al. Prévalence du surpoids et de l'obésité
chez l'adolescent en milieu scolaire à Lubumbashi, République
Démocratique du Congo. Pan Afr Med J. 2019;32(1).
27. Fofana AS, Sidibé FD, Fofana BS, Traoré I.
Ampleur et facteurs de risque de l'obésité des enfants à
Bamako. Mali Santé Publique. 2019;38?44.
28. Hala Y. L'obésité de l'adolescent Libanais?:
étude épidémiologique et effets d'un exercice aigu et
chronique sur le stress oxydant d'adolescentes en surpoids. [LIBAN]:
Université Européenne de Bretagne; 2008.
29. Mukalay AW, Kalenga PM, Dramaix M, Hennart P, Schirvel C,
Kabamba LM, et al. Facteurs prédictifs de la malnutrition chez les
enfants âgés de moins de cinq ans à Lubumbashi (RDC).
Santé Publique. 2022;(5):541?50.
30. Aminou M, Marcelin NG. Influences des facteurs
socio-économiques sur le statut nutritionnel des élèves de
5 à 11 ans en zones rurale au Cameroun: Cas de la Commune de Nyambaka
dans la Région de l'Adamaoua Mbarawa Marat Kofia Ibrahim1, 2, 3;
Mohamadou Lawan Loubou2, 4; Kagoue Simeni Luc-Aime2, 5. 2019;
31. Ouologuem T. Profil de consommation alimentaire des
ménages dans la région de Mopti en février 2018. 2019;
32. Ilboudo PAJ, MOUECOUCOU J, AMOUZOU PEK, DICKO PMH.
Evaluation des profils de consommation alimentaire et statut nutritionnel des
populations de la Région du Centre-Ouest du Burkina Faso. 2020;
33. Latifa D. Etude anthropométrique et enquête
nutritionnelle des enfants obèses et en surpoids scolarisés de la
région de Tlemcen [PhD Thesis]. 2020.
34. Mawaw PM, Yav T, Mukuku O, Lukanka O, Kazadi PM, Tambwe D,
et al. Prevalence of obesity, diabetes mellitus, hypertension and associated
risk factors in a mining workforce, Democratic Republic of Congo. Pan Afr Med J
[Internet]. 2017 [consulté le 2 avr 2023];28(1). Disponible sur:
https://www.ajol.info/index.php/pamj/article/view/167048
35. Kahinda JSM, Mucail TM a, Kabimbi MM, Kafutshi DM, Ilonda
RL, Lukomba DK, et al. Profil sociodémographique, clinique et
évolutif des enfants de moins de 5 ans hospitalisés pour
malnutrition aiguë sévère à l'hôpital Sendwe de
Lubumbashi. Rev Infirm Congo. 29 juill 2021;5(2):8?14.
36. Musimwa MA. Malnutrition chez l'enfant de moins de 5 ans
à Lubumbashi et ses environs Approche épidémio-clinique et
biochimique dans un milieu minier [Internet] [phdthesis]. Université de
Lubumbashi; 2017 [consulté le 23 mars 2023]. Disponible sur:
https://hal.science/tel-01766853
37. Koletzko B, Fishbein M, Lee WS, Moreno L, Mouane N,
Mouzaki M, et al. Prevention of childhood obesity: a position paper of the
Global Federation of International Societies of Paediatric Gastroenterology,
Hepatology and Nutrition (FISPGHAN). J Pediatr Gastroenterol Nutr.
2020;70(5):702?10.
38. La nutrition publique au menu - habitude alimentaire
[Internet]. [consulté le 23 août 2023]. Disponible sur:
https://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/terminologie_nutrition/habitude_alimentaire.html
39. Enfant. In: Wikipédia [Internet]. 2023
[consulté le 23 août 2023]. Disponible sur:
https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Enfant&oldid=205608767
40. Scolariser?: Définition du verbe simple et facile
du dictionnaire [Internet]. 2021 [consulté le 23 août 2023].
Disponible sur:
https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/scolariser/
41. Constitution [Internet]. [consulté le 23 août
2023]. Disponible sur: https://www.who.int/fr/about/governance/constitution
42. Organisation mondiale de la santé, FAO.
Résumé de L'État de la sécurité alimentaire
et de la nutrition dans le monde 2021. Transformer les systèmes
alimentaires pour que la sécurité alimentaire, une meilleure
nutrition et une alimentation saine et abordable soient une
réalité pour tous. 2022;
43. Ministere de la santé, Programme National de
Nutrition. Protocole National prise en charge de la Malnutrition aigue.
République Démocratique du congo; 2016.
44. Songré-Ouattara LT, Gorga K, Savadogo A, Bationo F,
Diawara B. Evaluation de l'aptitude nutritionnelle des aliments utilisés
dans l'alimentation complémentaire du jeune enfant au Burkina Faso.
2016;
45. Paul Mawaw, Makan. Nutrition générale,
entérale et parentérale de l'adulte et de l'enfant. Cours.
Université de Lubumbashi; 2022.
46. Guindo M. Malnutrition aiguë sévère
avec complications chez les enfants de 6 à 59 mois dans le service de
pédiatrie de l'hôpital Nianankoro Fomba de ségou.
[Thèse de Médecine]. [MALI]: Faculté de Médecine et
d'Odontostomatologie (FMOS)?; Université de Bamako; 2020.
47. Denou LH. Relation entre la malnutrition et le paludisme
chez les enfants de moins de 5 ans à Koila Bamanan, une zone
d'endémie palustre au Mali. [MALI]: Faculté de Médecine et
d'Odontostomatologie (FMOS)?; Université de Bamako; 2020.
48. Diall H, Dembélé A, Touré YI. Les
facteurs influençant les indicateurs de performance à l'URENI de
la pédiatrie du CHU Gabriel Touré. [MALI]: Université de
Bamako; 2019.
49. Diarra N. Les infections courantes dans le cas de la
malnutrition aigüe sévère des enfants de 6 à 59 mois
dans le service de pédiatrie du CSRéf de la commune I du district
de Bamako. [Thèse Medécine]. [MALI]: Université de Bamako;
2019.
50. Morgaye A. Evaluation de l'état nutritionnel des
enfants de 6 à 24 mois vus en consultation pédiatrique à
l'hôpital général de référence nationale de
Ndjamena (Tchad). [Thèse de Médecine. Faculté de
Médecine, de Pharmacie et d'Odontostomatologie (FMPOS)?;]. [MALI]:
Université de Bamako; 2019.
51. Fandi OO, Chabi NW. Prévalence de
l'obésité en milieu scolaire. EPAC/CAP/UAC; 2021.
52. Allam O, Oulamara H, Agli AN. Prévalence et
facteurs de risque du surpoids chez des enfants scolarisés dans une
ville de l'est algérien (Constantine). Antropo. 2016;35:91?102.
53. UNICEF RDC. De mauvais régimes alimentaires nuisent
à la santé des enfants à travers le monde. 2023
[consulté le 28 mars 2023]; Disponible sur:
https://www.unicef.org/drcongo/communiques-de-presse/mauvais-regimes-alimentaires-nuisent-sante-enfants
54. Achouri I, Aboussaleh Y. Etat nutritionnels et consomation
alimentaire des enfants scolaires de Kenitra( Nord-ouest du Maroc). Antropo.
2017;
55. ENIAM. Burkina Faso - Enquête nationale sur
l'insécurité alimentaire et la malnutrition (2008) -
Aperçu. 2009 [consulté le 16 août 2023]; Disponible sur:
https://demostaf.web.ined.fr/index.php/catalog/264/overview
56. Elise P. La qualité de l'alimentation et
l'accès alimentaire des ménages vulnérables habitant dans
une zone d'intervention d'agriculture de santé publique en Haïti
[Maîtrise ès Sciences en Sciences interdisciplinaires de la
santé Faculté des sciences de la santé]. [Ontario]:
Université d'Ottawa Ottawa; 2015.
57. Ndiaye P, Leye MMM, Dia AT. Surpoids,
obésité et facteurs associés chez les élèves
du 2nd cycle d'enseignement public de Dakar. Santé Publique.
2016;28(5):687?94.
58. Aboussaleh Y, Ahami A. Dietary determination of stunting
and anaemia among pre-adolescents in Morocco. Afr J Food Agric Nutr Dev.
2009;9(2):728?47.
59. United States Department of Agriculture. Transcript of the
Dietary Guidelines 2000 Public Meeting. Washington, C.C.: United States
Department of Agriculture.; 2010.
60. Ayadi K, Ezan P. «?Pour bien grandir, mange au moins
5 fruits et légumes par jour?!?»... impact des bandeaux sanitaires
sur les pratiques alimentaires des enfants. Manag Avenir. 2011;48(8):57?75.
61. KENNEDY G. Bibliothèque numérique DUDDAL
· Guide pour mesurer la diversité alimentaire au niveau du
ménage et de l'individu · OMKS - BiblioSud. FAO. 2013
[consulté le 16 août 2023]; Disponible sur:
https://duddal.org/s/bibnum-promap/item/8231
62. Banjong O, Menefee, Eg-kantrong. Évaluation
alimentaire des réfugiés vivant dans des camps: étude de
cas sur le camp de Mae La,. Thaïlande Food Nutr Bull. 2003;
63. Rahimov B, Tyler T et V. Evolution de l'état
nutritionnel des enfants de moins de 5 ans dans le nord-ouest de la Syrie. In
2019.
64. Savadogo L, Zoetaba I, Donnen P, Hennart P. Prise en
charge de la malnutrition aiguë sévère dans un centre de
réhabilitation et d'éducation nutritionnelle urbain au Burkina
Faso.?; 2007;Revue d'Epidémiologie et de Santé Publique.
65. Tremblay M, Katzmarzyk P. Temporal trends in overweight
and obesity in Canada. 1996;
66. Krassas GE, T, Tsametis C. Prevalence and trends in
overweight and obesity among children and adolescents in Thessaloniki. Pediatr
Endocrinol Metabol. 2003;
67. Vignolo M, Pistorio A, Torrisi C, Parodi A, Grassi S,
Aicardi G. Overweight and obesity in a group of Italian children and
adolescents: prevalence estimates using different reference standards. Ital J
Pediatr. 2004;
68. Fedala N, Mekimene L, Haddam A, Fedala NS. Association
entre l'indice de masse corporelle, l'activité physique et la
sédentarité chez les adolescents algériens. International
Journal of Innovation and Applied Studies. 2015;
69. Bagudai S, Nanda P, Kodidala S. Prevalence of obesity and
hypertension in adolescent school going children of Berhampur. Int J Physiother
Res. :2014.
70. Unicef. Institut National de la Statistique et Direction
Nationale de la Santé (Mali). . (2015).
71. Guy-Grand B. Petit déjeuner et
obésité: évidence scientifique ou croyances?? 2014;Cahiers
de nutrition et de diététique, 49, 49-50.
Table des matières
ÉPIGRAPHE
I
AVANT-PROPOS
II
DÉDICACES
III
REMERCIEMENTS
IV
SOMMAIRE
V
RÉSUMÉ
VI
ABSTACT
VII
LISTE DES TABLEAUX
VIII
LISTE DES FIGURES
IX
SIGLES ET ABRÉVIATIONS
X
I.INTROUCTION
1
I .1 État de la question
1
I.2 Problématique
4
I.3 Question de recherche
5
I.4 Hypothèses
5
I.5 Objectifs
5
I.5.1 Objectif Général
5
I.5.2 Objectif Spécifique
6
I.6 Choix et intérêt
6
I.6.1 Choix
6
I.6.2 Intérêt
6
I.7 Subdivision du travail
7
I.6 Délimitation du travail
7
CHAPITRE 1 : GÉNERALITÉS SUR
L'ALIMENTATION DU JEUNE ENFANT ET LE STATUT NUTRITIONNEL
8
1.1 Définition des concepts
8
1.2 Présentation de la situation
nutritionnelle
9
1.2.1 Monde
9
1.2.2 En RDC
10
1.3 La malnutrition
11
1.3.1 Relation entre alimentation nutrition
santé.
12
1.5 Impact d'une alimentation inadéquate sur
la sante
13
1.5.1 Les carences
13
1.5.2 Les excès
16
1.6 Les méthodes d'évaluation
du statut nutritionnel
16
1.6.1 Anthropométrie nutritionnelle
16
1.7 Alimentation du nourrisson et du jeune
enfant
24
1.7.1 Besoins énergétiques et
nutriments
24
1.7.2 Besoins en hydrates de carbone.
25
1.7.3 Besoins en grasses et acides gras:
25
1.7.4 Besoins en protéines
25
1.7.6 Autres suppléments
26
1.7.7 Carence en fer et comportement
26
1.7.8 Carence en fer et comportement
26
1.7.9 Carence en fer et comportement
26
1.7.10 Planification des repas des enfants
26
CHAPITRE 2 : APPROCHE
MÉTHODOLOGIQUE
27
II.1 Présentation du lieu d'étude
27
II. 1.1 Création
27
II.1.2. Situation géographique
27
II.1.3 Données géographiques
27
II.1.5. Cadre de l'étude
28
II.2 Type d'étude
29
II.3 Période d'étude
29
II.4 Population d'étude
29
II.5 Population cible
29
II.6 Taille d'échantillon
29
II.7 Technique d'échantillonnage
29
II. 8 Matériels et méthodes
d'enquêtes
30
II. 8.1 Matériels d'enquête
30
II.8.2 Méthodes d'enquêtes
30
II. 8.3 Technique de collecte
31
II.9. Outils de traitement des données
31
II.10 Outils d'analyse des données.
31
II.11 Plan d'analyse
32
II.11.1 Méthode d'analyse des scores de la
consommation alimentaire
32
II.11.2 Score de diversité alimentaire du
ménage
33
II.11.3 Evaluation et détermination du
statut nutritionnel
34
II.12 Plan de présentation des
résultats
35
II. 10 Listes des variables
35
II.11 Considération éthique
35
II.12 Limite de l'étude
36
CHAPITRE 3 : PRÉSENTATION DES
RÉSULTATS
37
3.1 Les caractéristiques
sociodémographiques
37
3.2 Habitudes alimentaire
42
3.3 Statut nutritionnel
49
3.4 Analyse Bi-variée
54
CHAPITRE 4 : DISCUSSIONS ET COMMENTAIRES DES
RESULTATS
56
CONCLUSION
62
RECOMMANDATIONS
63
ANNEXE I : QUESTIONNAIRE D'ENQUÊTE
64
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
68

|
|