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étude du statut nutritionnel et des habitudes alimentaires des enfants scolarisés en milieu urbain et rural à  Lubumbashi en 2023


par Mechach WETSHISAWO DONO
Université de Lubumbashi - Licence en santé publique/Nutrition humaine 2023
  

Disponible en mode multipage

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UNIVERSITÉ DE LUBUMBASHI

École de Santé Publique

B.P 1825

LUBUMBASHI

ÉTUDE DU STATUT NUTRITIONNEL ET DES HABITUDES ALIMENTAIRES DES ENFANTS SCOLARISÉS EN MILIEU URBAIN ET RURAL À LUBUMBASHI EN 2023

Par : WETSHISAWO DONO Mechach

Travail présenté et défendu en vue de l'obtention du grade de Licencié en

Santé Publique

Option : Nutrition Humaine

Septembre 2023

UNIVERSITÉ DE LUBUMBASHI

École de Santé Publique

B.P 1825

LUBUMBASHI

ÉTUDE DU STATUT NUTRITIONNEL ET DES HABITUDES ALIMENTAIRES DES ENFANTS SCOLARISÉS EN MILIEU URBAIN ET RURAL À LUBUMBASHI EN 2023

Par : WETSHISAWO DONO Mechach

Travail présenté et défendu en vue de l'obtention du grade de Licencié en

Santé Publique

Option : Nutrition humaine

Directeur : Pr. Dr. MAWAW MAKAN Paul

Année académique 2022-2023

ÉPIGRAPHE

«  La santé par l'alimentation, c'est l'enjeu des années avenir »

Joël Robuchon

AVANT-PROPOS

La malnutrition chez les enfants est un problème de santé publique majeur dans les pays en développement. C'est la cause d'au moins la moitié de la mortalité infantile dans le monde entier. La dénutrition seule est responsable de plus d'un tiers de ces décès.Un nombre bien trop élevé d'enfants subissent les conséquences d'une mauvaise alimentation et d'un système alimentaire qui ne tient pas compte de leurs besoins. En Afrique d'une façon générale et en particulier en République Démocratique du Congo (RDC)la plupart d'enfantsont une alimentation insuffisante du point de vue quantité, qualité et utilisation. Cela compromet leur bien-être, diminue leur potentiel de croissance et de bonne santé et augmente les risques de maladie.En outre, autrefois considérés comme des problèmes spécifiques aux pays à haut revenu, le surpoids et l'obésité sont désormais en augmentation dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

En réponse à cette préoccupation, cette étude cherche à comprendre la situation nutritionnelle des enfants en milieu scolaire à Lubumbashi. Ce travail s'appuie sur une enquête réalisée auprès des parents des enfants scolarisés en milieu urbain et rural de la commune de Lubumbashi dans le but de comprendre les facteurs sur lesquels il serait possible d'agir pour amer à l'amélioration de la situation nutritionnelle des enfants.

Cette étude ne prétend pas apporter toutes les solutions pour améliorer cette situation en particulier, elle ne détaille ni la stratégie d'amélioration, ni la recette pour la mobilisation communautaire.Cependant, elle nous permet de mieux comprendre l'importance des différents facteurs qui ont une influence positive sur la situation nutritionnelle et elle apporte des recommandations pratiques pour guider l'ensemble des acteurs intéressés.

Très peu d'études ont été consacrées au statut nutritionnel et habitudes alimentaires des enfants dans notre milieu. Cette étude vise à évaluer les différentes formes des problèmes liés à l'alimentation chez les enfantsen milieu scolaire dans la ville de Lubumbashi.

Mechach Dono

DÉDICACES

Loué soit-il, Jéhovah pour m'avoir donné la chance de réaliser ce que j'avais pris pour un rêve.

A Mon père DONO OSOMBE

Ce travail est sans doute le fruit de tous les sacrifices que tu as consenti. En effet, tu as été pour nous un exemple par ton souci du travail bien fait, d'aider tes prochains. Tu nous as appris le sens de l'honneur, de la dignité et de la justice. Saches que nous, tes enfants suivront toujours tes sages conseils.Je suis très fier de toi aujourd'hui de partager la joie de ce jour tant attendu. Tapatience, ta sagesse, ton sens élevé de l'humanisme, ton amour pour la famille et ta bravoure font de vous une référence pour notre famille. Ta rigueur dans l'éducation a toujours guidé nos pas. Ce travail est le fruit de ta persévérance et de ta combativité.Aujourd'hui plus que jamais, j'apprécie la valeur de tes efforts la justesse de ton éducation et le caractère précieux de tes conseils. Vous resterez pour moi un exemple à suivre. Votre sens de responsabilité, de bien faisances ont fait de vous un père que tout désire avoir. Que Jéhovah vous comble de ses bénédictions.

A Ma mère SHAKO OYAKA:

Tu es une mère formidable. Malgré tes modestes moyens, tu n'as ménagé aucun effort pour notre réussite; tu nous as toujours protégés. Femme dynamique, généreuse, loyale, joviale, sociable, attentionnée et infatigable, ton soutien, tes conseils, tes encouragements, tes bénédictions ne nous ont jamais fait défaut encore moins ton affection. Très chère mère, tu incarne pour moi l'affection d'une mère dévouée, courageuse et tolérante. L'amour que tu portes à tes enfants nous donne toujours l'énergie nécessaire pour gravir les échelons les plus difficiles. Ce travail ne suffit pas pour récompenser tant d'années de sacrées, mais c'est ce que je peux pour toi à l'instant.

A notre maître et Directeur de mémoire : Pr. Dr MAWAW MAKAN Paul

C'est un privilège pour nous de vous avoir comme directeur de mémoire. Cher Maître les mots me manquent pour vous signifier tout ce que nous ressentons pour vous, car plus qu'un directeur vous avez été un éducateur pour nous. Votre exigence du travail bien fait, votre rigueur mais surtout votre simplicité et votre accessibilité nous ont séduits. Votre logique rigoureuse, votre raisonnement scientifique, votre compétence, votre souci constant de transmettre le savoir font de vous un modèle à suivre. Trouvez ici, cher maître, le témoignage de notre profonde reconnaissance.

REMERCIEMENTS

A tous les membres de la cellule scientifique

La très grande joie de vivre et le sens de collaboration qui règnent dans cette celle qui m'amontré le sens de la confraternité. En ton sein, j'ai tout appris.

A mes oncles et tantes

Pour votre soutien et votre attention particulière à mon égard. Permettez-moi de vous remercier et de vous assurer ma reconnaissance.

A mes frères et soeurs

Vous m'avez appris que l'unité familiale n'est pas un vain mot, continuons sur cette voie que nous ont montré les parents. Vous avezété d'un apport inestimable pour la réalisation de ce travail. Que le bon DIEUconsolide les liens de la famille. Soyez rassurés de toute mon affection et ma gratitude.

A tous le personnel de l'École de Santé :

Je ne cesserai jamais de vous remercier et d'être reconnaissant envers vous. Vous m'avez accueilli à bras ouvert comme un petit frère, comme un fils, vous avez partagé avec moi une connaissance dont tout l'or du monde ne saurait acheter. Avec vous on apprend toujours même au cours de la causerie. Des personnes cultivées, simples, travailleurs et disponibles. Tout l'honneur est à vous aujourd'hui.

A tous mes collègues de promotion :

Pour le parcoursréalisé ensemble avec courage et détermination. Je me préserve de citer les noms par crainte d'en oublier certains. Aujourd'hui est un jour important pour moi alors je profite pour vous faire part de mes sincères remerciements.

J'adresse mes remerciements les plus sincères à toutes celles et tous ceux qui m'ont soutenu lors de ce parcours et ont eu contribué à la réussite de ce projet. Je ne pourrai nommer chacun de vous mais j'espère que vous vous reconnaitrez. Par votre soutien moral, si modeste soit-il mais combien important pour moi, ont permis la réalisation de ce modeste travail.

Ce travail marque la fin d'un épisode trépidant de ma vie. Un défi relevé : l'obtention de diplôme de licencie en nutrition humaine. Cela peut être rendu possible sans un travail et un effort soutenu.

SOMMAIRE

I.INTROUCTION 1

I .1 État de la question 1

I.2 Problématique 4

I.3 Question de recherche 5

I.5 Objectifs 5

CHAPITRE 1 : LES GÉNERALITÉS 8

CHAPITRE 2 : APPROCHE MÉTHODOLOGIQUE 27

CHAPITRE 3 : PRESENTATION DES RESULTATS 37

CHAPITRE 4 : DISCUSSIONS ET COMMENTAIRES DES RESULTATS 56

CONCLUSION 62

RECOMMANDATIONS 63

RÉSUMÉ

Introduction : La malnutrition chez les enfants est un problème de santé publique majeur dans les pays en développement. Un nombre élevé des enfants subissent les conséquences d'un système alimentaire qui ne tient pas compte de leurs besoins. La dénutrition seule est responsable de plus d'un tiers de ces décès. L'objectif de cette étude était de décrire le statut nutritionnel des enfants scolarisés, identifier les habitudes alimentaires des enfants scolarisés ainsi que repérer d'éventuels facteurs ayant impact sur l'état nutritionnel.

Méthodologie : Il s'agit d'une étude descriptive transversale par sondage en grappes à trois degrés sur un échantillon de 400 enfants scolarisés dans le milieu urbain et rural à Lubumbashi sur une période allant du 25 avril au 5 juin 2023.

Résultats : La prévalence de l'émaciation est de 35,00% dans l'ensemble de l'échantillon suivi du retard de croissance 15,50%, le surpoids 9% tandis que l'insuffisance pondérale était de 2,50%. L'émaciation est plus élevée en milieu rural 47,50% qu'en milieu urbain 22,50%. Le surpoids est plus prononcé chez les élèves du milieu urbain avec 12%. La base des repas quotidiens est essentiellement composée des céréales, tubercules et racines avec une moyenne de 6 fois par jours, complétés par la consommation de légumes à feuilles vertes. L'oeuf et les autres fruits et légumes étaient les moins consommés avec une moyenne de 3 fois par jour. Parmi les aliments les plus grignoté, nous avons observé une forte fréquence des chocolatbonbons, biscuits, boissons sucrées et maniocs, avec respectivement 52,5%, 30,25%, 26,75% et 18,75%.

Conclusion : Les enfants étudiés présentent des états nutritionnels préoccupant et leur consommation alimentaire des enfants étudiés reste peu variée. Des programmes d'information pour améliorer les connaissances nutritionnelles, et de sensibilisation s'avèrent donc urgents à mettre en place.

Mots clés : Statut nutritionnel, habitudes, alimentaires, enfants, scolarisés, milieu, urbain, rural, Lubumbashi.

ABSTACT

Introduction: Malnutrition in children is a major public health problem in developing countries. Far too many children suffer the consequences of a food system that does not take their needs into account. Malnutrition alone is responsible for more than a third of these deaths. The objective of this study was to describe the nutritional status of school children, identify the eating habits of school children as well as identify possible factors having an impact on nutritional status.

Methodology: This is a descriptive cross-sectional study by three-stage cluster sampling on 400 children attending school in urban and rural areas in Lubumbashi over a period from April 25 to June 5, 2023.

Results: The prevalence of wasting is 35.00% in the whole sample followed by stunting 15.50%, overweight 9% while underweight was 2.50%. Wasting is higher in rural areas 47.50% than in urban areas 22.50%. Overweight is more pronounced among students in urban areas with 12%. The basis of daily meals is essentially composed of cereals, tubers and roots with an average of 6 times a day, supplemented by the consumption of green leafy vegetables. The egg and the other fruits and vegetables were the least consumed with an average of 3 times per day. Among the most nibbled foods, we observed a high frequency of Chocolate/candies, Biscuits, Sweet drinks and Cassava, with 52.5%, 30.25%, 26.75% and 18.75% respectively.

Conclusion: The children present worrying nutritional states. The food consumption of the children studied remains little varied. Information programs to improve nutritional knowledge, and awareness programs are therefore urgently needed.

Keywords: Nutritional status, eating habits, children, school attendance, environment, urban, rural, Lubumbashi.

LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Répartition des enfants selon le milieu 1

Tableau II : Répartition des enfants selon le statut nutritionnel des parents 40

Tableau III: Répartition des enquêtés selon la taille de ménage 40

Tableau IV: Répartition des enfants selon le niveau d'étude des parents 41

Tableau V: Répartition des enfants selon l'activité génératrice de revenus des parents 41

Tableau VI: Répartition des enfants selon le score de diversité alimentaire 42

Tableau VII: Moyenne de jours de consommation groupe alimentaire dans les ménages 42

Tableau VIII: Répartition des enfants selon la fréquence hebdomadaire de consommation du lait et des produits laitiers 44

Tableau IX: Répartition selon la fréquence de consommation les légumes et fruits 44

Tableau X: Répartition des enfants selon le nombre des repas pris par jour 45

Tableau XI: Répartition des enfants selon le moment de faim au courant de la journée 45

Tableau XII : Répartition des enfants selon la prise du petit déjeuné 46

Tableau XIII : Répartition des enfants selon l'habitude de grignoter 46

Tableau XIV: Répartition des enfants selon la fréquence de grignotage 47

Tableau XV: Répartition des enfants selon les aliments grignotés 48

Tableau XVI: Répartition des enfants selon les classifications du rapport poids/âge 49

Tableau XVII: Répartition des enfants selon les classifications du rapport Poids/Taille 49

Tableau XVIII: Répartition des enfants selon les classifications du rapport Taille/âge 50

Tableau XIX: Prévalence de la malnutrition aiguë selon l'indice P/A, par classe d'âge 50

Tableau XX: Prévalence de l'insuffisance pondérale selon l'indice P/A, par sexe 51

Tableau XXI: Prévalence de la malnutrition aiguë selon l'indice P/T, par classe d'âge 51

Tableau XXII: Prévalence de la malnutrition aiguë selon l'indice poids-pour-taille, par sexe 52

Tableau XXIII: Taux de prévalence de différents indicateurs anthropométrique (T/A) taille pour âge ; (IMC/A) indice de masse corporelle pour âge selon le milieu 52

Tableau XXIV: Répartition des moyennes des indices anthropométriques selon leur sexe. 53

Tableau XXV: Identification des facteurs associés à l'insuffisance pondérale 54

Tableau XXVI: Identification des facteurs associés à l'insuffisance au surpoids 55

LISTE DES FIGURES

Figure 1: Répartition des enfants selon le sexe 1

Figure 2: Répartition des enfants selon les tranches d'âge 39

Figure 3 : Moyenne hebdomadaire de Score de consommation alimentaire 43

SIGLES ET ABRÉVIATIONS

· DS : déviation standard

· EDS : Enquête Démographique et de Santé

· IC : Intervalle de confiance

· MAM : Malnutrition aigüe modérée

· MAS : Malnutrition aiguë sévère

· MNT : Maladies Non Transmissibles

· MPC : malnutrition protéinocalorique

· MPE : Malnutrition Protéino-Energétique

· OMS : organisation mondiale de la santé

· PAM : Programme Alimentaire Mondial

· PB : Périmètre brachial (PB)

· PC : Périmètre crânien (PC)

· PCr : Périmètre crural (PCr)

· PED : pays en développement

· PVD : Pays en voies de développement

· RDC : République Démocratique du Congo

· RTH : Road To Health

· SDAF : Score de diversité alimentaire

· UNICEF : Fonds des Nations unies pour l'enfance

· % : Pourcentage

I.INTROUCTION

I .1 État de la question

Indicateur de l'état de santé de l'individu, l'état nutritionnel est défini comme la conditioncorporelle résultant de l'équilibre entre l'ingestion d'aliments et leur utilisation en partie parl'organisme, témoignant ainsi de la qualité de l'alimentation et de la nutrition de l'individu''(1).

Selon l'organisation mondiale de la santé (OMS) la malnutrition se définit par les carences, les excès ou les déséquilibres dans l'apport énergétique et/ou nutritionnel d'une personne. C'est un état nutritionnel qui est la conséquence d'une alimentation mal équilibrée en quantité et/ou en qualité(2).

En Europe, les études réalisées dans certaines régions parVerduci et ses collaborateurs ont montré qu'à cours du grignotage, la consommation d'aliments à haute densité d'énergie contribue à l'obésité chez l'enfant, en augmentant l'apport énergétique quotidien. Les collations consommées par les enfants sont de plus en plus des aliments, tels que des desserts, des boissons sucrées et des platssalés qui ont également tendance à être riches en graisses saturées et en sucres raffinés. L'association entre les fast-foods et l'obésité varie en fonction de l'âge. En effet, avec l'âge croissant, la plus grande disponibilité de fast-food a été associée au risque d'obésité(3).

Un nombre bien trop élevé d'enfants subissent les conséquences d'une mauvaise alimentation et d'un système alimentaire qui ne tient pas compte de leurs besoins. Les conclusions générales d'une étude à Singapoursuggèrent que les apports alimentaires en viandes, et en produits laitiersatteignent ou dépassent la fréquence d'apport recommandée chez les enfants singapouriens 75 %, et 60 % participants respectivement '(4).

Les goûts et les dégoûts alimentaires jouent un rôle important dans les choix alimentaires, en particulier chez les enfants. Plusieurs auteurs démontrent queles aliments riches en graisses et sucrés sont généralement préférés par les enfants de nombreux pays, alors que les légumes sont presque universellement inopportuns. Une étude menée dans plusieurs pays d'Europe avait souligné que 22,6 %des enfants consommentdes fruits et 22,6 % consomment des légumes, les frais sucrés sont consommés par50,3 % et CANADA Gubbelsa montré que plus de 70 % des produits alimentaires pour enfants étaient trop riches en sucre----''''''''(5-8).

En Afrique l'avenir des enfants est très menacé du fait de la qualité de l'alimentation dont ils bénéficient dès le bas âge, qu'ils soient issus de familles riches ou pauvres. C'est en tout cas ce que démontre le rapport mondial 2021 des Nations unies sur la nutrition. En effet, seuls 18 % des enfants d'Afrique de l'Ouest consomment des aliments provenant d'au moins cinq des huit groupes d'aliments recommandés par le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et l'OMS pour une bonne croissance.

Au Beninpar exempleles résultats obtenus lors d'une étude chez les enfants ont révéléque 64,73% d'enquêtésavaientune bonne diversification alimentaire alors n'avait pas les moyens de diversifier leurs alimentations et 7,14% des enquêtés ont montré qu'ils avaient rigoureusement 3 repas par jours -'   '''''(9-11).

Au Brazzaville lors d'une étude sur le statut nutritionnel des enfants, les apports énergétiques journaliers demeuraient faibles, de valeur moyenne 1948,9 #177; 448 kcal. Ils augmentaient régulièrement entre 3 et 6 ans. Les apports protéiques et lipidiques étaient couverts, mais les apports en glucides s'avéraient insuffisants. Les apports en phosphore et en calcium étaient faibles et les apports sodés supérieurs aux apports recommandés-(12).

La république démocratique du Congo (RDC)n'est pas épargnée par ce problème, selon une étude menée par certains auteurs à Lubumbashi,la consommation de fruits, de légumes et de produits d'origine animale est faible et, leur carence entrainent de sévères conséquences physiques et psychiques sur la croissance, l'immunité et la maturation du cerveau entrainant des problèmes de la vue, de l'audition et du quotientintellectuel chez les enfants -''''(13).

L'alimentation du jeune enfant est un domaine primordial pour améliorer leur survie et promouvoir une croissance et un développement sains.La malnutrition peut être responsable de retard, voir des échecs scolaires et surtout de certaines difficultés d'adaptation à la vie dans la société. Selon les données du Programme Alimentaire Mondial (PAM) des Nations Unies en 2015, dans le monde, environ 7,7% des enfants étaient émaciés, 24,5% avaient un retard de croissance et 15% souffraient d'insuffisance pondérale'(14,15).

En France,les liens entre la consommation de compléments alimentaires, le profil de consommation alimentaire et un risque d'insuffisance d'apport ont été statistiquement établis. Dans larégion de Kaunas, en Lituanides auteursavaient révélé uneprévalence de l'insuffisance pondérale, du surpoids et de l'obésité chez les garçons et les fillesde 6,9 et 11,7 %, de 12,6 % et de 12,6 %. Uneétude menée au Québec surles comportements alimentaires d'enfants d'âge scolairerévèle un profil de consommation plus négatif pour les garçons que pour les filles----'(16-18).

Globalement 13% de la population mondiale adulte étaient obèses et 39% en surpoids en 2014. Le problème a atteint des proportions épidémiques puisqu'en date de 2017, plus de 4 millions de personnes mouraient chaque année des suites de surpoids ou d'obésité, selon une étude sur la charge mondiale de morbidité (19).

En Afrique de l'Ouest et du centre, on estime que 6,3 millions d'enfants souffraient de malnutrition aigüe dont 1,4 millions de malnutrition aiguë sévère en 2012. En Afrique subsaharienne, un enfant sur trois est chétif, alors que deux enfants sur cinq ont un retard de croissance'(20).

Des études ont révélé qu'il y a plus de 223 millions de personnes en Afrique subsaharienne qui souffrent de malnutritionet est la région ou la proportion de la population affectée est la plus élevée au monde.Des nombreuxauteurs dans le même continent suggèrent que les enfantsprésentent d'émaciation. Le Mali tient la tête avec 21,5% des enfants présentant ce problème. Ce taux est de 12% % Enguinée,6,6 %au Maroc,14,3%au Togo et 10%en Tunisie. Les données de mêmes chercheurs, montrent, les enfants ne sont pas aussi épargnés par la malnutrition chronique. A ce niveau, le Madagascarprends la tête avec de 31,4% des enfants souffrant de malnutrition aigüe, suivi du Congo 45,5 %et 2,6% de Maroc-''-'(1,12,14,21-23).

Au cours de ces deux dernières décennies, la prévalence de l'obésité chez les enfants a considérablement augmenté dans le monde, due à un déséquilibre énergétique.Au Maroc, le taux de surpoids est plus marqué chez les filles (13,0 %) que les garçons (10,4 %)''(1).

Une étude menée sur un échantillon d'enfants scolarisés dans la commune de Constantine en Algérie révélée uneprévalence globale du surpoids de 21,76 %, celle de l'obésité de 5 %. Un lien significatif a été observé entre l'obésité et le sexe féminin. Le surpoids et l'obésité étaient plus fréquents dans les familles de niveau socioéconomique bas (51,35 %, 52,94 %) par rapport au niveau moyen (12,16 %, 23,53 %) et au niveau élevé (33,78 %, 17,65 %) (24).

A Lubumbashiune étudede Winnie et ses collaborateurs montrée que 7,8 % d'enfants avaient une émaciation globale (6,6%) pour la Malnutrition aigüe modérée (MAM) et 1,2% pour la Malnutrition aigüe sévère (MAS) , 82,5% d'entre eux recevaient une alimentation non diversifiée au rappel de 24h, et on constate que 17,5% des enfants avaientconsommé une alimentation à un score de diversité alimentaire égal à 4/7 (25).

Abordant la question du surpoids et de l'obésitéchez les enfants scolarisés à Lubumbashi, Musung et ses collaborateurs avaienttrouvaientla prévalence du surpoids respectivement de 8% (dont 10,7% chez les filles contre 5% chez les garçons) et celle de l'obésité était de 1% (dont 0,6% chez filles contre 0,4% chez les garçons). En comparant ces différentes prévalences de surpoids et d'obésité entre les deux sexes, le test de Pearson montraitdes différences très hautement significatives traduisant que les filles étaient significativement plus en surpoids et obèses que les garçons ''(26).

I.2 Problématique

Le meilleur indicateur mondial du bien-être de l'enfant est sa croissance. Les pratiques alimentaires inadéquates constituent les principaux facteurs qui nuisent à sa croissance physique et à son développement mental. Le retard de croissance dans la petite enfance est généralement associé à une perte fonctionnelle importante dans la vie adulte et à une capacité de travail diminuée -''-''''-(1,27-29).

La prévalence du surpoids et de l'obésité, en particulier de l'obésité infantile augmente rapidement depuis quelques dizaines d'années. Cette tendance est observée dans la plupart des pays industrialisés et s'étend désormais aussi aux pays en voie de développement. Les excès pondéraux des enfants entraînent des répercussions néfastes sur la santé à l'âge l'adulte, augmentant le risque de morbidité et de mortalité et intervenant directement dans la survenue de plusieurs complications. Les enfants obèses ou en surpoidsdeviennent des adultes obèses dans des proportions qui varient selon les études, de 20 à 50% si l'obésité était présente avant la puberté et de 50 à 70% après la puberté''''''-(1,28,29).

Un nombre bien trop élevé d'enfants subissent les conséquences d'une mauvaise alimentation et d'un système alimentaire qui ne tient pas compte de leurs besoins.Les directives diététiques actuelles pour les enfants encouragent la consommation d'une alimentation variée remplie d'aliments sains et riches en nutriments'(30,31).

Les habitudes alimentaires ont considérablement évolué depuis le milieu du XXème siècle. La charge des maladies non transmissibles (MNT) augmente dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Selon l'OMS, c'est en Afrique que l'on augmente le plus. L'obésité, le diabète sucré et l'hypertension sont des facteurs de risque majeurs de maladies cardiovasculaires, causant près de 18 millions de décès dans le monde. Cela a joué un rôle crucial dans l'augmentation de la prévalence des maladies chroniques évitables d'origine nutritionnelle: diabète, maladies cardio-vasculaires, cancers et obésité. En Afrique d'une façon générale et en particulier en RDC, la plupart d'enfantsont une alimentation insuffisante du point de vue quantité, qualité et utilisation. Cela compromet leur bienêtre, diminue leur potentiel de croissance et de bonne santé et augmente les risques de maladie.Autrefois considérés comme des problèmes spécifiques des pays à haut revenu, le surpoids et l'obésité sont désormais en augmentation dans les pays à revenu faible et intermédiaire, en particulier en milieu urbain. --''''-(13,27, 32-34).

En RDC, un enfant sur deux est malnutri et cela constitue un problème de santé publique.Les projections internationales révèlent un total de 52 millions d'enfants en malnutrition d'ici 2030. La province du Haut- Katanga, a untaux de la malnutrition et de la mortalité infantileles plus élevées en RDC''''''''''''''''''''''''''''''-'''''''''''''''''''''''(25,35,36).

La situation à Lubumbashireste mal connue avec des études limitées à l'échelle régionale. Les études fiables portant sur le statut ainsi que les habitudes alimentaires des enfants sont rares.Dans cette perspective, notre étude a été conduite afin de d'évaluer l'état nutritionnel des élèves en milieu urbain et rural, la qualité de leur diète, leurs comportements alimentaires et enfin de saisir l'impact de ses facteurs sur leur état nutritionnel.

En rapport avec cette situation préoccupante évoquée ci haut, les questions suivantes attirent notre attention : Quel est le statut nutritionnel des enfants ?Lesenfants scolarisés en milieu urbain et rural à Lubumbashi ont-ils des bonnes habitudes vis-à-vis de l'alimentation ?

I.3 Question derecherche

Les facteurs nutritionnels sont actuellement considérés, après les agents infectieux, comme les déterminants les plus importants de la survenue des maladies chez les enfants. Lasituation socio-économique des populations, le manque d'instruction nutritionnelle concourent à une alimentation non adéquate qui conduit à la malnutrition par carence ou par excès -(37). Mieux connaître le profil nutritionnel et le comportement alimentaire de la populationpermet en effet d'ajuster et d'orienter les actions d'informations et d'éducation nutritionnelles, devenues d'une utilité indiscutable. En résumé, nos questionsdesrecherches sont : Quel est l'impact des habitudes alimentaires des enfants scolarisés en milieu urbain et rural à Lubumbashi sur leur statut nutritionnel ? Existe-t-il des, cas de malnutrition ou du surpoids en milieu scolaire à Lubumbashi ? Quels sont les facteurs qui influenceraientces états ?

I.4Hypothèses

· La malnutrition et le surpoids existent chez des enfants scolarisés apparemment sains

· Les enfants issus de ménages à statut socio-économique faible ou très bas couraient plus les risques d'insuffisance pondérale que les enfants issus de ménages de statut socio-économique moyen à supérieur.

· Les enfants issus de meilleures classes socio-économiques auraient naturellement une meilleure nutrition mais sont souvent à risque de développer le surpoids ou l'obésité

I.5Objectifs

I.5.1 Objectif Général

Contribuer à l'amélioration de l'état de santé de la population parl'évaluation de la situation alimentaire et nutritionnelle des enfants scolarisés dans le milieu urbain et rural à Lubumbashi.

I.5.2 Objectif Spécifique

· Déterminer les caractéristiques sociodémographiques des enfants

· Décrire le statut nutritionnel des enfants scolarisés en milieu urbain et rural de Lubumbashi

· Identifier les habitudes alimentaires des enfants scolarisés

· Repérer d'éventuels facteurs ayant impact sur l'état nutritionnel des enfants

I.6Choix et intérêt

I.6.1 Choix

Le choix du sujet traité dans ce travail a été motivé par le fait que lespremiers jours de la vie de l'enfant sont les plus déterminants car une mauvaise alimentation peut entraîner des conséquences irréversibles sur sa croissance et sa santé. C'est à l'enfance que nombre des comportements alimentaires s'apprennent et que l'organisme se construitLa malnutrition entraîne de mauvais résultats scolaires qui peuvent donner lieu à une baisse des revenus futurs. Les adultes ayant souffert de malnutrition dans leur enfance risquent de devenir obèses ou de souffrir de diabète et de maladies cardiovasculaires.Ainsi nous avons jugé bon d'apporter notre modeste contribution envérifiant l'influence des habitudes alimentaires des enfants sur leurstatut nutritionnel.Et savoir par ou il faut agir pour diminuer ainsi l'incidence des problèmes liés à la malnutrition sous ses diverses formes.

I.6.2 Intérêt

· Intérêt personnel :C'est pour nous un plaisir de traiter un sujet sur l'alimentation de l'enfant, car nous estimons que les recherches sur le sujet contribueront à améliorer notre expérience surtout dans notre domaine de nutrition. Il nous permettra aussi d'approfondir nos connaissances sur la malnutrition qui est un réelproblème de santé publique dans notre milieu, en vue de mieux la combattre et la prévenir.

· Intérêt social :Comme le sujet est d'actualité et le problème touche les enfants de notre pays en général et deLubumbashi en particulier, ce travail devrait éveiller la population et les autorités à participer activement à la résolution de ce problème et à envisager les mesures à prendre pour réduire la prévalence de ce fléau.Elle pourra aussi intéresser les partenaires des institutions de santé qui suivent de près la santé.

· Intérêt scientifique :Etant donné que notre étude est un travail de recherche orienté dans le domaine de nutrition, il constitue un document et une référence utilequi met en évidence des données réelles, vérifiables pouvant servir à d'autres recherches et chercheurs ultérieures qui pourront aborder le sujet.

I.7 Subdivision du travail

Hormis l'introduction et la conclusion, le corps de notre travail s'articule autour de quatre chapitres : le premierest consacré à une synthèse bibliographique où nous traiterons du statut nutritionnel chezl'enfant en premier lieu, étant notre principal axe de recherche en mettant l'accent sur les facteurs de risque différents. Ensuite, nous passerons à la nutrition infantile en analysant les besoins en nutriments des enfants. Le deuxième chapitre abordera l'approche méthodologique, dans cette partie, nous développerons les méthodes, techniques suivies pour collecter les données auprès des enfants. Le troisième chapitre s'intéressera à la présentation desrésultats de notre enquête. En dernier lieu dans le chapitre quatre, nous exposerons les résultats obtenus en les comparants avec des travaux antérieurs de la littérature. Les rappels théoriques pris pour le compte de la première partie et les recherches sur terrain pris pour le compte de la deuxième partie.

I.6 Délimitation du travail

Sur le plan spatial, la présente étude aété menée dans sixécoles de la ville de Lubumbashi en milieu urbain et en milieu rural.

Sur le plan temporel, elle couvreau total la période de quatremoisallants d'avril2023 à juillet2023pour la recherche documentaire, la collecte des données, les analyses, les interprétations des données, la discussion enfin la conclusion et les recommandations.

CHAPITRE 1 : GÉNERALITÉS SURL'ALIMENTATION DU JEUNE ENFANT ET LE STATUT NUTRITIONNEL

1.1 Définition des concepts

· Habitudes alimentaires : Choix récurrent que fait une personne, ou un ensemble quant aux aliments qu'elle consomme, à la fréquence de leur consommation et à la quantité absorbée chaque fois.Les habitudes alimentaires sont fondées sur des facteurs sensoriels (goût, texture, odeur, couleur), socioculturels et psychologiques de même que sur des facteurs socioéconomiques, environnementaux et politiques(38).

· Statut nutritionnel : L'état nutritionnel d'un individu est son état physiologique qui résulte de la relation entre la consommation alimentaire (en macro et micro nutriments) et les besoins, ainsi que de la capacité du corps à absorber et utiliser les nutriments(22).

· Enfants : Un enfant est un jeune être humain en cours de développement et dépendant de ses parents ou d'autres adultes. La convention relative aux droits de l'enfant définit l'enfance comme la période de la vie humaine allant de la naissance à 18 ans '(39).

· Scolariser:Scolariser décrit le fait de placer ses enfants dans un établissement réservé à l' enseignement pour la population de leur âge, dans le but de suivre et d' apprendre les programmes officiels mis en place par l' Education Nationale(40).

· Santé :C'est un état complet de bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en l'absence de la maladie ou d'infirmité(41).

· Nutriment :C'est une substance constitutive des aliments dont l'organisme a besoin pour son développement harmonieux et son bon fonctionnement.

· Micronutriments :Vitamines et minéraux essentiels requis par l'organisme tout au long du cycle de vie, en de minuscules quantités.

· Aliment :L'aliment est une substance en générale naturelle du règne animal ou végétal, utilisé pour nourrir l'organisme. Exemples : le lait, la viande, le poisson, les légumes, les céréales etc. Les aliments peuvent être classés selon leur mode d'action au niveau de l'organisme. Il existe les aliments de construction, riches en protéines, les aliments énergétiques riches en glucides et en lipides et les aliments de protection riches en vitamines et sels minéraux.

· Alimentation :C'est le mécanisme par lequel les aliments sont introduits dans l'organisme. Elle permet aussi de calmer la faim.

· OEdèmes :Rétention anormale de liquide dans les tissus de l'organisme.

· Taux de mortalité : Rapport du nombre de décès à la population totale moyenne d'un pays, d'un lieu donné, sur une période donnée.

· Taux de morbidité : Rapport qui mesure l'incidence et la prévalence d'une maladie donnée, sur une population donnée.

· Carence en micronutriments :État constaté lorsque l'organisme manque de vitamines ou de minéraux en raison d'un régime alimentaire insuffisamment riche en vitamines ou minéraux, d'une alimentation globalement insuffisante et/ou d'une assimilation non optimale des vitamines ou minéraux par l'organisme.

· Malnutrition Selon l'OMS :Selon l'OMS, le terme de malnutrition se rapporte à plusieurs maladies, chacune ayant une cause précise liée à une insuffisance d'un ou de plusieurs nutriments, et caractérisée par un déséquilibre cellulaire entre l'approvisionnement en nutriment et en énergie d'une part, et les besoins de l'organisme pour assurer la croissance, le maintien de l'état des diverses fonctions d'autres part.La malnutrition est un état pathologique résultant de l'insuffisance ou des excès relatifs ou absolus d'un ou de plusieurs nutriments essentiels, que cet état se manifeste cliniquement, ou qu'il ne soit décelable que par les analyses biologiques, anthropométriques ou physiologique.

1.2 Présentation de la situation nutritionnelle

1.2.1 Monde

Deux milliards de personnes souffrent de malnutrition, et 18 millions meurent chaque année de faim. Pourtant, la quantité de nourriture est largement suffisante pour toute la population dans le monde. Si toutes les céréales récoltées chaque année étaient réparties équitablement entre les hommes, chacun en recevrait plus qu'il n'en faut pour survivre. Or, dans beaucoup de pays d'Afrique, surtout parmi les enfants, l'apport calorique moyen par personne est nettement inférieur à celui qu'il faut pour être en bonne santé. Mais il y a aussi des pauvres dans les pays riches comme la France, le Canada ou les États -Unis'(42).

Chez les enfants des familles pauvres, les résultats sont encore pires; des proportions sensiblement plus élevées d'enfants présentent des carences pour 14 des 16 micronutriments.Ainsi, 40% d'entre eux n'absorbent pas assez de fer et 18%pas assez de vitamine C. Autre coupable : l'abondance même, la grande disponibilité d'alimentsnutritionnellement inadéquats, comme les boissons sucrées, les pommes chips, les bonbons, les plats servis dans les fast foods, qui sont consommés sans modération ni équilibre en lieu et place d'aliments assurant une bonne nutrition'(42).

Environ 15 millions d'enfants meurent chaque année de faim car ils ne mangent pas assez, alors qu'ailleurs ils mangent trop et sont obèses. De plus, ceux qui meurent de faim sont les plus pauvres. Ils n'ont pas d'argent pour s'acheter la nourriture dont ils ont besoin pour vivre'(42).

En Afrique, 40 % des individus qui se sont trouvés en situation d'insécurité alimentaire grave en 2021 étaient originaires d'Afrique de l'Est, tandis que la situation se dégradait dans toutes les sous-régions du continent, l'augmentation la plus rapide se produisant en Afrique de l'Ouest (multiplication par près de 2,5 de leur nombre depuis 2015). En Asie, plus de 80 % des individus concernés vivaient en Asie du Sud, alors qu'en Amérique Latine, leur nombre a doublé entre 2014 et 2021'(42).

Plus de la moitié des personnessous-alimentées dans le monde viventen Asie (418 millions) et plus du tiers enAfrique (282 millions). Par rapport àÌ 2019,environ 46 millions de personnes de plusont été touchées par la faim en Afrique en2020, 57 millions de plus en Asie et environ14 millions de plus en Amérique latine et dans les Caraïbes'(42).

1.2.2 En RDC

La RDC fait partie des pays comptant un taux élevé de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans et la malnutrition est l'une des principales causes de décès dans ces pays en s'associant à d'autres maladies comme la diarrhée, la pneumonie et le paludisme, maladies plus fréquentes chez l'enfant âgé de moins de 5 ans. Dans les pays en développement, les pratiques d'alimentation sont très souvent inadéquates et incompatibles avec les recommandations de l'OMS. Un mauvais état nutritionnel pendant la petite enfance entraîne également des répercussions sur la santé à l'âge adulte. La MAS ou émaciation grave est un état complexe résultant des conséquences cliniques, biologiques et métaboliques d'une alimentation insuffisante ou non conforme aux besoins de l'organisme. En dehors de la mortalité élevée et des incapacités qu'elle génère, à long terme elle a un impact sur la taille adulte, les capacités intellectuelles, la productivité économique, la fertilité, la survenue de maladies métaboliques et cardiovasculaires. Elle reste un enjeu majeur de santé publique mondiale avec 16 millions de cas chez les enfants de moins de 5 ans responsables d'un million de décès par an. La mortalité en hospitalisation peut atteindre 30 à 50% '''''''''''''''(35).

La MAS constitue un problème de santé publique majeur en RDC. Selon l'Enquête Démographique et de Santé(EDS), 43% d'enfants de moins de 5 ans présentent une malnutrition chronique, 8% souffrent de malnutrition aigüe et 23% présentent une insuffisance pondérale '''''''''''''''(35).

Au fil des années, la prévalence du retard de croissance s'est accrue dans toutes les provinces du pays, à l'exception de Kinshasa, Kwilu, Mai-Ndombe, Équateur, Mongala, Nord-Ubangi, et Sub-Ubangi. Les régions les plus affectées sont les provinces de Kasaï, Kasaï-central, Kwango, Kongo-central, Lomami, Haut-Lomami, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Sankuru, Tanganyika, Tshuapa, avec des prévalences supérieures ou égales à 45% depuis quinze ans. Les provinces les plus affectées par la malnutrition aigüe sont le Maniema, le Kwango, et le Kongo-central, où les prévalences sont supérieures ou égales au seuil d'urgence de 10%. Cette situation cache une réalité plus étendue car les oedèmes n'ont pas été pris en compte dans cette enquête (43).

Le Maniema (32%), le Kasaï (36%), le Kwango (33%), le Tshuapa (30%), le Lomami (31%) présentent les taux d'insuffisance pondérale les plus élevés. La prévalence de l'anémie est de 38,4% chez les femmes et les provinces les plus touchées sont le Kongo-central (54,7%), le Maniema (49,5%), le Kasaï (46,7%), et Kinshasa (46,6%). Chez l'enfant, 59,8 % des enfants de 6-59 mois souffrent de l'anémie. Ces taux sont élevés dans toutes les provinces du pays, variant de 57 à 79 %. Les provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu présentent les prévalences les plus faibles d'anémie dans le pays (33,5% et 35,7%)(43).

1.3La malnutrition

Les femmes enceintes et les jeunes enfants sont particulièrement exposés à être malnutris dans les périodes de pénuries. Les jeunes enfants sont également plus exposés à la malnutrition pour les raisons suivantes : Ils ont besoins d'un grand nombre de repas par jour (3-4) que ceux qui sont préparés par la famille.Ils ont besoins d'aliments plus riches en énergie et en protéines que ne le sont peut-être les aliments disponibles.Les jeunes enfants (entre 6 mois et 5 ans) sont particulièrement sujets aux infections (rougeole, coqueluche ; paludisme, maladies diarrhéiques, etc...) qui, en réduisant leur appétit et en augmentant leur dépense énergétique, peuvent précipiter ou aggraver la malnutrition.Dans certaines sociétés humaines, les adultes sont servis les premiers et les jeunes enfants les derniers(21).

La malnutrition chronique entraîne un arrêt de la croissance, augmente le risque de survenue, la durée, la gravité des maladies et contribue ainsi au décès. La malnutrition n'est pas seulement une cause de maladie, mais aussi un effet de celle-ci. Elle affaiblit les défenses du système immunitaire de l'individu et le rend vulnérable aux infections. Elle affecte aussi la capacité d'absorption des aliments par l'organisme. Il est bien établi qu'une nutrition adéquate dans les premières années de la vie est une condition essentielle pour que les enfants grandissent harmonieusement et au maximum de leurs potentialités(21).

La malnutrition augmente aussi les taux de mortalité maternelle du fait de l'anémie par carence en fer. On peut donc dire que là où les taux de malnutrition sont élevés, les taux de mortalité infanto-juvénile et maternels sont aussi élevés. Dans les pays en développement, le plus grand problème nutritionnel est la sous- alimentation, due à un apport calorique insuffisant, et pouvant déboucher par exemple sur le Kwashiorkor(21).

Mais partout dans le monde, diverses formes de malnutrition existent, débouchant notamment sur l'obésité et sur de graves carences. La malnutrition a ainsi été appelée la « faim invisible » ou « faim cachée » (hiddenhunger en anglais) par les Nations unies, affectant deux milliards de personnes souffrant de carences en sels minéraux et en vitamines, pouvant provoquer des maladies mortelles'(23).

Dans les pays en développement, les insuffisances alimentaires causent des maladies comme le kwashiorkor, l'anémie (qui attaque le système sanguin et empêche la concentration), le rachitisme (qui empêche le développement normal des os de l'enfant) ou la cécité (causée par des carences en vitamine A). Le rapport de 2004 de l'Unicef et la Banque mondiale dresse un bilan terrifiant : les carences en fer parmi les bébés de 6 à 24 mois affectent le développement mental de 40 à 60 % des enfants des pays en développement ; les carences en iode ont faitreculer la capacité intellectuelle de ces pays de 10 à 15 %, et causent la naissance de 18 millions d'enfants handicapés mentaux par an ; le manque de vitamine A entraîne la mort d'un million d'enfants chaque année'(23).

Chez les adultes, les plus affectés sont souvent les femmes : l'anémie causée par le manque de fer entraîne la mort de 60 000 jeunes femmes pendant leur grossesse ou leur accouchement; le manque d'acide folique cause un décès par maladie cardiaque sur dix. Les carences s'additionnent et rendent l'organisme plus vulnérable à d'autres maladies. L'impact économique est énorme, la baisse d'énergie'(23).

1.3.1 Relation entre alimentation nutritionsanté.

Une bonne alimentation permet un développement global et harmonieux de l'organisme. La nutrition remplit des fonctions, digestive, respiratoire, circulatoire, excrétoire et endocrinienne qui permettent l'apport aux cellules des éléments nécessaires à leur croissance, le déroulement des divers métabolismes et l'élimination des déchets de ces métabolismes. L'organisme humain, comme celui de tout animal et de toute plante, a besoin d' un approvisionnement régulier et suffisant en eau et en substances alimentaires pour grandir, pour se mouvoir, pour travailler, pour réparer les tissus et les cellules qui s'usent et se détruisent chaque jour.Une nutrition adéquate est un besoin fondamental de l'homme et une condition préalable de la santé. La promotion d'une nutrition correcte est l'une des composantes essentielles des soins de santé primaires''(44).

1.5 Impact d'une alimentation inadéquate sur la sante

1.5.1 Les carences

La carence en micronutriments : présents en très faible quantité dans l'organisme, les micronutriments (sels minéraux, vitamines) sont nécessaires pour maintenir la croissance, la santé et le développement de l'organisme. Leur carence se caractérise par une insuffisance de leurs réserves et de leur taux circulant dans le sang. Cette carence n'est pas toujours visible et ne se traduit pas non plus toujours l'insuffisance pondérale ; la malnutrition chronique ou la malnutrition aiguë. La malnutrition protéino-énergétique (MPE), encore appelée malnutrition

protéino-calorique (MPC), revêt différentes formes : émaciation, retard de croissance, insuffisance pondérale(43).

1.5.1.1 Malnutrition aiguë ou émaciation

Elle est mesurée par l'indice poids/taille, et est due à un manque d'apport alimentaire entraînant des pertes récentes et rapides de poids avec un amaigrissement extrême. C'est la forme la plus fréquente dans les situations d'urgence et de soudure. Elle traduit un problème conjoncturel (43).

Un apport alimentaire en quatre semaines permet de rétablir une bonne santé en cas d'émaciation (43).

La malnutrition aiguë touche à Niono près de 10,4% des enfants de 0 à 59 mois(43).

· Interprétation

Selon Road To Health (RTH), le pourcentage de la médiane du rapport P/T permet de juger

L'état nutritionnel d'un enfant ; où P = poids (en gramme) ; T = taille (en centimètre)

Si le rapport P/T est = 85 %, état nutritionnel normal ;

Si le rapport P/T < 80 % et = 70% malnutrition modérée ;

Si le rapport P/T < 70 %, c'est un cas de malnutrition sévère ;

De même, selon l'OMS, l'état nutritionnel d'un enfant peut être exprimé en fonction de Z score ou écart type (ET).

Si le rapport P/T compris entre - 1 et 1 ET, l'état nutritionnel est normal ;

Si le rapport P/T < - 2 ET = -3, malnutrition modérée ;

Si le rapport P/T < - 3 ET, malnutrition sévère (43).

Cet indice ne permet pas de différencier un enfant trop petit pour son âge (qui a souffert de

MPC dans son enfance) d'un enfant de taille satisfaisante.

Sur le plan clinique, on définit trois tableaux de malnutrition protéino-calorique (malnutrition

aiguë), selon qu'il s'agisse d'une carence protéinique, calorique, ou globale (43).

· Le kwashiorkor :

Il correspond à une insuffisance d'apport protéinique dans la ration alimentaire. Il se caractérise par : ¾ Les signes les plus marquants sont l'apathie, l'anorexie, la présence d'oedèmes en particulier aux chevilles, sur le dos des mains, des pieds et parfois au visage (visage bouffi). L'amaigrissement est constant mais souvent masqué par ces oedèmes.

La peau peut être terne et l'on trouve souvent des lésions du type dépigmentation. Dans la phase la plus avancée, il peut y avoir une hyperpigmentation avec craquelures, voire ulcérations de la peau. ¾ Les cheveux sont parfois dépigmentés (roux et même blancs), défrisés, cassants et ils se laissent facilement arracher. Il y a souvent une diarrhée par atrophie de la muqueuse intestinale. ¾ Biologiquement, on note une chute importante de la protidémie, portant essentiellement sur l'albumine. L'ionogramme sanguin montre des troubles hydro électrolytiques, notamment une hyponatrémie, une hypocalcémie, et une hypokaliémie. ¾ Des complications peuvent survenir telles que la déshydratation, les troubles métaboliques et les infections bactériennes, ceux-ci expliquent un taux de mortalité très élevé chez les enfants atteints du kwashiorkor(43).

· Le marasme :

C'est une insuffisance calorique globale de la ration alimentaire. Il se caractérise comme suit : ¾ Le tableau clinique présenté par l'enfant marasmique est tout à fait différent de celui dû au kwashiorkor ; ¾ Dans la plupart des cas, l'enfant s'intéresse à ce qui se passe autour de lui, il n'a pas perdu l'appétit mais il est nerveux et anxieux ; ¾ Le signe le plus frappant reste l'amaigrissement ; il y a diminution de la couche graisseuse et fonte musculaire, la peau semble trop vaste pour le corps de l'enfant, le visage est émacié, les yeux sont enfoncés dans les orbites. L'enfant a une diarrhée importante par atrophie de la muqueuse intestinale ; ¾ Il n'y a pas d'oedèmes, mais un retard de croissance important par rapport aux courbesutilisées localement (poids/taille) ; ¾ Biologiquement la protidémie est légèrement diminuée, l'hématocrite et le tauxd'hémoglobine sont aussi légèrement diminués. Même si des complications peuvent apparaître, le pronostic est meilleur que celui du kwashiorkor(43).

· La forme mixte :

En réalité, les formes cliniques dues au kwashiorkor associé au marasme se rencontrent rarement. Ainsi, la forme mixte associe à des degrés variables, les signes du kwashiorkor et du marasme(43).

1.5.1.2Malnutrition chronique ou retard de croissance

La malnutrition chronique ou retard de croissance est mesurée par l'indice taille/âge et se caractérise par des enfants rabougris (trop petits pour leurs âges). Elle peut être causée par un déficit chronique in utero ou des infections multiples. Son apparition survient au-delà de 24 mois et est irréversible. Cette malnutrition traduit un problème structurel. Elle touche 25% des enfants de 0 à 5 ans et sa forme sévère ; 8%(43).

· Interprétation

En exprimant la médiane en pourcentage:

Avec T= taille ; A = âge (mois)

Si le rapport T/A est = 85 %, c'est l'état nutritionnel normal ;

Si le rapport T/A< 80 % et =70%, il y a malnutrition modérée ;

Si le rapport T/A < 70 %, c'est un cas de malnutrition sévère.

En cas d'expression en Z score ou écart type (ET) :

Si le rapport T/A < - 2 ET = -3, c'est la malnutrition modérée ;

Si le rapport T/A < - 3 ET, c'est la malnutrition sévère ;

Si le rapport T/A est compris entre - 1 et 1 ET, l'état nutritionnel est normal(43).

· Inconvénients de l'indice taille/âge

Ne permet pas de différencier deux enfants de même taille et de même âge dont l'un serait trop maigre (émacier) et l'autre trop gros (obèse)(43).

1.5.1.3 Malnutrition globale ou insuffisance pondérale

La malnutrition globale ou insuffisance pondérale est mesurée par l'indice poids/âge et se caractérise par un enfant ayant un faible poids. Utilisée en consultation pour le suivi individuel de l'enfant, l'indice poids/âge traduit une malnutrition globale. 19,7 % des enfants de 0 à 59 mois sont atteints par la malnutrition globale sur l'ensemble du territoire national malien(43).

· Interprétation

En cas d'expression en pourcentage de la médiane

Si le rapport P/A est = 85 %, c'est l'état nutritionnel normal ;

Si le rapport P/A < 80 % et = 70%, il y a malnutrition modérée ;

Si le rapport P/A < 70 %, c'est un cas de malnutrition sévère.

En cas d'expression en Z score ou écart Type (ET) :

Si le rapport P/A est compris entre - 1 et 1 ET, l'état nutritionnel est normal.

Si le rapport P/A < - 2 ET = -3, c'est la malnutrition modérée ;

Si le rapport P/A < - 3 ET, c'est la malnutrition sévère.

1.5.2 Les excès

Les excès alimentaires peuvent également entraîner des troubles nutritionnels. Les maladies nutritionnelles regroupent un certain nombre d'affections caractérisées soit par des troubles du métabolisme interne des substances nutritives, soit par un mauvais équilibre de l'apport alimentaire, ces deux facteurs étant souvent plus ou moins intriqués. Parmi les troubles métaboliques, le diabète et la goutte sont les plus fréquents ; la maigreur et l'obésité sont la conséquence d'un déséquilibrealimentaire-(12).

1.6 Les méthodes d'évaluation du statut nutritionnel

1.6.1 Anthropométrie nutritionnelle

Technique développée par des anthropologues vers la fin du XIXème S.Elle utilise les mesures pour évaluer le statut nutritionnel.Art de mesurer les dimensions des différentes parties du corps humain.En nutrition: c'est la mesure du poids, de la taille et/ ou d'autres dimensions du corps d'1 individus pour évaluer son statut nutritionnel''(45).

1.6.1.1 Utilité en santé publique

Mesure quantitative la plus simple pour évaluer l'état de nutrition d'une population.Seule et unique technique portable (Clinique et terrain), universellement applicable, économique, permettant d'évaluer corpulence, proportions et composition du corps humain''(45).

Anthropométrie est reflet de l'état sanitaire et nutritionnel, peut être utilisée pour prévoir les aptitudes, l'état de santé et la survie.Outil de grand intérêt, pour suivre la croissance normale d'une population et détecter carences et excès nutritionnels. Actuellement sous-utilisé, pour orienter les politiques de santé publique et les décisions cliniques.Seul inconvénient: elle ne peut que détecter les anomalies nutritionnelles dont les changements affectent les différentes proportions du corps humain''(45).

1.6.1.2Les mesures

a) Enfants

- Indicateurs de la croissance

- Taille

- Poids

- Tour de bras (MUAC)

- Autres indicateurs : périmètre crânien, plis cutanés, etc...

- Dépendants de l'âge

b) Prise des mesures

- 1ère étape de l'Anthropométrie

- Mensurations souvent difficiles à prendre et à interpréter; d'où, les exigences suivantes:

c) Techniques standardisées

- Outils standardisés:

- Balance: précision de 100 g, étalonnée, tarée chaque jour, remise aiguille à 0.

- Ruban: étalonné, précision au mm près.

- Personnel formé sur la technique de mensuration et l'utilisation des outils.

- Précision dans la prise de l'âge(document fiable).

d) Principales mensurations:

1. Poids,

2. Taille/ Longueur (0-23 mois),

3. Périmètre brachial (PB)

4. Périmètre crânien (PC)

5. Périmètre crural (PCr)

6. Age (A)

7. OEdèmes (Il faut 1e définition claire)

e) Techniques de mensuration

- Mesure de la taille.

- Enfant > 24 mois ou > 87 cm

- Utiliser 1e toise

- Enfant en position débout.

- Noter la taille en cm

Figure 1 : Mesure de la taille de l'enfant

Source :Protocole National prise en charge de la Malnutrition aigue

- Mesure de la longueur

- Enfant < 24 mois ou < 87 cm

- Utiliser 1e toise

- Enfant en position couchée.

- Noter la longueur en cm

Figure 2 : Mesure de la longueur de l'enfant (nourrissons et enfants de 0 à 23 mois)


Source :Protocole National prise en charge de la Malnutrition aigue

3. Mesure dupoids avec une balance de type SALTER

- Enfant > 3 mois

Figure 3 : Pesée de l'enfant en utilisant la balance suspendue Salter

Source :Protocole National prise en charge de la Malnutrition aigue

- Mesure du poids pour les enfants < 3mois

- Balance pèse bébé

- Balance pèse personnes : Peser d'abord la mère seule, puis avec l'enfant et faire la soustraction.

- Inconvénients: erreur de précision et de calcul''(45).

Figure 4 : Pesée de l'enfant en utilisant la balance électronique

Source :Protocole National prise en charge de la Malnutrition aigue

- Mesure du périmètre brachial.

- Utiliser 1 mètre ruban

- Prendre la mesure au niveau du bras, à mi-chemin entre l'olécrane (pointe du coude) et l'acromion de l'omoplate (pointe de l'épaule)''(45).

- Noter la mesure en cm

Figure 5 : Mesure du périmètre brachial de l'enfant

Source :Protocole National prise en charge de la Malnutrition aigue

1.6.1.3 Les indices anthropométriques

Mensurations sous forme brut difficiles à interpréter; d'où usage des INDICES c'est-à-diredes proportions entre deux mesures.Les indices anthropométriques permettent la comparaison en utilisant des populations de référence internationale régionale ou locale''(45).

Tableau I: Classification des indicateurs anthropométriques selon leurs indices

Indicateurs

Indices

Émaciation
(malnutrition aiguë)

Poids/Taille

Retard de croissance

(Malnutrition chronique)

Taille/Age

Insuffisance pondérale
(aiguë et/ou chronique)

Poids/Age

Tableau II :Classification de la malnutrition aiguë

Malnutrition aiguë

(Indice P/T)

Z-score

OEdèmes

Bilatéraux

Sévère

< -3 z-Score

Oui/Non

Sévère

> -3 z-Score

Oui

Modérée

< -2 z-Score à
= - 3 z-Score

Non

Globale

< -2 z-Score

Oui/Non

- Autres indices et indicateurs.

- Périmètre brachial chez l'enfant

- Seuils fixes (1-4 ans) : 11cm (sévère) / 12,5cm (modérée)

- Intérêt pour le dépistage/diagnostic d'urgence

- Selon l'âge: z-scores (<5ans)

- Utilisation en surveillance ?

- Indice de masse corporelle = Poids (kg) / Taille2 (en m2)

- Seuils fixes chez adultes (« normal » = 18,5 à 25,0 kg/m2)

- Seuils variables selon l'âge (de 2 à 20 ans)

- Mesure de la masse grasse (%)

- À partir de l'épaisseur des plis cutanés

- Périmètre crânien:

- Sa mesure est une méthode standard de détection de la malnutrition chez les enfants.

- Principalement lié à la taille du cerveau.

- Supérieure au périmètre thoracique à la naissance

- Périmètre thoracique

- Le PC et PT sont à peu près les mêmes à l'âge de 6 mois.

- Au-delà de cet âge, le crâne grandit lentement et le thorax plus rapidement.

- Entre 6 mois et cinq ans, un rapport PT/ PC < à 1 peut résulter d'un retard de développement ou d'une fonte des musculaires et graisses du thorax.

- En anthropométrie nutritionnelle, le rapport PT /PC est utile pour détecter la dénutrition dans la petite enfance.

1.7 Alimentation du nourrisson et du jeune enfant

Les effets cumulatifs au cours des 10 prochaines années sont remarquables. Et au fur et à mesure que l'enfant entre dans l'adolescence, le rythme vers l'âge adulte s'accélère. L'alimentation du nourrisson ayant été abordée dans la section sur l'allaitement maternel, la présente section examinera uniquement les besoins nutritionnels particuliers du jeune enfant et des adolescents''(45).

La croissance reflète directement l'apport en nutriments et est un paramètre important dans l'évaluation de l'état nutritionnel des nourrissons et des enfants. Les professionnels de la santé devront régulièrement mesurer la taille et le poids des enfants et comparent les mesures avec les courbes de croissance standard pour le sexe et l'âge et avec les mesures précédentes de chaque enfant''(45).

1.7.1 Besoins énergétiques et nutriments

Les enfants en surpoids font exception :ils n'ajustent pas toujours leurs apports énergétiques de manièreappropriée et peuvent manger en réponse à des signaux externes,sans tenir compte des signaux de faim et de satiété.Apport énergétique et activité: Les besoins énergétiques de chaque enfant varient considérablement en fonction de sa croissance et deson activité physique; à un an, il lui faut environ 800 kcal par jour.Un enfant actif de 6 ans a besoin de deux fois plus de calories parjour''(45).

À dix ans, les besoins sont d'environ 2000 Kcal/ jour. Les besoins
énergétiques totaux augmentent légèrement avec l'âge, mais les besoins énergétiques par Kg de poids diminuent progressivement.Les enfants physiquement actifs de tout âge ont besoin de plus d'énergieparce qu'ils dépensent plus, et les enfants inactifs peuvent devenirobèses même s'ils mangent moins que la moyenne''(45).

Actuellement, les enfants deviennent de moins en moins actifs, lesjeunes filles montrant une réduction marquée de leur activité physique.Les écoles serviraient bien nos enfants en offrant des activités pourpromouvoir la forme physique.Les enfants qui aimer le jeu et l'exercice physique à la maison et àl'école, sont mieux préparés à un mode de vie actif à l'âge adulte''(45).

1.7.2 Besoins en hydrates de carbone.

Recommandations concernant les glucides et les fibres sont baséessur l'utilisation du glucose par le cerveau:A partir d'un an, l'utilisation cérébrale du glucose est assez constante et se situe dans la fourchette des adultes. Lesrecommandations en glucides pour les enfants à partir d'un ansont donc les mêmes que pour les adultes''(45).

1.7.3 Besoins en grasses et acides gras:

Apport énergétique des graisses: 30 à 40 % pour les enfants de 1 à 3et 25 à 35% pour les enfants et adolescent de 4 à 18 ans.Les enfants sous un régime pauvre en lipides ont tendance à avoirde faibles apports en certaines vitamines et minéraux''(45).

1.7.4 Besoins en protéines

Les besoins totaux augmentent légèrement avec l'âge, mais parrapport au poids, ils diminuent légèrement. Tiennent compte des exigences du maintien de l'équilibre azoté, de laqualité des protéines consommées et des besoins supplémentairespour la croissance''(45).
1.7.5 Vitamines et minéraux

Les besoins augmentent avec l'âge. Une alimentation équilibrée, diversifié et riche, peut répondre auxbesoins des enfants en ces nutriments, à l'exception du fer.L'anémie ferriprive est un problème majeur dans le monde entier, trèsfréquent chez les enfants congolais de moins de 5 ans.A partir de la 2ème année de vie, les tout-petits passent d'un régimeriche en fer sous forme de lait maternel, de lait enrichi de fer et decéréales pour nourrissons enrichies en fer, à un régime composéd'aliments pour adultes et de lait de vache pauvre en fer. L'appétit des enfants fluctue souvent certains deviennent capricieux,et d'autres préfèrent le lait et les jus aux aliments solides.Toutes ces situations peuvent empêcher les enfants de manger desaliments riches en fer à un moment critique de la croissance et dudéveloppement du cerveau. .Prévention de la carence en fer: apport de 7 à 10 mg/ jour''(45).

1.7.6 Autres suppléments

À l'exception du fluorure, du fer et de la vitamine D pendant l'enfance,les enfants bien nourris n'ont pas besoin de supplémentsvitaminiques et minéraux.Cependant, de nombreux parents donnent des suppléments à leurs enfants et adolescents Ironiquement, les enfants des ménages pauvres, dont les apports ennutriments sont faibles ne reçoivent généralement pas de suppléments''(45).

1.7.7 Carence en fer et comportement

La carence en fer a des effets bien connus et largement répandussur le comportement et les performances intellectuelles des enfants.Le Fe transporte l'O2 dans le sang et vers les cellules, pour lemétabolisme énergétique.Le fer intervient aussi dans la fabrication des neurotransmetteurs, notamment ceux qui régulent la capacité d'attention, essentielle àl'apprentissage.Par conséquent, une carence en fer provoque non seulement unecrise énergétique, mais altère aussi directement la capacitéd'attention et la capacité d'apprentissage. La carence en fer est souvent diagnostiquée par un testd'hémoglobine ou d'hématocrite rapide, facile et peu coûteux quidétecte un déficit en fer dans le sang''(45).

1.7.8 Carence en fer et comportement

Le cerveau d'un enfant, est sensible à de faibles concentrations defer bien avant que les effets sanguins n'apparaissent.La carence en fer diminue la « motivation à persévérer dans destâches intellectuellement stimulantes » et altère les performancesintellectuelles globales.Les enfants anémiques ont de mauvais résultats aux tests et sontperturbateurs en classe ; la supplémentation en fer améliorel'apprentissage et la mémoire.Associée à d'autres carences nutritionnelles, l'anémie ferriprive a deseffets synergiques préjudiciables à l'apprentissage.Les enfants qui souffraient d'anémie ferriprive dans leur enfancecontinuent d'avoir de mauvais résultats en vieillissant, même si leurstatut en fer s'améliore''(45).

1.7.9 Carence en fer et comportement

Les effets néfastes à long terme sur le développement mentalrendent la prévention et le traitement de la carence en fer pendant lapetite enfance et la petite enfancel'enfance une grande priorité''(45).

1.7.10 Planification des repas des enfants

Pour fournir tous les nutriments nécessaires, les repas des enfantsdoivent inclure une variété d'aliments de chaque groupe, en quantitésadaptées à leurs appétits et à leurs besoins''(45).

CHAPITRE 2 : APPROCHE MÉTHODOLOGIQUE

II.1 Présentation du lieu d'étude

II. 1.1 Création

La commune de Lubumbashi a été créée par le décret du 26 mars 1957 exécuté par l'arrêté ministériel n° 11/160 du 1er octobre 1957.

A sa création, la commune de Lubumbashi appelée commune « Elisabeth » a ouvert ses portes en janvier 1958 avec à la tête comme Bourgmestre, Monsieur Emile DELARUELLE nommé par Arrêté N° 11/01/1958 du 07 janvier 1958 jusqu'en 1962 où il fut remplacé par Monsieur Grégoire SHAMBA, Agent de l'administration publique qui fut le premier autochtone comme Bourgmestre jusqu'en 1965. Vers les années 1970, la commune LUBUMBASHI s'est vue amputée de sa partie EST par l'Arrêté N° 70/0572 du 09 mai 1970 portant création de la commune KAMPEMBA; C'est ainsi que les quartiers BEL AIR 1, BEL AIR 2 et INDUSTRIEL qui étaient parties intégrantes de la commune LUBUMBASHI, qui constituaient même ses limites avec la commune Ruashi font le principal de la commune de Kampemba dont le point de démarcation avec celle-ci est, en grande partie les boulevards M'SIRI et LUMUMBA.

II.1.2. Situation géographique

II.1.2.1 Limites

· Au nord, elle est limitée par la commune annexe (ruisseaux Kamisepe et Kabulameshi).

· Au sud, par le boulevard KYUNGU WA KUMWANZA jusqu'au pont de la rivière Lubumbashi qui la sépare des communes KAMALONDO et KENYA au sud-ouest.

· A l'Est par le Boulevard M'siri et l'Avenue Lumumba jusqu'au tunnel prolongé des rails SNCC qui la séparent de la commune Kapemba.

· A l'ouest par la commune KATUBA, avenue des poteaux SNEL à son croisement avec l'Avenue Upemba jusqu'à la chaussée M'zée KABILA (route Kipushi)

II.1.2.3 Coordonnées géographiques

· Latitude : 11°65.611

· Longitude : 27°48.720

· Altitude : l'altitude est celle de la ville 1.267 mètres

· Superficie : la commune de Lubumbashi s'étend sur près de 38 Km2

II.1.3 Données géographiques

II.1.3.1 Climat 

· Alternative de saisons : la commune de Lubumbashi a la saison pluvieuse qui débute au mois de novembre jusqu'au mois d'Avril et la saison sèche du mois de mai jusqu'au mois d'octobre ;

· Variation de température : Sa température varie de 8 à 27° saison sèche, de 25 à 35 ° saison de pluie ;

· Pluviométrie : cette commune est de climat tempéré avec une pluviométrie de plus ou moins 6 mois.

II.1.3.2 Hydrographie 

Principaux lacs et cours d'eau : la commune de Lubumbashi est traversée par les rivières Lubumbashi, Karavia, Kalubwe; la petite rivière Kisangani à côté du cercle hypique ainsi que par le canal à côté des cascades.

II.1.4 Statistiques de la population 

Tableau I. Les Nationaux

QUARTIERS

HOMMES

FEMMES

GARCONS

FILLES

TOTAL

1

GAMBELA

12043

15740

13722

13269

54774

2

KALUBWE

9619

8489

11185

10092

39385

3

KIWELE

6137

7096

8396

7405

29034

4

LIDO GOLF

6423

6826

7418

9763

30430

5

LUMUMBA

5179

5107

8877

7438

26601

6

MAKUTANO

6538

7231

9609

8662

32040

7

MAMPALA

17875

19581

27029

25391

89876

 

TOTAUX

63814

70070

86236

82020

302140

Source : Secrétariat administratif, C/ Lubumbashi

Tableau II. Les Etrangers

QUARTIERS

HOMMES

FEMMES

GARCONS

FILLES

TOTAL

1

GAMBELA

151

100

39

67

357

2

KALUBWE

56

60

76

29

221

3

KIWELE

45

36

42

41

162

4

LIDO GOLF

194

127

130

179

630

5

LUMUMBA

68

38

70

36

212

6

MAKUTANO

169

91

93

45

398

7

MAMPALA

222

160

142

137

661

 

TOTAUX

905

610

592

534

2641

Source : Secrétariat administratif, C/ Lubumbashi

II.1.5. Cadre de l'étude

La Commune de Lubumbashiqui nous a servi de cadre d'étude, dispose de plusieurs écolesmaternelles publiques et privées reparti sur son territoire. Au nombre de ses écolesfigure sixécoles qui nous ont servi des lieux d'étude.

II.2 Type d'étude

Il s'agitd'une étudedescriptive transversale par sondage en grappes à trois degrés

II.3 Période d'étude

Notre étude couvre la période allant du 25 avril au 5 aout 2023

II.4 Population d'étude

- Les enfants de 24 à 59 mois c'est la tranche d'âge marquée par la scolarisation des enfants et aussi la plus touchée par la malnutrition.

- Les mères ou toute personne s'occupant des enfants des enfants de 24 à 59 mois

II.5 Population cible

- La population d'étudeest composée des enfants régulièrement inscrits dans les écoles maternelles de la commune de Lubumbashi.

II.6 Taille d'échantillon

La détermination de la taille nécessaire à l'étude au niveau de la communea été calculée à partir de la formule de Daniel Schwarz (14):

n = taille de l'échantillon

Z = paramètre lié au risque d'erreur, Z = 1,96 pour une marge d'erreur de 5 % (0,05).

p = prévalence attendue de la malnutrition dans la population, exprimée en fraction de 1. (p=0,122) q = 1-p, prévalence attendue des enfants non-malnutries, exprimée en fraction de 1(q= 0,88) i = précision absolue souhaitée exprimée en fraction de 1. (i = 0,05)

d = paramètre mesurant l'effet de grappe (d = 2 pour ce genre d'enquête)

Pour compenser le cas de non-répondants, nous avons ajouté 10% de ce nombre et ainsi avons obtenu 360+36 = 396 pour plus d'impact et pour donner plus de puissance à l'étude nous avons arrondi ce nombre à 400. La taille de l'échantillon est de 400 enfants et leurs parents/tuteurs.

II.7Techniqued'échantillonnage

Pour le choix des enfants, un sondage en grappe stratifié et un tirage à trois niveaux a été effectué. Pour assurer la représentativité de l'échantillon de l'enquête à l'ensemble du milieu (urbain et rural), chaque milieu a été considéré comme un domaine d'étude. Chaque région a été divisée en deux strates. La première strate est constituée des écoles d'un quartier urbain et rural de la commune de Lubumbashi choisi de façon aléatoire. Dans lesdeux quartiers, les écoles àinclure pour la formation de la deuxième strate ont été de façon aléatoire selon qu'elles sont privées et publiques. Dans les différentes classes les écolesprivées comme publiques, le nombre d'élèves inclus a été déterminé proportionnellement aux effectifs par classe. Par la suite, en se basant sur les listes des classes, les élèves ont été sélectionnés à partie de leur nom et ceux, avec la technique d'échantillonnage systématique.

Pour celui des parents, nous avons fait un choix raisonné. En d'autres termes, le parent d'un enfant sélectionné étant automatiquement choisipour une participation dans l'étude, sa participation à l'étude et celle de son enfant dépendaient cependant de son consentement libre et éclairé.

Le nombre d'enfants par école à enquêter, a étéobtenu en divisant la taille de l'échantillon par le nombre d'écoles soit 400/6 =66 enfants par école.

Ø Critères d'inclusion

· Tout enfant dont l'âge était compris entre 3 et 5 ans

· Tout enfant qui fréquente l'école choisie et quia été sélectionné

· Tout enfant en bonne santé apparente

· Tout enfant dont les parents ou tuteurs ont donnéleur consentement

Ø Critères de non-inclusion

· Tout enfant apparemment malade, ou connu d'avoir une pathologie chronique.

· Tout enfant âgé de moins 3 ans où ayant plus de 5 ans révolus.

· Tout enfant dont les parents ou tuteur ayantrefusé de participer à l'étude.

· Tout enfant absent de l'école le jour de l'enquête.

II. 8Matériels et méthodes d'enquêtes

II. 8.1Matériels d'enquête

Nous noussommes servisd'un questionnaired'enquêtecomme instrument de collecte des données lors des interviews ou échanges. Pour la prise des mesures anthropométriques nous avonsutilisé une balance pour la mesure du poids, une toise en fabrication locale pour la mesure de la taille et un MUACpour la mesure du périmètre brachial.Nous avonsaussi utilisédes blocs notes, stylos.

II.8.2Méthodes d'enquêtes

Nous avonsfait un pré-test du questionnaire par une préenquête. Notre pré-test avaitpour objectif de vérifier le fond, la formeet la clarté des questions sans oublier les modalités de travail. Il avait porté sur 50 enfants sélectionnés par convenance. Lors de l'enquête proprement dite, les parents d'enfants sélectionnés avaient reçuun formulaire de consentement et une fiche d'enquête concernant des données socio-économiques du parentà savoir : son statut matrimonial, son niveau d'instruction, sa profession, le rappel de 24h la ration alimentaireet la taille du ménage. Les autoritésscolaires nous ont aidés àremettre ces fiches aux parents ou accompagnateurs d'élèves après explications.

II. 8.3Techniquede collecte

L'administration d'un questionnaire auprès des parentsa été faite. Les données collectéeschez les enfants ontportéessur la mensuration anthropométrique standard : poids, taille, IMC. Ces mesures ont étérapportées à l'âge et au sexe, afin d'obtenir les indicateurs poids/taille, taille/âge et poids/âge. Cesindices ont été évalués par rapport aux normes de l'OMS 2006.

Des données secondaires également ont étécollectées auprès des parents à savoir les habitudes alimentaires des enfants. Les données ont étérecueilliessur unquestionnaireconçus à cet effet prenant en compte le numéro de l'enfant, le nom de l'école, la classe et le jour de l'enquête.

II.9.Outils de traitement des données

Les donnéesont étéencodéesà partir du logicielEpi-info version 7.2.5.0,le logiciel Excel 2016nous a permisdevérifier les données saisies et ainsi les nettoyer.

Après la saisie, les données ont été transférées sur le logiciel ENA for SMARTER 2022 pour faciliter leur épuration et contrôler leur fiabilité à l'aide des tests de plausibilité qu'il contient. C'est à l'issu de cette vérification qui a permis de revoir avec précision le questionnaire pour corriger les erreurs que le processus de l'analyse a été entamé.

II.10 Outils d'analyse des données.

La normalisation des données anthropométriques s'est faite à l'aide du Logiciel ENA for SMART OMS/2022, auquel sont intégrées les nouvelles normes OMS d'octobre 2006 et les anciennes normes NCHS/CDC/WHO de 1977. Ceci présente l'avantage de comparer les résultats anthropométriques selon les deux normes aux fins des comparaisons avec les études antérieures qui utilisaient les anciennes normes NCHS. Ainsi, les mensurations des enfants de l'échantillon sont comparées à celles des enfants de la population de référence ayant les mêmes caractéristiques d'âge, puis des indices nutritionnels sont calculés. A partir de là, on a déterminé les différentes formes de malnutrition selon une déviation par rapport à la médiane de - 2 écarts -type ou Z-score. Les données normalisées sur ENA ont été exportées dans le logiciel SPSS 24.0 pour être analysées et comparer aux autres variables.

II.11 Plan d'analyse

Tableau III : Plan d'analyse des données

Objectifs spécifiques

Objectifs opérationnels

Traitements statistiques

Définir les caractéristiques sociodémographiques des enfants

Définir les caractéristiques sociodémographiques des enfants

Fréquence

Moyenne #177; écart-type

Décrire le statut nutritionnel des enfants scolarisés en milieu urbain et rural de Lubumbashi

Déterminer le statut nutritionnel des enfants à partir des indices anthropométriques

Normalisation des données anthropométriques

Fréquence

Moyenne #177; écart-type

Identifier les habitudes alimentaires des enfants scolarisés

Déterminer les habitudes alimentaires ainsi que le score de diversité alimentaires des enfants

Fréquence

Moyenne #177; écart-type

Repérer d'éventuels facteurs ayant impact sur l'état nutritionnel des enfants

Croiser les indices anthropométriques avec les caractères sociodémographiques des enfants ainsi que les habitudes alimentaires

Khi-carré de Pearson

II.11.1 Méthode d'analyse des scores de la consommation alimentaire

Pour une classification des ménages en termes de profil alimentaire, il a été procédé à un groupement de ménages ayant un régime alimentaire similaire et de les caractériser. Cette méthode est fondée sur l'analyse de la fréquence de consommation des différents aliments (en nombre de jours où l'aliment a été consommé pendant 7 derniers jours avant l'enquête).D'après la méthode de consommation alimentaire, la diversité du régime alimentaire, mesurée à partir du nombrede consommation des différents groupesd'aliments.

II.11.2 Score de diversité alimentaire du ménage

Tableau IV: Agrégation des groupes alimentaires pour créer le SDA

Groupe/ sous-groupe d'aliments du questionnaire

Les aliments

Groupesretenus pour le calcul du score de diversité alimentaire

Aliments riches en protéines

OEuf, boeuf, mouton, porc, volailles, poulet, canard, chèvre, Poulet, cuisse de poulet, Viande, Porc (rôti) , tilapia, chinchard (Thomson), sardine, viande hachée, boudin, saucisse, cervelas, salami, poisson salé, poisson fume, les oeufs des poules). Lait écrémé, lait concentré, les yaourts, les fromages, crème, beure, caséine, babeurre, lait en poudre, milkit etc.

Le lait et les produits laitiers (leyaourt, Lesfromages, La crèmeet le beurre)

Les viandes et poissons

L'oeuf

Aliments riches lipides

Les graisses animales et les huiles : huile d'avocat, huile de foie de morue, huile de noisette, huile de palme,huile de noix, huile de poisson, huile de tournesol, saindoux, , huile d'olive vierge, huile de pépins de raisin, huile de sésame, huile de soja, huile végétale, graisse de canard, huile de maïs, huile d'arachide, margarine, beurre, mayonnaise, noix de coco, amande, Les légumineuses : haricot pois lentilles , les graines oléagineuses arachides graines de sésame et de courge etc.

Les légumineuses

Aliments riches en glucides

Les céréales et dérives, racines et tubercules : le manioc, le riz, le maïs, la patate douce, la banane plantain, courge, carotte, pomme de terre, le blé, les arachides, les haricots

Le sucre et produits sucrés :jus d'ananas, jus de mangues, jus d'avocats, Sucre blanc, Pain, Pommes de terre, Frites, Miel, Riz blanc, lait (lactose), sucre de table, sucre de coco, miel, confiture, bonbons, biscuits sucrés, thrips sucrés etc.

Les céréales, tubercules et les racines

Aliments riches en vitamines et sels minéraux

Fruits : Banane, pomme, fraise, raisin, orange, agrume, pamplemousse, prune, figue, Courge, mangue, avocat, citron, papaye.

Légumes :Les épinards, les carottes, les poivrons, les tomates, les brocolis, les choux, les asperges, Petits pois, Haricots, aubergines, oignons, feuilles de manioc, feuilles de patates douces, les amarantes, feuilles d'oseille, feuilles de courge, choux pommé, choux fleur, épinards, salade, feuilles d'haricot, le gombo etc.

Les légumes et fruits riches en vitamines A

Les autres légumes et fruits (Colorés en jaune-orange) orange

L'analyse du score de diversité alimentaire résume en comptage de groupes alimentaires consommés par Les enfants à travers un rappel de 24H. II communique des informations importantes sur la qualité du régime alimentaire de la cible et surtout leur accès économique aux denrées alimentaires. L'analyse inclue selon la cible, différents groupes alimentaires. Ainsi, le score de diversité alimentaire des ménages (SDA) inclus 7 groupes alimentaires et trois catégories ont été déterminées: Diversité Faible (<= 4groupes), Diversité Moyenne (5 groupes) et Diversité élevée (>= 6 groupes).

II.11.3 Evaluation et détermination du statut nutritionnel

L'émaciation ou malnutrition aiguë exprimée par un rapport Poids/taille <- 2 Ecart-type.La malnutrition chronique, exprimé par un rapport taille/âge < - 2 Ecart-type; elle se traduit par un retard de croissance. La malnutrition globale ou insuffisance pondérale exprimée par un rapport poids/âge < - 2 Ecart-type et le surpoids par un rapport poids/âge< +2 Ecarts-Type. Cet indice est un indice combiné, un faible poids pour âge pouvant être provoqué par la maigreur comme par le retard de croissance.

Les enfants seront classés selon leur statut nutritionnel en cinq catégories pour chacun de ces indices (P/T, T/A, et P/A): Enfants émaciés dont l'indice nutritionnel P/T est < - 2 Ecarts -type Enfants émaciés grave dont l'indice nutritionnel P/T est < - 3 Ecarts-Type Enfants à risque d'émaciation sont ceux dont l'indice nutritionnel P/T est compris entre - 2 et - 1 Ecart-Type Enfants normaux dont l'indice nutritionnel P/T est > - 1 Ecart-Type.

II.12Plan de présentation des résultats

Les variables quantitatives sontreprésentées sous forme de moyenne, de déviation standard (DS), d'intervalle de confiance à 95% (IC95%) alors que celles qualitatives sont représentées sous forme d'effectifs (n) et de pourcentage (%).

Le test de Student nous a permis d'établir la comparaison de la moyenne d'âge, du sexe, de la taille, poidsainsi que des rapports des indicateurs anthropométriques. Le test de Khi carré de Pearson a étéutilisé pour évaluer l'association entre les variables qualitatives. La valeur de p < 0,05 a étéconsidérée comme statistiquement associé. Les résultats sontprésentés dans des tableauxlesquels nous ressortissions les éléments capitaux, attrayantpour notre étude sous forme des commentaires.

II. 10 Listes des variables

Nous avonsétudiéles variables suivantes 

· Pour les parents

1. Le niveau d'étude

2. Le statut matrimonial

3. L'activité génératrice de revenu

4. Le niveau des connaissances et des pratiques sur l'alimentation

· Pour l'enfant

1. L'âge

2. Le sexe

3. La taille

4. Le poids

5. PB (?)

6. L'IMC

7. Habitudes alimentaires

8. Fréquence des prises de repas

9. Aliments préférés

10. Le rappel de 24h de la ration alimentaire

II.11Considération éthique

Des autorisations ont été obtenues auprès des autorités académiques. Les informations recueillies ont ététraitées de façon confidentielle. Après une explication claire des bénéfices de l'étude, un consentement éclairéavait été obtenu de tous les parents quiontaccepté que leurs enfants participent à l'étude. Comme dans tout projet de recherche, les aspects éthiques liés au respect de la personne, à la bienfaisance et à la justice ont été pris en compte et l'anonymat des participants a été gardé.

II.12 Limite de l'étude

Ce type d'étude, qu'on ne retrouve dans aucune enquête récente dans notre milieu, comporte quelques biais méthodologiques. L'étude porte sur des écoliers issus des quelques écoles primaireset fréquentant leurs établissements le matin ou le soir. Cet échantillon n'est sans doute pas représentatif de la population écolière de Lubumbashi en général, parce que nous n'avons pas tenu compte des toutes les écoles présentes sur la villed'où l'impossibilité de généraliser les résultats à l'ensemble des écoliers.

En outre, le niveau socioéconomique des parents, non abordé dans notre étude, a été évoqué par beaucoup d'études comme facteur associé au surpoids et à l'insuffisance pondérale. Cette relation résulterait d'une plus grande capacité des plus nantis à se procurer des aliments, liée à une valorisation positive des corps gros décodés comme un signe d'aisance économique et de bonne santé. Il en est de même pour les antécédents familiaux (facteurs génétiques), selon certains auteurs.

CHAPITRE 3 : PRÉSENTATION DES RÉSULTATS

Cette étude nous a permis d'atteindre les résultats ci- dessous :

3.1 Les caractéristiques sociodémographiques

Tableau I : Répartition des enfants selon le milieu

Milieu

Fréquence

%

Rural

200

50,00

Urbain

200

50,00

Total

400

100,00

Nous remarquons dans ce tableau que sur de l'échantillon, le milieu urbainet rural étaitreprésenté par 50,00%, 50,00% respectivement

Le sexe féminin était dominant avec 52% contre 48% du sexe masculin (figure 1)

Figure 1: Répartition des enfants selon le sexe

Concernant l'âge, les résultats ont montré que les élèves de la tranche d'âge entre 43-53 mois étaient majoritaires avec41,25% suivi de celle de 54-60 mois contre ceux de18-29 mois avec 3,75%(figure 2).

Figure 2: Répartition des enfants selon les tranches d'âge

Tableau II: Répartition des enfants selon le statut nutritionnel des parents

Statut matrimonial

Fréquence

%

Célibataires

20

5,00

Divorcé(e)

58

14,50

Mariés

300

75,00

Veuf(e)

22

5,50

Total

400

100

Les parents des enfants enquêtés étaient généralement mariés 75% tandis qu'un petit nombre5% des parents célibataires.

Tableau III: Répartition des enquêtés selon la taille de ménage

Taille de ménage

Fréquence

%

2

10

2,5

3

59

14,8

4

129

32,3

5 et plus

202

50,5

Total

400

100

Notre étude a révélé que la moitié des ménages étaientcomposés de plus de 5 personnes alors que ceux de deux personnes avec 4%.

Tableau IV: Répartition des enfants selon le niveau d'étude des parents

Niveau d'étude

Fréquence

%

Aucun

2

0,50

Primaire

67

16,75

Secondaire

176

44,00

Supérieur

155

38,75

Total

400

100

Il découle de ce tableau que 44% de parents avaient un niveau d'étude secondaire et 0,50%n'avaient aucun niveau.

Tableau V: Répartition des enfants selon l'activité génératrice de revenus des parents

Activité génératrice de revenu

Fréquence

%

Commerçante

78

19,50

Fonctionnaire de l'état

104

26,00

Libérale

81

20,25

Ménagère

98

24,50

Secteur informel

39

9,75

Total

400

100

Ce tableau révèle que les fonctionnaires étaient majoritaires avec26% contre 9,75%qui exercent dans le secteur informel

3.2 Habitudes alimentaire

Tableau VI: Répartition des enfants selon le score de diversité alimentaire

Score

Fréquence

%

Elevé

58

14,5

Moyenne

160

40,0

Faible

64

16,0

Mauvais

118

29,5

Total

400

100,0

Au vu de ce tableau, nous remarquons que le score de diversitéalimentaire était acceptable chez près 45,50%d'enfants et seul 14,5% avaient un score élevé.

Tableau VII: Moyenne de jours de consommation groupe alimentaire dans les ménages

Milieu

Céréales tubercules et racines

Légumineuses

Lait etproduits laitiers

Viandes et poissons

L'oeuf

Légumes et fruits riches en vitaminC

Les autres légumes et fruits

Rural

5

4

4

5

3

5

3

Urbain

6

4

4

6

3

5

3

Total

6

4

4

6

3

5

3

La base des repas quotidiens était essentiellement composée d'aliments de base, Céréales tubercules et racines avec une moyenne de 6 fois par jours, complétés dans la semaine par la consommation de légumes à feuilles vertes. L'oeuf et Les autresfruits et légumes étaient les moins consommés avec une moyenne de 3 fois par jour.

La base des repas quotidiens était essentiellement composée d'aliments de base, céréales tubercules et racines avec une moyenne de 6 fois par jours, complétés dans la semaine par la consommation de légumes à feuilles vertes. L'oeuf et Les autresfruits et légumes étaient les moins consommés avec une moyenne de 3 fois par jour (figure 3).

Figure 3 : Moyennehebdomadaire de Score de consommation alimentaire

Tableau VIII: Répartition des enfants selon la fréquence hebdomadaire de consommation du lait et des produits laitiers

Fréquence(en jours)

Effectif

%

1

32

8,0

2-4

230

57,5

5-6

87

21,8

7

51

12,8

Total

400

100

Au vu du tableau VIII, nous voyons que la consommation du lait et des produits laitiers était généralement faible. Seulement 12,8% des enfantsbuvaient du lait quotidiennement, la majorité en consommaient que 2-4 fois par jour.

Tableau IX: Répartition selon la fréquence de consommation les légumes et fruits

Fréquence (en jours)

Effectif

%

 

1

10

2,5

2-4

148

37,0

5-6

201

50,2

7

41

10,3

Total

400

100

Selon le tableau ci haut, la consommation des fruits et légumes reste moyenne. La moitié des enfants étudiés, 50,2%consommaient les fruits et légumes5-6 fois par semaine.Seul 10,3% en consomment chaque jour.

Tableau X: Répartition des enfants selon le nombre des repas pris par jour

Nombre des repas

Fréquence

%

1-2

113

28,25

3-4

165

41,25

5 et plus

122

30,50

Total

400

100

Pour ce qui est de la fréquence de la prise de repas, 41,25% des enquêtés ont montré qu'ils avaient rigoureusement 3-4 repas par jours alors que 30,50% avaient 5 repas et plus et 28,25%restant ont déclaré avoir 1 à 2 repas par jour.

Tableau XI: Répartition des enfants selon le moment de faim au courant de la journée

Moment

Fréquence

%

Matin

110

27,50

Midi

152

38,00

Nuit

58

14,50

Soir

80

20,00

Total

400

100

En ce qui concerne l'heure de prise des repas,l'étude a révélé au tableau XI que 38%avaient souvent faim à midi, tandis que14,50% la nuit.

 Tableau XII : Répartition des enfants selon la prise du petit déjeuné

Prise du petit déjeuné

Fréquence

%

Oui

326

81,50

Non

74

18,50

Total

400

100

On constate dans le tableau ci-haut que lamajorité des enfants,81,50% prenaient leurpetit déjeuné régulièrementalors que18,50% ne le font pas.

Tableau XIII : Répartition des enfants selon l'habitude de grignoter

Habitude de grignoter

Fréquence

%

Oui

338

84,50

Non

62

15,50

Total

400

100

Pour ce qui est du grignotage 15,50% ont affirmaient ne pas le faire alors que84,50%des élèves ont déclaré s'adonné fréquemment à cette pratique.

Tableau XIV: Répartition des enfants selon la fréquence de grignotage

Nombre des fois

Fréquence

%

1

61

18,05

2

108

31,95

3

88

26,04

4

50

14,79

5 et plus

31

9,17

Total

338

100

En ce qui concernela fréquence de grignotage,31,95%des enfants le faisaient plus de 2 fois par jour et9,17% des enfants grignotaientplus de 5 fois par jour.

Tableau XV: Répartition des enfants selon les aliments grignotés

Aliments

Fréquence

%

Sandwichs,

18

4,5

Pizzas,

32

8

Biscuits,

121

30,25

Maniocs,

75

18,75

Patates douces,

44

11

Arachides (cacahuètes),

61

15,25

Boissons sucrées,

107

26,75

Gâteaux,

17

4,25

Chips,

56

14

Chocolat / bonbons,

210

52,5

Produits laitiers,

9

2,25

Parmi les aliments les plus grignoté par les enfants, nous avons observé une forte fréquence des Chocolat / bonbons, Biscuits, Boissons sucrées etManiocs, avec respectivement 52,5%, 30,25%, 26,75%et 18,75%

3.3 Statut nutritionnel

Tableau XVI: Répartition des enfants selon les classifications du rapport poids/âge

Insuffisance pondérale

Fréquence

%

Enfants normaux

390

97,50

Forme grave

2

0,50

Forme modérée

8

2,00

Total

400

100

Au totalsur 400 enfants enquêtés,2% étaient en insuffisance pondérale modérée suivi de 0,50% qui étaienteninsuffisance pondérale grave.

Tableau XVII: Répartition des enfants selon les classifications du rapport Poids/Taille

Emaciation

Fréquence

%

A risque d'émaciation

78

19,50

Emaciation modérée

40

10,00

Emaciés grave

22

5,50

Surpoids

36

9

Enfants normaux

260

65,00

Total

400

100

Ce tableau nous fait voir que la majorité des enfants, 65,00% avaient un statut normal tandis que 19,50% étaient à risque d'émaciation, 10% en émaciation modéré et 9%et 5,50% en émaciation grave.

Tableau XVIII: Répartition des enfants selon les classifications du rapport Taille/âge

Retard de croissance

Fréquence

%

Normaux

338

84,50

Forme modérée

40

10,00

Forme grave

22

5,50

Total

400

100

Au vu de ce tableau nous remarquons que 84,50% des enfants avaient un statut normal suivi de 10% qui étaiten retard de croissance forme modérée et 5,50% forme grave.

Tableau XIX: Prévalence de la malnutrition aiguë selon l'indice P/A, par classe d'âge

Tranche (mois)

Enfants normaux

Insuffisance pondérale grave

Insuffisance pondérale modérée

Total

n %

n

%

n

%

n

%

18-29

15(100)

0

(0,00)

0

(0,00)

15

(100)

30-41

81(100)

0

(0,00)

0

(0,00)

81

(100)

42-53

157(95,15)

1

(0,61)

7

(4,24)

165

(100)

54-60

137

(98,56)

1

(0,72)

1

(0,72)

139

(100)

Total

390

97,50%

2

(0,50)

8

(2,00)

400

(100)

Ce tableau révèle que l'insuffisance pondérale grave était de 0,50% dans toutes les tranches combinées et la tranche d'âge de 54-60 était plus majoritaire avec 0,72% contre celle de de 42-53 mois avec 0,61% et l'insuffisance pondérale modérée était de 2% pour tout l'ensemble de l'échantillon dont 4,24% dans la tranche d'âge de 42-53 mois et 0,72% dans la tranche de 54-60 mois.

Tableau XX: Prévalence de l'insuffisance pondérale selon l'indice P/A, par sexe

SEXE

Enfants normaux

Insuffisance pondérale grave

Insuffisance pondérale modérée

Total

n

%

n

%

n

%

n

%

Féminin

204

(98,08)

0

(0,00)

4

(1,92)

208

(100)

Masculin

186

(96,88)

2

(1,04)

4

(2,08)

192

(100)

TOTAL

390

(97,50)

2

(0,50)

8

(2,00)

400

(100)

Le tableau ci-haut nous montre que l'insuffisance pondérale grave était plus fréquentechez les garçons 1,04%. Et la forme modérée était majoritaire chez les garçons 2,08% suivi de 1,92% chez les filles.

Tableau XXI: Prévalence de la malnutrition aiguë selon l'indice P/T, par classe d'âge

Tranche (mois)

A risque d'émaciation

Emaciation modérée

Emaciés grave

Enfants normaux

Total

n

%

n

%

n

%

n

%

n

%

18-29

0

(0,00)

0

(0,00)

0

(0,00)

15

(100)

15

(100)

30-41

16

(19,75)

5

(6,17)

2

(2,47)

58

(71,60)

81

(100)

42-53

19

(11,52)

13

(7,88)

8

(4,85)

125

(75,76)

165

(100)

54-60

43

(30,94)

22

(15,83)

12

(8,63)

62

(44,60)

139

(100)

TOTAL

78

(19,50)

40

(10,00)

22

(5,50)

260

(65,00)

400

(100)

Ce tableau révèle que la forme grave était fréquentechez8,63%des enfants dans la tranche d'âge de 54-60 mois et 15,83% avait la forme modérée dans la même tranche d'âge.

 Tableau XXII: Prévalence de la malnutrition aiguë selon l'indice poids-pour-taille, par sexe

Sexe

A risque d'émaciation

Emaciation modérée

Emaciés grave

Enfants normaux

Surpoids

n %

n

%

n

%

n

%

n

%

Féminin

42

(20,19)

18

(8,65)

7

(3,37)

119

(57,21)

22

(10,58)

Masculin

36

(18,75)

22

(11,46)

15

(7,81)

105

(54,69)

14

(7,29)

Total

78

(19,5)

40

(10)

22

(5,5)

224

(56,00)

36

(9)

Au vu du tableau ci-haut le risque d'émaciation était majoritaire chez les filles, 20,19%, la forme modérée était majoritaire avec 11,46% chez les garçons et la forme grave était de 3,37% Et 7,81% chez les filles et les garçons respectivement. Le surpoids était majoritaire chez filles avec 10,58%.

Tableau XXIII: Taux de prévalence de différents indicateurs anthropométrique (T/A) taille pour âge ; (IMC/A) indice de masse corporelle pour âge selon le milieu

Milieu

Emaciation

Retard de croissance

Insuffisance pondérale

Surpoids

Urbain

22,50%

11,50%

2,00%

12%

Rural

47,50%

19,50%

3,00%

6%

Total

35,00%

15,50%

2,50%

9%

L'analyse du tableau ci-hautrévèle que la prévalence de l'émaciation était de35,00% dans l'ensemble de l'échantillon suivi du retard de croissance 15,50%, le surpoids 9% tandis quel'insuffisance pondérale étaitde2,50%. L'émaciation est plusélevée en milieu rural 47,50% qu'en milieu urbain 22,50%.Le surpoids est fréquent chez les élèves du milieuurbain avec 12%.

Tableau XXIV: Répartition des moyennes des indices anthropométriques selon leur sexe.

Indices

Genre

Moyennes

Ecart type

Age (mois)

Masculin

49,490

8,7633

 

Féminin

47,380

10,1298

 

Sexe combiné

48,393

9,5452

Poids

Masculin

17,6856

2,74002

 

Féminin

17,3876

2,73845

 

Sexe combiné

17,5306

2,73982

Taille

Masculin

101,766

7,6516

 

Féminin

100,889

7,5886

 

Sexe combiné

101,310

7,6220

IMC

Masculin

17,68

2,74

 

Féminin

17,38

2,84

 

Sexe combiné

17,53

2,73

Z-score (taille/âge)

Masculin

-0,44715

1,905732

 

Féminin

-0,20106

1,796558

 

Sexe combiné

-0,31918

1,851532

Z-score (taille/poids)

Masculin

-0,44715

1,905732

 

Féminin

-0,20106

1,796558

 

Sexe combiné

-0,31918

1,851532

Z-score (poids/âge)

Masculin

0,43642

1,146042

 

Féminin

0,58164

1,007812

 

Sexe combiné

0,51193

1,077469

Les résultats du tableau ci-haut montrent que la valeur moyenne de Zscore (taille/poids) est de -0, 44715 #177; 1,905. La moyenne de Zscore (taille/âge) est inférieure à 0 ce qui signifie que la population tend légèrement vers le risque de surpoids entre les deux sexes. Les moyennes et les écarts types des paramètres anthropométriques utilisés selon le sexe. Avec aucune différence significative entre les filles et les garçons, ceci pour les variables Z-score (taille/poids) et Z-score (poids/âge)

3.4 Analyse Bi-variée

Tableau XXV: Identification des facteurs associés à l'insuffisance pondérale

Variables

OR

(IC95%)

P-value*

Surpoids

 
 
 

Milieu

 
 
 

Urbain

0,6599

[0,1833 2,3748]

0,375

Rural

 
 
 

Sexe

 
 
 

Masculin

1,6452

[0,4571 5,9211]

0,326

Féminin

 
 
 

Tranche d'âge

 
 
 

18-40

3,8153

[0,0571513,6832]

0,064

41-60

 
 
 

Scolarité

 
 
 

Oui

3,8153

[0,9715 14,9832]

0,0439

Non

 
 
 

Petit déjeuné

 
 
 

Oui

0,5104

[0,1288 2,0228]

0,268

Non

 
 
 

Grignotage

 
 
 

Oui

1,6687

[0,2076 13,4107]

0,524

Non

 
 
 

Score

 
 
 

Acceptable

1,9795

[0,5044 7,7674]

0,252

Pauvre

 
 
 

En ce qui concerne les facteurs de risques comme le milieu, le sexe et les tranchesd'âges des enfants, la scolarité des enfants, la prise du petit déjeuné, l'habitude à grignoter, ainsi que le score de diversité alimentaire, associés à l'état nutritionnel des enfants, l'analyse statistique révèle qu'il n'y a pas de différence statistiquement significative constatée entre ces variables, avec des P > 0,05. Toutefois, la même analyse statistique arbore qu'il y a un lien statistiquement significatif entre la survenue de l'insuffisance pondérale et la scolarité des parents ainsi que la tranche d'âge, avec P < 0,05.

Variables

OR

(IC95%)

P-value*

 
 
 
 

Milieu

 
 
 

Urbain

2,1364

[1,0370 4,4014]

0,026

Rural

 
 
 

Sexe

 
 
 

Masculin

0,6650

[0,3299 1,3403]

0,165

Féminin

 
 
 

Tranche d'âge

 
 
 

18-40

0,3048

[0,3617 2,2849]

0,496

41-60

 
 
 

Scolarité

 
 
 

Oui

1,8737

[0,9417 3,7279]

0,0527

Non

 
 
 

Petit déjeuné

 
 
 

oui

2,6190

[0,7807 8,7858]

0,075

Non

 
 
 

Grignotage

 
 
 

Oui

0,9091

[0,1513 0,6142]

0,001

Non

 
 
 

Score

 
 
 

Acceptable

0,4991

[0,2475 1,0064]

0,036

Pauvre

 
 
 

Tableau XXVI: Identification des facteurs associés au surpoids

En ce qui concerne les facteurs de risques, l'analyse statistique révèle qu'il n'y a pas de différences statistiquement significatives constatées entre toutes les caractéristiques, avecP > 0,05. Toutefois, la même analyse statistique arbore qu'il y a un lien statistiquement significatif entre la survenue du surpoids et le score de diversité alimentaire, le milieu ainsi que l'habitude de grignoter avec P < 0,05.

CHAPITRE 4 : DISCUSSIONS ET COMMENTAIRES DES RESULTATS

Les caractéristiques sociodémographiques des enfants

Pour l'ensemble de l'échantillon, le nombre de fillesétait légèrement plus important que celui des garçons.Le sexe féminin était dominant avec 52% contre 48% du sexe masculin. Cette prédominance féminine est rapportée dansune étude réalisée par Guindo M ''(46)à NianankoroFomba de Ségou en 2020 qui avait objectivé un sexe ratio de 1,17 et de l'étude de Denou LH.''(47) à KoilaBamanan en 2020 avec un sexe ratio de 1,1 en faveur des filles. Cependant, H Diall et al.'(48) et Diarra N.(49) onttrouvé une prédominance masculine avec un sex-ratio de 0,90. Cela montre une disparité de l'accès des jeunes filles à l'école.

La tranche d'âge de 43-53 moisest majoritairesoit41,25%. Ce pourcentageest contraireà celui de Koné (14) qui a trouvé 72,3% pour la tranche d'âge 6-24 mois.

Dans notre étude, près de44% de parents avaient un niveau d'étude secondaire. Ce résultat était supérieur à celui observé par Morgaye A.'''(50) en 2010 au Tchad qui avait trouvé 37% des parents avec un niveau d'étude secondaire. Cependant ce résultat était inférieur à celui obtenu par H Diall et al. '(48)en 2019 avec 79,54% des parents sans niveau d'instruction. L'accès à l'éducation reste encore difficile dans cette région et la pauvreté pousse les jeunes filles à parfois se marier très tôt. Cette étude peut paraître banale mais prend tout son sens quand on sait que l'éducation est la base du développement et un puissant agent de changement, améliore la santé et la qualité de vie, contribue à la stabilité sociale et est un facteur de croissance économique à long terme.

L'étude arévélé que les fonctionnaires de l'étatétaient majoritaires avec26%. Ce résultat était inférieurà celui de Diarra I. (22) avec 79,8%. Ce résultat estcomparable à celui obtenu par Guindo M.''(46) avec 88,8% des parentsqui sont des femmes au foyer (ménagères). Le fait que les parentsn'exercent pas d'activités lucratives peut jouer défavorablement sur le pouvoir d'achat et ne garantit pas une sécurité alimentaire.

La majorité des parents des enfants enquêtés étaient mariés soit 75%. Ce résultat est inférieur à celui de Koné (14) qui dans son étude,la quasi-totalité, soit 95,5% des parentsétaient mariés.

· Les habitudes alimentaires des enfants scolarisés

Le score de diversitéalimentaire était acceptable chez près 45,50%d'enfants et seul 14,5% avaient un score élevé.Ces résultats sont inférieursà ceux trouvé par Fandi et al. '(51) dans son étude qui a montré que 75,27% des élèves ont une bonne diversification alimentaire alors que 24,73% n'avait pas les moyens de diversifier leurs alimentations. Pour ce qui est de la fréquence de la prise de repas, 41,25% des enquêtés ont montré qu'ils avaient rigoureusement 3-4 repas par jours alors que 30,50% ont plus de 5 repas. Ce nombre est inférieur à celui de Fandi'(51) dans son étude, 7,14% des enquêtés ont montré qu'ils avaient rigoureusement 3 repas par jours alors que les 92,86% restant ont déclaré avoir 4 repas ou plus par jour.

En ce qui concerne l'heure de prise des repas, l'étude a révélé que 38%avaient souvent faim à midi, tandis que14,50% la nuit. L'heure tardive de prise des repas du soir des élèves pourrait constituée un facteur augmentant les risques du surpoids et d'obésité. En effet l'heure conseillée pour la prise des repas du soir est comprise entre 19heures et 20heures afin de permettre à l'organisme de bien faire le processus de digestion et empêcher l'accumulation d'énergie dans les tissus, augmentant les risquesdu surpoids et d'obésité.

Pour ce qui est du grignotage,15,50% ont affirmaient ne pas le faire alors que84,50%des élèves ont déclaré s'adonné fréquemment à cette pratique. Les aliments consommés lors du grignotage(Chocolat / bonbons, Biscuits, Boissons sucrées)sont surtout des aliments à haute densité énergétique, riches en glucides. Ce comportement est un facteur de risque, parmi d'autres, du surpoids et de l'obésité infantile -'(52).

Dans notre étude81,50% ont affirmé prendre leurpetit déjeuné régulièrement. Le petit déjeuné est le repas le plus important de la journée et contribue aux besoins quotidiens d'apports nutritionnels et de l'énergie. Chez les enfants sa consommation a été associée par des chercheurs à l'apprentissage et au meilleur rendement scolaire(53), alors que18,50% ne le font pas. Ces résultats sont similairesà ceux de Mahoney et al.(54) dans une étuderéaliséeaux états unis qui ont montré que 26% des enfants consomment leur petit déjeuné irrégulièrement. Alors que Achouri et al. (54) dans son étude, 35% des enfants prenaient de façon irrégulière leur petit déjeuné.

La base des repas quotidiens était essentiellement composée d'aliments de base, céréales tubercules et racines, avec une moyenne de 6 fois par jours et complétés dans la semaine par la consommation de légumes à feuilles vertes. L'oeuf et les autresfruits et légumes étaient les moins consommés avec une moyenne de 3 fois par jour.Ce résultat est comparable à celui de Ouologuem qui trouve la même composition (31), etENIAM '(55) qui trouve que le régime alimentaire se caractérise par une consommation quasi-générale de céréales, condiments et légumes feuilles. Elise P. en 2015 à Haïti '''''(56) trouve que la majorité des ménages favorisent la consommation d'aliments de base qui composent un plat typique tels que les racines et tubercules, les produits céréaliers, les corps gras, les épices et condiments et les breuvages. Comparée à une alimentation habituelle, une alimentation riche en légumes secs est associée à un meilleur contrôle du poids, une plus forte sensation de satiété et une meilleure régulation de la glycémie. Le bénéfice de la consommation régulière de légumes secs vis-à-vis des maladies cardiovasculaires (dont l'hypertension artérielle qui affecte déjà les élèves), du syndrome métabolique, du LDL cholestérol et du surpoids est étayé par plusieurs études -'(57).

Dans notre étude, la consommation du lait et des produits laitiers était généralement faible. Seulement 12,8% des enfantsboivent du lait quotidiennement, la majorité en consomme que 2-4 fois par jour. Ces taux sont comparables à ceux rapportés par Aboussaleh et al (58), mais demeurent inférieurs aux recommandations illustrés par la pyramide du guide alimentaire américain qui suggéraient une consommation quotidienne de trois portions par jour (59).

Laconsommation des fruits et légumes reste moyenne. La moitié des enfants étudiés, 50,2%consomment les fruits et légumes5-6 fois par semaine. Seul 10,3% en consomment chaque jour. Ces taux sont comparables à ceux rapporté par Achouri et ses collaborateurs(54), seulement 10% des enfants consommaientdes légumes quotidiennement. La consommation des fruits étaientmoins importante que les légumes, 36% des enfants en consomment 2 à 4 fois par semaine et 24% moins qu'une fois par semaine.Ces taux sont au-dessous des recommandations de l'OMS et la FAO qui insistent sur l'apport quotidien de 5 portions de fruits et de légumes par jour afin de prévenir les maladies chroniques ''''''(60).

En examinant l'alimentation des enfants au rappel de 24 heures, on a constatéque le score de diversitéalimentaire était acceptable chez près 45,50%.Ce taux est supérieur à celui de 17,5% trouvé lors de l'enquêteréalisée à Lubumbashi par Winnie et ses collaborateurs (25), et il s'approche du taux national de la RDC, qui est de 25,6%. Tous ces taux sont inférieurs au taux de 100%, recommandé par le guide de la FAO ''(61). Conformément auguide de la FAO, les résultats de notre enquête ont montré queseuls 14,5% avaient un score élevé des enfants ont reçu un score minimum de diversité alimentaire. Nous concluons par-là que l' alimentation des enfants est inadéquate en qualité (un faible score de diversité alimentaire) et en quantité (un nombre de repas inférieur au nombre de repas recommandé selon l'âge de l'enfant) ''(61).

Le statut nutritionnel des enfants

La prévalence d'insuffisance pondérale étaitde2,50%.La prévalence de l'insuffisance pondérale sévère était de 0,50%dont 1,04%chez les garçons. Elle était plus prononcée chez les enfantsdont l'âge est compris entre 54 et 60 mois. Ceci était inférieurau résultat de Diarra (49) qui avait trouvé une prévalence de l'insuffisance pondérale de 18,3 % lors de son étude. Comparative aux résultats des enfants réfugiés de 0 à 5 ans dans le camp de Mae La,(62) qui avait révélé que 33,7 % d'entre eux présentaient une insuffisance pondérale. Cette différence pourrait s'expliquer par le fait que ce camp existe depuis 1984 et que le nombre de réfugiés persécutés par des conflits armés et ethniques continue d'augmenter.A Nairobi au Kenya, avec l'étude d'Olack B en 2011, 3,1% des enfants souffraient d'insuffisance pondérale sévère et les enfants âgés de 24 à 47 mois étaient les plus touchés (49). Avec les conflits, une stagnation de la production alimentaire, un environnement économique défavorable leur résultat est inférieur à celui de notre étude, ce qui pourrait s'expliquer par le niveau de développement du pays.

Dans notre étude l'émaciationmodéréeétait de 10%. Par contre, le résultat de l'étude de Banjong O et al dans le camp de Mae La en Thaïlande est inferieur avec 8,7% d'émaciation modérée(62). Contrairement à notre étude dans le nord-ouest de la Syrie en 2019 avec l'étude de Rahimov B et al '(63), la prévalence d'émaciation est plus élevéechez les garçons, 7,81%que chez les filles avec 3,37%. La forme grave était fréquentechez8,63%des enfants dans les groupes d'âge de54-60 mois.Cette prédominance masculine a été également relevée par Kahindi et al.'''''''''''''''(35)à l'hôpital JasonSendwe (Lubumbashi). Et Savadogo et al. ''(64), au centre de réhabilitation et d'éducation nutritionnelle urbain au Burkina Faso, faisait un constat similaire. Cette association entre le sexe masculin et l'état nutritionnel pourrait selon certains auteurs être liée à une vulnérabilité biologique plus importante chez le garçon que chez la fille dans un environnement socio-économique défavorisé. Cela s'explique par le fait qu'à cet âge les enfants sont en pleine période de croissance, ce qui les rend vulnérables face aux maladies, capables de créer un déséquilibre entre le poids et la taille.En outrecette tranche d'âge correspond à la période de la diversification alimentaire qui est souvent difficile à cause de l'ignorance des parents et des mauvaises habitudes alimentaires des populations'''''''''''''''(35).

Le taux de surpoidsétait de 9% et est plus marqué chez lesfillesavec 10,58%.Ce résultat a été également rapporté parEl-Badraouy''(1) qui avait noté un taux de 13% dans son étude.Le surpoids est fréquent chez les élèves du milieuurbain avec 12%. Ceci était également constaté dans d'autres études réalisées dansd'autres pays en voie de développement dont les familles qui habitent le milieu urbain semblent les plus touchés par le surpoids-'(52).Cette prévalencedusurpoids en milieu urbain pourrait aussi être expliquée par leurs accès à l'excédent de nourriture riche en graisses et une baisse d'activité physique. De plus, dans certains pays à faible revenu, une corpulence plus grande peut être considérée comme un signe d'état de santé positif.Bien que nos résultats ne soient pas représentatifs de l'ensemble du pays, elles permettent de situer la ville par rapportà d'autres pays. Ceci peut être expliqué par l'évolution différente de la répartition de la masse grasse selon le sexe, ou bien par le fait que les garçons de notre échantillon sont actifs que les filles. En tout cas, la différence entre les filles et les garçons n'est pas significative.Des résultats contradictoires concernant la répartition du surpoids et de l'obésité selon le sexe ont été observés dans différents pays, dont le Canada (65), la Grèce(66) et l'Italie (67)où la prévalence était plus élevée chez les garçons que chez les filles. Dans une population d'adolescents algériens en milieu scolaire, les garçons étaient plus en surpoids (6,6% ) que les filles (2,16%) ''(68) . Bagudai S et al.(69)en Inde, des chercheurs avaient fait la même observation sur 5.155 adolescents. Ces différences de prévalences du surpoids et de l'obésité notées entre les deux sexes dans ces différentes populations pourraient être influencées par plusieurs facteurs entre autres sociodémographiques, culturels et économiques.Bien que la comparaison des prévalences du surpoids et de l'obésité chez les enfants soit particulièrement difficile, du fait des différences dans les groupes d'âges étudiés et des références utilisées, la situation algérienne actuelle semble inquiétante. La surveillance de la prévalence demeure indispensable pour caractériser une éventuelle épidémie dans ce pays qui assiste depuis des années à une transition nutritionnelle, avec une émergence des maladies non transmissibles notamment l'obésité et qui sont liées le plus souvent au changement de mode de vie et des habitudes alimentaires.

La situation nutritionnelle des enfants étudiés était préoccupante particulièrement pour l'émaciation et l'insuffisance pondérale.En effet, notre étude a révélé que sur nos 400 enfants, 35,00%souffraient d'émaciation dont5,50%de forme grave.Le risque d'émaciation était majoritaire chez les filles, 20,19%, la forme modérée était majoritaire avec 11,46% chez les garçons et la forme grave était de 3,37% Et 7,81% chez les filles et les garçons respectivement. Comparé au seuil de 10% de l'OMS, ce taux était jugé sévère. Cette prévalence de l'émaciation est largement supérieure à celle observée par Musimwa et ses collaborateurs soit 15,5 % dont 4,4% de forme sévère '''''''''''''''-'''''''''''''''''''''''(36).et celle de la région de Tombouctou 12,5% dont 1,8% de forme sévère selon SMART 2018 (70).

En ce qui concerne le retard de croissance ou la malnutrition chronique, cette forme de carence nutritionnelle touchait 15,50%, des enfants dont 5,50% deforme grave. Ce taux était faible par rapport à la moyenne nationale observée par Koné (14).Cette forme de carence touchait 23,2% des enfants dont 6,2% de forme sévère.Comparativement à notre étude, dans l'étude de Rahimov B et al dans le nord-ouest de la Syrie en 2019 où la prévalence du retard de croissance des enfants est de 19,4% '(63). Ce taux pourrait s'expliquer par la guerre civile qui est en cours dans ce pays depuis 2011, ajouté à la situation créée par la pandémie de covid-19.La prévalence de l'émaciation est de35,00% dans l'ensemble de l'échantillon suivi du retard de croissance 15,50%, le surpoids 9% tandis quel'insuffisance pondérale étaitde2,50%. Plusieurs études affirment que le niveau socio-économique élevé est un facteur de risque d'obésité dans les pays en développement tandis qu'un niveau socio-économique bas est également un facteur de risque pour les pays développés.

L'émaciation est plusélevée en milieu rural 47,50% qu'en milieu urbain 22,50%.Le surpoids est fréquent chez les élèves du milieuurbain avec 12%. Cependant, le développement industriel et le changement du mode de vie contribuent à une augmentation annuelle rapide de l'obésité en milieu rural et urbain.

Facteurs ayant impact sur l'état nutritionnel des enfants

En ce qui concerne les facteurs de risques comme le milieu, le sexe et les tranched'âge des enfants, la scolarité des enfants, la prise du petit déjeuné, l'habitude à grignoter, ainsi que le score de diversité alimentaire, associés à l'état nutritionnel des enfants, l'analyse statistique arbore qu'il y a un lien statistiquement significatif entre la survenue de l'insuffisance pondérale et la scolarité des parents ainsi que la tranche d'âge, avec P < 0,05.Ce résultat est comparable à celui de OUELGON en Mopti (31) qui trouve un lien statistiquement associé entre l'insuffisance pondérale et l'éducation des mères. Cela sous-entend que le niveaudes parents et l'âge des enfantsontdes influences dans la survenue de l'insuffisance pondérale.Avec l'acquisition d'une certaine instruction, les parentsont sans doute une meilleure connaissance de la composition équilibrée des aliments et des règles d'hygiène. De plus, les femmes non instruites sont souvent celles qui vivent dans les conditions économiques les plus précaires, caractérisées par une quantité de nourriture disponible parfois limitée et de faible qualité. C'est cette conjonction de facteurs, et non le seul niveau d'instruction, qui explique la forte prévalence de la malnutrition parmi les enfants de mères sans instruction.

Dans cette étude, nous avons trouvé quelquesliens statistiquement significatifs entre la survenue du surpoids et le score de diversité alimentaire, le milieu ainsi que l'habitude de grignoter. D'après un grand nombre d'études d'observations publiées dans 30 pays des 5 continents depuis 1992, les auteurs constatent qu'il est clair qu'il existe une association positive entre la diversité alimentaire des enfants et leurs IMC (71).Les aliments consommés lors du grignotage (confiseries, pizza, gâteaux, jus et viennoiseries) sont surtout des aliments à haute densité énergétique riches en glucides et lipides.Dans notre société, une meilleure compréhension du rôle des facteurs socio-économiques dans le développement de l'obésité infantile est indispensable pour la mise en place de programmes de prévention efficaces.

CONCLUSION

Dans les écolesenquêtées, les enfants présentaient des états nutritionnels préoccupant pour la malnutrition aigüe, la malnutrition chronique et le surpoids.Ce qui constitue une situation nutritionnelle élevée par rapport aux normes de l'OMS.Il n'en demeure pas moins que la situation reste préoccupante car ces taux sont nettement supérieurs à des taux qu'on s'attendait à trouver dans une population en bonne santé et bien nourrie.La prévalence du retard de croissance et de la maigreur des enfants augmente avec l'âge pour les deux sexes.Les chiffres apportés par les différentes études nous incitent à prendre conscience de ce fléau et rendent compte de l'importance du problème.La consommation alimentaire de la population étudiée reste peu variée. Les repas des enfants comprennent des céréales et légumes mais reste au-dessous des recommandations qui insistent sur la consommation de cinq portions de fruits et légumes par jour, laconsommation du lait et des produits laitiers est inférieure aux proportions conseillées.Nous avons trouvé quelques liensstatistiquement significatifs entre la survenue du surpoids et le score de diversité alimentaire, le milieu ainsi que l'habitude de grignoter. Mais aussi un lien statistiquement significatif entre la survenue de l'insuffisance pondérale et la scolarité des parents. Des programmes d'information pour améliorer les connaissances nutritionnelles, et de sensibilisation s'avèrent donc urgents à mettre en place

RECOMMANDATIONS

Au terme de ces analyses, nous formulons les recommandations suivantes :

Aux autorités sanitaires et scolaires de la ville

· Insérer la nutrition dans les programmes scolaires.

· Par rapport à la prévalence élevée de l'émaciation, retard de croissance et l'insuffisance pondérale : Renforcer le dépistage de la malnutrition en milieu communautaire tout en impliquant les leaders politiques, religieux, les associations de jeune et même les groupements féminins ; Renforcer les capacités professionnelles du personnel sanitaire par une politique de formation continue et de recyclage sur la prise en charge de l'enfant sain et de l'enfant malade.

Aux personnels de santé

· Réaliser des études spécifiques sur la qualité du régime alimentaire à une grande échelle en mettant l'accent sur les facteurs associés afin de minimiser ceux exerçant une influence négative.

· Encourager les ménages à consommer plusieurs groupes alimentaires en les sensibilisant sur les biens faits et l'importance d'une bonne alimentation sur l'état de santé en général et en particulier sur l'état nutritionnel à travers l'éducation nutritionnelle.

· Améliorer l'utilisation des aliments locaux comme le poisson, le laitConsentement

Bonjour/Bonsoir Cher Parent. Nous sommes des chercheures en nutrition humaine. Nous travaillons pour le compte de l'Université de Lubumbashi, Ecole de Santé Publique, dans la collecte des données du projet portant sur l'évaluation de l'état nutritionnel à partir des mesures anthropométriques et d'identifier par la même occasion les habitudes alimentaires des élèves scolarisés en milieu urbain et rural à Lubumbashi. Ce travail vise à guider les décideurs dans la conception de politiques adéquates de sécurité alimentaire et nutritionnelle d'une part et d'autre part dans la prévention et la prise en charge de la sous nutrition et du surpoids en milieu scolaire. Nous aimerions solliciter votre bienveillance enfin que vous nous accordiez votre temps en répondant à quelques questions dans ce cadre. Les informations que vous et les autres parents de l'école fourniront sont très importantes pour la présente étude. Nous vous garantissons que toutes les informations que vous nous donnerez resteront confidentielles et vous ne serez pas identifié. Votre participation est volontaire.

Je suis d'accord

Je ne suis pas d'accord

ANNEXE I : QUESTIONNAIRE D'ENQUÊTE

SECTION I. IDENTIFICATION DE L'ELEVE

Q1. NOM

Q2.Ecole

Q3.Mileu

Q4.Sexe

Q5.Age (Date de naissance)

Indicateurs anthropométriques

Urbain : 1

Rural : 2

Féminin : 1

Masculin : 2

Poids  (Kg) :

Taille (cm) :

PB (mm)  :

 
 
 

Code :

Code :

SECTION II. INDENTIFICATION DES PARENTS

Q6.Le niveau d'étude

Q7. Le statut matrimonial

Q8. Taille de ménage

Q9. L'activité génératrice de revenu

Primaire : 1

Secondaire : 2

Supérieur : 3

Mariée : 1

Célibataire : 2

Veuf (ve) : 3

Divorcé(e) : 4

Une personne : 1

Deux personnes : 2

Trois personnes : 3

Quatre personnes : 4

Plus de quatre : 5

Fonctionnaire de l'état : 1

Libérale : 2

Ménagère : 3

Commerçante : 4

Secteur informel : 5

Autre à préciser....................

Code :

Code :

Code :

Code :

SECTION III. HABITUDES ALIMENTAIRES

Q10. Rappel de score de diversité alimentaire (s'il vous plait, viellez décrire tous les aliments (repas et collations) que l'enfant a mangé et bus hier dans la journée et la nuit à la maison et en dehors de la maison. Commencer avec le premier aliment mangé ou bu le matin)

Matin

Entre matin et midi

Midi

Entre midi et soir

Soir

 
 
 
 
 

Q11. Soulignez tous les aliments consommés et cités par l'élève hier (nuit et jour). Pour tout groupe alimentaire non mentionné, demander si l'enfant a consommé un aliment de ce groupe.

ALIMENTS RICHES EN PROTÉINES

ALIMENTS RICHES EN GLUCIDES

La viande, le poissons et l'oeuf, leboeuf, mouton, porc, volailles, poulet, canard, chèvre, Poulet, cuisse de poulet, Viande, Porc (rôti) , tilapia, chinchard (Thomson), sardine, viande hachée, boudin, saucisse, cervelas, salami, poisson salé, poisson fume, les oeufs des poules)

Le lait et produits dérives : lait écrémé, lait concentré, les yaourts, les fromages, crème, beure, caséine, babeurre, lait en poudre, Milkitetc.

Autres à préciser :

Les céréales et dérives, racines et tubercules : le manioc, le riz, le maïs, la patate douce, la banane plantain, courge, carotte, pomme de terre, le blé, les arachides, les haricots

Le sucre et produits sucrés : jus d'ananas, jus de mangues, jus d'avocats, Sucre blanc, Pain, Pommes de terre, Frites, Miel, Riz blanc, lait (lactose), sucre de table, sucre de coco, miel, confiture, bonbons, biscuits sucrés, thrips sucrés etc.

Autres à préciser :

ALIMENTS RICHES EN LIPIDES

ALIMENTS RICHES EN VITAMINES ET SELS MINÉRAUX

Les graisses animales et les huiles : huile d'avocat, huile de foie de morue, huile de noisette, huile de palme, huile de noix, huile de poisson, huile de tournesol, saindoux, , huile d'olive vierge, huile de pépins de raisin, huile de sésame, huile de soja, huile végétale, graisse de canard, huile de maïs, huile d'arachide, margarine, beurre, mayonnaise, noix de coco, amande,Les légumineuses : haricot pois lentilles , les graines oléagineuses arachides graines de sésame et de courge etc.

Autres à préciser :

Fruits : Banane, pomme, fraise, raisin, orange, agrume, pamplemousse, prune, figue, Courge, mangue, avocat, citron, papaye.

Légumes :Les épinards, les carottes, les poivrons, les tomates, les brocolis, les choux, les asperges, Petits pois, Haricots, aubergines, oignons,feuilles de manioc, feuilles de patates douces, les amarantes, feuilles d'oseille, feuilles de courge, choux pommé, choux fleur, épinards, salade, feuilles d'haricot, le gombo etc.

Autres à préciser :

Q12. Combien de jours durant les 7 derniers jours avez-vous consommé les produits suivants

Types d'aliments

Encercler le nombre de jours de consommation durant les 7 derniers jours

Les céréales, tubercules et les racines

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

Les légumineuses(Les légumineuses (haricot pois lentilles), les graines oléagineuses (arachides, graines de sésame et de courge)

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

Le lait et les produits laitiers(le yaourt, Les fromages, La crème et le beurre)

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

Les viandes et poissons

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

L'oeuf

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

Les légumes et fruits riches en vitamines A (oseille, carotte, choux, courge, mangue mure, papaye, gombo).

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

Les autres légumes et fruits (Colorés en jaune-orange) orange

1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

Q13. Combien de repas prends-t-il par jour ?

Q14. A quel moment de la journée a-t-il plus faim ?

Q15. Prend-il du petit déjeuné avant departir à l'école ?

Un repas : 1

Deux : 2

Trois : 3

Quatre : 4Cinq : 5 plus de cinq : 6

Le matin : 1

A midi : 2

Le soir : 3

La nuit : 4

Oui : 1

Non : 2

Code :

Code :

Code :

A-t-il l'habitude de grignoter ?

Si oui, a quelle fréquence ?

Qu'aime-t-il- souvent grignoter ?(Encercler)

Oui : 1

Non : 2

Une fois : 1

Deux Fois : 2 Trois fois : 3 Quatre fois : 4 Plus de quatre : 5

Sandwichs, Pizzas, Biscuits, Maniocs, Patates douces, Arachides (cacahuètes), Boissons sucrées, Gâteaux, Chips, Chocolat / bonbons, Produits laitiers, Fruits

Autres à préciser :...............................

Code :

Code :

RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE

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Table des matières

ÉPIGRAPHE I

AVANT-PROPOS II

DÉDICACES III

REMERCIEMENTS IV

SOMMAIRE V

RÉSUMÉ VI

ABSTACT VII

LISTE DES TABLEAUX VIII

LISTE DES FIGURES IX

SIGLES ET ABRÉVIATIONS X

I.INTROUCTION 1

I .1 État de la question 1

I.2 Problématique 4

I.3 Question de recherche 5

I.4 Hypothèses 5

I.5 Objectifs 5

I.5.1 Objectif Général 5

I.5.2 Objectif Spécifique 6

I.6 Choix et intérêt 6

I.6.1 Choix 6

I.6.2 Intérêt 6

I.7 Subdivision du travail 7

I.6 Délimitation du travail 7

CHAPITRE 1 : GÉNERALITÉS SUR L'ALIMENTATION DU JEUNE ENFANT ET LE STATUT NUTRITIONNEL 8

1.1 Définition des concepts 8

1.2 Présentation de la situation nutritionnelle 9

1.2.1 Monde 9

1.2.2 En RDC 10

1.3 La malnutrition 11

1.3.1 Relation entre alimentation nutrition santé. 12

1.5 Impact d'une alimentation inadéquate sur la sante 13

1.5.1 Les carences 13

1.5.2 Les excès 16

1.6 Les méthodes d'évaluation du statut nutritionnel 16

1.6.1 Anthropométrie nutritionnelle 16

1.7 Alimentation du nourrisson et du jeune enfant 24

1.7.1 Besoins énergétiques et nutriments 24

1.7.2 Besoins en hydrates de carbone. 25

1.7.3 Besoins en grasses et acides gras: 25

1.7.4 Besoins en protéines 25

1.7.6 Autres suppléments 26

1.7.7 Carence en fer et comportement 26

1.7.8 Carence en fer et comportement 26

1.7.9 Carence en fer et comportement 26

1.7.10 Planification des repas des enfants 26

CHAPITRE 2 : APPROCHE MÉTHODOLOGIQUE 27

II.1 Présentation du lieu d'étude 27

II. 1.1 Création 27

II.1.2. Situation géographique 27

II.1.3 Données géographiques 27

II.1.5. Cadre de l'étude 28

II.2 Type d'étude 29

II.3 Période d'étude 29

II.4 Population d'étude 29

II.5 Population cible 29

II.6 Taille d'échantillon 29

II.7 Technique d'échantillonnage 29

II. 8 Matériels et méthodes d'enquêtes 30

II. 8.1 Matériels d'enquête 30

II.8.2 Méthodes d'enquêtes 30

II. 8.3 Technique de collecte 31

II.9. Outils de traitement des données 31

II.10 Outils d'analyse des données. 31

II.11 Plan d'analyse 32

II.11.1 Méthode d'analyse des scores de la consommation alimentaire 32

II.11.2 Score de diversité alimentaire du ménage 33

II.11.3 Evaluation et détermination du statut nutritionnel 34

II.12 Plan de présentation des résultats 35

II. 10 Listes des variables 35

II.11 Considération éthique 35

II.12 Limite de l'étude 36

CHAPITRE 3 : PRÉSENTATION DES RÉSULTATS 37

3.1 Les caractéristiques sociodémographiques 37

3.2 Habitudes alimentaire 42

3.3 Statut nutritionnel 49

3.4 Analyse Bi-variée 54

CHAPITRE 4 : DISCUSSIONS ET COMMENTAIRES DES RESULTATS 56

CONCLUSION 62

RECOMMANDATIONS 63

ANNEXE I : QUESTIONNAIRE D'ENQUÊTE 64

REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE 68






La Quadrature du Net

Ligue des droits de l'homme