CONCLUSION GENERALE
Parvenus au terme de notre étude portant sur
l'intervention des ForcesArmées Tchadiennes dans la lutte contre le
terrorisme au sein du G5 SAHEL et de la Force Multinationale Mixte de la CBLT,
il nous importe de rappeler d'abord que notre problématique portait sur
le dessein de l'intervention militaire tchadienne, les moyens
déployés à cet effet et la place du Tchad sur
l'échiquier diplomatique mondial, à la suite de cette
intervention.
Il en ressort que le Tchad
étanttrèsattaché au principe d'assistance mutuelle entre
Etats, n'a pas hésité à déployer ses forces
armées au Mali dès 2013 à travers la mission FATIM, quand
ce pays était globalement tombé entre les mains des groupes
terroristes comme AQMI et DAESH. Ensuite, le Tchad s'estengagé au sein
des forces onusiennes de maintien de la paix dans ce pays dans le cadre de la
MINUSMA avec un contingent de plus de 1 440 hommes.
Plus loin, le Tchad a intégréautomatiquement le
G5 SAHEL et la Force Multinationale Mixte de la CBLT suite à son
appartenance géographique à cette zone, en mobilisant plus de
1 200 soldats au sein de la première force et environs 3 000
dans la seconde. Sur le plan, logistique, d'importants moyens matériels
et financiers ont été mobilisés par le gouvernement
tchadien pour répondre efficacement à la menace terroriste.
Cette intervention a permis de stabiliser la région et
de diminuer les effectifs et la force de frappe des groupes terroristes,
permettantainsi aux populations longtempsdéplacées de revenir
à leurs habitats ordinaires, et relançant ainsi les
échanges commerciaux entre les Etats de la région longtemps
perturbée par les activités terroristes.
Suite à cette intervention, le Tchad a payé un
lourd tribut, tant sur le plan des pertes en vies humaines que l'atteinte de sa
stabilité interne. Ainsi, plus de 400 soldats tchadiens ont perdu la vie
lors des opérations militaires et lors des attentats commis par les
éléments des groupes djihadistes tels que BOKO HARAM, AQMI et
DAESH. Le nombre des blessés se compte alors par milliers.
Cette intervention a fragilisé le Tchad sur son flanc
nord, à la frontière avec la Libye où depuis des
décennies, des groupes armés rebelles y sévissent et
ymènent des attaques contre les positions des forces armées
tchadiennes. Cela est causé notamment par la concentration des forces
sur la menace terroriste.
Néanmoins, il faut reconnaitre que cette intervention a
permis au Tchad de s'affirmer comme un acteur régionalincontournable et
indispensable, s'agissant surtout des questions de sécurité et de
défense. Ceci a notamment amélioré les relations du Tchad
avec les plus grandes puissances de ce monde à l'instar des USA, la
Russie, la Chine, la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Turquie, la
Hongrie etc.
Cette reconnaissance internationale sera couronnée par
l'attribution au Tchad de membre non-permanent au Conseil de
Sécurité des Nations Unies en 2014.
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