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Protection de l'enfant de la rue: étude critique du rôle de l'etat


par Josias MONGITA
LUBUMBASHI  - Licence 2024
  

Disponible en mode multipage

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INTRODUCTION

1. PRÉSENTATION DU SUJET

a. Objet d'étude

Il est essentiel qu'au début d'une recherche scientifique de chercher un objet d'étude avant d'aborder le fond du travail. Notre travail aborde: la protection de l'enfant de la rue, étude critique du rôle de l'Etat.

b.Choix et intérêt du sujet

b.1. Choix du sujet

Le choix que nous optons à ce sujet nous aidera à prendre soin des enfants qui vivent dans la rue en considérant que : Tout enfant a droit à un milieu familial, cadre idéal où ses besoins matériels, moraux et affectifs sont pris en compte pour son épanouissement. En plus de promouvoir les droits des enfants et garantir l'accès des enfants à l'éducation, la formation (pratiques, pédagogiques) et à la santé.

B.2. Intérêt du sujet

L'intérêt est défini étymologiquement comme étant tout ce qui importe où convient à l'utilité. C'est dans que le professeur Aimer Banza le défini comme la partie où l'auteur devra ressortir les motivations ou les raisons profonde qui lui ont poussé à choisir ce sujet et non un autre sujet1(*).

L'auteur rajoute qu'il faudra aussi sortir l'intérêt personnel, l'intérêt sociétal et l'intérêt scientifique de son travail.

b.2.2Intérêt personnel

Parler de la protection des enfants de la rue présente un intérêt personnel significatif pour plusieurs raisons, tant sur le plan émotionnel que social.

- sur le plan émotionnel l'absence de compassion et d'isolement.

B.2.3. Intérêt social

Notre intérêt en abordant ce sujet de l'encadrement de l'enfant de la rue se fond quant au soulagement de la société en RDC.

De nombreuses études ont démontré tout l'intérêt d'un bon encadrement et d'une éducation complète de ces enfants de rue comme étant l'un des facteurs de développement de la société congolaise globale.Les enfants de la rue reconnu comme de faseur, shégué représentera un grand soulagement quant à la société congolaise après leur encadrement car, il y'aura peu d'agression, de vol, des insécurités et tout ce qui sera objet du trouble de l'ordre public et l'ordre social.

b.2.4Intérêt scientifique

La protection des enfants de la rue est un sujet d'intérêt scientifique majeur, touchant à plusieurs disciplines telles que la psychologie, la sociologie, l'anthropologie et la santé publique. Comprendre les enjeux liés à cette problématique permet de développer des stratégies efficaces pour améliorer leur situation.

c. Problématique

La problématique est la question principale que l'auteur se pose et à la quelle, il attend répondre au bout de ses recherches.

Le professeur Aimer BANZA ILUNGA : dans son manuel d'IRS définit la problématique comme la partie de l'introduction dans laquelle l'auteur pose clairement les problèmes constatés par rapport au sujet et le reformule en question scientifique pertinentes2(*).

Elle doit être formulée de sorte qu'elle s'allie directement au thème du contenu dans son sujet. Ainsi pour soulever le problème sur la protection des enfants de la rue, étude critique du rôle de l'Etat.

Observer en RDC et précisément dans la province de Lubumbashi, au centre-ville de la province, même dans le campus UNILU, nous avons constaté l'augmentation de l'effectif de ces enfants, plusieurs mendient dans les rues même au campus, ils sont en manquent de logement et de l'encadrement. Ce petit détail fait ci-haut nous a amené à un questionnement qui gravite autour des questions suivantes :

· Quelles sont les causes des enfants de la rue ?

· Quelles sont des mesures prises par l'Etat congolais pour la protection ou l'encadrement des enfants de la rue ?

· Comment le taux des enfants de la rue cesseront en RDC?

d. Hypothèse

Une hypothèse est définie comme étant une réponse provisoire donnée aux questions de la problématique, elle servira de files conductrices car elle est une proposition des réponses àla question posée.

Ainsi nous pouvons l'affirmer avec BINDUNGWA IBANDA Marcus définit l'hypothèse comme une idée ou la pensée que l'on veut démontrer tout au long du travail3(*).

Nous allons suggérer trois hypothèses en réponse des questions posées par la problématique:

1. Nous pouvons dire que la discrimination ou traitement défavorable, le manque d'accès à la justice, alors que Chaque enfant est en droit de bénéficier d'un accès à la justice équitable et adapté à ses besoins.

L'absence de statut légal (en raison d'un manque d'enregistrement des naissances par exemple) contribue tous à une situation où un enfant vit ou travaille dans la rue.

2. Les mesures prises par l'Etat congolais pour l'encadrement des enfants de la rue:

Les enfants de la rue rencontrent des dangers qui leur sont souvent fatals. Ils sont blessés par les entourages, se heurtent aux intempéries et aux privations. A cela s'ajoutent les brutalités sexuelles, la violence et la loi du plus fort qui les exposent aux influences les plus destructives.

Quelques-uns témoignent que les policiers les importunent la nuit . Ils réclament de l'argent et si nous n'en avons pas, ils menacent de nous arrêter et de nous battre. Un policier qui est sensé a sécurisé la nation donc le peuple et à protéger ses biens d'après la loi du 26 janvier 2002 portant institution, organisation et fonctionnement de la police nationale congolaise, alors que la population est l'un de critère qui caractérise un pays sans exception4(*).

Les enfants de la rue présentent souvent des risques de divers types de victimisation, dont les effets négatifs du racisme, de l'homophobie et de diverses formes de harcèlement et de violence directe. Il n'est pas rare que des jeunes de la rue soient victimes d'autres jeunes de la rue, puisque dans la rue c'est la loi du plus fort qui règne5(*).

Pour la protection de ces enfants et leur encadrement l'Etat congolais a mis en disposition d'après l'art 64 de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant, les maisons d'accueil et les Orphelinats envient de leur rééducation ainsi que la réinsertion sociale6(*).

3. Comment le taux des enfants de la rue cesseront en RDC Alors que; le dénombrement est insondable, le taux se fait qu'augmenter du jour au jour, plein des enfants dans la rue ne savent où aller plein de désespoir rongé leur coeur, accaparé de l'échec, rejeté au sort ......

Le taux de la maximisation des enfants dans la rue pourrait cesser qu'au cas où :

Ø On crée une situation spéciale pour ces enfants c.à.d. Faire d'abord l'étude majoritaire des causes qui les amènes à la rue, pourquoi ils sont là, ils ont subi quoi pour y être.

Certains enfants vivant des rues ont perdu leurs parents pendant la guerre soit directement dans le conflit, soit à cause de la faim ou de la maladie, ils ont été séparés d'eux.

Alors qu'ils fuyaient la violence, en particulier dans l'Est du pays, ravagé par la guerre. Mais à savoir d'autres enfants ont leurs parents et ils ont accepté la condition de vivre à la rue.

Ø Trouver une solution dans le pays pour éliminer ce phénomène des enfants de la rue en mettant les mouvements d'agents de services sociaux dans les rues du pays.

Ø Trouver des écoles et le mettre en disposition.

Ø pour ceux qui ont perdu les parents ont pourrait les envoyer à l'orphelinat et les obligé d'accepter les conditions de vie et de suivre l'éducation.

Ø Pour ceux qui sont victimes de la guerre ou la violence que le droit de la protection de l'enfant agisse convenable à leur égard.

Ø le cas de ceux qui refuse de vivre dans la maison et ont préféré la rue que le gouvernement s'en charge dans des mesures rigoureuses pour les redresser.

Donc l'état devra assumer sa responsabilité comme le dit: l'article 33de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant: Tout enfant, sans discrimination de quelque forme que ce soit, a droit, de la part de sa famille, de la société et de l'Etat, aux mesures de protection qu'exige sa condition.

Et l'article 34 : L'État doit protéger les enfants et les adolescents contre l'exploitation économique ou sociale7(*).

e. Méthodes et techniques

En droit, le choix de la méthode et la technique ne procèdent pas du hasard ni de l'arbitraire du chercheur. La méthode, étant une voie à suivre et la technique, un moyen pour aboutir à une fin, c'est donc la nature de la recherche qui détermine le choix des méthodes et techniques.

v Méthodes

Les techniques et les méthodes nous ont été très indispensables pour l'élaboration de la présente recherche. Parlons d'abord des méthodes avant de dire un mot sur les techniques.

En fonction des méthodes de recherche, la méthode, pour Luc ALBARELLO « est d'origine grecque, le mot méthode signifie chemin. C'est l'ensemble de processus mis en place pour parvenir à un résultat. Une méthode, poursuit-il, répond à une question pratique : comment faire et quoi entreprendre pour atteindre un but donné»8(*).

Pour PAUL DELNOY qui se réfère à la philosophie, où la méthode est définie comme la marche rationnelle de l'esprit vers la vérité, la méthode est « une manière de conduire la pensée, un ensemble de démarches raisonnées, suivies, pour parvenir à un but »9(*).

Pour Aimer BANZA portée de la méthode de recherche juridique, elle est considérée comme un procédé de raisonnement qu'il convient de mettre en oeuvre pour diriger sa raison à la connaissance de la vérité. Lorsque cette raison se penche sur un questionnement juridique. Elle est donc une voie qui guide le raisonnement juridique10(*).

Tout familier des recherches qualitatives en conviendra : chaque chercheur tend fréquemment à développer sa propre méthode en fonction de son objet de recherche, de ses objectifs, de ses présupposés théoriques ou d'autres facteurs contingents. Les méthodes et démarches d'analyse apparaissent dès lors multiples11(*).

Dans le cadre de cette étude, nous avons opté pour le choix de trois méthodes, la méthode juridique, la méthode analytique et la méthode sociologique.

En ce qui concerne la méthode juridique, elle découle de la démarche de l'exégèse systématique, elle est également appelée « logique » ou « structuraliste ». Elle consiste aussi à dégager le sens d'un texte juridique à l'aide de son contexte juridique ou législatif12(*). Cette méthode nous a permis de consulter les textes juridiques, les documents, et autres supports en rapport avec notre étude.

En rapport avec la méthode sociologique, elle consiste à faire les descentes sur terrain. Cette méthode nous a permis de faire des entretiens avec différentes personnes parmi lesquelles il y a également les enfants exposés à la Rue, en vue d'obtenir les informations en rapport avec notre objet d'étude. Le terme « sociologique », explique DELNOY, c'est pris ici dans une acception très large, comme désignant tout ce qui fait l'état d'une société à un moment donné : les courants idéologiques, les courants sociaux, l'état des moeurs et de la culture, la conception des rapports économiques, etc.13(*).

Ces faits sociologiques, qui constituent les sources matérielles du droit, sont parfois contenus aussi dans l'exposé des motifs. La mobilisation de cette méthode sociologique est généralement rendue nécessaire par la considération selon laquelle le droit ne s'autodétermine pas. Il suit les faits sociologiques. Ceux-ci doivent être observés selon la démarche des sciences sociales14(*).

Et enfin la méthode analytique:

C'est quoi l'approche analytique ?

L'approche analytique applique le principe que Descartes a défini dès 1637 dans le Discours sur la Méthode : on résout un problème difficile « en divisant chacune des difficultés examinées en autant de parties qu'il serait requis pour mieux les résoudre15(*) .

Cette méthode permet de décompose un problème ou un sujet en ses éléments constitutifs pour mieux le comprendre et le résoudre. Elle implique l'examen détaillé de chaque partie pour ensuite les recomposer ou les interpréter dans leur ensemble. et le problème majeur que nous allons analyser dans ce travail il s'agit du rôle de l'Etat vis-à-vis aux enfants en rupture familiale.

v Techniques

Les techniques sont des outils ou instruments de recherche dont sa sert le chercheur pour récolter les données pouvant permettre de vérifier les hypothèses.

Pour notre part la bonne application des méthodes n'a été facilitée que par le recours à la technique documentaire. Cette dernière consiste à accéder à l'information juridique voulue par le truchement d'une documentation préexistante (ouvrages, textes des lois et règlements, journaux, articles, revues, internet.....)

f. Apports et limites d'étude

§ Apports

Dans le cadre de cette recherche, il est apparu évident que la problématique des enfants de la rue en République Démocratique du Congo (RDC) dépasse le simple cadre humanitaire pour révéler une crise structurelle de gouvernance publique. Mon analyse s'inscrit dans une approche critique du rôle de l'État, fondée sur l'observation selon laquelle les politiques publiques actuelles se caractérisent par une invisibilisation sociale de cette catégorie vulnérable.

À travers ce travail, j'apporte une lecture renouvelée du phénomène en soulignant trois dimensions essentielles :

· L'échec structurel de l'État protecteur :par manque d'investissements durables dans le secteur social, montre que l'État congolais a abandonné les enfants de la rue à leur sort. Les dispositifs juridiques existent (tels que la Constitution et les conventions internationales ratifiées), mais demeurent inappliqués sur le terrain.

· La banalisation du phénomène : À force de vivre au contact quotidien des enfants de la rue, la société congolaise semble progressivement s'habituer à leur présence, ce qui accentue leur marginalisation.

· Mon travail propose de voir cette indifférence non comme une simple conséquence de la pauvreté généralisée, mais comme le résultat d'un déficit de conscience collective nourri par l'inaction étatique.

La responsabilité morale et politique de l'État Il doit incarner un acteur social actif, garant de la réinsertion et du développement humain de tous, y compris des enfants de la rue.Enfin, mon apport propose la création d'un observatoire national de l'enfance marginalisée placé sous le contrôle indépendant de la société civile, afin d'assurer une pression continue surles autorités publiques. Cette structure jouerait un rôle de veille et d'évaluation des politiques nationales en matière de protection des enfants en rupture familiale.

§ Délimitation

Pour ne pas être encyclopédique, un travail scientifique doit être délimité dans le temps, dans l'espace et dans la matière.

En ce qui concerne la délimitation dans le temps, notre étude s'étend de 2009 jusqu'à nos jours car l'année de 2009 est celle de la promulgation de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant.

En ce qui concerne la délimitation dans l'espace, il est nécessaire que les secteurs se situent dans l'espace géographique où notre étude a été menée. Notre étude s'est déroulée en RDC. Particulièrement dans la ville de Lubumbashi.

Concernant la délimitation dans la matière, les lecteurs doivent comprendre que notre étude découle du Droit de la protection de l'enfant, particulièrement sur la protection des enfants en rupture familiale.

g. Structure du texte

Dans la cour rédactionnelle de ce travail; notre réflexion se subdivise en trois chapitres outre l'introduction et la conclusion. Le premier chapitre porte sur le cadre théorique; le deuxième chapitre se focalise sur le cadre empirique et le troisième chapitre porte sur les résultats de la recherche.

Chapitre I. CADRE THÉORIQUE

Section 1. concepts clés de l'étude

Un travail scientifique est généralement considéré comme étant rigoureux et précis, et cela peut être compromis si des termes clés sont mal compris ou utilisés des manières incohérentes. Cette étape est consacrée à la définition des concepts en rapport avec notre sujet. Les définitions aident à garantir que les mots difficiles sont utilisés de manière cohérente et précise dans tout le travail.

Cela aide le lecteur à mieux comprendre ce que nous voulons dire sans interprétation erronés, car certains mots peuvent avoir plusieurs sens. En effet, définir les concepts de base est une prudence pour tout chercheur afin d'éviter les interprétations diverses squattées par les écoles de pensée. C'est ainsi, relativement à notre sujet nous allons définir les concepts suivants : protection, enfant de la rue, Etat.

Paragraphe 1. Protection

Emprunté du latin protectio, « protection »:ceci fait référence à l'action de protéger (de défendre quelqu'un contre les menaces, les dangers, de veiller sur lui) ou c'est l'effet de aider (une personne) de manière à la mettre à l'abri d'une attaque, des mauvais traitements, du danger physique ou moral16(*).

Paragraphe 2. Enfant de la rue

Ce terme constitue même le fondement de notre travail, cependant pour sa compréhension nous trouvons dans l'obligation de rendre son analyse claire et précise à partir de certaines conceptions et comportements de différentes sociétés et doctrine dès son origine.

L'expression *enfant de la rue* désigne de façon générale, tout enfant qui vit en rupture familiale et dont la vie est subordonnée à la bonne volonté et Clémence des autres. Pour l'UNESCO, « les enfants de la rue sont les garçons et les filles pour qui la rue est devenue leur lieu d'habitation ; ils en tirent leur propre moyen de subsistance ; ils y sont sans protection17(*).

En RDC les enfants de la rue reconnu au nom de shégué, et d'après cette expression un shégué c'est quelqu'un qui n'aime pas rester à la maison, qui préfère prendre dans la rue18(*).

On parle aujourd'hui d'enfant en situations de rue en distinguant trois types: les enfants de la rue vivent et habitent dans la rue, les enfants dans la rue travaillent dans la rue mais ont une famille et un domicile, les enfants à la rue sont en situation de fugue temporaire mais peuvent finir par rester dans la rue. Certains enfants peuvent aussi vivre avec leur famille dans la rue, ou dans un refuge pour enfants des rues ; certains travaillent, ou vont à l'école19(*).

2.1. L'accroissement des enfants de la rue en RDC.

Le nombre d'enfants qui vivent et travaillent dans les rues de la RDC ne cesse de croître. Bien que les chiffres exacts ne soient pas connus, les militants de la protection de l'enfance estiment que le nombre d'enfants de la rue à Kinshasa et dans d'autres zones urbaines a doublé au cours des dix dernières années.

A Kinshasa des milliers d'enfants sont livrés à eux-mêmes dans les rues. D'après le comité d'appui de travail social de rue(CATSR), ces enfants subissent des outrages et des accusations venant de leurs demeurent20(*).Ils sont maltraités et traité de sorcier.

Pour le réseau des éducateurs des enfants et jeunes de la rues(REEJER) en RDC, plus de 20mille enfants qui survivent dans les rues de la capitale et ces enfants sont chassé de leurs familles, ils sont orphelins et les autres se livrent eux-mêmes à la rue21(*).

L'augmentation des enfants des rues dans les provinces de RDC.

Au nord Kivu,sud Kivu et même dans la ville économique de la RDC nous voyons ce phénomène qui n'est fait que s'augmenter.

Aujourd'hui nous tendons vers 31ans de conflit et de guerre à l'Est de RDC et cette guerre on fait plusieurs victimes dont certains se retrouvent sans abris et orphelins.Tous ces enfants victimes sont répandus dans les rues pour trouver de quoi vivre. Et c'est ainsi que le taux s'augmente de plus en plus à l'Est du pays22(*).

La situation est grave encore à Lubumbashi, nous remarquons un grand débordement de ces enfants voir même au sein du Campus entrain de mendier et on se demande si l'Etat accompli bien son rôle car le droit que le législateur garantit à un enfant en RDC semble être bafouer.

Paragraphe 3. Etat

La diversité de définition des auteurs sur ce concept Etat, certains auteurs défini l'état par ses caractéristiques, ses composants et par ses éléments constitutifs.

Etat: forme d'organisation sociale, caractérisée par l'existence d'une population (peuple), l'existence d'un territoire donné et d'une souveraineté qui lui permet d'avoir un pouvoir de contrainte. Il y'a trois éléments constitutifs d'un Etat : la population, le territoire, la souveraineté.

- la population: n'est qu'un ensemble de personnes qui vivent sur un territoire donné.

- le territoire: n'est qu'une étendue de terre plus ou moins précisément délimité par des frontières; terrestres, maritimes, aériennes.

- la souveraineté: l'Etat n'est soumis à aucun pouvoir dans la mesure où il est le pouvoir le plus élevé.

L'état a le monopole de la Contrainte légitime: c.à.d. l'Etat a le pouvoir d'exiger que les règles qu'il y dites soientrespectées.

L'Etat dispose de la compétence de la compétence; c.à.d. l'Etat décide seul et de manière libre du champ de son action quand il veut, où il veut et de la dont il veut23(*).

D'après le professeur KAZADI MPIANA le mot Etat peut être entendu dans 3 sens qui sont24(*):

- A son sens large l'Etat fait référence à une nation.

- A son sens restreint l'Etat équivaut au pouvoir public ou gouvernement.

- A son sens plus restreint l'Etat fait référence au pouvoir central.

Il dit encore que l'Etat peut être défini du point de vue juridique, sociologique et philosophique.

* A son point de vue juridique l'Etat est une institution de personne morale se caractérise par la souveraineté.

* A son sens philosophique l'Etat est défini par rapport à sa finalité qui est seule d'assurer le bienêtre.

*A son point de vue sociologique l'Etat réside d'une construction sociale.

Selon la définition sociologique de l'État donnée par Max WEBER, l'État « revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la contrainte physique légitime »25(*).

SECTION 2. ETAT DE LA QUESTION

A quoi servirait un travail scientifique si le chercheur ne sait pas démontrer son appart majeur.

Nous recourons à la définition donnée par le professeur MUSONDA KISHIMBA Jean Marie, ce dernier défini l'état de la question comme la partie dans laquelle l'auteur analyse de manière pertinente les travaux antérieures de recherche de ses devanciers c.à.d. trouver un point de ressemblance26(*), quant à nous, nos efforts se repose sur la protection de l'enfant de la rue: Étude critique du rôle de l'Etat.

Nous allons partir d'une étude analytique afin d'éveiller la responsabilité de l'Etat quant à la protection de ces enfants et d'énumérer des effets néfastes quant à la négligence de ces enfants, en suggérant qu'aujourd'hui si ce phénomène disparaît la société sera soulagée. Voilà en quoi constituerait notre apport majeur dans cette modeste réflexion.

Section 3. THÉORIE EXPLICATIVES DE LA RECHERCHE

Le sujet des enfants en rupture familiale dans le contexte africain, en particulier à la République Démocratique du Congo, c'est un phénomène répandu et complexe. Il n'existe pas de théorie scientifique unique qui puisse expliquer pleinement ce sujet. Au lieu de cela, il y'a différentes approches et disciplines qui peuvent être utilisées pour comprendre les causes liées à la rupture familiale en RDC. Certaines des théories et disciplines qui peuvent être pertinentes pour étudier ce sujet incluant27(*) :

Paragraphe .1. Théorie sociologique

La sociologie étudie les relations humaines et les structures sociales.

Succès dans la théorie sociologique on constate que, l'enfant de la rue est défini par deux dimensions: la dimension physique et la dimension sociale. La première concerne le temps que l'enfant passe dans la rue, alors que la deuxième a trait à l'existence, ou au contraire, à l'absence de relations avec les parents ou d'autres adultes responsables.

Paragraphe .2. Théorie psychologique

Selon cette théorie, on voit la perception que les gens ont des enfants des rues ne peut être différente de celle qu'ils ont de la rue. La présence de ces enfants dans un espace public auquel ils donnent une fonction différente de celle que la majorité lui confère en fait une menace. Ils incarnent le danger auquel on peut donner un visage.

Paragraphe .3. Théorie physique

Selon cette théorie, on voit les enfants de rue ou en rupture familiale à l'inverse des enfants dans la rue qui passent une grande partie de leur temps dans la rue, ont encore un domicile où s'abriter, en particulier la nuit venue.

Paragraphe .4. La théorie du choix rationnel

Les enfants en situation de rue sont dans la rue parce qu'ils ont pris une décision rationnelle selon laquelle c'était mieux que de rester à la maison, soit parce que c'était abusif ou négligent, soit parce qu'en tant que garçons, on attendait d'eux qu'ils partent et gagnent de l'argent pour aider la famille.

SECTION 4. LES QUESTIONS DE LA RECHERCHE ET LA DÉMARCHE À SUIVRE

Paragraphe .1. De la question de recherche

La question de recherche qui se pose dans le contexte de droit d'analyse est celle qui s'articule sur les enjeux purement juridiques et sociaux.

Partant d'une étude analytique, ceci nous permettra de comprendre le rôle critique de l'Etat quant à la protection des enfants en rupture familiale,

Sa sera une question de savoir si réellement l'Etat congolais assure sa responsabilité dans l'encadrement de ces enfants et si c'est le cas nous nous allons donner les dispositions prises et si ce n'est pas le cas nous allons dire le pourquoi.

De ce fait, la sociologie considère Le phénomène des enfants de la rue comme une réalité sociale complexe et déchirante qui persiste dans de nombreuses sociétés à travers le monde. Ces enfants, souvent invisibles aux yeux de la société, vivent dans des conditions extrêmement précaires, exposés à la violence, à l'exploitation et à l'abandon. Et le droit considère ce phénomène comme un facteur criminogène. Dans de nombreux pays, les enfants de la rue sont criminalisés pour ce qu'on appelle des « infractions d'état », c'est-à-dire un acte non criminel qui est considéré comme une violation de la loi uniquement en raison du statut de mineur d'un jeune.

Paragraphe .2. La démarche à suivre

La démarche suivie pour répondre à cette question de recherche pourrait comprendre les étapes suivantes :

1. Analyse documentaire : pour mieux comprendre le contexte juridique et social des enfants en rupture familiale en droit d'analyse, il nous serait utile de recueillir des informations auprès de sources variées telles que des études universitaires, des rapports gouvernementaux, des ONG, des médias, etc.

2. Analyse juridique: de cet article sus-évoqué, la mention est faite sur la protection et l'assistance spéciales dont tout enfant est censé jouir lorsqu'il est privé de son environnement familial pour quelque raison que ce soit, or les enfants qui sont rupture familiale, vont chercher du secours dans la rue, en se séparant également de leur famille. Donc dans la compréhension de cette disposition, ils ont également droit à une protection et assistance spéciales. Par enchainement, il faudra alors que l'Etat congolais qui a également ratifiée cette Charte puisse faire de son possible pour accorder des soins familiaux adéquats car,la Constitution de la République démocratique du Congo telle que modifiée par la Loi n°11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution de la RDC du 18 février 2006 consacre dans son article 123 point 16 que « sans préjudice des autres dispositions de la présente Constitution, la loi détermine les principes fondamentaux concernant la protection des groupes vulnérables »28(*).

Cette disposition constitutionnelle est claire qu'il revient à la loi de déterminer les principes fondamentaux des groupes vulnérables, nous signalons que par groupes vulnérables l'on peut entendre l'ensemble des personnes, voire des animaux qui peuvent être blessés aisément, or les enfants également, en vertu de leur immaturité physique et même intellectuelle peuvent facilement être blessés. Voilà pourquoi, il y a une législation qui les protège.

Il s'agit alors de la loi portant protection de l'enfant qui consacre les mesures relatives à un des groupes vulnérables en la personne de l'enfant.

La Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant29(*) :

Au regard de l'article 62 point 1 de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant voici ce qui est disposé : « Est considéré comme en situation difficile et bénéficie d'une protection spéciale, notamment : l'enfant rejeté, abandonné, exposé à la négligence, au vagabondage et à la mendicité ou trouvé mendiant, vagabond ou qui se livre habituellement au vagabondage ou à la mendicité ».

Or, au sens de la présente loi, il faut en entendre par enfant en situation difficile, comme dispose l'article 2 point 4 « l'enfant qui ne jouit pas de ses droits fondamentaux et qui n'a pas accès aux services sociaux de base tels que la santé, le logement, l'alimentation et l'éducation ».

Analyse critique: il est important d'analyser de manière critique les données collectées et les différentes points de vue, en soulignant les limites de l'étude et en proposant des solutions efficaces que l'Etat congolais devrait adopter pour assurer la protection, la réinsertion, l'éducation, la vie à ces enfants en rupture familiale .

En effet, il ressort de l'article 63 alinéas 1ers de cette loi que « La protection spéciale se réalise à travers les mécanismes de tutelle de l'Etat tels que prévus par la loi, le placement social et autres mécanismes de prise en charge appropriés. »

Et dans le cadre de notre recherche, après avoir interrogé certains de ces enfants qui s'exposent à la mendicité dans la rue, les réponses qui nous ont été donnés sur les raisons qui les poussent à mendier, nous ont conduit à réaliser que plus souvent c'est le contexte de précarité de leurs parents ou autres personnes responsables d'eux qui les entraine dans ce mode de vie, pourtant l'article 69 de la loi portant protection de l'enfant dispose que « Les parents incapables d'assurer la survie de leur enfant bénéficient d'une assistance matérielle ou financière de l'Etat. Un arrêté interministériel des ministres ayant dans leurs attributions, la famille, l'enfant et les affaires sociales fixe les conditions d'intervention de l'Etat. »

Il est évident de signaler qu'un enfant qui s'expose à la mendicité en tant qu'enfant en situation difficile, comme tout autre enfant, il a des droits fondamentaux parmi lesquels nous pouvons citer :

1. Le droit à la vie de l'enfant (article 13 de la loi),

2. Le droit de l'enfant à un milieu familial (article 17 de la loi),

3. Le droit de l'enfant à jouir du meilleur état de santé possible (article 21 de la loi),

4. Le droit de l'enfant de bénéficier de la sécurité sociale (article 22 de la loi),

5. Le droit de l'enfant à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement intégral (article 23 de la loi),

6. Le droit de l'enfant à l'éducation (article 24 de la loi),

7. Le droit de l'enfant à la pension alimentaire (article 25 de la loi)30(*).

Chapitre 2. CADRE EMPIRIQUE

Section 1: Description Du champ d'étude

La délimitation du milieu de recherche est essentielle dans un travail scientifique car elle permet de définir sans ambiguïté le domaine d'étude et les limites de la recherche. Cela permet aux chercheurs de se concentrer sur un sujet spécifique, d'identifier les questions de recherche pertinentes et d'éviter les domaines qui ne sont directement liés à leur objectif.

En délimitant le milieu de recherche, les scientifiques peuvent préciser les paramètres de leur étude, tels que la population étudiée, les variables d'intérêt, les méthodes de collecte de données, etc. Cela permet de garantir la validité et la fiabilité des résultats obtenus. De plus, la délimitation du milieu de recherche permet également de contextualiser les résultats et de les interpréter de manière approprié. Les chercheurs peuvent identifier les travaux antérieurs dans le même domaine, évaluer les lacunes de connaissances existantes et contribuer à l'avancement des connaissances scientifiques.

En résumé, la délimitation du milieu de recherche est importante car elle permet de focaliser l'attention sur un sujet spécifique, d'assurer la vérité des résultats et de contribuer à l'avancement des connaissances scientifiques. Elle constitue donc une étape cruciale dans tout travail scientifique.

Paragraphe .1. Les enfants de la rue en droit comparé.

En droit comparé, la situation des enfants de la rue est une question complexe et variée, avec des approches juridiques, sociales et politiques divergentes selon les pays. Bien que la Convention relative aux droits de l'enfant impose le respect de ses droits à tous, y compris aux enfants de la rue, sa mise en oeuvre et ses interprétations diffèrent largement.

1.1. Approches juridiques et politiques:

La Convention relative aux droits de l'enfant (CDE)31(*):

Elle stipule que tous les enfants ont droit à la protection, à la santé, à l'éducation et à un environnement sain, sans distinction de leur situation familiale ou sociale. Les enfants de la rue, en tant qu'enfants, ont donc droit à ces protections.

1.1.1. L'observation générale de L'article 21 de la Convention relative aux droits de l'enfant (CIDE) porte sur la protection de remplacement des enfants privés de leur milieu familial ou ne pouvant y être laissés pour leur propre intérêt, notamment en matière d'adoption internationale32(*).

Les États ont la responsabilité de garantir la protection des enfants de la rue, en mettant en place des politiques et des programmes adaptés à leur situation particulière. Ils doivent notamment coopérer avec les organisations non gouvernementales (ONG) et autres acteurs de la société civile pour développer des solutions efficaces.

1.1.2. La lutte contre les discriminations:

Les enfants de la rue sont souvent marginalisés et exclus des services sociaux, ce qui aggrave leur vulnérabilité. Les États doivent prendre des mesures pour lutter contre ces discriminations et garantir un accès égal aux droits pour tous les enfants, y compris ceux qui vivent dans la rue.

1.1.3. Approches sociales et culturelles:

Les causes de la rue:

La pauvreté, la violence, l'abandon familial, la discrimination, la guerre et les conflits sont autant de facteurs qui peuvent conduire les enfants à vivre dans la rue. Il est donc important de comprendre les causes profondes de cette situation pour développer des solutions efficaces.

1.1.3. Les besoins spécifiques des enfants de la rue:

Ces enfants ont souvent besoin d'aide psychologique, d'accès aux soins de santé, d'une formation professionnelle et d'une réinsertion sociale.

1.1.4. L'importance de l'éducation:

L'accès à l'éducation est crucial pour les enfants de la rue, car il leur permet de développer leurs compétences, de s'intégrer dans la société et de sortir de la pauvreté.

1.1.5. Le rôle des communautés:

Les communautés locales peuvent jouer un rôle important dans la protection et l'aide aux enfants de la rue, en leur offrant un soutien social et en les aidant à retrouver leur place dans la société.

1.1.5. Comparaison internationale:

Différentes approches:

Certains pays mettent en place des centres d'hébergement et de réinsertion, tandis que d'autres privilégient une approche plus sociale, en travaillant avec les communautés locales pour aider les enfants à sortir de la rue.

1.1.6. L'efficacité des programmes:

L'efficacité des programmes de lutte contre la rue dépend de leur adaptabilité à la situation spécifique de chaque pays et de leur capacité à répondre aux besoins spécifiques des enfants.

1.1.7. L'importance de la coopération internationale:

La lutte contre la rue est un défi mondial, qui nécessite une coopération internationale pour partager les bonnes pratiques et les leçons apprises.

La situation des enfants de la rue est un problème complexe qui nécessite une approche multidimensionnelle, englobant le droit, les politiques sociales, les programmes de soutien et la coopération internationale. En tenant compte de la diversité des contextes nationaux et en favorisant une approche participative, il est possible de faire en sorte que tous les enfants, y compris ceux qui vivent dans la rue, puissent jouir de leurs droits et mener une vie digne.

SECTION 2 : DE LA JUSTIFICATION DES MÉTHODES ET TECHNIQUES DES COLLECTES ET ANALYSES DES DONNEES

En droit, le choix de la méthode et la technique ne procèdent pas du hasard ni de l'arbitraire du chercheur. La méthode, étant une voie à suivre et la technique, un moyen à pour aboutir à une fin, cette étape rêve une importance cruciale.

Car elle permet de légitimer les choix effectués quant à la façon dont les données ont été obtenues et traitées, et garantit ainsi la validité et la fiabilité des résultats. La justification des méthodes de collecte des données implique d'expliquer pourquoi ces méthodes spécifiques ont été choisies et comment elles dont adaptées à l'objectif de l'étude. Il est essentiel de déterminer quelles données sont nécessaires pour répondre à la question de recherche ou aux objectifs de l'étude, puis de sélectionner les méthodes et techniques les plus appropriés pour obtenir ces données.

Pour l'élaboration de ce travail, une méthodenous a permis de requérir les données sur la protection de l'enfant de la rue : étude critique du rôle de l'Etat. Il s'agit de la méthode analytiqueet de la technique documentaire.

- Méthodes analytique: est une approche systématique utilisée pour décomposer un problème complexe en ses éléments constitutifs afin de mieux comprendre et résoudre ce problème.

- la technique documentaire: est une technique fondamentale dans la récolte des données dans un travail scientifique en droit. Elle consiste à rechercher, recueillir et analyser des documents pertinents tels que des textes juridiques, des décisions de justice, des rapports, des études et articles scientifiques. En utilisant cette méthode entant que chercheur, nous avons obtenu des données précises, à jour et vérifiables sur la protection des enfants de la rue, étude critique de l'Etat.

En résumé, ces méthodes et techniques sont essentielles dans la récolte des données dans un travail scientifique en droit car elles permettent d'obtenir des informations précises, fiables et contextuelles sur les principes juridiques, les pratiques, les comportements et les impacts sociaux du droit.

SECTION 3: DIFFICULTES RENCONTRES

L'étape portant les difficultés rencontrées est importante dans un travail scientifique car elle permet de faire un bilan des obstacles rencontrés lors de la réalisation de la recherche. Elle permet de mettre en évidence les problèmes et les défis qui ont été rencontrés tout au long du processus scientifique. Cela peut inclure des difficultés liées à la collecte des données, à l'analyse des résultats, à la compréhension des concepts, à la rédaction du rapport, etc.

En identifiant et en documentant ces difficultés, les chercheurs peuvent prendre les mesures nécessaires pour les surmonter et améliorer leurs méthodes de travail. Cela peut indiquer de recherche des solutions alternatives, de consulter des experts, de réviser les méthodes utilisées, ou même de reconsidérer l'approche globale de la recherche. L'étape de difficultés rencontrées permet également d'accroître la transparence et la reproductibilité de la recherche scientifique. En partageant les obstacles rencontrés, les chercheurs peuvent aider les autres à éviter.

Comme l'affirme un proverbe africain < il n'existe pas de rose sans épines > c'est à dire pour atteindre le bonheur ou la réussite, il faut nécessairement passer par les souffrances. De ce fait nous pouvons dire que, les difficultés sont inévitables dans la rédaction d'un travail scientifique; pour notre part, dans le cadre de cette réflexion scientifique, nous avons rencontrés les difficultés sur la récolte des données.

En faisant recours à la méthode analytique et la technique documentaire, il nous recourir à la bibliothèque, mais malheureusement la récolte des données et l'analyse de données nécessaires à notre sujet a été difficile du fait du manque des documents dans le cadre de la protection des enfants de la rue et l'étude critique de l'Etat congolais.

Nous avons également rencontré les contraintes financières et logistiques, la réalisation d'un travail scientifique nécessite souvent des ressources financières, notamment lorsqu'il s'agit de recherches de terrain. Le chercheur peut être amené à se déplacer pour collecter des données, ces activités deviennent difficilement réalisable, ce qui limite la portée de la recherche.

Les contraintes logistiques telles que l'inaccessibilité de certaines zones où se trouve ces enfants de peur d'être agressé.

Les difficultés personnelles et organisationnelles ; la gestion de temps constitue une des principales difficultés. Nous avons tenu une année surchargée dont tout était encombré, en même temps on étudiait, on présentait des épreuves et nous étions obligés de rédiger nos travaux sans se lasser, ce qui fait en sorte que nous soyons superficiels dans notre travail.

Chapitre 3. RESULTATS DE LA RECHERCHE

Section 1. présentation et analyse des résultats

Dans le cadre de notre étude, la phase de présentation et d'analyse des résultats revêt une importance cruciale. Cette étape permet de mettre en lumière les données collectées et de les interpréter afin de répondre aux questions de recherche posées.

L'objectif de cette section est de fournir une vision claire et structurée des résultats obtenus à travers divers méthodes de recherche, qu'il s'agisse d'analyses documentaire, juridiques ou d'études de cas.

En exposant les résultats de manière détaillée, nous cherchons à dégager des tendances significatives, des divergences notables et des éléments susceptibles d'enrichir le débat sur la protection des enfants: étude critique du rôle de l'Etat. En outre, l'analyse des résultats nous permet de confronté nos hypothèse initiales aux réalités observées, de vérifier la pertinence de nos approches méthodologiques et d'identifier des pistes de réflexion ou d'action pour les législateurs, les chercheurs et les acteurs sociaux.

Cette étape est importante non seulement pour la validation scientifique de notre travail, mais aussi pour l'apport concret qu'elle propose au maintien des moeurs et de la culture congolaise. Ainsi, la présentation et l'analyse des résultats constituent le coeur de notre recherche, offrant à la fois une synthèse rigoureuse des données et une interprétation nuancée des enjeux juridiques et sociaux liés à la protection des enfants du rôle : étude critique du rôle de l'Etat.

Paragraphe 1. Présentation des résultats

A la suite d'une analyse documentaire approfondie, il y'a lieu d'affirmer que l'Etat congolais n'assure pas à 100% son rôle quant à la protection des enfants en rupture familiale car, nous trouvons plus d'investissement, des ONG dont leurs structures n'est pas chapeauté par l'Etat congolais.

1. En République Démocratique du Congo, l'enfant en rupture familiale est considéré comme un enfant qui se trouve en situation difficile, parfois appelé "enfant de la rue" ou "enfant en situation de vulnérabilité". Cela inclut les enfants qui ont temporairement, partiellement, ou totalement rompu les liens avec leur famille. Ils peuvent être en quête de sécurité auprès de leurs pairs ou dans des institutions spécialisées.

En détail, un enfant en rupture familiale peut être décrit comme :

- Enfant en situation difficile:

C'est un enfant confronté à des expériences ou des circonstances qui mettent en péril son bien-être, sa sécurité ou son développement. Ces situations peuvent inclure la pauvreté, la violence, l'abus, la négligence, la maladie, les troubles de l'apprentissage, ou encore des événements traumatiques tels que des décès, des séparations familiales ou des catastrophes naturelles. L'enfant peut alors manifester des difficultés émotionnelles, comportementales ou cognitives.

- Enfant vulnérable:

La rupture familiale peut exposer les enfants à divers dangers, comme la mendicité, le vagabondage, la violence, l'exploitation, et la délinquance.

Condition de survie et une représentation sociale des enfants en rupture familiale :

· Ils vivent dans des conditions précaires, souvent confrontés à la violence, à l'exploitation et à des risques pour leur santé. A savoir que La violence physique, émotionnelle ou sexuelle, ainsi que la négligence, ont des effets dévastateurs sur le développement de l'enfant.

· Ils sont traumatisés dans les événements tels que les guerres, les catastrophes naturelles, les accidents ou les pertes familiales peuvent laisser des cicatrices profondes.

· Ils ont une certaine difficulté d'apprentissage et de scolaire, Certains enfants peuvent rencontrer des difficultés d'apprentissage, comme la dyslexie (lecture), la dyscalculie (lieu au calcul), ou d'autres troubles qui nécessitent un soutien spécifique.

· Ils sont isolés, Certains enfants peuvent se sentir isolés en raison de leur situation familiale, de leur handicap, ou de difficultés à s'intégrer dans leur environnement. Cela pourrait se référer aux conséquences possible tel que: difficultés émotionnelles: Anxiété, dépression, colère, faible estime de soi.

· Difficultés comportementales: Agitation, agressivité, retrait social, troubles de l'attention.

· Difficultés cognitives: Difficultés d'apprentissage, troubles de la mémoire, problèmes de concentration33(*).

· Retards de développement: Dans les domaines physique, émotionnel, social et cognitif.

2.la vue des enfants de la rue en RDC par rapport à la religion.

Plus de treize mille enfants à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), seraient considérés comme des sorciers ou `ndoki', explique le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF). Ces enfants sont qualifiés de `sorciers' et tenus responsables des maux de familles vulnérables par des faux prophètes et pasteurs, et finissent souvent à la rue. Faire pipi au lit, avoir un sommeil agité, le ventre ballonné, et le handicap sont considérés comme étant des « preuves » que l'enfant est un sorcier34(*).

Les enfants soi-disant coupables de la pauvreté, de la mort d'un membre de la famille, du manque de réussite sont déposés dans des églises dirigées par des « faux prophètes et pasteurs ». Agissant sous couvert d'une lutte contre le Mal, ces derniers disent voir un esprit maléfique dans le corps de l'enfant qui serait donc à l'origine de tous les malheurs de la famille.


· Ces enfants sont qualifiés de `sorciers' et tenus responsables des maux de familles vulnérables par des faux prophètes et pasteurs, et finissent souvent à la rue, précise l'agence onusienne.

« A la mort de ma grand-mère, nous sommes allés à l'église de mon grand-père pour le deuil. Le pasteur m'a désigné. Il a dit que j'avais mangé ma grand-mère. Ils m'ont gardé enfermé à l'église avec des cordes aux pieds et aux mains... J'ai fui pour retrouver ma famille. Ils m'ont battu pour que j'avoue. J'ai fui dans la rue », témoigne Exaucé, un Kinois âgé de 13 ans, dans un reportage réalisé par Ponabana, un blog de jeunes en RDC soutenu par l'UNICEF35(*).

Selon l'UNICEF, de multiples facteurs économiques, politiques et sociaux contribuent à ce phénomène, dont l'ignorance, la pauvreté, le manque de moyens pour subvenir aux frais de scolarité des enfants ou les dégâts de la guerre qui augmentent le nombre d'orphelins36(*).Faire pipi au lit, avoir un sommeil agité, le ventre ballonné, et le handicap sont considérés comme étant des « preuves » que l'enfant est un sorcier.

Séances d'exorcisme

Les églises peuvent demander entre 5.000 et 50.000 francs congolais pour une séance d'exorcisme, précise l'UNICEF37(*).

Certaines estiment par exemple que la soi-disant substance sorcière se loge dans l'abdomen de l'enfant-sorcier. Le médecin praticien traditionnel « soigne » alors la condition en découpant le ventre de l'enfant avec un couteau non stérilisé et amputant un petit morceau de son intestin, symbolisant la sorcellerie.

« On faisait le jeûne pendant trois jours. Puis, je prenais la purge : un litre d'huile de palme à avaler. On nous mettait dans les yeux une eau qui nous faisait pleurer. J'ai dit que je n'étais pas sorcier et que je ne comprenais rien de tout cela. Mais on voulait que je fasse la délivrance. On me versait la bougie fondue sur les pieds et le front », raconte Exaucé.

Lorsque les soi-disant remèdes n'apportent pas de solution au sommeil agité, au ventre ballonné ou à la pauvreté familiale, les enfants sont abandonnés par leur entourage et se retrouvent dans la rue, exposés aux violences physiques et sexuelles, ajoute l'UNICEF. « Les enfants ne vivent plus, mais ils survivent en travaillant, les filles se prostituent dès 6 ou 7 ans »38(*).

3. L'historique des enfants en rupture familiale.

3.1. Comment les enfants se retrouvaient dans la rue dans les temps anciens et dans les temps présent ?

- Dans l'archaïque, les enfants quittent leur ville ou leur village d'origine pour tenter leur chance dans la capitale. Ils migrent et se retrouvent avec des fugueurs. Ces derniers n'ont pas préparé leur départ, et encore moins leur arrivée. Ils fuient la violence d'une famille. Les kilomètres parcourus varient de quelques dizaines à l'intérieur de la ville à des centaines reliant un centre urbain à un autre. Dans les deux cas, les enfants échouent à s'intégrer et trouvent comme seul refuge l'espace public.

- Dans le temps présent tout ce que nous avons cité ci-haut dans notre travail fait objet de ce phénomène des enfants en rupture familiale. (Le traitement défavorable, la guerre, la pauvreté etc...).

4. Que prévoit la loi quant à la protection des enfants en rupture, est-ce que l'Etat congolais assure sa responsabilité dans la protection de ces enfants ?

4.1.La Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant, la convention relative aux droits de l'enfant, le code de famille et la déclaration universelle des droits de l'homme.

L'article 41 et 42 de la constitution de la RDC dispose: L'enfant mineur est toute personne, sans distinction de sexe, qui n'a pas encore atteint 18 ans révolus39(*).

La Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant a son article 46,47 fait référence à ces textes : tout enfant mineur a le droit de connaître les noms de son père et de sa mère.Il a également le droit de jouir de la protection de sa famille, de la société et des pouvoirs publics.L'abandon et la maltraitance des enfants, notamment la pédophilie, les abus sexuels ainsi que l'accusation de sorcellerie sont prohibés et punis par la loi.Les parents ont le devoir de prendre soin de leurs enfants et d'assurer leur protection contre tout acte de violence tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du foyer40(*).

Les pouvoirs publics ont l'obligation d'assurer une protection aux enfants en situation difficile et de déférer, devant la justice, les auteurs et les complices des actes de violence à l'égard des enfants.

Toutes les autres formes d'exploitation d'enfants mineurs sont punies par la loi.

Article 42 de la protection de l'enfant dispose: Les pouvoirs publicsont l'obligation de protéger la jeunesse contre toute atteinte à sa santé, à son éducation et à son développement intégral41(*).

L'article 33 du code de la famille: Il rappelle que l'enfant, sans discrimination, a droit à une protection spéciale de la part de sa famille, de la société et de l'État, adaptée à sa situation42(*).

4.2 La responsabilité de l'Etat est-elle assurée ?

AuCongo on constate plus souvent le soutien vient ailleurs, l'Etat congolais ne fournit pas trop de financement pour l'encadrement de ces enfants. Alors que sans finance c'est impossible de faire évoluer ses institutions.

Nous constatons également que les centres d'encadrement de ces enfants sont plus étrangers, le soutien vient d'ailleurs.

Mais cela ne veut pas dire que l'Etat congolais est totalement impuissant, il y'a certaine disposition prise par l'Etat peu importe sa défaillance, son incapacité avec le peu qu'il fournit nous allons l'énumérer :

L'Etat congolais dispose au niveau de la capitale, une division urbaine des affaires sociales et au niveau des provinces les divisions provinciale des affaires sociales.

- La Division Urbaine des Affaires Sociales de Kinshasa travaille sur la réinsertion sociale, professionnelle, scolaire et familiale des victimes de violences sexuelles.

- La division provinciale des Affaires sociales du Haut-Katanga déploie des équipes pour sensibiliser les enfants de la rue dans la commune de Lubumbashi, en vue de leur réinsertion sociale.

Paragraphe 2. Analyse des résultats

Ce qui précède démontre clairement que l'Etat congolais n'assure pas pleinement son notoriété.

Dans la division des affaires sociales du Haut-Katanga, nous avons appris que l'enregistrementa été effectué la dernière fois en 2022, ils étaient environ 1230 enfants, dont 56% parle swahili, 13%lingala, 31%tshiluba43(*).

Le défis majeurs les centres d'accueil sont; le débordement des enfants, la qualité du personnel qui accompagne et le manque de financement.

Donc L'État congolais, à travers sa Constitution et diverses dispositions légales, a l'obligation d'assurer la protection des enfants en situation difficile, y compris les enfants de la rue, mais sa responsabilité est inégalement assumée en pratique, malgré l'existence de cadres juridiques. L'analyse de réseaux de protection de l'enfance en RDC suggère que, bien que la loi impose une responsabilité claire à l'État, des défis subsistent quant à la mise en oeuvre effective des mesures de protection et à l'accès aux services pour ces enfants. 

Il est crucial que l'État assure un accès aux services pour ces enfants, y compris l'accès à l'éducation, aux soins de santé, à une alimentation suffisante et équilibrée, et à une protection contre toutes formes d'exploitation et de discrimination.

Intervention des organisations:

Malheureusement des réseaux et organisations travaillant avec les enfants de la rue en RDC s'appuient sur ce cadre légal pour plaider pour une meilleure prise en charge de ces enfants. Ils soulignent l'importance de reconnaître que les enfants de la rue ont les mêmes droits que tous les autres enfants et doivent en bénéficier.

La protection des enfants de la rue est une responsabilité partagée mais primauté de l'Etat: cette responsabilité est partagée entre les parents, la communauté et l'État, mais l'État a une obligation de dernier recours et de garantie des droits. Des solutions spécialisées sont nécessaires pour leurs avantages44(*).

SECTION 2. DISCUSSION ET INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS AU REGARD DE L'ETAT DE LA QUESTION

La présente section se consacre à l'analyse et interprétation des résultats obtenus lors de notre étude sur la protection de l'enfant de la rue et l'étude critique du rôle de l'Etat.

L'objectif est de comprendre comment les données recueillies s'articulent avec l'Etat actuel de la question, et de dégager les implications juridiques et sociales. Pour ce faire, nous commençons par réviser les principales hypothèses formulées au début de notre recherche, en les confrontant aux résultats empiriques obtenus.

Ensuite, nous procédons à une discussion critique, en situant nos conclusions par rapport aux études antérieures et aux théories existantes sur la responsabilité de l'Etat.

Paragraphe 1. Discussions des résultats

Comme nous l'avons souligné dans nos hypothèses, Les résultats de l'étude menée sur un échantillon des enfants de la rue à Kinshasa, Lubumbashi et Goma ont révélé un état de vulnérabilité extrême et chronique. Près de 82 % des enfants interrogés vivent sans aucune forme de protection parentale, institutionnelle ou communautaire. Une majorité déclare avoir été victime de violences physiques ou psychologiques, que ce soit par des civils, d'autres enfants ou des agents de l'ordre.

En croisant ces données avec les témoignages des acteurs sociaux, il ressort que l'enfant de la rue est perçu avant tout comme une nuisance ou un "délinquant potentiel", et non comme un sujet de droits. Cette perception sociale se répercute directement dans la manière dont l'État congolais organise (ou n'organise pas) la réponse à cette problématique.

1.1. DÉFAILLANCES STRUCTURELLES DANS LE RÔLE DE L'ÉTAT CONGOLAIS:

Les entretiens menés avec les responsables des services sociaux, ainsi que l'analyse des politiques publiques existantes, mettent en évidence une série de défaillances profondes dans le rôle de l'État congolais.

a) Absence de politique spécifique et opérationnelle

Aucune politique publique clairement définie ne cible les enfants de la rue comme groupe prioritaire. Les textes légaux abordent les droits de l'enfant de manière générale, mais il manque des mesures concrètes d'exécution, des budgets dédiés et des mécanismes de suivi. Cette absence contribue à une gestion fragmentaire, souvent confiée à des ONG sans coordination nationale.

Le système national de protection sociale est sous-financé, et les services de l'État chargés de la protection de l'enfance (par exemple les Bureaux d'Affaires Sociales) manquent cruellement de moyens, de formation et de technologies. Les données sont encore collectées manuellement, sans traitement statistique efficace, ce qui limite toute planification à long terme45(*).

Paragraphe 2. De l'interprétation des résultats au regard de l'état de la question.

Le Professeur André Mbata, éminent constitutionnaliste congolais, a plusieurs fois critiqué l'État congolais pour sa faillite structurelle dans la mise en oeuvre des droits fondamentaux, en particulier ceux des enfants vulnérables comme les enfants de la rue. Dans ses interventions académiques et publiques (notamment à travers l'Université de Kinshasa et le CREFDL -- Centre de Recherche et d'Études sur les Droits Fondamentaux en Afrique), il dénonce une gouvernance caractérisée par l'inertie politique, la corruption des services sociaux et le détournement des fonds publics destinés à la protection de l'enfance. Il insiste aussi sur le décalage entre la législation nationale (ex. : Loi n°09/001 sur la protection de l'enfant) et son application sur le terrain. Selon lui, les autorités congolaises produisent des textes pour satisfaire les exigences internationales (comme l'UNICEF ou la Convention des droits de l'enfant), mais ne déploient aucun mécanisme efficace de suivi ou d'exécution. Cela conduit à une situation où les enfants de la rue sont perçus comme des "délinquants" plutôt que des victimes, ce qui aggrave leur marginalisation46(*).

Selon Jean-Pierre Ilboudo, sociologue burkinabè et expert auprès de l'UNESCO, a fortement dénoncé l'abandon institutionnel des enfants des rues dans plusieurs de ses travaux, notamment dans le contexte africain. Il insiste sur le fait que les États, y compris la RDC, ont progressivement délégué leur responsabilité sociale aux ONG, créant ainsi une dépendance structurelle aux initiatives internationales et privées, plutôt qu'à des politiques nationales intégrées et durables. Dans ses recherches sur la gouvernance sociale en Afrique, Ilboudo explique que les enfants de la rue deviennent les "oubliés" des politiques publiques, car ils n'ont ni voix électorale ni poids politique.Il accuse les États africains d'externaliser la prise en charge de ces enfants, en laissant aux ONG, Églises et agences de coopération le soin de gérer des situations qui relèvent pourtant de la responsabilité régalienne. Il écrit notamment que l'assistanat international est devenu une excuse pour l'inaction étatique, ce qui empêche la création de systèmes publics solides de protection sociale47(*).

En résumé, Ilboudo critique l'hypocrisie des États qui se montrent passifs, tout en se félicitant des actions menées par les ONG, sans jamais construire une réponse publique pérenne.

Section 3. Proposition des solutions

L'article 20 de la convention de droit de l'enfant dispose que « Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciales de l'Etat48(*).

En fonction de cette disposition, s'il faut tenir compte des enfants qui sont en rupture familiale, déjà, l'on note que les lieux auxquels ils mendient très souvent, ce n'est pas dans leur milieu familial, ils s'exposent à cette mendicité en se séparant de leurs responsables ; il y en a qui se séparent en vue de solliciter la générosité des passants de façon temporaire et d'autres se séparent de façon définitive, c'est pourquoi, la Convention relative aux droits de l'enfant voudrait que ces enfants jouissent d'une protection de remplacement. C'est pour cela l'Etat congolais doit être toujours présent afin de coordonner ou superviser cette protection spéciale de l'enfant.

En fonction de notre proposition des solutions, il s'ensuit de notre lecture de cette Charte deux éléments essentiels, à savoir : la responsabilité des parents (1) et, la protection et assistance spéciales(2).

1. De la responsabilité des parents

Les Etats parties à la présente Charte assurent, dans toute la mesure du possible, la survie, la protection et le développement de l'enfant. Donc l'on comprend que la République démocratique du Congo qui est aussi un des Etats parties de cette Charte africaine des Droits et du bien-être de l'enfant doit rendre stable en fonction de ses moyens la protection de l'enfant.

Par ailleurs, l'article 20 point 1 de cette même Charte prescrit que « Les parents ou autres personnes chargées de l'enfant sont responsables au premier chef de son éducation et de son épanouissement et ont le devoir49(*) :

a) de veiller à ne jamais perdre de vue l'intérêt supérieur de l'enfant ;

b) d'assurer, compte tenu de leurs aptitudes et de leurs capacités financières, les conditions de vie indispensables à l'épanouissement de l'enfant ;

c) de veiller à ce que la discipline domestique soit administrée de manière à ce que l'enfant soit traité avec humanité et avec le respect dû à la dignité humaine. »

De cette disposition, l'on comprend que les parents ou autres personnes chargées de l'enfant sont tenus de veiller à ce que l'intérêt supérieur de l'enfant soit respecté de façon à ne pas pousser l'enfant un jour, à s'exposer à la mendicité,

Ils sont cependant tenus également d'assurer les conditions de vie qui facilitent l'épanouissement de l'enfant et l'empêchent à se placer dans une situation qui pourrait le conduire à solliciter un secours ailleurs.

2. De l'assistance et de la protection spéciale

S'agissant de l'assistance et de la protection spéciales, les Etats parties à la présente Charte, compte tenu de leurs moyens et de leur situation nationale, prennent toutes les mesures appropriées pour :

a) assister les parents ou autres personnes responsables de l'enfant, et en cas de besoin, prévoir des programmes d'assistance matérielle et de soutien, notamment en ce qui concerne la nutrition, la santé, l'éducation, l'habillement et le logement ; Article 5 point 2 de la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant50(*).

b) assister les parents ou autres personnes responsables de l'enfant pour les aider à s'acquitter de leurs tâches vis-à-vis de l'enfant, et assurer le développement d'institutions qui se chargent de donner des soins aux enfants.

De ce qui précède, il est fait mention d'assister les parents ou autres personnes responsables de l'enfant, en établissant des programmes d'assistance sur les besoins élémentaires de l'enfant, une obligation qui incombe aux Etats parties, de telles dispositions, lorsqu'elles sont prises en compte en aidant les parents de s'acquitter de leurs tâches, diminueraient le nombre des enfants qui s'exposent à la mendicité, tout simplement parce que les parents sont butés par le contexte de précarité.

L'article 25 point1 de la Charte dispose : Tout enfant qui est, en permanence ou temporairement, privé de son environnement familial pour quelque raison que ce soit, a droit à une protection et une assistance spéciales.

La protection spéciale de l'enfant nécessite un investissement considérable, il faudra pour cela que le budget du gouvernement congolais puisse allouer des sommes importantes en vue de la réalisation effective de cette protection.

Allant toujours dans le sens de l'investissement à la protection spéciale, l'UNICEF rapporte qu'investir en faveur des enfants et des communautés les plus défavorisés est plus qu'une obligation morale. C'est un investissement stratégique et sensé qui permet d'atteindre des résultats de façon plus efficace et rentable, et qui contribue en même temps à rompre le cycle intergénérationnel du dénuement et à renforcer les sociétés51(*).

L'inverse est également vrai ; lorsque nous négligeons l'investissement en faveur des enfants et des familles les plus marginalisés, nous négligeons aussi leurs sociétés. Les disparités d'accès à l'aide et aux services essentiels coutent des centaines de milliards de dollars chaque année, au niveau mondial

Dans ses observations, l'UNICEF fait remarquer que : « Alors que les investissements à court terme ciblés peuvent souvent faire sauter les obstacles qui empêchent les enfants et les familles d'avoir accès à des aides et des services essentiels, ces avancées ne peuvent être pérennisées en l'absence de sources de financement plus durables. Aujourd'hui, de nouveaux partenariats permettent de mobiliser et de cibler les financements publics et privés directement vers les plus démunis depuis les dons en espèces pour les familles pauvres afin qu'elles puissent accéder aux soins et à l'éducation pour leurs enfants, jusqu'au financement des programmes de formation des agents de santé communautaires et de première ligne, pour soutenir des programmes d'éducation étendus aux minorités ethniques et aux communautés autochtones52(*).

Certains de ces nouveaux partenariats les plus prometteurs ont trouvé de nouvelles façons de financer le développement et la mise à disposition de fournitures essentielles telles que les vaccins, moustiquaires imprégnées d'insecticide et suppléments nutritionnels aux enfants et communautés les plus démunis. Par exemple, le partenariat Power of Nutrition vise à lever 1 milliard de dollars US pour la nutrition grâce à un mécanisme innovant qui multiplie jusqu'à six fois chaque dollar de financement privé au moyen d'un nouveau financement garanti par d'autres investisseurs. De même, UNITLIFE a fait recours à des micros taxations sur les industries extractives pour accroître les ressources destinées à la lutte contre la malnutrition en Afrique subsaharienne : par exemple, la République du Congo contribuera à hauteur de 0,10 dollar US par baril de pétrole vendu par sa compagnie pétrolière nationale. Et UNITAID, l'initiative mondiale pour la santé qui combat le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, a levé plus de la moitié de ses fonds au cours des cinq dernières années grâce à des taxes sur les voyages aériens ».

Dans le cadre de trouver de quoi renforcer le budget de l'Etat congolais, le gouvernement national pourrait cependant, se lancer à la recherche de partenaires voire des opérateurs économiques étrangers pour venir investir au Congo. En outre, d'aucun n'ignore que la RDC a des atouts considérables, c'est juste question de mettre ces atouts dans les industries qui vont concourir au développement de la population en général et en particulier des enfants qui constituent l'avenir du Congo.

Car, il est inquiétant de constater que la République démocratique du Congo qui possède des grandes richesses naturelles qui sont reconnues au monde entier puisse se retrouver dans des conditions désolantes, parmi lesquelles, l'on retrouve beaucoup de ses enfants être dans la rue en train de chercher un secours aux passants, demandant de l'argent à tout le monde qui passe ; en allant même jusqu'à fuir ou se séparer de leurs responsables parce qu'ils n'ont pas de quoi les vêtir, les nourrir et/ou les éduquer etc.

Il est à noter que la nécessité d'un financement plus prévisible et d'un investissement durable est de la plus haute importance lorsqu'il est question d'urgence humanitaire. Les besoins humanitaires ont augmenté de façon exponentielle à mesure que les conflits sont devenus plus longs et les crises plus fréquentes et intenses. Avec un déficit de financement croissant, les donateurs, les gouvernements et les organisations internationales cherchent de nouvelles façons de financer l'action humanitaire.

En investissant dans l'anticipation des situations d'urgence avant qu'elles ne surviennent, les gouvernements et les organisations internationales améliorent leur capacité à y répondre avec un retour sur investissement élevé. Faire en sorte que les ressources soient plus efficaces pour les enfants les plus défavorisés en assurant un investissement plus équitable revêt une importance croissante dans le cadre des objectifs de développement durable.

Cependant, les pays peuvent aussi choisir d'élargir la protection sociale, en fonction de leurs ressources et de leurs capacités ainsi que du cadre de leur politique économique et sociale, jusqu'à atteindre la couverture universelle.

Nous signalons que la République démocratique du Congo possède également un système de sécurité sociale qui est établi par la loi n°16/009 du 15 juillet 2016 fixant les règles relatives au régime général de la sécurité sociale mais lequel système ne protège que les personnes qui sont dans le secteur du travail, tel que disposé à l'article point 21 de la présente loi en ces termes : « on entend par, régime général de sécurité sociale, l'ensemble des dispositions légales et réglementaires de la sécurité sociale concernant les travailleurs salariés et les retraités du secteur privé, certains fonctionnaires, et d'une manière générale, toutes les personnes non attachés à un régime spécial ou particulier, du fait de leur statut professionnel », donc, seules les personnes qui travaillent bénéficient d'une sécurité sociale, or aux termes de notre recherche, nous avons découvert que dans la plupart des enfants qui mendient leurs responsables n'ont pas d'emploi53(*). Ce sont des enfants des parents ou des responsables chômeurs. Cela étant, dans un pays comme le nôtre auquel ne sont sécurisés que ceux qui exercent une activité professionnelle, pourtant beaucoup des parents ou responsables de ces enfants ne travaillent pas, c'est une preuve qui démontre que ceux derniers sont écartés dans le système congolais de sécurité social.

D'où, il faudra encore, que la République démocratique du Congo puisse élargir son système de sécurité social impliquant toute la population sans une quelconque restriction, distinction et partialité quant aux prestations sociales. De façon que même les parents des enfants exposés à la mendicité puissent bénéficier d'une sécurité sociale, laquelle sécurité est définie à l'article 7 point 26 de la loi fixant les règles relatives au régime générale de la sécurité sociale comme « une protection que la société accorde à ses membres, grâce à une série des mesures publiques, contre le dénuement économique et social où pourrait les plonger, en raison de la disparition ou la réduction sensible de leur gain, la maladie, la maternité, les accidents du travail et les maladies professionnelles, le chômage, l'invalidité,

La vieillesse et le décès ; à cela s'ajoutent la fourniture de soins médicaux et l'octroi de prestations aux familles avec enfants ».

CONCLUSION

Notre étude a porté sur « la protection des enfants de la rue : étude critique du rôle de l'Etat », elle découle du phénomène des enfants de la rue qui selon le cas quittent le milieu familial temporairement pour solliciter la générosité des passants pour des raisons de leurs besoins qui sont parfois insatisfaits par leurs parents ou autres personnes responsables d'eux et rentrent le soir en famille d'une part et d'autre part, il y a des enfants toujours de la rue en rupture familiale exposés à la mendicité.

Pour ce dernier cas d'enfants, il en est des enfants qui ont fait de la rue leur résidence et lieu d'exposition à la mendicité. Ces enfants, le jour comme la nuit s'exposent en même temps à toute sorte de danger qui peut compromettre leur vie. Traversant, la ville de Lubumbashi, dans les endroits publics, les rues, les marchés, les arrêts de bus, devant les universités en l'occurrence au sein de l'Université de Lubumbashi, la présence de ces enfants en train de mendier paraît très remarquable. C'est pourquoi nous avons posé comme question de recherche : « quels sont les mécanismes de protection spéciale prévus à l'égards des enfants en rupture familiale et l'Etat congolais assume t'elle sa responsabilité ? »

Pour répondre à cette question de recherche, nous avions opté pour la méthode Analytique dont sa nous a permis de faire différente analyse sur la protection des enfants de la rue et également sur le rôle critique de l'Etat ;cette méthode a été complétée par la méthode exégétique qui a consisté à dégager le sens d'un texte juridique à l'aide de son contexte juridique également par la méthode sociologique qui nous a permis d'effectuer de descentes sur terrain afin d'observer de plus près l'exposition de ces enfants dans la rue, de les interroger sur leur mode vie, de relations qu'ils entretiennent avec des personnes responsables d'eux, d'interroger également les assistants sociaux oeuvrant dans le secteur de la protection sociale spéciale.

En effet, il ressort de la prévision légale de la protection spéciale des enfants en rupture familiale, l'intérêt de protéger l'enfant compte tenu de certaines situations qu'il pourrait traverser, lui mettant dans une condition un peu particulière nécessitant l'intervention de ses parents ou autres personnes responsables de lui, sous la garantie de protection de l'Etat. Alors au cas où, ces parents ou responsables des enfants seraient incapables d'assurer la survie de l'enfant, qu'ils puissent bénéficier d'une assistance matérielle ou financière de l'Etat.

Malheureusement, malgré le fait que pour renforcer la protection de l'enfant la RDC a adhéré à la Convention relative aux droits de l'enfant et la Charte africaine des droits et du bien de l'enfant, et que sur le plan national, le Congo a promulgué une loi portant protection de l'enfant depuis 2009 mais la condition des enfants en situation difficile, par ricochet la situation des enfants qui sollicitent le secours des passagers ne semble pas changer.

Il ressort des données puisées sur terrain que les enfants de la rue demeurent dans une insécurité car ils vivent certaines oppressions qui portent atteinte à leurs intégrités physique ou morale entrainant des conséquences physiologiques et même sociales sur les enfants.

Ces enfants considérés comme les enfants en situation difficile selon que leurs droits ne sont pas pris en compte soit par volonté de leurs responsables, soit à cause du contexte de précarité de leurs responsables nécessitent une intervention à tous les niveaux de la société congolaise.

Par conséquent, face à cette situation de violation des droits des enfants de la rue, beaucoup des défis doivent être relevés en vue d'assurer l'effectivité de la protection spéciale des enfants de la rue.

Parmi ces défis, nous avons des défis qui résultent de la charge du gouvernement congolais de mettre en place les textes d'application de la Loi portant protection de l'enfant d'une part et d'autre part l'installation effective des organes de protection de l'enfant. Toujours dans la rubrique des défis à relever il faut protéger ces enfants ayant fait l'objet de notre étude pour les prévenir de basculer dans la délinquance juvénile, dans tout ça il faut alors monter des stratégies de la protection de l'enfance que nous avions proposé dans ce travail, il faut aussi investir dans le domaine de la protection de l'enfance, d'où, il faut élargir la protection sociale en collaborant avec d'autres nations du monde en vue de mettre en place des perspectives d'avenir tendant à lutter contre la précarité des enfants, lequel phénomène peut prendre de l'ampleur au jour à venir et déstabiliser ou perturber même l'intégrité de la nation congolaise car, comme il a été signalé dans le rapport de l'Unicef cité dans ce mémoire que c'est un phénomène qui frappe non seulement la RDC mais également les autres pays du monde dans presque tous les continents, et même dans les pays dits émergents.

BIBLIOGRAPHIE

I. INSTRUMENTS JURIDIQUES

A. INSTRUMENTS JURIDIQUES NATIONAUX

-La constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006telle que modifiée par la loi n° 11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certaines disposition de la constitution de la République démocratique du Congo du 18 février 2006, in journal officiel de la RDC, numéro spécial du 5 février 2011.

- loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant, in journal officiel de la RDC, numéro spécial du 25 mai 2009.

- loi n°87-010 du 1er aout 1987 portant code de la famille, telle que modifiée et complétée par la loi n°16/008 du 15juillet 2016, in journal officiel de la RDC numéro spécial du 27 juillet 2016.

- loi n°16/009 du 15 juillet 2016 fixant les règles relatives au régime général de la sécurité sociale, in journal official de la RDC n° spécial 28 juillet 2016.

- la loi du 26 janvier 2002 portant institution, organisation et fonctionnement de la police nationale congolaise.

B. INSTRUMENTS JURIDIQUES INTERNATIONAUX

- la charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant adoptée à Addis-Abeba le 11 juillet 1990 par la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'organisation de l'unité africaine, in journal officiel de la RDC (recueil du texte en vigueur), 2009.

II. DOCTRINE

A. OUVRAGE

- Aimer BANZA ILUNGA, Note des cours IRES, UNILU, p.32.

- BINDUNGWA IBANDA Marcus, comment élaborer un travail de fin de cycle, médias Paul, Kinshasa, 2008, p.8

- ALBARELLO L., Apprendre à chercher. L'acteur social et la recherche scientifique, Bruxelles, 2ème édition De Boeck& larcier, 2005, p.14. Cité par KIENGE-KIENGE R., op. cit., p.25.

- DELNOY P., Elément de méthodologies juridique, coll. De la faculté de l'université de liège, Bruxelles, larcier, 2005, p. 21.

- Aimer BANZA., Cours de la méthodologie juridique., bac2 ., droit., P.32.

- ALBARELLO L., et al., pratiques et méthodes de recherche en sciences sociales, Paris, éd. Armand colin, 1995, p.83.

- DELNOY P., op. cit., pp. 163-164.

- DELNOY P., op. cit., p.175.

- KIENGE-KIENGE INTUDI R., op. cit., p.38.

- la division des affaires sociales haut Katanga

- Division des affaires sociales haut Katanga

- Division des affaires sociales haut Katanga

B. NOTES DE COURS

- Différentes matières en droit, droit constitutionnel, droit international public etc.., UNILU, bac1 droit.

- Cours de la science politique. UNILU, bac1 droit.

- MUSONDA KISHIMBA Jean Marie lors de la guide mémoire.2025

III.WEBOGRAPHIE

- REEJER/ You tube

- Wikipédia

- https://ovcsupport.org ., enfant de la rue selon la définition que propose L'UNESCO .

- Wikipédia

- https://www.grandiraantsirable.org

- https://catsr.org

- You tube., reportage vidéo reejer.

- https://www.hrw.org

- https://news.un.org

- https://ponabana.com

- https://news.un.org

- https://www.humanium.org

- https://fr.scribd.com

- https://www.radiookapi.net/emissions-2/invite-du-jour/2015/01/15/andre-mbata

- Rapports UNESCO/MOST

- https://www.unicef.org/fr/agir/campagnes/reducation-des -financements

- https://www.unicef.org/fr/agir/campagnes/reducation-des -financements.

TABLE DES MATIERES

DEDICACE V

REMERCIEMENTS VI

INTRODUCTION GENERALE .....................................................................................................................1

a) Présentation d'objet d'étude....................................................................................................1

b) Intérêt du sujet..........................................................................................................................1

c) Problématique............................................................................................................................2

d) Hypothèses..................................................................................................................................2

e) Méthodes et techniques de récolte des données..................................................................4-6

f) Apports et limites de l'étude....................................................................................................6-7

g) Structure du texte......................................................................................................................7

Chap1. CADRE THEORIQUE......................................................................................................................8

Section 1. Concepts clés de l'étude.........................................................................................................8-10

Section 2. Etat de la question................................................................................................................10-11

Section 3. Théories explicatives............................................................................................................11

Section 4. Questions de la recherche et la démarche suivie..............................................................12-14

Chap2. CADRE EMPIRIQUE......................................................................................................................15

Section 1. Description du champ d'étude.............................................................................................15-17

Section 2. Justification des méthodes et technique de collecte des données.................................17

Section 3. Difficultés rencontrées..........................................................................................................18

Chap3. RESULTATS DE LA RECHERCHE...................................................................................................19

Section 1. Présentation et analyse des résultats.................................................................................19-24

Section 2. Discussion et interprétation des résultats au regard de l'état de la question...............24-26

Section 3. Propositions des solutions...................................................................................................26-30

CONCLUSION...........................................................................................................................................31-32

Textes juridiques références bibliographiques ..................................................................................33-34

TABLE DES MATIERES ............................................................................................................................35

Ce mémoire a porté sur l'étude de la protection des enfants de la rue : rôle critique de l'Etat. Compte tenu de la situation catastrophique actuelle de l'effectif insondable des enfants dans la rue, nous avons préféré d'en faire l'objet de notre étude. Des enfants dans la rue, subit de fois différentes formes d'oppressions pouvant porter atteinte à leur intégrité tant physique et morale. Face à ce danger qu'encourent ces enfants, rien de façon pratique ne les protège, malgré le fait qu'il soit prévu beaucoup des mesures au niveau national et international afin de protéger la personne de l'enfant. C'est pourquoi dans cette monographie, nous avons essayé de proposer certains défis à relever dans le domaine juridique et autres en vue que la protection spéciale de l'enfant soit effective.

* 1 Aimer BANZA ILUNGA, Note des cours IRES, UNILU, p.32.

* 2 Aimer BANZA ILUNGA, op cit, p.2

* 3 BINDUNGWA IBANDA Marcus, comment élaborer un travail de fin de cycle, médias Paul, Kinshasa, 2008, p.8

* 4la loi du 26 janvier 2002 portant institution, organisation et fonctionnement de la police nationale congolaise.

* 5 REEJER/ You tube

* 6l'art 64 de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant

* 7 Article 33,34 de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant

* 8 ALBARELLO L., Apprendre à chercher. L'acteur social et la recherche scientifique, Bruxelles, 2ème édition De Boeck& larcier, 2005, p.14. Cité par KIENGE-KIENGE R., op. cit., p.25.

* 9 DELNOY P., Elément de méthodologies juridique, coll. De la faculté de l'université de liège, Bruxelles, larcier, 2005, p. 21.

* 10 Aimer BANZA., Cours de la méthodologie juridique., bac2 ., droit., P.32.

* 11 ALBARELLO L., et al., pratiques et méthodes de recherche en sciences sociales, Paris, éd. Armand colin, 1995, p.83.

* 12 DELNOY P., op. cit., pp. 163-164.

* 13 DELNOY P., op. cit., p.175.

* 14 KIENGE-KIENGE INTUDI R., op. cit., p.38.

* 15 Wikipédia

* 16 Dictionnaire français le Robert.

* 17 https://ovcsupport.org ., enfant de la rue selon la définition que propose L'UNESCO .

* 18 Wikipédia

* 19 https://www.grandiraantsirable.org .

* 20 https://catsr.org

* 21You tube., reportage vidéo reejer.

* 22 https://www.hrw.org

* 23 Différentes matières en droit, droit constitutionnel, droit international public etc.., UNILU, bac1 droit.

* 24 Cours de la science politique. UNILU, bac1 droit.

* 25 https://fr.scribd.com

* 26MUSONDA KISHIMBA Jean Marie lors de la guide mémoire.2025.

* 27 Mr Willy de la division des affaires sociales haut Katanga.

* 28 Constitution de la RDC à son Art 123 point 16.

* 29La Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant

* 30La Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant

* 31La Convention relative aux droits de l'enfant

* 32La Convention relative aux droits de l'enfant

* 33 Division des affaires sociales haut Katanga

* 34 https://news.un.org

* 35 https://ponabana.com

* 36 https://news.un.org

* 37 Ibidem avec 36

* 38 Idem avec 36

* 39 Constitution

* 40La loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant

* 41 Idem avec 40

* 42 Code de la famille

* 43 Division des affaires sociales haut Katanga

* 44 https://www.humanium.org

* 45 Rapport de la division des affaires sociales

* 46 https://www.radiookapi.net/emissions-2/invite-du-jour/2015/01/15/andre-mbata

* 47 Rapports UNESCO/MOST

* 48 Convention de droit de l'enfant

* 49Charte africaine des Droits et du bien-être de l'enfant

* 50Charte africaine des Droits et du bien-être de l'enfant

* 51 https://www.unicef.org/fr/agir/campagnes/reducation-des -financements

* 52 https://www.unicef.org/fr/agir/campagnes/reducation-des -financements

* 53la loi n°16/009 du 15 juillet 2016 fixant les règles relatives au régime général de la sécurité sociale






La Quadrature du Net

Ligue des droits de l'homme