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Fréquence et prise en charge de l'acidocétose diabétique aux cliniques universitaires de Lubumbashi en 2025


par Adonis Kayombo
Université de Likasi - Docteur en médecine 2025
  

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CHAPITRE V : DISCUSSION

5.1. Considérations générales

Notre étude, menée aux Cliniques Universitaires de Lubumbashi, avait pour objectif de déterminer la fréquence et la prise en charge de l'acidocétose diabétique (ACD) chez l'adulte. Nous avons colligé 109 cas d'ACD sur 292 hospitalisations en médecine interne, soit une fréquence hospitalière de 37,3 %.
Ce taux est élevé par rapport à certaines séries africaines : Mbanya et al. (2023) rapportaient 26 % au Cameroun, tandis que Amour et al. (2022) en Tanzanie décrivaient 32 %. En revanche, il reste très supérieur aux données des pays industrialisés où la fréquence de l'ACD en hospitalisation est généralement inférieure à 10 % (Kitabchi et al., 2024). Cela reflète le poids du diabète mal contrôlé et les difficultés d'accès aux soins dans notre contexte.

5.2. Profil sociodémographique

L'âge moyen des patients était de 47 ans, avec une prédominance de la tranche 45-59 ans (32,1 %). Cela traduit la fréquence croissante de l'ACD chez les diabétiques de type 2 adultes, contrairement aux pays occidentaux où l'ACD survient surtout chez les jeunes diabétiques de type 1 (Wolfsdorf et al., 2022).

Le sexe féminin était légèrement dominant (55 %). Ce constat rejoint les observations de Mbanya et al. (2023) en Afrique centrale, qui attribuent cette différence à la fois aux inégalités d'accès aux soins et aux facteurs hormonaux augmentant le risque d'hyperglycémie chez les femmes.

5.3. Antécédents et traitement antérieur

Dans notre série, 76,1 % des patients avaient un diabète connu, principalement de type 2 (50,5 %). L'ACD a révélé le diabète dans 23,9 % des cas, ce qui concorde avec les chiffres de Wolfsdorf et al. (2022) (20-25 %).
L'absence de traitement antérieur concernait 40,4 % des patients, et l'observance était

jugée mauvaise dans près de 38,5 %. Cette mauvaise observance est un déterminant majeur de l'ACD, déjà souligné par Kitabchi et al. (2024) et confirmé par Gosmanov et al. (2021), qui insistent sur l'importance de l'éducation thérapeutique et du suivi rapproché des diabétiques.

5.4. Facteurs déclenchants

L'infection était le facteur déclenchant principal (52,3 %), ce qui rejoint les données de Krinsley et al. (2020) et de Gosmanov et al. (2021), qui placent l'infection au premier plan dans plus de 50 % des cas.

L'arrêt ou l'oubli du traitement était retrouvé dans 25,7 % des cas, confirmant le rôle central de l'inobservance thérapeutique déjà souligné par Atun et al. (2021).
Parmi les autres facteurs identifiés, on note la chirurgie/traumatisme (5,5 %), les médicaments comme les corticoïdes et les inhibiteurs de SGLT2 (2,8 %), les complications cardiovasculaires aiguës telles que l'infarctus du myocarde ou l'AVC (1,8 %), et la pancréatite (0,9 %).

Ces résultats mettent en lumière la diversité des contextes déclencheurs, ce que Kitabchi et al. (2024) considèrent comme un défi diagnostique et thérapeutique.

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