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Microfinance, développement financier et coopération internationale au Sénégal

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par Ndeye Arame Gaye
Université Aix Marseille 2 - Maitrise en sciences de gestion 2008
  

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Mémoire de maîtrise en sciences de gestion

Microfinance, développement financier et coopération internationale au Sénégal :

Dans quelle mesure le développement financier du Sénégal à travers la microfinance est-il incontournable dans le succès de ses stratégies de développement économique et pour les PME en particulier? Et quel rôle les agences de coopération internationale y jouent-elles?

Auteur

Mlle GAYE Ndeye-Arame

Chargée d'étude chez AFG

Faculté des sciences économiques et de gestion

MSG 2 Option International

Université d'AIX-MARSEILLE 2

gndeyearame@yahoo.fr

Remerciements et dédicaces

A mes grands parents

A ma famille

A mes amis

· au Sénégal (Djigo, Binette, Nasse, Yacine, Thié...),

· en France (Annie, Claudie, Henry, marie, Ibrahima, Abdou, Salam, Oumy...)

· A Québec (Julie, Daniel, Adam,..)

A mes professeurs

· Au Sénégal (de l'Immaculée conception, de Dior, du collège LSS, du Lycée LTC),

· En France (Université de la méditerranée)

· à Québec (UQAR, Lévis)

A toute l'équipe Access Finance gestion, Sénégal

Je remercie mes parents, qui sont loin mais qui ne cessent de me soutenir durant toutes ces années.

Je remercie monsieur Babacar Cissé, monsieur Ahmet Ndiaye et monsieur René Strugala pour leurs conseils et leur encadrement.

A monsieur Mohammad Yunus (Grameen Bank) qui m'a permis de découvrir la microfinance.

A mon pays, le Sénégal qui m'accompagne toujours à travers mes conquêtes.

Sommaire

Introduction 5

Chapitre1 6

L'Afrique Subsaharienne face au développement financier : pour une meilleure compréhension de la nécessaire implication de la microfinance

I. Les caractéristiques des banques classiques dans la zone UEMOA 6

1) L'inadaptation de l'offre de produits et de services bancaires aux besoins des entreprises  6

2) La faible efficacité de la gestion bancaire  7

3) L'éloignement physique et psychologique des institutions financières modernes 7

II. L'impact du secteur informel dans le système financier classique et dans l'économie 8

1) Le financement informel une innovation financière pour l'entrepreneur 9

2) Les Caractéristiques socioculturelles de la finance informelle  12

3) Les Caractéristiques économico financières : signification du critère « disponibilité/non immédiateté » pour l'agent informel 12

III. Le développement financier et la microfinance : état des lieux dans l'UEMOA 14

1) La différence entre les modèles conceptuels dédiés au développement financier et de celui de la microfinance 14

2) L'intérêt de la microfinance au vu des événements financiers dans l'UEMOA 15

Chapitre 2 17

Le rôle de la coopération internationale dans le financement des PME par les IMF

I. Quel type d'organisation financière pour le financement durable des PME Sénégalaises? 17

1. Caractéristiques des PME sénégalaises : la typologie de leurs besoins face à la problématique du financement bancaire 17

a. Les besoins financiers des PME 18

b. Les besoins non financiers des PME 18

c. Le paysage bancaire sénégalais : nature du financement, des garanties et des taux offerts aux PME 19

d. Les critères de financement et les contraintes des banques et des PME 20

2. Vers une formalisation de la finance parallèle grâce à des organismes financiers adaptés, les IMF: le cas d'ACEP, du CMS et de l'UM-PAMECAS 22

a. L'adaptation de l'offre de produits et de services aux PME 22

b. La performance et l'adéquation de la gestion des IMF : stratégies organisationnelles et financières 31

c. La proximité physique et psychologique à travers les agents de crédit 41

II. La microfinance: un outil incontournable de développement pour les agences de coopération internationale et un impératif stratégique pour la croissance économique au Sénégal 47

1. le rôle de la coopération internationale dans la microfinance 47

a. L'appui financier des bailleurs, une nécessité pour le financement

des PME et des IMF 47

b. L'appui technique, un préalable au développement financier, à l'éradication des pratiques informelles et à une meilleure intervention 50

2. Les stratégies de développement des PME mises en oeuvre par l'état et ses partenaires internationaux pour faciliter l'accès aux services financiers décentralisés 52

a. Les stratégies générales des institutions publiques 52

b. Les stratégies spécifiques initiées par les programmes de développement 54

3. les contraintes inhérentes à la microfinance au Sénégal 56

a. La réglementation, un poids incontestable pour le renforcement du financement des PME et des IMF 56

b. Les autres faiblesses des IMF sénégalaises et de leurs clients 58

Chapitre 3 62

Comment améliorer davantage le secteur financier sénégalais à travers la microfinance pour mieux établir les bases saines du développement économique?

I. L'Etat et les agences de coopération internationale, stabilisateurs des environnements économique et financier 62

1) Pour une lutte contre la « rivalité » financière de l'état vis-à-vis des institutions financières décentralisées et des PME 62

2) Pour une considération plus poussée du secteur informel 62

3) Pour une incitation fiscale des PME et un allègement de la réglementation du système financier décentralisé (SFD) 63

4) Pour une autonomie des structures d'appui 63

5) Pour une orientation des bailleurs de fonds vers les secteurs porteurs 63

II. Les Banques classiques et les IMF, accompagnateurs financiers incontournables des PME 64

1) Pour un partenariat entre banques et IMF 64

2) Pour une collaboration entre IMF 65

3) Pour une diversification de l'offre aux PME et un dépassement du clivage Banque-IMF 65

4) Pour une mise en place d'une centrale des risques 65

5) Pour une réforme supplémentaire de l'environnement financier Sénégalais

et sous-régional 66

Conclusion 67

Bibliographie 68/69/70

Introduction

Mac Kinnon et Shaw (1973) - avec le développement de la thèse de la répression financière - estiment que : « des réformes appropriées du système financier peuvent promouvoir la croissance économique ». Dans les pays industrialisés, les banques possèdent une fonction essentielle dans le financement des activités productives et donc dans la croissance économique, en redistribuant les fonds collectés sous forme d'investissement.

Cependant, dans les pays de l'Afrique Subsaharienne comme le Sénégal, le système financier connaît quelques écueils empêchant ainsi aux banques de remplir pleinement leur rôle d'intermédiaires financières.

Elles assurent certes la croissance économique dans les pays du Nord, mais ne contribuent que faiblement à la réduction de la pauvreté dans ceux du Sud.

La défaillance du système financier classique provient du fait que les institutions financières ont été importées du Nord et qu elles n'ont pas su s'adapter aux réalités sociale, économique et culturelles. Et celles-ci sont notables dans les secteur réel et monétaire informels.

Cela a aboutit à la crise bancaire des années 1970 au Sénégal.

L'informel est tout ce qui échappe à l'économie moderne et qui ne peut être enregistré dans le Produit Intérieur Brut (PIB). Il constitue un biais à la croissance et oppose les systèmes financiers classique (banques) et parallèle (tontines, usuriers...).

On pourrait dire que sa formalisation permettrait une évolution économique au Sénégal. Mais son éradication enlèverait à l'économie Sénégalaise de tout son dynamisme puisque le secteur informel regorge de pratiques très innovantes pour l'entrepreneur.

Comment intégrer le secteur financier parallèle en le formalisant ?

Pour répondre à ces questions, le secteur de la microfinance doit être interpellé obligatoirement.

L'Organisation des Nations Unies (ONU) définit la microfinance : « comme la provision de services financiers à petite échelle, tels que l'épargne, le crédit et les autres services financiers de base, à des personnes pauvres et à faible revenu ».

Au Sénégal, les Institutions de microfinance sont chargées d'offrir ces services. Leur secteur est en expansion depuis 1999. En 2005, on comptait 833 IMF reconnues par le Ministère de l'Economie et des Finances et ces dernières étaient constituées de 439 Mutuelles d'épargne et de crédit (MEC), de 6 Unions, d'une fédération, d'une confédération, de 387 groupements d'épargne et de crédit (GEC) et de 7 signataires de la convention cadre. Celles -ci ont enregistré 92 milliards de FCFA de crédit et 82 milliards d'encours de crédit, et ont collecté 62,17 milliards d'épargne pour 2005. Elles comptaient aussi 4000 employés et 686 219 000 membres/clients avec un portefeuille à risque à 90 jours de 2,46%1(*). Les IMF sont régies par la Loi PARMEC2(*) et sont sous la supervision de la cellule AT/CPEC3(*).

La performance des IMF ne pourrait être notée sans l'appui des agences de coopération et des bailleurs de fonds. L'état Sénégalais ne joue qu'un rôle de régulateur du secteur de la microfinance qui essaie de répondre aux besoins des particuliers et des PME appuyées par des structures d'encadrement publiques.

L'objet de notre étude consiste à voir d'une part comment les IMF s'impliquent dans le financement des PME qui ne parviennent pas à bénéficier de crédit bancaire du fait de leur caractère risqué. D'autre part, lumière sera apportée sur le rôle de la coopération internationale et de l'Etat dans la promotion de la microfinance et de l'entrepreneuriat. Pour ce faire, une analyse de l'état du développement financier dans l'UEMOA s'avère incontournable.

* 1 L'Association des Institutions Mutualistes d'Epargne et de Crédit (APIMEC)

* 2Loi Portant Réglementation des Mutuelles d'Epargne et crédit

* 3 Cellule assistance technique aux caisses populaires d'épargne et de crédit

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.