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L'interet de l'interactivité dans la diffusion audiovisuelle

( Télécharger le fichier original )
par Mathieu AMAURY
Université de Provence // SATIS - Master Sciences arts et techniques de l'image et du son 2006
  

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I - Outils et techniques de diffusion vidéo sur
réseau

En deux ans, les techniques comme l'animation Flash ou l'audio et la vidéo par Real Video ont atteint leur maturité. Le développement de l'ADSL et du câble renforce l'intérêt de ces techniques qui offriront de plus en plus une réelle écriture multimédia pour l'Internet.

Aujourd'hui encore, consulter une vidéo sur le Net consiste pour la quasi-totalité des internautes à visionner une suite d'images floues et très peu fluides dans une case de quelques centimètres sur le moniteur de leur PC.

Motif : plus que le réseau, qui n'absorberait par ailleurs toujours pas les quantités d'informations nécessaires à une qualité digne de la télévision, ce sont les débits dont disposent les utilisateurs qui constituent une limite infranchissable.

L'accès d'une majorité d'internautes à des connexions haut débit serait-il dès lors la condition sine qua non de la prochaine révolution du Net ?

Les marchés n'attendent pas. Pour preuve, on constate que la priorité va pour l'heure à l'amélioration des gros "tuyaux" qui constituent le réseau des réseaux.

Les grands opérateurs étendent de jour en jour les capacités de nos réseaux. Des sociétés travaillent plus particulièrement à rendre les contenus audio-visuels disponibles le plus rapidement possibles depuis n'importe quel point du globe. Elles détiennent les CDN (Content Delivery Networks) composés notamment de serveurs de stockage (ou "caching"). Quiconque souhaite aujourd'hui diffuser des contenus multimédias évolués (ou Rich Media, voir définition en annexe),

de la musique ou de la vidéo sur Internet doit donc faire appel à ces acteurs de plus en plus incontournables.

Dans le cas où le diffuseur hébergerait lui-même le contenu, les risques d'encombrement de ses serveurs font que la qualité de réception en pâtit sensiblement.

La récente annonce d'une start-up américaine, Digital Fountain, pourrait pourtant remettre en cause le modèle des réseaux de serveurs relais : le nouveau système consisterait en un serveur unique capable de diffuser un contenu encodé

de manière à être interprété plus "intelligemment" par le plug-in adéquat, côté utilisateur.

Depuis que la société Real Networks a inventé le concept même de streaming en 1994, les internautes savent qu'il leur suffit de s'équiper de petits logiciels

de lecture (players ou plug-in) ajoutant les fonctions nécessaires à leur navigateur. Dès lors, plusieurs standards ont tenté de s'imposer : Real Media, toujours leader, mais également QuickTime, venu du monde Apple, et Windows Media, plus récemment introduit par Microsoft. Ces formats de compression des contenus (ou "encodage") rivalisent dans l'objectif principal de réduire le poids des contenus concernés et donc leur consommation de bande-passante, notion la plus prisée de ce début de millénaire dans ce que l'on nomme la "nouvelle économie". On soulignera également le fait que le W3C (World Wide Web Consortium) oeuvre dans le sens d'une normalisation des formats de diffusion.

De même, le standard de synchronisation des contenus multimédia SMIL

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(pour "Synchronyzed Multimedia Integration Language") en est à sa version 2.0, bien qu'il obtiennnent à peine les premiers signes de reconnaissance de la part des grands éditeurs, d'où une difficulté à être répandu et permettre une standardisation des contenus rich media.

En effet, l'ajout d'éléments interactifs tels qu'une présentation sous forme de diaporama nécessite une synchronisation de contenues vidéo, audio et autre.

L'arrivée progressive dans les foyers de connexions aussi rapides que celles dont disposent aujourd'hui les entreprises devrait permettre une réelle explosion du secteur. C'est le pari que font dès aujourd'hui diverses sociétés de services.

Plus sollicitées par le secteur de la communication interne ou B to B, elles comptent un jour permettre à un nombre croissant de sites grand public de diffuser du contenu équivalent à celui des traditionnelles chaînes de radio ou de télévision

(ou qualité "broadband").

Cette explosion des connexions haut débit permet de diffuser plus facilement de la vidéo sur la toile.

Nous allons donc voir quels sont les usages de la vidéo sur Internet.

I - 1 Les usages de la vidéo sur les réseaux

Aujourd'hui, la vidéo est exploitée à différentes fins sur le Web. Nous passerons en revue les principaux usages qui en sont fait : promotions musicales, bandes annonces de films, présentations de produits, contenu éducatif et Web TV.

Clips

Depuis le boom des chaînes diffusant des clips (MTV et consorts), les clips vidéo promotionnels sont devenus aussi importants que les chansons elles-mêmes.

Des millions de dollars sont dépensés pour produire ces vidéos promotionnelles afin qu'elles soient le plus largement diffusées, dans l'espoir que les ventes de disques en soient augmentées.

Ce phénomène a poussé les directeurs artistiques à intégrer bien plus de choses dans leurs vidéos, afin de les rendre plus expressives. L'une des récentes tendances a été celle des clips de longue durée, où des sections narratives ou de danse sont ajoutées au début, au milieu ou à la fin du clip. C'est le cas par exemple de la vidéo du single Da Funk de Daft Punk, qui inclut des sections où la musique s'interrompt entièrement puis revient depuis le haut-parleur d'un radiocassette. Il devient de plus en plus difficile d'innover et les directeurs artistiques continuent d'emprunter des techniques à différents autres domaines afin d'essayer sans cesse de créer quelque chose de nouveau.

Pratiquement tous les grands artistes possèdent un site Web qui vise à donner autant de satisfaction que possible au consommateur et les clips promotionnels

y contribuent en grande partie. Ils permettent à la fois de récompenser le fan assidu en lui fournissant un contenu et de montrer aux nouveaux fans potentiels bien plus que de simples images statiques de leurs chanteurs.

Bandes Annonces

Lorsqu'un film est lancé sur le marché, un certain nombre de bandes annonces sont créées, chacune étant adaptée au type de média auquel elle est destinée.

Les clips promotionnels de Star Wars Episode II : La revanche des Siths en sont un bon exemple, puisque quatre bandes annonces entièrement différentes ont été réalisées.

En général, la bande annonce d'un film au cinéma est d'assez longue durée, tandis qu'on en diffuse une version plus courte à la télévision. Les bandes annonces publiées sur le Web sont généralement plus longues que celles de la télévision

et permettent à l'utilisateur Web de se faire une meilleure idée d'un film avant d'aller payer son billet.

Le site de Allocine ( www.allocine.fr) est un succès, parce qu'il contient un grand nombre de bandes annonces, mais également parce qu'il prend en compte la bande passante de l'utilisateur pour la diffusion en flux continu. Différentes bandes annonces sont proposées en faisant varier dans chaque cas la taille physique

et la qualité de la vidéo.

Présentation de Produits

La publicité est devenue une intrusion courante à l'avant-première des films ou au cours des programmes télévisés. Les émissions télévisées sur Internet

(par exemple, celle proposée en Real Networks) ont récemment commencé à inclure des publicités de 10 à 15 secondes qui viennent interrompre le déroulement des programmes.

Toutefois, la présentation de produits ne doit pas nécessairement être de la publicité directe. Dans certains cas, la vidéo peut aider à faire connaître les dimensions

d'un produit ou à faire découvrir un environnement, ce qu'on essaie souvent de faire à l'aide d'images fixes.

La galerie de produits du site apple.com adopte une approche innovante pour la présentation de sa gamme, en donnant à l'utilisateur la possibilité de tourner autour de l'objet et de zoomer sous n'importe quel angle.

Télévision et Web TV

De nombreux programmes sont spécifiquement préparés pour le Web et diffusés en utilisant des applications de présentation en flux continu comme RealOne Player ou QuickTime.

Le site www.bbc.co.uk offre un bon exemple de contenu télévisuel fourni à la demande sur Internet.

Le contenu est diffusé en flux continu et tient compte de la bande passante

de l'utilisateur avant de s'afficher. Bien que cela puisse paraître alléchant, la diffusion est souvent petite à l'écran et peut être de très mauvaise qualité dans le cas des connexions à bas débit.

Il est également courant aujourd'hui de proposer des actualités télévisées sur Internet. Les concerts de musique, les événements du monde, les conférences

et les manifestations sont présentés en direct sur le Web ou préenregistrés pour une diffusion ultérieure.

Ces actualités sur le Web sont destinées aux personnes qui n'ont pas la possibilité de suivre les émissions télévisées au moment où elles sont diffusées.

Dans la réflexion et la conception d'un projet audiovisuel à destination du web,

il convient de bien réfléchir à la destination du projet, car certains groupes sociaux ont plus de chances de posséder des connexions à haut débit que d'autres

(les entreprises et les institutions commerciales, par exemple). En conséquence, lorsque le public est bien ciblé, on pourra dans certains cas justifier de concevoir un site spécifiquement pour des publics équipés de connexion à haut débit.

Les sites comme www.bmwfilms.com ont pris ce parti.

De nombreuses machines de bureau ne sont pas suffisamment puissantes pour lire des vidéos de haute qualité à haut débit, ni des fichiers vidéo fortement compressés. La compression des fichiers désigne le processus qui consiste à réduire un fichier afin de le rendre plus petit et donc plus rapide à télécharger. Certaines formes de compression nécessitent plus de travail que d'autres de la part du processeur afin de pouvoir afficher le contenu vidéo. En conséquence, si l'équipement de l'utilisateur n'est pas capable de gérer la vidéo compressée, des images seront omises et la vidéo sera lue de manière saccadée.

On ne saurait négliger l'importance de ce problème. Si nous supposons que l'utilisateur possède un modem 56 Kbps, il y a des chances qu'il ne possède pas non plus l'ordinateur le plus rapide du marché. En compressant les clips pour les rendre suffisamment petits pour le téléchargement, on prend le risque de les rendre plus difficiles à afficher sur une machine peu puissante.

Il n'existe pas de solution simple à ce problème, mais les machines augmentent progressivement en puissance.

Des options de compression bien choisies peuvent aider considérablement,

de même que les solutions de chargement. Il est également judicieux de proposer différentes options selon les vitesses de connexion, comme pour la bande annonce des épisodes de Star Wars, cité précédemment.

Le contenu vidéo sur le Web est généralement servi via un plug-in : QuickTime, RealOne Player ou Windows Media Player. Chacun possède ses avantages et ses inconvénients (voir chapitre I-B), mais chaque plug-in fournit essentiellement le même service en diffusant le contenu vidéo sur le Web à l'utilisateur à partir de son navigateur.

QuickTime est installé par défaut sur les ordinateurs Mac et Windows Media Player sur PC, mais il n'existe pas d'installation standard inter plates-formes. Il n'est donc tout simplement pas possible de supposer qu'une grande proportion du public possède le bon plug-in, quel que soit le choix du format et du media.

Étant donné que le lecteur Flash peut fournir à la fois le site Web et le contenu vidéo en un seul lot, l'utilisateur s'épargne également le temps de téléchargement supplémentaire d'un autre type de lecteur (RealOne, QuickTime et Windows Média).

Cela peut sembler anodin, mais c'est en réalité très important : le lecteur Flash Player est considérablement plus léger à télécharger (800 Ko pour PC et environ

1 Mo pour Mac) que n'importe lequel des lecteurs vidéo dédiés que nous venons de mentionner -- RealOne Player atteint par exemple à lui seul la taille de 8,52 Mo.

Animation

Tout le contenu vidéo analogique doit être numérisé d'abord afin d'apparaître sur le Web et puisqu'il existe toujours un grand nombre d'amateurs qui travaillent sur des pellicules, elles doivent être converties en un fichier qui convient au Web

(comme un fichier MOV ou MPEG) avant de pouvoir être affiché.

Mais certains logiciels permettent de créer directement de l'animation numérique

de manière assez intuitive, créant ainsi une nouvelle manière de créer de l'animation de façon peu onéreuse.

Le site Happy Tree Friends ( www.happytreefriends.com) propose une sélection de petit dessin animé de qualité réalisé en Flash , à l'humour assez « trash ».

Contenu éducatif

De nombreuses applications multimédias facilitent la création d'aides de formation en ligne.

Ainsi le logiciel Flash est capable de créer des CD-Rom complets.

Ces contenus éducatifs ont ainsi une diffusion forte sur les réseaux, permettant d'être accessibles depuis n'importe quels postes connectés à Internet.

En outre, ils permettent aussi une communication à distance, entre les professeurs et les élèves, facilitant le travail à distance.

La vidéo sur le Web est souvent utilisée comme un moyen d'apprentissage, avec une grande variété de styles : depuis les vidéos enregistrées jusqu'aux animations 3D.

À l'écart de la salle de classe, la vidéo est à l'évidence un fantastique outil d'éducation, qui stimule les enfants et les éveille.

Le contenu éducatif sur le Web ne se limite pas à celui du niveau de l'école primaire. La vidéo a longtemps été utilisée comme aide visuelle pour illustrer des notions scientifiques avancées et se trouve utilisée de manière essentielle dans des sites tels que celui du Glenn Research Center de la NASA ( http://microgravity.grc.nasa.gov) où elle est exploitée pour présenter des théories complexes de la manière la plus efficace possible.

Films

On trouve désormais des bandes annonces très créatives, comme on peut le voir sur les sites Web des films Requiem for a dream ( www.requiemforadream.com) ou American Beauty (http ://www.d ream-works.com/ab/).

En plus de leur qualité, de leur créativité et de leur intégration à l'intérieur d'un site Web, ces vidéos permettent une certaine interactivité.

On a la possibilité par exemple de laisser l'utilisateur choisir la fin du film ou créer un écran divisé et ne lire que le son du panneau que l'utilisateur aura sélectionné,

en donnant ainsi à l'utilisateur une représentation non linéaire où l'interaction compte autant que la narration.

On peut également accéder rapidement à des sous-titres en différentes langues, en stockant les informations dans des variables ou dans une base de données et en les plaçant à la volée par-dessus la vidéo principale.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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