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état corporel de la brebis : relations avec les performances de reproduction et applications pratiques dans un système préalpin pastoral

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par Eric Duplex ZOUKEKANG
SUPAGRO/CIRAD-EMVT - Master Sciences et Technologies 2007
  

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4. Discussion et recommandations

4.1. Discussion

4.1 .1. Interprétation des profils d'états corporels

Dans le système pastoral de Carmejane avec des brebis Préalpes du sud, la maîtrise de l'état corporel tout au long de l'année comme dans tout système pastoral n'a pas été un succès. Le bilan des réserves a été cinq années sur sept inférieur à zéro quelle que soit la saison de lutte témoignant d'un apport alimentaire inférieur aux besoins. En revanche, la maîtrise de l'état lors de certaines phases clefs (début de lutte, fin de gestation et sevrage) est presque déjà acquise. Toutefois, on a observé, conformément aux résultats des travaux de Teyssier et al (1995) chez la Mérinos d'Arles conduite en système transhumant de la Crau, Pottier, 1995 ; Pottier et al., (2006) chez le mouton Vendéen, un profil de NEC ayant globalement la même allure quelle que soit la saison de lutte, la classe d'âge et la parité. Après la mise bas des brebis luttées au printemps, l'entretien se déroule sur parcours d'hiver constitués principalement de reports sur pied ce qui conduit à la mobilisation des réserves corporelles. En conformité aux travaux de Atti (1 995a) et Pottier et al., (2006), le passage de la lutte à la mise bas se traduit par une diminution d'animaux de bon et moyen état corporel. Ainsi, dans les limites de cet exercice, on ne saurait

proposer un modèle permettant d'obtenir une note d'état future à partir de la note d'une phase donnée. Il convient donc, dans l'état actuel de ce travail, de considérer les observations sur le profil seulement comme des tendances, tout en gardant à l'esprit que des facteurs animaux et environnement ont aussi des répercussions importantes sur le Profil.

4.1.2. Interprétation des performances de reproduction
4.1.2.1. Fertilité

Si la fertilité en lutte naturelle n'a pas été significativement influencée par la saison de lutte, l'effet saison sur la fertilité totale est au seuil de signification. Ceci serait dû à la moins bonne performance de l'insémination artificielle en contre saison. En lutte d'automne, la fertilité s'améliore avec l'âge jusqu'à l'âge adulte (6ans) avant de baisser chez les brebis plus âgées tandis qu'au printemps, la fertilité des brebis adultes est significativement supérieure à celle des autres classes d'âge. Ce résultat est conforme à celui de Boukhliq (2003) chez la race Sardi (lutte d'automne) et chez la race Dman (lutte de printemps). De manière générale, Brice et Berny (1988), Perret et Roussely (1984), Newton et al (1980), Gunn et al (1972) ont également mis en évidence l'influence de l'âge et de l'année ou de la saison sur la fertilité.

4.1.2.2. Prolificité

L'effet année et saison de lutte sur la prolificité a été significatif dans cette étude de relations NEC - performances de reproduction. Ce qui confirme les travaux de Teyssier et al (1995), Atti (1995b), Bataille et al (1994), Molina et al (1991), Boukhliq (2003), Gunn et al (1972), Newton et al (1 980). Même si l'effet âge n'est pas significatif dans cette étude, il a été mis en évidence dans de nombreuses études des performances de reproduction parfois combinée à la parité (rythme de reproduction) ou à la race (Gunn et Doney, 1969 ; Rhind et al., 1983 ; Perret et Roussely, 1984 ; Newton et al., 1980). Ceci signifierait d'une part que chez la Préalpes du Sud, l'atteinte de l'optimum de prolificité survient très tôt (2 ans) et ne varie plus ou très peu et d'autre part, serait la conséquence de la comparaison des performances entre classes d'âge. Notamment, les effets décroissants du stress avec l'augmentation de l'âge (même s'ils ont un avantage de grouper les chaleurs) au moment de la lutte devrait avoir des répercussions observables sur les performances de reproduction. Il serait donc probable qu'en étudiant la relation âge - prolificité au sein de chaque classe d'âge qu'on observe un effet significatif de l'âge sur la prolificité.

4.1.2.3. Poids de portée

Les agneaux nés à l'automne ont engagé leur croissance et leur développement in utero en plein été et naissent donc logiquement avec un poids inférieur à celui des agneaux naissant au printemps quelle que soit la parité. Ce résultat est conforme à celui de Boujenane (2005) chez la race Timahdite pour qui les agneaux de printemps ont un poids supérieur à celui des agneaux d'automne mais un poids à 30 jours ou un G1030 inférieur. Logiquement, la saison de naissance n'a presque pas d'influence sur le poids d'une portée simple.

4.1.3. Niveau de NEC et performances de reproduction
4.1.3.1. Niveau de NEC et fertilité

Il n'y a pas eu à notre connaissance, beaucoup de travaux sur l'effet de l'aspect statique de l'état corporel autour de la lutte (préparation à la lutte, pendant et après la lutte) sur la fertilité. Les travaux les plus connus pour cette relation traitent de l'influence de l'état corporel à la lutte. Dans notre étude, même si la fertilité s'améliore avec l'augmentation d'état corporel de la préparation de la lutte à la fin de la lutte, seule la note d'état corporel en fin de lutte a significativement influencé la fertilité. Cela serait dû au fait qu'à la lutte, près de 75 % des animaux ont un état compris entre 2,00 et 2,50 points (Annexe Z et AA) et que pendant la lutte, les brebis adultes et les plus âgées reconstituent mieux leurs réserves corporelles que les brebis jeunes. Il faut noter que, cette relation pourrait être différente si la démarche expérimentale avait utilisé une population d'étude ayant un nombre d'animaux années égal quelle que soit la classe d'âge et d'état corporel. De plus, la non observation d'un effet significatif de l'état corporel à la lutte sur la fertilité pourrait être la conséquence d'un effet bélier pendant la lutte chez les brebis en mauvais état au printemps (Atti, 2001). Pour Gunn et al (1972), l'état corporel à la lutte a un effet significatif (P < 0,01) et positif sur l'incidence de l'oestrus des brebis Scottish Blackface. De même, Gunn et Doney (1975) observent également qu'un état corporel faible à la lutte (note de 1,50 points) induit des chaleurs silencieuses et un retard dans les manifestations de l'oestrus. En revanche, Newton et al (1980) observent que l'état corporel à la lutte n'a pas d'influence sur l'incidence de l'oestrus des brebis Masham. Aussi, l'absence d'une mise en classes de formats pourrait masquer des effets existants puisque dans leurs travaux, Geisler et Fenlon (1978) mettent en évidence une influence du format des animaux sur les performances de reproduction ; résultat contraire à celui de Ducker et Boyd (1977). Enfin, dans cette étude, la relation état corporel et fertilité n'est en réalité qu'une relation état corporel et taux d'agnelage puisque ni le taux d'ovulation, ni le taux d'incidence de

l'oestrus, ni le taux de perte ovulaire et ni le taux de mortalité embryonnaire et foetale ne sont pris en compte. De manière générale, la relation entre l'état corporel à la lutte et les performances de reproduction n'est pas établie de façon identique pour tous. Thériez (1982 et 1984) a trouvé que la fertilité, la prolificité et la mortalité embryonnaire dépendent de l'état corporel à la lutte et propose entre l'état corporel et le taux d'ovulation une fonction linéaire jusqu'à un seuil à déterminisme génétique. Pour Gunn et al (1969 ; 1975 et 1979a) cette relation ne serait pas une fonction linéaire. Geisler et Fenlon (1978) quant à eux confirment la non linéarité de la fonction entre état corporel et fertilité mais, proposent en plus, l'existence d'un second seuil d'état corporel inférieur au premier où le taux d'ovulation individuel passe de 0 à 1.

4.1.3.2. Niveau de NEC et prolificité

Nous n'avons pas pu mettre en évidence dans cette étude un effet significatif de l'état corporel à la lutte sur la prolificité. Le niveau de NEC en début de flushing et en début de lutte a eu une influence différente d'une saison à l'autre. Statistiquement, on a noté une influence significative (P< 5 %) de la note en fin de lutte sur la prolificité utilisant les années avec moins de 6 animaux n'ayant pas la note fin de lutte renseignée. Il convient de rappeler dans cette étude que les composantes de la prolificité (taux d'ovulation et mortalité embryonnaire et foetale) ne sont pas pris en compte ; cette étude de relation ne concerne donc que les agneaux nés vivants. De manière comparable à l'étude conduite sur la fertilité, la faible dispersion des notes en début de lutte serait la cause de la non observation d'un effet significatif de l'état corporel sur la prolificité. Comme mentionné précédemment, l'état corporel semble corrélé positivement au taux d'ovulation, mais les limites de cette fonction varient avec les auteurs. Thériez (1982) définit un taux d'ovulation de 100 pour les animaux avec les états corporels les plus faibles et un taux de 280 à 350 pour ceux ayant atteint le seuil d'état corporel, sans avoir cependant, déterminé celui-ci. Pour ce qui est de la mortalité embryonnaire, l'effet année pourrait y avoir une influence significative mais divergente entre les auteurs. En effet, Gunn et al (1969) n'observent aucune différence de taux de mortalité embryonnaire en fonction de l'état corporel à la lutte des brebis Scottish Blackface notées 1,50 à 3,00 points ; conclusion reprise par Rhind et al (1984) avec la même race. Cependant, Gunn et al (1972), en comptant les corps jaunes par laparotomie dix neuf jours après la mise en lutte, trouvent un nombre moyen d'ovulations perdues de 0,32 avec 15 % de mortalité embryonnaire et 0,21 avec 50 % de mortalité embryonnaire chez les brebis notées 3,00 et 1,50 points respectivement. Ils constatent donc une variation importante de la mortalité embryonnaire des brebis de la

race suscitée. Ces résultats sont une fois de plus confirmés par Rhind et al (1986). Toutefois, il convient de préciser que l'exploitation du taux d'ovulation et de la mortalité embryonnaire pour l'amélioration de la prolificité n'est pas évidente. Il existerait une relation négative entre le taux d'ovulation et la survie embryonnaire chez les races non prolifiques. Gunn et al (1972 ; 1 979a et 1 979b) considèrent que la mortalité embryonnaire croît globalement quand le taux d'ovulation augmente. Pour Edey (1976) cité par Doney et al (1982), cette relation ne concerne que les pertes induites. Reprenant leur étude de 1972, Gunn et al (1 979a) mettent en évidence l'effet de la race sur ce paramètre car dans une expérimentation utilisant les brebis de race North Country Cheviot (NCC) et South Country Cheviot (SCC), la mortalité embryonnaire chez la brebis NCC a été influencée par l'état alors que celle chez la SCC ne l'a pas été. En définitive, la plupart des auteurs observent que la prolificité croît quand l'état corporel à la lutte augmente. En outre, Gunn et Doney (1975), Gunn et al (1 979b) trouvent que l'état corporel 5 semaines avant la lutte a un effet non significatif sur la prolificité même si celle-ci croît avec la note d'état.

4.1.3.3. Niveau de NEC et poids de portée

Avec la conduite du troupeau à Carmejane, les brebis gestantes arrivent 6 à 8 semaines avant la mise bas à un état corporel comparable entre troupeaux. C'est pourquoi l'effet de l'état corporel sur le poids de porté à cette phase s'est révélé non significatif quelle que soit la parité et la saison de lutte. A la mise bas, il est avéré que la note d'état ajustée de l'année et de l'âge a un effet sur le poids de portée. Cette situation serait plutôt la conséquence de la performance de la portée sur l'état corporel et ne serait donc en réalité rien d'autre qu'un effet significatif du poids de portée sur la note d'état corporel à la mise bas. Toutefois, il convient de signaler que l'incidence du poids de la portée simple sur la note d'état corporel à la mise bas est négligeable. Selon Russel et al (1981), il semble que l'état corporel en début de gestation ait des effets sur le poids de naissance des agneaux , sans que cet effet soit précisé. Cependant, avec des brebis Blackface adultes, Vincent et al (1985) observent qu'une diminution de l'état corporel au cours des deux premiers mois de gestation (aspect dynamique) n'a pas d'influence significative sur le poids de naissance. Pour Peart (1970), Seegers et Denis (1982) et Villette-Houssin et Theriez (1982), l'état corporel des brebis en milieu de gestation (aspect statique) affecte peu ou pas le poids des agneaux à la naissance. Il semble que cette influence se manifeste beaucoup plus chez les jumeaux. Pour Tissier et Theriez (1979) cités par Cregnou, (1991) les brebis grasses à la fin du troisième mois de gestation donnent des agneaux significativement plus lourds (P < 0,1) que les brebis maigres. Sur le mouton Vendéen et

Rouge de l'Ouest, Seegers (1984) observe que les poids moyens à la naissance les plus élevés se rencontrent dans les troupeaux où l'état corporel des brebis à environ 4 mois de gestation est supérieur à 3,00 points. Il conclut alors qu'il existe une corrélation positive proche de la signification statistique (r = +0,69) entre le poids de naissance des agneaux doubles et la perte d'état corporel au cours du dernier mois de gestation.

4.1.4. Variations de NEC et performances de reproduction

L'influence de la cinétique d'état corporel avant, pendant et après la lutte s'exerce sur le taux d'ovulation, la mortalité embryonnaire, et donc la fertilité et la prolificité (Gunn et Doney, 1975; Gunn et al, 1969 ; 1979a ; 1979b ; 1984 ; Vincent et al, 1985...). Dans notre étude, on a observé un effet significatif de la cinétique d'état corporel (profil de NEC établie sur quatre phases : début flushing, début de lutte, fin de lutte et 6 à 8 semaines avant la mise bas ajusté de l'année et de l'âge) sur la fertilité (P = 0,01 ; n= 8) en lutte de printemps, mais non significatif à l'automne (avec un profil établi sur trois phases : début flushing, début de lutte et fin de lutte ; beaucoup d'animaux années n'ayant pas de note d'état renseignée 6 à 8 semaines avant la mise bas). La prolificité et le poids de portée n'ont pas été affectés par cette cinétique quelle que soit la saison de lutte ou la parité. Ceci signifierait d'une part que, la variation d'état entre la lutte et le début de gestation influence peu ou pas sur le poids de la portée future, et d'autre part, qu'à partir d'un état corporel moyen, les variations influencent peu sur la prolificité. Néanmoins, il convient de signaler que les études sur l'effet de la cinétique d'état corporel sur les performances de reproduction présentent quelques fois des résultats mitigés. Pour Gunn et al. (1969), une reconstitution d'état corporel (0,50 points) deux mois avant la lutte est favorable à la fertilité et la prolificité sauf quand l'état à la lutte demeure faible après cette reconstitution. Ainsi, ils observent que les animaux passant de la note 1,00 à 1,50 points ont significativement moins d'agneaux que les animaux notés 2,50 points à la lutte alors que pour les animaux notés 3,00 points, cette cinétique n'influence pas sur les résultats. Le même constat est posé par Gunn et Doney (1975) pour des animaux passant d'états corporels notés 1,00 à 3,00 points, cinq semaines avant la lutte aux états notés 1,50 à 3,00 points à la lutte. Ils observent de plus que, pour les animaux notés 2,50 points à la lutte, une reconstitution avant la lutte offre une mortalité embryonnaire significativement inférieure à celle offerte par une mobilisation d'état. Adalsteinsson (1979) et Ducker et Boyd (1977) confirment les résultats de Gunn et Doney (1975) selon lesquels des variations d'état corporel avant la lutte inférieures au demi-point ont une incidence moindre voire nulle sur les performances de reproduction. Toutefois, Gunn et al (1984) ne

constatent aucune différence de performances de reproduction pour une reconstitution de 0,50 points 5 semaines avant la lutte des brebis notées 1,50 ; 2,00 et 2,50 points. Ils concluent que la cinétique de l'état corporel dans les semaines qui précèdent la lutte possède une influence, mais qui n'est pas dissociable à l'aspect statique du rôle de l'état corporel à la lutte.

Après la lutte, Vincent et al (1985) observent avec des brebis Blackface adultes, qu'une diminution d'état corporel de 0,8 points au cours des 8 premières semaines de gestation n'a pas d'effets sur la prolificité si les brebis reçoivent des apports alimentaires satisfaisants pendant le reste de la gestation. Wilkinson et Chesnutt (1988) quant à eux observent qu'une variation (gain ou perte) d'état corporel entre la sixième et la quatorzième semaine de gestation ne modifie pas les performances de reproduction, sous condition d'alimentation identique de la fin de la lutte à la sixième semaine de gestation.

4.1.5. Interprétation des références pour le pilotage

Globalement, le taux d'ovulation croît avec la note d'état corporel à la lutte. Cependant, les interactions qui existent entre alimentation, état corporel et performances de reproduction conduisent à des résultats contradictoires. Pour tenter de résoudre ces contradictions, plusieurs auteurs ont postulés à l'existence d'états corporels seuils et cibles. Dans cette étude, nous avons proposé des références (notes seuils et cibles) pour le pilotage du système en prenant en compte les saisons, les aspects statiques et dynamiques des états corporels par saison, l'interaction entre l'état corporel, la fertilité et la prolificité. Les notes d'états proposées, bien que s'inspirant des notes moyennes du troupeau, sont à adapter selon les classes d'âge et à mettre en pratique au niveau individuel pour l'optimisation de la fécondité. Dans ces références, les notes seuils augmentent au quart de point d'une phase à l'autre tandis que la note cible de 2,50 points est maintenue pour le début du flushing, le début de lutte et 6 à 8 semaines avant la mise bas. Cela signifierait non seulement qu'à 2,50 points les variations d'états ont des effets moindres sur les performances de reproduction de la Préalpes du sud, mais surtout, que la mauvaise performance de reproduction liée à un faible état aurait des conséquences plus importantes sur la production. Parlant de seuil, Geisler et Fenlon (1978) considèrent qu'au niveau individuel, il existe un seuil d'état corporel (c1) où le taux d'ovulation passe de 0 à 1, puis un autre (c2) où il passe de 1 à 2. Pour eux, en deçà de c1, la fertilité est affectée tandis qu'au-delà de c2, la prolificité est améliorée. Chez la brebis Scottish Blackface, Gunn et al (1969) établissent qu'à une note d'état corporel de 3,00 points, le taux d'ovulation ne dépend pas du niveau alimentaire avant la lutte alors que pour les brebis notées 1,50 points le niveau alimentaire a un effet sur le taux d'ovulation.

Au sein de cette étude, certaines faiblesses du protocole transparaissent et offrent à certains facteurs, des possibilités de variations incontrôlées. L'influence des manipulations des animaux pendant l'expérimentation n'est ici pas abordée. Malgré la tentative d'éliminer l'ensemble des facteurs d'influence autres que l'état corporel, certains de ces facteurs possèdent encore un effet observable dans cette étude. Malgré l'importance des données manquantes, les observations nous permettent de valider l'effet habituel de l'état corporel sur les performances de reproduction à l'issu des différentes périodes de lutte étudiées. Si la majorité des auteurs établissent un effet significatif de l'aspect statique et dynamique de l'état corporel autour de la lutte sur les performances de reproduction, cette précision n'a pas toujours été le cas dans notre étude. Toutefois, l'état corporel pendant la lutte affecte plus remarquablement la fertilité que la prolificité et, la tendance généralement observée à savoir : l'augmentation des performances de reproduction liée à l'augmentation de la note d'état corporel transparaît clairement ici. En définitive, l'interprétation de ces résultats ne peut se faire sans tenir compte de l'originalité de notre dispositif et de la particularité des échantillons analysés.

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"Entre deux mots il faut choisir le moindre"   Paul Valery