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Essai d'élaboration d'un modèle optimal de production d'une entreprise industrielle: cas de la Bralima siège de Bukavu

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par Eustache NYAMAZI LUKOO
Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu - Licence en sciences commerciales et administratives 2007
  

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, UNIVERSITAIRE ET RECHERCHE SCIENTIFIQUE

INSTITUT SUPERIEUR PEDAGOGIQUE

B.P 854 BUKAVU

ESSAI D'ELABORATION D'UN MODELE OPTIMAL DE PRODUCTION D'UNE ENTREPRISE INDUSTRIELLE  : Cas de la Bralima siège de Bukavu

SECTION DES SCIENCES COMMERCIALES, ADMINISTRATIVES ET INFORMATIQUE

Par Eustache NYAMAZI LUKOO

Mémoire présenté et défendu pour l'obtention du

diplôme de licencié en Pédagogie Appliquée

Option : Sciences Commerciales et Administratives

Directeur : Prof. Albert LUKUITSHI Malaika

Co-directeur : Ass. Marcellin NYAMUHARA Mugisho

ANNEE UNIVERSITAIRE 2007-2008 220082008

EPIGRAPHE

« L'avenir n'est point chose dont on hérite, on le mérite pour l'avoir forgé »

LAMINERE DIAKATE

«  Voici, ils seront confondus, ils seront couverts de honte, tous ceux qui se sont irrités contre toi ; ils seront réduits à rien, ils périront, ceux qui disputent contre toi. Tu les chercheras et tu ne les trouveras plus, ceux qui te suscitaient querelle ; ils seront réduits à rien, réduits au néant, ceux qui faisaient la, guerre »

ESAÏE 41 :11-12

« L'Eternel est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je crainte?

L'Eternel est le soutien de ma vie, de qui aurais-je peur?

Quant les méchants s'avancent contre moi pour dévorer ma chair, ce sont mes persécuteurs et mes ennemis qui chancellent et tombent »

PSAUMES 7 :1-2

DEDICACE

A toi Eternel Dieu Miséricordieux qui ne cesse d'alléger ma souffrance en me prêtant main forte en dépit de ma déviation.

A toi mon père NYAMAZI Kamegerhe Frédéric pour le sacrifice énorme consacré à mon égard.

A toi ma mère KISIMOLO Bindu Rosette qui ne cesse de s'occuper de moi et d'avoir accepté de m'élever en me prodiguant de bons conseils. Que tu trouves dans ce travail ma profonde gratitude.

A toi Patience MWRARABU yohali pour ton soutien

AVANT-PROPOS

Certes, la responsabilité de tout et la sanction du présent travail incombent à notre seule et unique personne, il serait ingrat de notre part de dire qu'il est le fruit de nos seuls efforts, nos seules recherches, de notre imagination. Bien au contraire, il est la synthèse des contributions diverses de toutes les personnes qui nous ont livré des informations, qui nous ont prodigué des conseils, qui nous ont orienté, etc.

Ainsi, avons-nous l'immense plaisir d'exprimer notre profonde gratitude à toutes les personnes qui, de près ou de loin, à un stade ou à un autre, ont eu à contribuer tant soit peu à la réalisation du présent travail en particulier et à notre formation « d'homme » en général.

Nous rendons grâce à l'Eternel, notre Dieu pour l'inspiration qu'il ne cesse d'insuffler en nous et grâce à laquelle nous restons convaincu que l'esprit humain est capable d'une perfectibilité sans fin.

Nous remercions particulièrement le Professeur Albert LUKUITSHI MALAIKA et l'Assistant Marcellin NYAMUHARA MUGISHO qui, respectivement, ont accepté malgré leurs multiples obligations, de diriger et de coodiriger ce travail, dans un esprit de rigueur scientifique et sans complaisance. Leurs qualités de travailleurs nous ont garanti une issue heureuse à la fin de ce travail car convaincu d'avoir emprunté une démarche scientifique dès le départ et tout au long de nos recherches.

Nous remercions tout le corps professoral et académique de l'ISP/Bukavu, c'est ainsi que nous pensons aux Assistants et Chefs de travaux ci-après : BASHOMBE BALAGIZI Anselme, KULIMUSHI MUGISHO Augustin, KAJABIKA MWEZE, HANGI HALIMANA, ITONGWA KABIONA Anicet, SHALUBINCHI SHAMWINDO Charles, NJANGALA CHIBASHIMBA, MUBAWA MIRUHO, HERVE SHAMAVU, MAPENZI, BUSHIRI Albert pour leurs conseils et leurs soutiens dans toutes les actions que nous menions pendant notre passage à l'ISP/Bukavu.

Nos remerciements s'adressent également à la famille NYAMAZI KAMEGERHE Frédéric pour les sacrifices énormes consentis à notre égard, c'est ainsi qu'avons-nous pensé à : REMY et son épouse KAKE BETY, NSHOKANO, SOLANGE, BIBISHE, CLAUDINE, BYENDA, BIRINDWA, BYAMUNGU, CIRHUZA, MWISHA, VUMILIA, FLORIBERT, MAJOR, ZAWADI, MAMAN NABIDEKO et MAMAN VIRGINIE.

Nous ne pouvons pas terminer sans reconnaître les prouesses de la famille KYAHI à travers la veuve MAMAN BEYA et ses enfants BRIGITTE, SOLANGE, GENEVIEVE, BAHATI, ALAIN pour son amour témoigné à notre égard.

Nous reconnaissons plus particulièrement le mérite de la demoiselle Patience MWARABU YOHALI dans toutes nos actions à l'ISP/Bukavu et pour cela nous disons sincèrement merci.

Nous reconnaissons aussi l'intervention de nos camarades pendant notre séjour à l'ISP/Bukavu. C'est ainsi que nous avons le plein plaisir de remercier : ASENDE MAENDA, BUDA MASEMO, SANVURA BASEMAKE, BASUNGUCHI SADI Robert, BILULU ANANDOMI, WABENGA, CIRHUZA BASHIGE, BAGALWA KALIMBIRO, BABY RUZOREZA, KACHELEWA AMINA, WABITA MILENGE et tous les autres qui n'ont pas été cités qu'ils trouvent dans ce travail nos remerciements les plus sincères.

Eustache NYAMAZI Lukoo

SIGLES ET ABREVIATIONS

1. AGETRAF  : Agence de transport et de fret

2. BRALIMA  : Brasserie de limonaderie et de

malterie

3. BG  : Boissons gazeuses

4. HL  : Hectolitres

5. HT  : Hors taxe

6. ISP  : Institut supérieur pédagogique

7. M.C : Matières Consommables

8. M.P : Matières Premières

9. MTZ  : Mutzïg

10. PR  : Primus

11. P.R  : Prix de revient

12. P.V  : Prix de vente

13. Q  : Quantité produite

14. R.O  : Recherche opérationnelle

15. S.A.R.L  : Société par action à responsabilité

limitée

16. TK  : Turbo King

17. UCB   : Université catholique de Bukavu

18. UEA  : Université évangélique en Afrique

19.$(USD)  : Dollars Américains

O.INTRODUCTION GENERALE

0.1. PROBLEMATIQUE DE RECHERCHE

Parler de la production dans les entreprises, c'est faire constamment référence à l'ensemble des biens et des services auquel l'activité des hommes a abouti, elle correspond cette fois au résultat de cette activité((*)1). Ainsi, donc, avant de produire, on se préoccupe beaucoup à des notions de flux : la notion de flux est synonyme de mouvement, d'évolution, de rapidité et donc d'efficacité((*)2).

En produisant, on s'intéresse plus particulièrement aux flux physiques (approvisionnement, entrée et circulation des matières premières, des composants, des pièces de rechange, sortie et distribution des produits finis) et aux flux d'informations (suivi des données techniques, suivi des heures de main d'oeuvre, des heures machines, de consommation de matière) lesquels flux conduisent à des dépenses exorbitantes avant la mise en place du produit que l'on veut vendre.

D'une part, la préoccupation majeure quand on produit dans une entreprise, c'est la satisfaction des clients (les clients sont de plus en plus exigeants quant à la qualité, au prix, etc.). Toutefois, on doit veiller à ce que les coûts engagés s'amoindrissent pour pouvoir espérer une marge bénéficiaire acceptable. Pour ce faire l'entreprise doit :

? Fluidifier et accélérer les flux physiques en évitant les pannes machines, en diminuant les temps de changement de série, en améliorant la qualité des pièces, en développant tant la polyvalence des hommes que le partenariat avec les fournisseurs et les distributeurs, en maîtrisant les flux de transports externes des produits, tout ceci dans le souci majeur de produire beaucoup et à moindres coûts ;

? Créer un système d'informations de gestion de production cohérent et pertinent par un dialogue et une mise au point pour connaître et répondre aux besoins et aux attentes de chacun dans le but d'éviter les retards de production qui conduiraient à des manques à gagner.

D'autre part, lorsqu'une entreprise met en place un produit, pour elle, l'ultime préoccupation est que le produit injecté sur le marché lui rapporte une marge bénéficiaire plus satisfaisante et plus optimale possible (une marge bénéficiaire qui rend minimal le coût total).

Ainsi, quels que soient le système politique et les opinions de chacun, la quête de la pérennité condamne l'entreprise à rechercher un niveau de rentabilité suffisant, compte tenu à la fois de la compétitivité de plus en plus agressive et des exigences croissantes du client.

Au lieu de considérer la relation classique : Coût de revient+marge bénéficiaire= prix de vente ; l'entreprise cherchera à s'appuyer sur la relation suivante : Prix de vente-coût de revient=marge bénéficiaire. Si ces deux relations sont équivalentes d'un point de vue mathématique, il en va tout autrement au plan de la philosophie de l'entreprise et de sa gestion de production et de sa productivité.

Les dirigeants savent que les décisions de bon sens ne suffisent plus : « les jours des dirigeants intuitifs sont comptés » dit Peter Drucker cité par Alain COURTOIS((*)3).

Le présent mémoire, a pour but de montrer qu'une entreprise de production peut trouver un niveau optimal de l'activité de production malgré les multiples contraintes. La production est un processus long qui exige beaucoup de moyens tant humains que financiers. En fait, depuis quelques années, la maîtrise de la fonction « Production » devient le facteur essentiel de la rentabilité pour une entreprise de production.

La réalisation de richesse passe par une bonne organisation et une bonne planification de la production.

La production nécessite des ressources en matières premières, en main d'oeuvre, en machines, dont les quantités que peut disposer l'entreprise sont limitées. Plongée dans un environnement sans cesse complexe, concurrentiel, mouvant, une entreprise de production doit tout mettre en oeuvre pour survivre et progresser.

La nécessité impose donc à tout gestionnaire soucieux de l'évolution de son entreprise de bien comprimer ses charges et de maximiser ses recettes pour pouvoir espérer à une marge bénéficiaire suffisante et acceptable, de ce fait un modèle optimal de production s'avère indispensable.

Cette nécessité très ressentie par toute entreprise et par tout gestionnaire, nous inspire d'étudier le modèle de production de la Bralima siège de Bukavu pour que nous parvenions à nous rendre compte des difficultés qu'il éprouve mais aussi d'apporter nos suggestions qui pourront conduire à une amélioration dans l'avenir par la mise en place d'un modèle optimal de production que nous aurons conçu.

Pour y parvenir, une série de questions a retenu notre attention, questions auxquelles nous tenterons d'apporter des réponses au cours de notre analyse :

1. Existe-t-il une relation ou corrélation entre la production de la Bralima et les facteurs qui l'influencent, en d'autres termes la relation est-elle significative entre la variable expliquée (la production) et les variables explicatives ?

2. Le modèle de production mis en place par la Bralima est-il efficace, lui permet-elle d'atteindre ses objectifs les plus ultimes ?

3. Quel est le modèle de production permettant de maximiser les recettes et de minimiser les charges pour une entreprise industrielle comme la Bralima?

Ainsi, présenter un problème et y réfléchir davantage suppose avoir à l'esprit des pistes de solutions qui pourront être soit affirmées, infirmées ou nuancées avec la réalité selon le cas. C'est autour de questions ci-haut énoncées que nous allons nous atteler pendant l'élaboration de ce travail.

* (1) MORVAN, Y., Fondements d'économie industrielle, 2ème édition, Edition ECONOMICA, 1980

* (2) COURTOIS A. et AL., Gestion de production, Edition d'organisation, Paris, 2003

* (3) COURTOIS A. et AL., op.cit.

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