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Production de saccharum officinarum (canne à  sucre) dans la commune de Sèmè-Podji: impacts socio-économique et environnemental


par Parfait C. Alexis AHOHOUNDO
Université d'Abomey-Calavi - Maitrise 2009
  

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4.2- Avantages économiques

4.2.1- Le revenu du paysan

Les paysans planteurs sont unanimes que la culture de la canne a sucre rapporte des gains substantiels, car malgré une certaine baisse du prix a la vente, ils ont continue a lui consacrer d'importantes superficies.

Pour un champ de canne a sucre d'un hectare, les dépenses engagées, selon les producteurs se décomposent de la manière suivante (tableau XII) :

Tableau XII : Presentation du coüt moyen d'un hectare de canne a sucre

Opérations

Quantité

Prix unitaire

Montant (FCFA)

Défrichement1

-

-

60.000

Confection des planches2

96

4.000

384.000

Fumure (sac de 50 kg)

8
4
6

23.000
22.000
2.000

184.000
88.000
12.000

NPK

Urée

Fientes

 

96

750

72.000

Total

-

-

800.000

 

Source : Résultats d'enquêtes - Février 2008.

1 : Dans ce cadre, l'exploitation est peu couverte par les hautes herbes.

2 : Il est dénombré environ 96 planches de 30 m sur 2m sur un hectare.

Ainsi une superficie d'un hectare de canne a sucre revient en moyenne a :

60.000 + 384.000 + 184.000 + 88.000 + 12.000 + 72.000 = 800.000FCFA.

Sur un tel champ, par billon, environ 12 fagots sont récoltés. De fait, le

revenu du paysan se présente comme suit (tableau XIII et XIV) : Tableau XIII : Rentabilité de l'exploitation

Nombre de Fagots/Ha

Prix de vente du fagot

Recette annuelle

12 * 96 =1152

Entre 800F et 2.000F

Entre 921.600F et 2.304.000FCFA

 

Source : Enquêtes + estimations - Février 2008.

Tableau XIV : Evaluation du revenu annuel du paysan

Revenus moyens annuels

Moyens Investis

800.000 F

Entre 921.000F et

2.304.000FCFA

Recette annuelle

Varie de 121.000F a 1.504.000FCFGA

Source : Estimations - Février 2008.

La rémunération annuelle, générée par le travail de production varie de 121.600F a 1.504.000FCFA par hectare. La canne a sucre est donc une culture rentable pour le paysan de Sèmè-Podji. Ces revenus dénotent de l'importance de l'activité dans le quotidien de ces sociétés rurales. Celles-ci s'impliquent également dans les productions maraIchères par souci d'un gain financier complémentaire. Elles cultivent abondamment les produits maraIchers sollicités dans les marches locaux et urbains environnants, notamment ceux de Cotonou et de Porto-Novo.

4.2.2- Les destinations des revenus

La production de la canne a sucre est une importante source de revenus pour une grande partie de la population de Sèmè-Podji.

Les sources de revenus étant diversifiées et variées, les paysans arrivent a faire de grandes réalisations (figure 3).

Figure 3: Importance des réalisations effectuées par les paysans.

L'analyse de cette figure permet de se rendre compte de la part importante de l'entretien de la famille, environ la moitié (50,31 %) du revenu. Dans ces dépenses, l'alimentation et la scolarité des enfants occupent une part non négligeable d'autant plus que la commune de Sèmè-Podji fait partie intégrante des localités a risque d'insécurité alimentaire identifiées par le MAEP et 72 % des enquêtés ont en moyenne six (6) enfants.

Les 49,69 % des dépenses qui restent se répartissent d'une façon inégale.

La construction ou la rehabilitation des habitations (le villageois nanti de ses revenus agricoles, investit dans la tôle ondulée pour couvrir ou remplacer une toiture végétale défectueuse) et l'achat des moyens de déplacement (les motos YAMAHA, SUZUKI, JINCHENG et JIANSHE) constituent la part la plus importante, soit 22,39 % de l'ensemble.

En dehors de ces categories de réalisations qui se dégagent nettement, les cérémonies (religieuses et funéraires) et obligations sociales (epargne dans les groupes de tontine, remboursement de prêt...) touchent 13,42 % du total. L'achat des moyens de productions (houe, engrais, daba, nouvelles terres) représente environ 8,71 % des dépenses et enfin les soins de sante (surtout pour les maladies qui les conduisent dans les hôpitaux) occupent 5,71 % du revenu.

Quant aux vendeuses, elles préfèrent investir dans les activités de tontines (29 %), l'entretien de la famille (47 %), les cérémonies diverses (15 %) et enfin les activités secondaires comme l'élevage des porcins et caprins (9 %).

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