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Problématique du coàt des services dans les microfinances au Cameroun

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par Achille Landry WOMEGNE POKAHA
Institut de recherche et d'enseignement en relation internationale et européeene (IRERIE LLC) - Master II en gestion et finance 2011
  

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TROISIEME PARTIE :

QUELQUES PISTES

DE SOLUTIONS

S'il est clair au vu de notre recherche et de l'expérience ci-dessus que la microfinance dans sa forme actuelle ne parvient pas à fournir à sa clientèle pauvre et défavorisée les opérations d'intermédiations financières à moindre coEts, il n'en demeure pas moins que seule la microfinance pourrait permettre à ceux-ci d'avoir accès aux services financiers.

Aussi, estimons-nous qu'avec des améliorations du cadre juridique et opérationnel, ainsi qu'un renforcement et un meilleur suivi des capacités des structures, la qualité des offres de services s'en trouvera améliorée aussi bien en valeur qu'en efficacité.

Dans cette partie de notre exposé, nous essayerons de présenter quelques améliorations que nous pensons qu'il faille entreprendre aussi bien par les pouvoirs publiques que les autorités de régulation du secteur.

Nos propositions porteront sur plusieurs points :

 

La fixation d'un délai de réponse pour l'agrément La mise sur pied d'une fiscalité propre

L'ouverture à tous types de produits

Le renforcement des capacités des structures

La dynamisation de l'association professionnelle

I- FIXATION DU DELAI POUR L'AGREMENT

Nous estimons que toute personne qui se lance dans un projet de création d'EMF après un dépôt de dossier complet devrait savoir avec certitude au bout de combien de temps au plus il pourra obtenir ou non son agrément d'ouverture.

Ceci permettrait ainsi de mieux planifier la mobilisation des ressources indispensables au fonctionnement de sa structure et l'évitera d'immobiliser inutilement pendant de très longues périodes des ressources aussi bien

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Réalisé et soutenu par WOMEGNE POKAHA Achille Landry

humaines, financières que matérielles ; surtout quant on sait les charges qu'une telle mobilisation entraine.

II- FISCALITE SPECIFIQUE

Si en tant qu'entité économique, les activités de la microfinance doit ~tre soumise aux impôts et taxes en vigueur, il n'en demeure pas moins que pour une meilleur profitabilité de la part des bénéficiaires, nous estimons que les opérations de crédit (et tout autre d'intermédiation financière) en faveur des pauvres devraient être dispensées de certaines taxes.

En effet, lorsqu'au prix fixé par la structure de microfinance il faut y greffer la Taxe sur la Valeur Ajoutée (qui est la principale et nous pouvons dire l'unique taxe que nous souhaitons voir suspendue sur les activités de la microfinance), ceci a pour conséquence de faire croître le coût de revient du service de 1,1925 (étant entendu que le taux de la Taxe sur la Valeur Ajoutée au Cameroun est de 19,25%) aux bénéficiaires. Pourtant, l'Etat dans ses mesures sociales de lutte contre la pauvreté et d'assistance aux couches démunies et défavorisées aurait pu tout simplement suspendre cette taxe sur toutes les activités de la microfinance comme elle le fit il y'a de cela trois (03) ans pour tous les intrants dans l'élevage afin de stimuler le secteur. Or l'un des intrants de l'élevage est bien le crédit que le promoteur (client de l'EMF) pourra obtenir de son EMF afin de booster son activité.

III- L'OUVERTURE A TOUS TYPES DE PRODUITS

Par soucis dit' on à la COBAC de protéger (contre quoi nous ne savons) les EMF, certaines opérations (cautions et aval, transferts à l'extérieur, achat des devises à l'extérieur, etc.) les sont proscrites. Ce qui oblige ainsi ces structures à

transiter par les banques de premier ordre pour offrir ces opérations à leur clientèle avec les conséquences que l'on peut imaginer.

A titre d'exemple, lorsqu'une PME (Petite et Moyenne Entreprise) pourtant refoulée à la banque de premier ordre a besoin d'une caution, son partenaire financier qui est l'EMF est incapable de le lui fournir (le maître d'oeuvre exigeant une caution émanant d'une banque de premier ordre), et est obligée de transiter par la banque qui non seulement lui impute des frais propres, mais en plus, débite le compte de l'EMF (qui le répercute sur le client bénéficiaire), du montant total de la caution à délivrer.

Pourtant, ces même banques très souvent pour leur client propres ne débitent pas le compte client du montant de la caution, mais juste des intérêts.

C'est ainsi que pour le client d'EMF, la simple caution se transforme en un crédit qui entraine les intérêts, tout en supportant les frais liés à la caution. Or si l'EMF pouvait délivrer des cautions acceptées par les maitres d'oeuvre, la trésorerie des PME s'en trouvera soulagée, et les charges moindres.

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