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Recherche de nouvelles souches fongiques productrices d' antibiotiques à  partir du sol et des concrétions sédimentaires des grottes de AàŻn Fezza.

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par Wahiba Kholkhal
Université Abou Bekr Belkaid, Tlemcen Algérie - Magistère en biologie 2006
  

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CHAPITRE IV

DISCUSSION GENERALE

La résistance des bactéries aux antibiotiques, a imposée beaucoup de chercheurs dans le monde entier d'utiliser toutes les méthodes dans l'espoir de minimiser le danger de ces bactéries, dont l'une de ces méthodes était l'isolement de nouvelles souches fongiques productrices d'antibiotiques à partir des milieux naturels.

Notre travail, basé sur la recherche de ce type de souche fongique à partir du sol et des concrétions sédimentaires des grottes de Ain Fezza a pu rattacher les isolats ont deux groupes. Le premier était la cible de notre recherche, dès le début, représenté alors par les souches du genre Penicillium. Tandis que le deuxième, sa présence dans notre étude était liée beaucoup plus au hasard que d'autre chose, représentée alors par les souches de l'espèce Beauveria felina.

A partir des résultats d'isolement et d'identification des souches de Penicillium, on a constaté que la plupart des 152 isolats proviennent des échantillons du sol de la station 1 et les échantillons du sol et des concrétions sédimentaires du point de prélèvement P2 situé à 185 m de l'entrée de la station 3.

D'un autre côté, la station 2 et les points de prélèvements P1, P3 et P4 situés respectivement à 60 m, 280 m et 76 m de l'entrée de la station 3, ont donné une fraction infime d'isolats de Penicillium.

Par ailleurs, tout être vivant a besoin de se nourrir, de boire et de respirer. Ces trois exigences ont contribué à la distribution des êtres vivants dans notre planète, y compris les champignons.

La matière nutritive, l'eau et l'air sont aussi sous la dépendance d'autres facteurs qui peuvent agir directement ou indirectement sur la répartition des champignons souterrains. Prenons la matière nutritive.

Dans notre travail, la richesse de certaines stations et points de prélèvement en matière nutritive est peut être attribué à plusieurs facteurs, telle que la lumière. Selon Jeannel (1937) :« Aux entrées des grottes, la lumière du jour pénètre plus ou moins loin ; dans les parties profondes du domaine souterrain l'obscurité est totale, éliminant toute possibilité, pour les plantes à chlorophylles, de croître. ». L'absence de ces plantes, ou généralement les organismes photosynthétiques, dans ce domaine surtout dans les endroits plus profonds influence sur sa richesse en matière organique végétale et animale ; or on sait, que ces organismes sont les principaux producteurs de la matière dans la chaîne alimentaire.

Revenons à nos stations de prélèvement, si on prend la station 1, on trouve que les algues vertes gagnent une surface importante de l'entrée (Fig. 4.B). Ces algues sont une bonne source alimentaire pour l'abondance des champignons du genre « Penicillium » dans les échantillons des dix mètres premiers du sol de cette station. Mais on peut pas attribuer cette abondance seulement à la présence des organismes photosynthétiques. Pourquoi ?

La station 2, est aussi caractérisée par une végétation plus importante à l'entrée (les arbres fruitiers), or la fraction infime de nos isolats de Penicillium provient des échantillons du sol de cette station. La question qui peut se poser, est ce que le type de végétation a une influence sur ces résultats (arbres fruitiers ou algues vertes) ?

Cependant, le point de prélèvement « P2 » a donné une fraction importante d' isolats de « Penicillium », bien qu'il soit situé à 185 m de l'entrée de la station 3 (obscurité total) où on a presque aucune chance d'existence d'organismes photosynthétiques.

De ce fait, la présence de la matière organique végétale sous l'influence de la lumière solaire peut jouer un rôle dans l'abondance des champignons du genre « Penicillium » dans ces stations, mais peut être ce n'est pas le plus important.

Outre, cette source de matière nutritive, d'autres peuvent intervenir de façon plus importante dans l'abondance du « Penicillium ». Prenons les animaux, ils constituent par leurs cadavres et leurs excréments une bonne source de la matière organique. L'eau joue un rôle aussi important qu'on peut l'imaginer ; par ses mouvements superficiels et souterrains, elle entraîne des détritus végétaux et des organismes en petite taille.

Selon Tercafs (1997) : « La biomasse totale existant dans les milieux souterrains est généralement faible. Presque toute l'énergie disponible provient de deux sources extérieures. Un premier apport, très important, est constitué de détritus végétaux et d'organismes de petite taille entraînés par les eaux souterraines (eaux de percolation et eaux libres). Le second apport provient de l'entrée régulière d'organismes actifs (trogloxènes) " non consommateurs " qui viennent peupler l'écosystème. L'exemple le plus frappant est celui des chauves-souris qui vont se nourrir au-dehors, mais dont le guano libéré dans les grottes est le point de départ d'une faune inféodée considérable».

En ce qui concerne nos stations de prélèvement, on a remarqué d'après le tableau 1 qu'il y avait une différence entre les sources d'énergie des stations de prélèvement et même entre ceux des points de prélèvement de la même station.

Si on prend la station 1, on remarque que les sources d'énergies sont peut être assurées en grande partie par les animaux observés aux cours de nos prélèvement (chauve-souris et insectes) plus les eaux pluviales pénétrées à travers l'entrée de cette station.

En rapportant ces observations aux résultats d'isolement des souches de « Penicillium », on peut dire que la présence de la matière nutritive représentée par ces deux types d'apports ont une grande responsabilité sur l'abondance des isolats de« Penicillium » dans les échantillons de sol de cette grotte. Mais ils ont pas peut être la grande responsabilité.

Prenons la station 2, cette station caractérisée par la présence d'une source de matière organique végétale importante, elle a aussi révélé la présence d'autres sources d'énergies considérable du point de vue quantitatif. En citant le porc-épic, détritus végétal, fourrages, activité humaine et les bestiaux, on dit que cette station a un apport énorme en matière organique et à partir de son sol on peut isoler une fraction importante de souche de « Penicillium », or c'est le contraire. Pourquoi, alors ?

Au niveau de cette station, on a remarqué que la surface mouillée par l'eau était limitée seulement à proximité de son entrée, alors que l'eau était un apport d'énergie important. Donc les résultats d'isolement de cette station peuvent être dus à l'eau.

Par ailleurs, si on prend la station 3 on remarque le même cas que la station 2, dont on a isolé une fraction très infime de souche de « Penicillium » à partir des échantillons du sol du point de prélèvement P4, bien qu'il abrite un nombre considérable de pigeons, alors que le point de prélèvement P2 était notre source principale d'isolats de « Penicillium » pourtant on n'a remarqué aucune trace d'animaux aux cours de nos prélèvements.

C'est peut être du à l'eau, bien que tous les point de prélèvement de cette station soient alimentés par les eaux d'infiltration. Mais, si on prend la remarque concernant la couleur du tapis mycélien du point de prélèvement P2 qu'était foncé en période sèche (décembre), et clair avec des hyphes bien visualisés après la période neigeuse (mars), on peut penser que les eaux d'infiltration ont un rôle important dans l'abondance des souches de « Penicillium », puisque les eaux d'infiltration ont été plus intense en mois de mars.

Par suite de ces résultats, on pose plusieurs questions, est ce que c'était le type de matière nutritive qui est responsable des résultats d'isolement du « Penicillium » et pas la quantité, ou bien c'était l'eau qui a la grande responsabilité ?  

D'un autre côté, le type d'apport de la matière nutritive de l'extérieur des trois stations, ainsi l'eau sont peut être lié indirectement à la forme de l'entrée de chaque station. Prenons la station 1, l'ouverture très étroite de cette station, plus la verticalité des deux mètres premiers de la station (Fig. 4.B) a rendu l'accès de l'homme et des vertébrés difficile par rapport à la station 2 dont elle est caractérisé par une entrée très large et une grotte horizontale, contrairement à l'eau dont il peut pénétrer facilement dans le cas de la station 1, par rapport à l'autre station.

La station 3 considérée comme un lieu touristique intéressant, à son entrée il y a une grande porte grillée éliminant toute possibilité des vertébrés d'accès à travers. Les pigeons observés au niveau du point de prélèvement P4 (le point de prélèvement le plus proche à l'entrée) ont été entrés par une ouverture en haut de l'entrée. La forme de l'entrée de cette station, ne peut jouer aucun rôle dans l'alimentation de nos points de prélèvement en eau.

A l'égard de la matière nutritive, les champignons des grottes ont besoin de l'eau et d'air comme tout être vivant.

A propos de ces deux éléments Jeannel a dit en 1937 « Il ne semble pas que l'air et l'eau aient une composition spéciale dans le domaine souterrain. L'eau est saturée de calcaire, comme bien des eaux superficielles ».

Dans le monde souterrain, l'eau et l'air ne semblent pas qu'ils ont une composition spéciale mais ils peuvent influencer sur l'abondance des champignons du genre « Penicillium », aussi ils peuvent être influencés par d'autres facteurs. Alors, voyons quel rôle ils peuvent jouer dans nos stations de prélèvement.

Prenons l'eau.

En analysant les résultats des observations sur terrain, on remarque qu'il existe une différence entre l'alimentation des trois stations en eau. L'eau alimentant les deux stations 1 et 2 était d'origine pluviale entrée par l'ouverture principale des grottes, dont il est plus remarquable dans le cas de la station 1 que l'autre station vue la forme de son entrée. Cependant, l'eau alimentant la station 3 est comme origine l'eau d'infiltration plus des sources de cours d'eaux présents au niveau des points de prélèvement P2 et P3.

Par suite de ces résultats, on peut dire que l'eau est suffisante au niveau de tous les sites d'étude à l'égard de la station 2.

Parallèlement à la matière organique et l'eau, les champignons ntant qu'organismes hétérotrophes ont besoin d'oxygène pour vivre. Cependant, l'approvisionnement du milieu souterraine en oxygène et comme tous les autres milieux (terrestre, aquatique,...) est sous la dépendance de l'activité des organismes photosynthétiques dégageant l'oxygène.

Alors, on peut dire que plus l'activité photosynthétique de ces organismes est plus importante, plus le milieu s'enrichit en oxygène. Or, le milieu souterrain est caractérisé par l'absence de la lumière, surtout dans les galeries les plus profondes, alors que c'est un facteur important pour l'assimilation chlorophyllienne ; ce qui a rendu ce milieu, un des milieux les plus pauvres en oxygène. Par contre, ce milieu est caractérisé par un apport énorme de gaz carbonique libéré aux cours des précipitations calciques et le ruissellement des eaux souterraines.

Selon Jeannel (1937) « On connaît un assez grand nombre de grottes à acide carbonique. Ce gaz remplit les bas-fonds et y forme des lacs gazeux où toute vie est impossible. Lorsqu'il coule en ruisseaux aériens dans les galeries souterraines, il rend l'air irrespirable pour l'homme ».

Si on prend en considération la relation proportionnelle entre l'oxygène et les organismes photosynthétiques, on peut dire que parmi nos stations de prélèvement les plus riches en oxygène étaient la station 1et la station 2 ; tandis que les plus pauvres sont les points de prélèvements de la station 3. Donc les deux stations 1 et 2 ont été des milieux favorables à l'abondance des champignons du genre Penicillium, alors que les résultats d'isolement ont été appropriés dans le cas de la station 1 et non dans le cas de la station 2.

Concernant la station 3, les résultats d'isolement des souches de Penicillium ont été remarquables. L'absence des producteurs d'oxygène, plus l'infiltration des eaux aux niveaux de tous les points de prélèvement peut les transformer en milieu très pauvre en oxygène et riche en gaz carbonique, alors que le point de prélèvement P2 situé à 180 m de l'entrée, où la chance d'existence des organismes chlorophylliens est négligeable, a été la source principale de nos isolats de penicillium.

D'après ces résultats, on peut dire que les organismes photosynthétiques endogènes n'étaient pas le seul facteur limitant d'oxygène dans ces stations, et surtout la station 3. L'oxygène est peut être apporté aux cours des renversements des courants d'air entre la grotte et l'extérieur, dont on peut remarquer que la largeur de la grotte dans le cas de la station 3 peut la transformer en un stock d'oxygène, et surtout à proximité de l'entrée. Cependant, le point de prélèvement P2 est très éloigné de l'entrée et même de l'autre ouverture.

Le problème ne se pose pas à la distance entre ce point de prélèvement et les deux entrées de la station puisqu' elle n'est pas énorme, l'oxygène est suffisant ; mais c'est la rétention de l'oxygène par le sol, qu'elle peut poser les problèmes ; et surtout, lorsqu'on lie ce que vient à l'influence de l'oxygène et gaz carbonique sur la microflore tellurique et son activité abordé par Dommergues (1969) :

 « Le sol est formé de particules élémentaires (sable, limon, argile) assemblées en agrégats et constituant un système poreux (phase solide) dont les espaces libres sont occupés par l'atmosphère du sol (phase gazeuse) ou par de l'eau (phase liquide ou solution du sol). Les proportions relatives des phases gazeuses et liquides variant en fonction de l'humidité, il est difficile de dissocier l'étude de l'aération du sol de celle de l'humidité : en effet, lorsque le sol est gorgé d'eau, la phase gazeuse est inexistante et les échanges avec l'atmosphère libre sont très faibles. ».

D'après ce paragraphe, on peut dire que la teneur très élevé en eau du sol du point de prélèvement P2 (Fig. 4.D et E) peut réduire sa teneur en gaz! ! !

Mais, peut être c'est vrai si les gaz du sol n'existent que dans la phase gazeuse ; or, ils n'existent pas seulement dans la phase gazeuse mais aussi dans les autres phases, phase liquide ou ils sont dissouts et à l'état adsorbé sur les particules constituant la phase solide, dont les gaz dissous joue un rôle biologique important dans la solution du sol, car la plupart des microorganismes telluriques ne sont pas en contact direct avec l'atmosphère du sol mais sont recouverts d'un film d'eau plus ou moins épais dans lequel diffusent les gaz de l'atmosphère (DOMMERGUES, 1969).

Donc, on peut penser que c'est à l'oxygène dissout qu'on peut rattacher l'abondance des souches de Penicillium dans ce point, alors que les solutions du sol sont caractérisées par une concentration en oxygène beaucoup plus faible et une concentration en gaz carbonique beaucoup plus élevée que l'atmosphère du sol avec lesquelles elles sont en contact (DOMMERGUES, 1969).

Après qu'on a discuté l'approvisionnement en oxygène de ce point de prélèvement, on y trouvé toujours devant l'impossibilité de ce point d'être un milieu convenable et même très convenable à l'abondance des champignons du genre Penicillium. La preuve le tapis mycélienne (Fig. 4.D et E).

Sans oublier les résultats d'isolement des souches de Penicillium à partir des concrétions en mois de mars, on peut attribuer ces résultats dans la majeur partie aux eaux d'infiltration, qu'elle peut apporter la matière nutritive, l'eau et l'oxygène. Et, dont Maheu (1906) a dit à propos des champignons (supérieur) trouvés sur les concrétions :

« La présence du substratum et surtout sa nature ne doit pas être sans influence sur le développement de ces champignons. Dans un grand nombre de grottes, les concrétions calcaires qui recouvrent entièrement le sol s'opposent aux efforts des mycéliums pour trouver leur nourriture. En effet, ce n'est qu'exceptionnellement que des formes naines croissent sur des stalactites qui semblent ne présenter aucune particule alimentaire ; mais dés qu'apparaissent les matières organiques : boues liquides, humus, détritus de feuilles, les champignons plus ou moins bien développés se multiplient rapidement ».

D'un autre côté, les résultats d'isolement des souches de Penicillium peut être attribué à notre travail expérimental dont les conditions de travail (milieux de culture, température d'incubation, pH...ect) ont permis peut être à la croissance de certaines en faveur d'autres.

Enfin, on doit faire la remarque sur l'interprétation et la discussion des résultats d'isolements des souches de Penicillium, c'est vrais les résultats apportées dans notre travail étaient ceux des souches sélectionnées et pas isolées ; mais si on prend les résultats, à titre exemple, de la station 1 et du point de prélèvement P2 de la station 3 le nombre réel des souches isolées étaient beaucoup plus important que celui des souches sélectionné ; cependant que le nombre réel des souches des autres stations et les points de prélèvements était le même que celui des souches sélectionné. C'est pour cette raison qu'on a dit que la station 1et le point de prélèvement P2 de la station 3 ont été caractérisés par l'abondance de nos champignons cible.

Parallèlement à l'isolement des souches de Penicillium, on a révélé la nouveauté dans notre laboratoire d'une souche présent uniquement dans les échantillons du point de prélèvement P2 de la station 3. L'étude de ces caractéristiques morphologiques et culturales, suivie par une identification proprement dite par le Musium National d'Histoire Naturelle de France, a montré que la souche appartient à l'espèce Beauveria felina.

D'après l'article qui a accompagné la lettre du Musium National d'Histoire Naturelle de France, les caractéristiques morphologiques et culturaux de la souche 23 B ont présenté une grande similitude avec celle décrit par De Hoog (1972) en article ci-dessous.

Isaria felina (DC. per Fr.) Fr.

Clavaria (?) felina DC. - Fl. fr. 6:30. 1815; per Fr. - Syst. mycol. 1: 496. 1821 = Fibrillaria felina (DC. per Fr.) Pers. - Mycol. eur. 1:53. 1822 = Isaria felina (DC. per [p. 16] Fr.) Fr. - Syst. mycol. 3: 271. 1832 = Penicillium felinum (DC. per Fr.) Biourge - Cellule 33: 102. 1923.

Isaria felina (DC. per Fr.) Fr. var. suina Sacc. - Michelia 2: 561. 1882.

Isaria felina (DC. per Fr.) Fr. var. aviaria Sacc. - Michelia 2: 561. 1882.

Isaria edwalliana P. Henn. - Hedwigia 43: 209. 1904.

Isaria felina (DC. per Fr.) Fr. var. domestica Speg. - An. Mus. nac. Hist. nat. B. Aires 23: 121. 1912.

Isaria felina (DC. per Fr.) Fr. var. cuniculina Ferr. - Fl. ital. crypt., Fasc. 6, Hyphales p. 152. 1910.

Isaria felina (DC. per Fr.) Fr. var. pirina El. Marchai & Et. Marchai - Bull. Soc. R. bot. Belg. S4: 134. 1921.

Isaria fimicola Sternon - Bull. Soc. R. bot. Belg. 55: 145. 1923.

Isaria cretacea van Beyma - Zentbl. Bakt. ParasitKde, Abt. 2, 91: 350. 1935 = Beauveria cretacea (van Beyma) Matsushima - Microf. Solomon Isl., Papua-New Guinea p. 7. 1971.

Fig. 11. Isaria felina. a. conidial structures; b. conidiogenous cells; c. conidia.

Colonies in vitro attaining a diameter of 8-14 mm in 8 days, forming in fresh isolates a dense felt, from which several white, positively phototropic synnemata arise (Taber & Vining, 1963), up to 70 mm high and constantly 1 mm wide, terete, tomentose, usually unbranched, or occasionally branched at the apex, in old strains appearing lanose to floccose; at first white, later becoming yellowish. Reverse uncoloured or yellowish to yellow brown. Exudate rarely produced, odour absent. Submerged hyphae hyaline, smooth-walled, 1-3 um wide. Hyphae of the aerial mycelium hyaline, smooth-walled, 1-4.5 um wide, creeping, ascendent or fasciculate, bearing orthotropic conidiogenous cells, solitarily or in small groups; sometimes 1-2 conidiogenous cells are supported by a slightly swollen stalk [p. 17] cell. Conidiogenous cells not elongating, consisting of a swollen, flask shaped or curved, occasionally elongate basal part, mostly 3-8.5 x 2-2.5 um, and a short, irregular conidiiferous portion, mostly comprising 2-4 denticles; in age a short geniculate rachis may be formed. Conidia hyaline, smooth, subglobose, ellipsoidal or ovoidal, sometimes with a pointed base, (2.5-) 3-4 (-4.5) x (2-) 2.5-3 (-3.5) um. No chlamydospores were observed.

Mycelium on natural substrate forming a thin layer of hyaline hyphae, from which several white, erect synnemata arise, up to 80 mm high and constantly 0.5-1 mm wide, usually unbranched. Perfect state unknown.

Material examined

Herbarium specimens

Isaria felina in herb. Fries (UPS), probably collected by F. Chevallier.

Fibrillaria felina in herb. Persoon (L), Nos. 910.262.101 and 910.262.106, leg. F. Chevallier.

Isaria felina in herb. PC under No. 1534; ex herbarium Durieux de Maisonneuve, leg. L. Motelay, 1879.

Isaria fimicola in herb. BPI (type), cultures on carrot.

Isaria fimicola in herb. Shear (BPI), leg. P. Marchal, Gembloux, Belgium, 1924.

Isaria felina var. suina Sacc. in herb. Bresadola (BPI), type, on dung, Torino, Italy.

Isaria felina in herb. Bommer & Rousseau (B), on rabbit dung, 1882.

Isaria edwalliana in herb. S, on carnivore dung, Sao Paulo, Brazil, 1903.

Isaria felina ex herb. Sydow (S), on rat dung, Leipzig, Germany, leg. B. Auerswald.

Living strains

CBS 110.08 sent in 1908 by A. F. Blakeslee.

CBS 250.34, type culture of Isaria cretacea, Epsom, Great Britain, sent in 1934 by D. Hutchinson.

CBS 235.36 isolated by H. A. Diddens from pupa of Anaitis efformata, Soest, sent in 1936 by R. Tolman.

CBS 236.36 isolated from rabbit dung, Erlangen, Germany, sent in 1936 by H. Greis.

CBS 217.37 isolated from mouldy leaves, sent in 1936 by D. Hellinga.

CBS 312.50 isolated from rabbit dung, sent in 1950 by K. B. Boedijn under No. BR 17/50.

CBS 313.50 isolated as culture contaminant, sent in 1950 by Lab. Microbiology, Delft.

CBS 229.58 sent in 1958 by O. Verona.

CBS 648.66 sent in 1966 by F. J. Herrero, Buenos Aires, Argentina.

CBS 173.71 isolated from porcupine dung, Ontario, Canada, sent in 1969 by D. Malloch under No. TRTC 45685.

En analysant les informations apportées par l'article, on a trouvé quelques différences. Prenons l'embranchement des synemmata ; le lectotype décrit en article est fréquemment non branché (usually unbranched). Ce n'est pas le cas pour notre souche (Fig. 7).

En plus, si on prend le paragraphe «Mycelium on natural substrate forming a thin layer of hyaline hyphae, from which several white, erect synnemata arise, up to 80 mm high and constantly 0.5-1 mm wide, usually unbranched. Perfect state unknown.» de l'article ci-dessus, on remarque que la souche décrite dans cette article a formé sur son milieu naturel des synnemata de grande taille (80 mm en longeur et 0.5 à 1 mm en largeur).

Dans le cas de la souche 23B, on ne peut pas trouver ses caractéristiques sur son milieu naturel (le point de prélèvement P2 de la station 3). On a observé, seulement, un tapis mycélien dont on ne peut pas distinguer ses composants (Fig.4.D) ; sa couleur et sa forme ne peuvent nous donner aucun renseignement des champignons qui tapissent ce point de prélèvement. Est-ce que c'est Penicillium ou bien Isaria felina ou même d'autres champignons hors ces deux types et que les techniques d'isolement par suspension-dilution n'ont pas permis de les détecter.

Devant le problème posé, est ce que le tapis mycélien est celui d' Isaria felina ou pas, on essayera de discuter la différence entre le lectotype décrit en article est la souche 23 B du point de vue croissance sur le milieu naturelle.

En prenant d'abord, l'origine des souches d'Isaria felina décrit en article si dessus. Qu'est ce qu'on trouve ? On trouve que les souches ont été isolées dans la plupart des cas à partir des excréments d'animaux. En plus, ces souches ont présenté un caractère très remarquable : leurs synnemata sont phototropique,

Or, notre souche 23 B et toutes les souches qui lui ressemblent ont été isolées du sol et des concrétions sédimentaires d'un point situé à 185 m de l'entrée d'une grotte (Ghar Beni Aâd), alors l'origine est totalement diffèrent des autres souches, c'est une souche cavernicole.

Si on considère que le tapis mycélien est celui d'Isaria felina, qu'est ce qu'on peut dire ?

On peut dire, que même si le tapis mycélien est celui d'Isaria felina, les hyphes n'ont pas les mêmes caractéristiques que celle décrites par l'article. La différence observée est peut être attribuée à plusieurs facteurs, la matière nutritive, l'oxygène, l'humidité et enfin la lumière.

Si on prend le biotope des souches citées par l'article, on trouve que c'est des milieux riches en matière nutritive puisque ce sont des excréments d'animaux, carotte,...ect. Les autres facteurs n'ont pas été cités.

Contrairement, à nos souches qui sont isolées d'un milieu extrême où l'apport en matière nutritive, ainsi en oxygène pose plusieurs questions du fait des caractéristiques du point de prélèvement P2 évoquées en haut. La lumière joue un rôle important puisque les synnemata des souches citées en article sont phototropique, alors que le biotope de la souche 23 B est caractérisé par une obscurité total.

Par ailleurs, si on considère que le tapis mycélien est pas à Isaria felina, on peut dire que les spores de cette espèce ont été conservés dans le sol et sur les stalactites, et que les caractéristiques du point de prélèvement P2 n'ont pas permis le développement de ces spores. En effet, les moisissures sont parfois condamnées à un mode de conservation originale. Dans les parties de réseaux soumises aux courants d'air ascendantes ou descendantes, notamment à proximité des entrées, les apports organiques, à la surface des sédiments, peuvent être suffisants - l'humidité par ailleurs ne faisant que rarement défaut - pour permettre un début de développement des spores qui les accompagnent. Ce développement est réduit et on isole fréquemment, notamment dans les galeries de faible volume ouvertes aux pollutions, à coté de cours filaments mycélien vides, à parois épaisses, de grosses spores à parois épaisses également, mais rarement des sporanges. Ces grosses spores sont capables ultérieurement d'un développement normal. Le court mycélium issu de la germination, après avoir rassemblé son cytoplasme, donne des sortes d'oïdies qui sont plutôt des kystes correspondant à un stade de conservation (CAUMARTIN, 1959).

Mais le problème ne s'arrête pas, est ce que le tapis mycélien est celui d'Isaria felina ou pas, et encore est ce que Isaria felina est présent au niveau du point de prélèvement P2 à l'état végétatif ou à l'état de spore, mais de quel facteur, elle est peut être influencé sous les deux états.

Les interactions entre les composantes de la mycoflore du sol de ce point peuvent jouer le rôle, comment ?

Selon Dommergues (1969) « Lorsque l'on inocule un sol stérile avec un microorganisme quelconque, ce dernier s'y installe sans difficulté, à condition, bien entendu, qu'il dispose d'un substrat convenable et qu'il ne soit pas gêné par des facteurs écologiques défavorables, pH excessif ou insuffisant par exemple. Par contre, si l'inoculation porte sur un sol non stérile, elle est souvent vouée à l'échec : c'est ainsi que de nombreux microorganismes pathogènes pour l'homme, les animaux ou les plantes, ne se conservent pas dans les sols biologiquement actifs. Cet échec de l'introduction d'un microorganisme étranger dans un sol non stérile s'explique par l'intervention de processus antagonistes divers, dont les principaux sont la compétition, l'antibiotisme, la prédation et le parasitisme. ».

D'après ce paragraphe, on peut dire que nos souches d'Isaria felina ont été peut être à l'état de spore, si c'est le cas, pas seulement à cause des conditions d'environnement mais les interactions peuvent jouer un rôle, surtout celles de type antagonistes.

L'un de ces interactions le plus intéressentes est la mycostase ou phénomène d'inhibition de la germination des spores fongiques en contact avec le sol, même si les conditions d'environnement sont favorable à leurs germination. Il est expliqué soit par la déficience du sol en substrat nécessaire à la germination d'où apparition d'une compétition très vive entre ces spores d'une part et les autres éléments de la microflore d'autre part, soit par la diffusion dans le sol de substances inhibitrices (mycostatiques), en particulier d'antibiotiques (DOMMERGUES, 1969).

On comprend que, si Isaria felina est présent au niveau de ce point de prélèvement à l'état de spore, elle est peut être sous l'influence des interactions antagonistes, mais si elle est à l'état végétatif, de quel type d'interaction elle est peut être soumise ?

Premièrement, on doit faire la remarque sur la différence entre le tapis mycélien et la forme végétative. Lorsqu'on a dit le tapis mycélien est celui d'Isaria felina, on a peut être négligé un peu le cas ou le tapis mycélien est formé d'une part par Penicillium, qu'on a révélé auparavant leur abondance au niveau de ce point, et d'autre part par Isaria felina et même d'autres champignons.

Si c'est le cas, on peut dire que ces composantes du tapis mycélien sont peut être sous la dépendance des interactions synergiques, qui a rendu ce point de prélèvement un milieu favorable autant pour Penicillium que pour Isaria felina malgré les points d'interrogation accompagnant les conditions d'existences au niveau de ce point.

Si ce n'est pas le cas, on peut dire que cette espèce a peut être exercé des interactions antagonistes contre les autres champignons.

Quoiqu'on parle de la différence observée entre les caractéristiques du lectotype décrit en article et celles de la souche 23 B, on ne peut pas négliger la différence entre les deux origines d'isolement. Alors, si on analyse bien les données de cet article, qu'est ce qu'on peut dire ?

Hors l'origine d'isolement, l'article n'a pas donné des informations concernant, sous quelle conditions de croissance a donné cette espèce la forme décrite en paragraphe si dessus ( la température, la luminosité et l'humidité), ainsi l'origine exacte pas seulement des excréments mais aussi des animaux, des champignons, des carottes...ect. Est-ce qu'ils ont une relation avec les grottes ?

On essayera d'établir cette relation par le schéma suivant :

Transport de spores

Excréments

Lapin

Souris

Porc-épic

Carottes

Champignons

Grottes

Excréments

Aliments

Pourquoi on a pensé à cette relation ? Peut être parce qu'on a trouvé que l'origine d'isolements des souches d'Isaria felina de l'article ont une relation avec les grottes ; surtout, lorsqu'on parle du porc-épic dont l'habitat principal de cet animal c'est les cavités souterraines, et même quand on parle des autres origines, ils ont une relation avec le monde souterrain.

Par ailleurs, cette relation peut nous diriger vers une problématique, est ce que Isaria felina est une espèce cavernicole ou c'était les animaux cités par l'article qui ont transporté ces spores à l'intérieur de la grotte de Beni Aâd.

Avant de terminer, nous devons faire la remarque qu'en laboratoire on a isolé plusieurs souches de cette même espèce et à partir de plusieurs échantillons du point de prélèvement P2 et on a fait plusieurs essais d'isolement pour éviter les probabilités que cette espèce d'être un simple contaminant de nos cultures.

On peut ajouter que ce point de prélèvement n'est pas un endroit préférable aux touristes de la grotte, puisqu'elle n'est pas concrétionné en formes attirantes. Pourquoi on a dit ça, tout simplement pour éviter la probabilité que les souches isolées de cette espèce sont à l'origine les pieds des touristes.

Afin d' atteindre notre objectif de départ que c'était l'isolement des souches fungiques à activité antibactérienne ; on a utilisé deux méthodes, dont l'une était utilisée pour les souches de Penicillium, pendant que l'autre était utilisée pour la souche 23 B.

Concernant la première méthode les souches ont été passées par deux criblages, afin de sélectionner les souches les plus puissantes de point de vue d'activité antibactérienne. En passant par le criblage primaire, on a révélé la présence d'une activité inhibitrice chez 38 souches de Penicillium parmi 80 souches testées contre une des trois bactéries-cible.

Les souches de Penicillium les plus puissantes ont été d'origine la station 1 et le point de prélèvement P2 de la station 3.

Le criblage secondaire a montré que parmi 14 souches de Penicillium testées seulement 7 souches qui ont révélé une activité antibactérienne contre aux moins une bactérie-cible dont la plupart ont exercée l'activité inhibitrice contre les deux bactéries-cible Salmonella typhi et Proteus mirabilis.

Par suite de ces résultats, on peut dire que les zones d'inhibitions obtenues en deuxième criblage ont été nettement inférieures à ceux obtenues en premier criblage des mêmes souches de Penicillium. Cela est peut être attribué à la méthode utilisée.

En effet, le milieu de culture peut jouer un rôle important dans les résultats d'activité antibactérienne (TAKAHASHI CTAKADA et al, 1994 ; BERNAN et al, 1994) ; dont il peut influencer par différentes voies, par sa composition, sa richesse en matière nutritive, son pH et même son état que ce soit liquide ou solide. Alors, le fait que le milieu de culture utilisé pour la production des antibiotiques par la méthode de culture en milieu liquide soit le milieu (YGS) et celui de culture en milieu solide soit (PDA ac) peut influencer sur les résultats d'antibiose.

Selon Gaden-Junior (2000), la production des métabolites est sous l'influence de la composition des milieux de cultures, sa richesse en nutriment, plus d'autres aspects. Différentes sources de carbones et d'azotes peuvent agir sur la synthèse des enzymes impliqués dans le métabolisme primaire et secondaire. Les microorganismes sont capables d'utiliser une large variété de sources de carbones et d'azotes. Pourtant, beaucoup de voies de métabolismes secondaires sont affectées négativement par les sources favorables à la croissance (SANCHEZ et DEMAIN, 2002).

Plus la composition des milieux de culture, le pH peut influencer sur les résultats d'antibiose puisqu'il est différent. Le pH du milieu (YGS) neutre, pendant que celui du (PDA ac) est acide.

Par ailleurs, il faut ajouter que les conditions de laboratoire peuvent influencer sur les résultats. Alors, comment ?

Les essais effectués aux cours de notre étude en laboratoire, nous ont imposé à réfléchir ce n'est pas seulement à la différence observée entre les deux méthodes mais aussi les différences observées, quelque fois, entre les résultats d'une même méthode. Et on a fini par dire que les conditions climatiques ont peut être joué un rôle important dans l'expression de l'activité antibactérienne chez les souches de Penicillium. Pourquoi ?

On a remarqué que les tests d'antibiose effectués en climat froid ont donné des résultats positifs, tandis que ceux effectués en climat chaud ont donné dans la plupart du temps des résultats négatifs. Cela est peut être attribué à la production des antibiotiques par les souches de Penicillium, peut être elle est affectée par la période sèche même en utilisant des étuves à 25°C, cela n'est pas sans inconvénient.

Ces remarques, nous font penser à l'origine d'isolement (les grottes) et les conditions de ce milieu (température, humidité...ect).

Par ailleurs, les résultats d'antibiose des souches de Penicillium que ce soit en premier criblage, qu'en deuxième ont été la preuve de la richesse des grottes et spécifiquement la station 1 et le point de prélèvement P2 de la station 3 en producteurs d'antibiotiques. Ces sites d'études que leurs caractéristiques (la matière organique, l'humidité, l'oxygène...ect), n'ont pas fait défaut à la présence des champignons du genre Penicillium, ont favorisé la compétition entre ces champignons et les autres éléments de la microflore du sol, donc la présence des producteurs d'antibiotiques les plus puissants.

En effet, dans la nature les antibiotiques représentent un atout pour les bactéries et les moisissures qui les synthétisent. Cet atout leur permet de nuire à leurs compétiteurs pour mieux s'accaparer les substances nutritives disponibles dans leur environnement (GAUTHIER, 1993).

Enfin, nous devons faire remarquer que l'activité antibactérienne des souches testées peut être plus importante en milieu naturel que celle exhibée en laboratoire, du fait, premièrement, aux conditions extrême de nos sites d'étude, plus le choix de milieu de culture et les conditions de production des antibiotiques.

Avant de terminer, on ne peut pas oublier un autre témoignage des résultats d'antibiose des souches de Penicillium, c'était premièrement, les caractéristiques du point de prélèvements P2.

Plus, l'histoire du combattant dans la station 1 avec les blessures et le jeûne pendant 12 jours au lieu qu'elle s'aggravait, elle s'est stabilisée. Peut être cet état était du à la présence des organismes producteurs d'antibiotiques.

A propos de la souche 23 B appartenant à l'espèce Isaria felina, le résultat d'activité antibactérienne obtenue par la méthode 2 a montré que les filaments aériens agrégés libèrent dans l'eau distillée des substances antibactériennes.

Par ailleurs, les résultats des tests de production des substances antibactériennes exogènes et endogènes ont montré une activité négligeable du surnageant, et parallèlement une activité importante de l'extrait éthanolique du mycélium (aérien et substrat).

En effet, les filaments aériens agrégés de cette espèce étaient le cible de beaucoup de chercheurs de molécules insecticides et même des molécules antifongiques (GUO et al, 2005). L'étude de l'activité antibactérienne d' isarfiline contre les bactéries-cibles (Bacillus subtilus, Escherichia coli et Staphylococcus aureus), effectuée par Guo et al (2005), a révélé l'absence d'une activité notable. Alors que peut on dire de nos résultats ?

La présence d'une activité inhibitrice de la souche 23 B contre les bactéries- cible est peut être attribuée à plusieurs facteurs ; au milieu de culture, au protocole d'extraction, aux bactéries- cible, à la souche elle-même pour des raisons peut être liées plus aux facteurs d'antagonistes (cités en haut).

Il faut ajouter que l'absence d'une activité antibactérienne notable du surnageant, ça ne veut pas dire que la souche n'a pas des substances antibactériennes exogènes ; la composition du milieu de culture, son pH, ainsi son volume peut influencer sur les résultats.

Ailleurs, les résultats d'activités antibactériennes des extraits éthanoliques et étheriques du mycélium peuvent nous faire penser à la nature hydrophile de la substance active, puisque l'activité était concentrée dans l'extrait éthanolique.

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