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Développement financier et causalité entre épargne et investissement en zone UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine )

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par Relwendé SAWADOGO
Université Ouaga II Burkina Faso - DEA/ Master macro économie appliquée 2009
  

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I-2- Les indicateurs de développement financier retenus en zone UEMOA

Les indicateurs de développement financier retenus sont ceux qui mesurent essentiellement la profondeur et l'efficacité de l'activité des intermédiaires financiers. Nous pensons que ces indicateurs sont pertinents pour les pays de l'UEMOA car les banques commerciales assurent presque la totalité des financements externes. Par souci d'harmonisation, les données ont toutes été tirées de la Banque Mondiale (WDI, 2010). Ces données couvrent la période de 1977 à 2008 pour les sept pays de l'UEMOA21. Pour mesurer le niveau de développement des intermédiaires financiers, trois indicateurs bancaires ont été pris en considération22 :

i) les actifs liquides du système financier en proportion du PIB c'est à dire le ratio de la masse monétaire M2 sur le PIB, notée LLPIB ;

ii) le ratio des crédits domestiques fournis par le secteur bancaire par rapport au PIB, noté LDCBS ;

iii) et le crédit accordé au secteur privé par les banques commerciales et les autres institutions financières rapporté au PIB, noté LDCPS.

Les trois indicateurs ont été pris sous forme logarithme népérien.

Les actifs liquides du système financier (monnaie fiduciaire + dettes financières des banques et autres institutions financières) en proportion du PIB regroupent la taille de l'ensemble du système financier relativement à la taille de l'économie. C'est également un indicateur de profondeur financière et une mesure de la taille du secteur financier formel d'intermédiation financière au sens large par rapport à la taille de l'économie (Banque centrale, banques commerciales et autres institutions financières). Cet indicateur a été utilisé de manière fréquente dans la littérature financière par des auteurs comme McKinnon (1973) ; King et Levine (1993) ; Beck et al. (1999) ; Levine et al. (2000). Ils montrent que le système financier (mesuré par M2/PIB en fonction de sa taille moyenne ou initiale) est lié au taux de croissance via les canaux « volume des investissements » et « l'efficacité des investissements ». On anticipe qu'il est positivement lié à la qualité et au niveau des services financiers offerts par les intermédiaires financiers.

21 Sept de l'UEMOA car la Guinée Bissau n'a pas été prise en compte dans nos analyse à cause de la non disponibilité des données.

22 Nous insistons sur le fait que le choix des indicateurs a été fortement contraint par la disponibilité des données sur l'ensemble de la période et pour l'ensemble des pays.

Ensuite, le crédit intérieur fourni par le secteur bancaire inclut tous les crédits alloués aux différents secteurs de l'économie sur une base brute, à l'exception du crédit au gouvernement qui est net. Il peut donner une indication sur le degré selon lequel le secteur bancaire formel joue un rôle dans les pays de l'UEMOA. Toutefois, la simple mesure de la part des crédits domestiques dans le PIB ne permet pas d'avoir une indication complète et une idée plus claire sur le développement du secteur financier. Il convient alors d'analyser la composition méme des crédits domestiques.

Enfin, le dernier indicateur financier mesure l'activité des intermédiaires financiers sous l'aspect de l'une de leurs fonctions principales : canaliser l'épargne vers les investisseurs. Le principal avantage de cet indicateur est qu'il exclut le crédit accordé au secteur public. Il présente plus précisément le rôle des intermédiaires financiers dans la transmission des fonds vers les participants du marché. Ainsi, c'est la définition de l'intermédiation financière qui la rapproche le plus du niveau et de l'efficience de l'investissement, et donc de la croissance économique. Dans les pays en développement, le développement financier se produit à travers le système bancaire. Par conséquent, dans ces pays, le crédit au secteur privé est un meilleur indicateur de développement financier. Cependant, il ne prend pas en compte les crédits obtenus en dehors du système bancaire ou les crédits des entreprises qui se portent directement emprunteurs à l'étranger. Il a été utilisé pour la première fois par Levine et Zevros (1998) et la seconde fois par Beck et al. (1999).

En résumé, ces indicateurs s'avèrent pertinents pour mesurer la profondeur financière et l'activité des intermédiaires financiers dans la zone UEMOA. D'abord parce que le ratio de liquidité permet de prendre en compte les moyens de paiements disponible dans l'économie et enfin le ratio crédits domestiques fournis par le secteur bancaire par rapport au PIB et le ratio crédit accordé au secteur privé sur le PIB permettent de mesurer le rôle des banques dans le financement des activités économiques eu égard au fait que le système financier est dominé par les banques. Mais notre indicateur présente une faiblesse car il ne prend pas en compte le circuit informel portant développé dans la zone UEMOA.

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