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Projet de numérisation d'un fonds de thèses soutenues à  l'université de Béjaia

( Télécharger le fichier original )
par Djamel Eddine Kernoua
Université de Béjaia - Diplôme d'études universitaires appliquées 2008
  

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2.1.2 Free Software Foundation

La FSF - Free Software Foundation (en français « Fondation pour le Logiciel Libre ») est une association à but non lucratif créée par Richard Stallman en 1985 pour le développement des logiciels libres.

Elle est dédiée à la promotion du droit des utilisateurs d'ordinateurs à utiliser, étudier, copier, modifier et redistribuer les programmes informatiques.

La FSF encourage le développement et l'utilisation du logiciel libre, en particulier le système d'exploitation GNU (aujourd'hui utilisé largement dans sa variante GNU/Linux) et la documentation libre. Elle propose ainsi un répertoire des logiciels libres (en anglais).

La FSF milite pour les logiciels libres en aidant également à diffuser la conscience des questions éthiques et politiques de la liberté dans l'utilisation des logiciels.

La FSF vend des copies de logiciels libres (dont GNU) et des manuels pour des honoraires de distribution. La majorité des fonds de FSF vient de ce service de distribution.

Fidèle à ses principes de liberté, elle autorise la redistribution et les modifications des logiciels, mais aussi des manuels.

La Free Software Fondation est très respectée au sein de la communauté du logiciel libre. [4, 10, 13]

4 Le système d'exploitation libre Linux a été créé en 1991, à l'initiative de l'étudiant finlandais Linus Torvalds qui a conçu, à partir de Minix (système d'exploitation créé par Andrew Tanenbaum sur la base d'Unix, à visée pédagogique), un nouveau noyau sur lequel pourraient se greffer les logiciels libres développés par la Free Software Fondation de Richard Stallman. Après avoir développé une version utilisable, il s'est adressé aux internautes, par le biais des newsgroups et pour pouvoir permettre un processus de collaboration efficace, il a placé son code sous la licence GPL. Ce système regroupe le noyau (kernel), ainsi que de nombreux autres logiciels dont une partie a été développée par la FSF dans le cadre du projet GNU : c'est pour cela que l'on parle souvent de système GNU/Linux. Aujourd'hui, le système Linux est considéré comme une alternative aux systèmes propriétaires des éditeurs commerciaux.

2.2 Utilisation des logiciels libres

2.2.1 Distinction entre les logiciels libres et les autres principaux types de logiciels

Les logiciels libres sont disponibles sous forme de code source (lignes de programmation), librement redistribuables et modifiables. Par contre, ils ne sont pas forcément gratuits.

La Free Software Foundation les définit de la façon suivante [2,8,13] :

> Liberté d'exécuter un programme sans aucune limite d'objectif, d'usage

> Liberté de modifier le programme afin qu'il corresponde le mieux possible aux besoins des utilisateurs. Dans la pratique, pour que cette liberté prenne effet, il faut pouvoir accéder au code source ; en effet, opérer des modifications au sein d'un programme, dont le code source n'est pas connu, est un exercice extrêmement difficile

> Liberté de redistribuer des copies du programme, que ce soit gratuitement ou contre une somme d'argent (donc l'usage commercial des logiciels libres est possible)

> Liberté de distribuer des versions modifiées du programme avec son code source, afin que la communauté puisse bénéficier des améliorations.

Il existe d'autres catégories de logiciels qu'il ne faut pas confondre avec les logiciels libres : [1,6,17,23]

1. Les logiciels propriétaires n'offrent pas l'accès au code source des programmes. Les utilisateurs ne peuvent donc pas adapter le logiciel à leurs besoins ou corriger d'éventuels bogues. En général, ils passent par un club d'utilisateurs pour que leurs demandes d'évolutions soient éventuellement prises en compte.

2. Les logiciels du domaine public n'appartiennent à personne et peuvent être utilisés par tout le monde. Leur code source peut ne pas être disponible. Dans le cas contraire, des logiciels propriétaires peuvent être créés à partir du code de ces logiciels. C'est donc un risque pour les utilisateurs qui ne pourront plus bénéficier librement des versions ultérieures si des personnes à l'esprit peu coopératif suppriment les libertés que l'auteur avait donné à son logiciel en choisissant d'abandonner ses droits.

3. Les freewares5 (gratuiciels) sont des programmes souvent développés à titre de hobby par un développeur unique et qui peuvent être utilisés librement. Contrairement aux logiciels libres, la disponibilité du code source d'un freeware est laissée à la discrétion du développeur qui est le propriétaire du logiciel (notion de copyright). Dans la pratique, le code source est rarement disponible.

4. Les sharewares (partagiciels) sont très proches des freewares. En effet, un shareware est un programme qui peut être essayé gratuitement (en général 30 jours) mais qui doit être acheté en cas d'utilisation prolongée. Il s'agit d'un programme propriétaire. De plus, la licence d'un shareware contient en général des limitations quant au nombre de copies, à la durée d'utilisation et au territoire concerné.

5 Dans le mot freeware, free signifie gratuit, contrairement aux logiciels libres (free softwares) pour lesquels free correspond à la notion de liberté.

Le domaine d'applications des freewares et des sharewares concerne principalement les accessoires de bureautique.

Tableau 1 : Comparaison des principaux types de logiciels

 

Logiciel libre

Logiciel
propriétaire

Domaine
public

Freeware

Shareware

Gratuit à l'achat

Souvent

Non

Oui

Oui

Non

Protégé par le droit d'auteur

Oui

Oui

Non

Oui

Oui

Code source disponible

Oui

Non

Oui ou Non

Rarement

Rarement

Peut être copié librement

Oui

Non

Oui

Non

Non

Peut être adapté librement

Oui

Non

Oui

Non

Non

Peut être revendu comme logiciel libre

Oui

Non

Oui

Non

Non

Peut être revendu comme logiciel propriétaire

Non, s'il est placé
sous licence GPL

Non

Oui

Non

Non

(Source : Smets-Solanes, Faucon [12])

2.2.2 Développement des logiciels libres

Les logiciels libres sont développés selon un mode de travail collaboratif : ce sont les membres des communautés qui contribuent au développement des projets. Ces « communautés du libre » ont pour volonté de mutualiser les efforts de chacun.

Un projet de logiciel libre peut être décrit en trois étapes : [1,9]

> Etape 1 - Développement initial du logiciel

Un ou plusieurs développeurs, indépendants ou membres d'une organisation, créent un logiciel pour répondre à un besoin précis. Dans une optique de mutualisation de l'effort, les résultats sont partagés avec la publication du programme accompagné de son code source sous une licence de logiciel libre.

> Etape 2 - Contributions au développement du logiciel

Le logiciel évolue grâce aux améliorations proposées par les contributeurs extérieurs qui forment la communauté. Les améliorations répondent souvent à de nouveaux besoins exprimés par les utilisateurs.

Les programmateurs développeurs participent le plus souvent aux projets de logiciels libres de façon bénévole. Il peuvent contribuer aux modifications du code source quels que soient le lieu où ils travaillent (secteurs public ou privé), le lieu où ils résident (grâce aux échanges via Internet), leur âge (certains sont encore au collège),...

> Etape 3 - Organisation pour la pérennisation du logiciel

Cette étape est atteinte lorsqu'une équipe (core team) se met en place autour du ou des développeurs initiaux pour coordonner, rationaliser les évolutions du logiciel.

Cette équipe, composée des créateurs du logiciel et/ou de contributeurs de haut niveau, effectue ainsi les contrôles et assure la cohérence et la qualité des développements.

La pérennité d'un logiciel libre repose notamment sur la taille et le dynamisme de sa communauté (développeurs et utilisateurs). En général, il est constaté que les utilisateurs des logiciels libres reçoivent rapidement des réponses de la part des développeurs lorsqu'ils expriment des besoins précis d'améliorations. [1,23]

Cependant, il n'existe pas de modèle économique spécifique applicable aux logiciels libres qui permettrait de juger des conditions de leur pérennité. [14]

2.2.3 Choix des logiciels libres par les organisations

Le terme organisation est employé ici pour désigner tout type d'entreprises privées, d'institutions publiques et d'associations.

Les logiciels libres sont une véritable alternative aux logiciels propriétaires qui sont utilisés par de nombreuses organisations. [1,3]

Ce choix des logiciels libres pour une entreprise se justifie sur les points suivants : > indépendance vis-à-vis des éditeurs,

> appropriation des codes et des solutions,

> qualité, stabilité et flexibilité des logiciels

> en général, respect des standards édictés par les instances de standardisation et de normalisation.

Ces logiciels sont mis gratuitement à la disposition de tous, mais les organisations doivent faire elles-mêmes l'effort de :

> les télécharger,

> les installer,

> les intégrer aux autres logiciels existants dans l'entreprise,

> vérifier que les besoins des utilisateurs sont satisfaits,

> assurer les moyens humains et développer les compétences pour les faire fonctionner et/ou évoluer,

> maintenir une veille technologique afin de se tenir informées des nouveautés et des problèmes de sécurité...

Si une organisation choisit une migration vers un système à base de logiciels libres, le coût de la formation et de la perturbation dans l'efficacité des agents à leur poste de travail, causées par un changement d'outils, est important mais difficile à évaluer. [14]

Cependant, lorsqu'une organisation utilise ou participe au développement d'un logiciel libre, grâce aux améliorations proposées par la communauté, les coûts liés à l'évolution du logiciel sont partagés et tous en retirent un bénéfice. [19,23]

Une question apparaît souvent à propos des logiciels libres : « sont-ils fiables en matière de sécurité ? ». Cette question se pose également pour les logiciels propriétaires car ils encourent les mêmes risques : failles de sécurité dues à l'existence de "back-doors"6 (portes dérobées) ou de "spywares"7 (logiciels espions), bogues dans les programmes,... Il se trouve que les logiciels libres se montrent souvent aussi sûrs, sinon supérieurs aux logiciels propriétaires en matière de sécurité. Ainsi, la sécurité des logiciels libres ne doit être le seul élément de choix pour leur mise en place dans une entreprise. [Entretien, 1,3]

Depuis quelques années, des prestataires de service de type SSII (Société de Service en Ingénierie Informatique) se spécialisent dans les logiciels libres : ce sont les SSLL (Société de Service en Logiciels Libres). Ces sociétés proposent des solutions utilisant les logiciels libres qu'elles adaptent en fonction des besoins spécifiques de leurs clients. De même, les SSII proposent de plus en plus des solutions intégrant les logiciels libres (distribution, assistance technique, formation, maintenance, insertion de nouvelles fonctionnalités,...). Ces activités lucratives ne posent pas de problème lorsque les quatre libertés définies par la Free Software Foundation sont respectées (Cf. 2.2.1). [1,13,23]

Concernant le secteur public, une Agence pour le Développement de l'Administration Electronique8 (ADAE) a été créée en 2003 pour renforcer le développement de systèmes d'information permettant de moderniser le fonctionnement de l'administration et de mieux répondre aux besoins du public. L'ADAE est un service interministériel placé auprès du Premier ministre, mis à la disposition du ministre chargé de la Réforme de l'État. Elle contribue à la promotion et à la coordination des initiatives, assure leur suivi et procède à leur évaluation. Une des missions de l'ADAE est de proposer aux administrations une démarche de choix et d'usage des logiciels libres. [1]

2.2.4 Logiciels et manuels libres

Afin de favoriser les développements et la pérennité des logiciels libres, il est nécessaire de pouvoir disposer de manuels corrects qui puissent être incorporés dans les « paquetages »9 des logiciels libres. [7,11,13,14]

Leur redistribution et leur modification doivent être autorisées, y compris la vente commerciale, en ligne et sur papier, grâce aux licences de documentation libre telles que la GNU/FDL (Cf. 2.4), la licence chronodégradable, la licence Open Content. [16,18]

De bons manuels existent mais malheureusement, les éditeurs les publient sous des termes trop restrictifs (pas de droit de copie ou de modification, sources non disponibles).

6 Une back-door est un sous-programme, intégré par les créateurs d'un programme, qui peut être activée pour fournir des accès privilégiés pour les tests ou la maintenance. Mais les pirates qui les découvrent peuvent déjouer tous les mécanismes de sécurité et rentrer dans le système.

7 Un spyware est un logiciel espion qui renseigne un serveur sur les habitudes de navigation, voire de consommation, d'un internaute sur le Web. Ce recueil et cette transmission d'informations indiscrètes sont effectués évidemment à l'insu de l'intéressé. Généralement, ces logiciels sont installés à partir d'éléments téléchargés sur le web. Ils ne sont pas détectables par l'internaute et ne peuvent être désinstallés.

8 L'ADAE a remplacé l'ATICA, l'Agence pour les technologies de l'information et de la Communication dans l'Administration créée en août 2001.

9 Un paquetage informatique rassemble les fichiers, les informations, et les procédures nécessaires à l'installation facile (ou la désinstallation) d'un logiciel sur une plate-forme donnée.

D'autre part, des auteurs d'ouvrages ne jouent pas le jeu de l'entraide de la communauté du logiciel libre, notamment en plagiant des documents disponibles gratuitement via Internet. De plus, des pages de code informatique ont très peu d'intérêt en version papier. [43]

Il est important de comprendre que la documentation libre fait référence à la liberté des utilisateurs, et non au prix des publications. En effet, la Free Software Foundation vend des versions imprimées de manuels, mais à la différence des éditeurs privés, elle donne le droit de les copier et de les modifier.

Cette liberté est nécessaire car les programmateurs d'une communauté ont la possibilité de modifier un logiciel et, s'ils sont consciencieux, ils doivent pouvoir mettre à jour les parties techniques du manuel correspondant.

Cette liberté ne s'oppose pas à certaines restrictions telles que :

> la préservation de la notice de copyright originale,

> les termes de distribution,

> la liste des auteurs

> l'apposition d'une notice signalant qu'il s'agit d'une version modifiée du manuel d'origine,

> une liste de parties du manuel d'origine ne pouvant être supprimées, ni être modifiées (en dehors des parties techniques).

Actuellement, il est constaté une insuffisance de la documentation libre ce qui constitue le plus grand défaut des logiciels libres. Ainsi, des programmes parmi les plus importants ne sont pas fournis avec des manuels complets. [7,13]

Le manque de traductions des manuels existants peut également limiter l'utilisation des logiciels libres. Heureusement, grâce à des initiatives individuelles, il est parfois possible de trouver des traductions « non officielles » via Internet.

2.3 Licences des logiciels libres

Une licence de logiciel est un document décrivant les conditions d'utilisation et de diffusion d'un logiciel.

Ainsi, une des premières préoccupations de Richard Stallman a été d'instituer des conditions de distribution qui empêcheraient de transformer un logiciel GNU en logiciel propriétaire par le biais de licences trop restrictives sur les droits des utilisateurs.

La Free Software Foundation a donc créé le concept du copyleft10 en opposition au copyright (droit d'auteur) qui permet la réservation des oeuvres. En effet, les logiciels propriétaires sont placés sous copyright pour restreindre la liberté des utilisateurs alors que le copyleft leur garantit cette liberté. [16]

Le copyleft reprend les quatre libertés qui sont associées aux logiciels libres (Cf. 2.3.1) : liberté d'utiliser, de copier, de modifier et de (re)distribuer le logiciel. [16]

10 Le terme copyleft (gauche de copie) a été créé comme un jeu de mots avec copyright (droit de copie).

Il indique en premier lieu que le logiciel est placé sous un copyright, pour lutter contre la « propriétarisation » abusive du logiciel, puis ajoute des conditions de distribution de manière à le laisser libre.

Avec les licences de logiciels libres, le ou les créateurs du logiciel conservent l'ensemble de leurs droits d'auteurs.

L'objectif de ces licences n'est pas de transférer un droit de propriété ou de faire tomber le logiciel dans le domaine public, mais de permettre la libre évolution du logiciel.

La GNU General Public License - GNU/GPL (Licence publique générale du projet GNU) est la licence de logiciels libres la plus restrictive car elle interdit la construction de toute solution propriétaire à partir d'un logiciel libre.

La licence GNU/GPL, afin de protéger les auteurs, ne fait l'objet d'aucune garantie : si une version modifiée est défectueuse, la réputation des auteurs de la version originale ne peut être remise en cause. [20,21]

Plus de 70 % des logiciels libres sont placés sous licence GPL. C'est d'ailleurs cette licence qui est recommandée pour les logiciels issus du projet GNU et pour le développement de projets dans l'administration française.

Seule la version anglaise de la GPL est officielle (Cf. annexe 8.6) mais des versions françaises sont disponibles sur plusieurs sites web.

[1,15,18,20]

(Source : http:// www.gnu.org)

Figure 2 : Catégories de logiciels libres

D'autres licences, comme celles de type MIT ou BSD, contrairement à la GNU/GPL, permettent les création de logiciels propriétaires dérivés d'un logiciel libre.

Il existe également une licence pour la documentation du même type que la GNU/GPL pour les logiciels : la GNU Free Documentation License (FDL). Elle a été conçue pour les manuels, les livres ou tout autre document, de manière à assurer à chacun la liberté effective de les copier et de les redistribuer, avec ou sans modifications, de façon commerciale ou non. [16]

Une menace pèse cependant sur les logiciels libres : la brevetabilité des logiciels. Si la législation impose le dépôt de brevets pour les logiciels, les créateurs indépendants de logiciels libres n'auront pas les moyens financiers d'effectuer ces démarches.

Cela reviendrait d'une part à offrir aux grands éditeurs les moyens de contrôler l'industrie du logiciel, et d'autre part les normes officielles pourraient adopter des formats propriétaires pour lesquels les acteurs privés ont tout loisir d'imposer les conditions qu'ils souhaitent pour leur usage. [12]

2.4 Logiciels Open Source et logiciels libres 2.4.1 Historique de l'Open Source

Le mouvement de l'Open Source a été créé par Bruce PERENS et Eric S. RAYMOND qui ont fondé l'Open Source Initiative (O SI) en 1998.

Ce mouvement est né de la communauté du logiciel libre dont certains membres ont commencé à utiliser le terme Open Source Software (logiciel ouvert) au lieu de Free Software (logiciel libre) afin de ne pas mélanger les notions de gratuité et de liberté dues à l'ambiguïté du mot FREE en anglais. L'OSI considère plutôt les logiciels de façon pratique que de façon théorique comme le fait la Free Software Foundation. [22,26]

L'OSI accepte certaines licences de logiciels associant des logiciels libres et des logiciels propriétaires, contrairement à la Free Software Foundation.

L'OSI donne la définition suivante pour les logiciels Open Source : [1,2,25]

> les logiciels peuvent être distribués et redistribués gratuitement

> les codes sources doivent être disponibles

> les programmes peuvent être modifiés et des programmes dérivés en être tirés (exemple : fichiers patchs) qui peuvent à leur tour être distribués sous la même licence. Par contre, l'auteur du logiciel d'origine peut imposer des mesures de protection de l'intégrité de son travail lors de la création de ces programmes dérivés (par exemple leur distribution sous un numéro de version différent)

> aucune discrimination ne peut être effectuée contre des personnes, des groupements ou des domaines d'activité en terme d'utilisation du logiciel

> les droits attachés au programme doivent s'appliquer à tous les utilisateurs auxquels le logiciel est distribué sans qu'il leur soit besoin de se conformer à des termes de licence complémentaires

> les termes de la licence ne peuvent être rendus spécifiques à un produit, un mode de distribution, un type de technologie ou un style d'interface

> les termes de la licence ne doivent pas imposer de restrictions sur d'autres produits distribués en même temps que le logiciel libre (par exemple la licence ne doit pas exiger qu'un autre logiciel inclus sur le même CD-ROM soit aussi un logiciel libre).

Les développeurs de logiciels ont utilisé le terme « Open Source » pour apporter aux organisations un gage de sérieux. L'Open Source est alors considérée comme une marque de certification qui indique si un logiciel est libre ou non. [22]

L'Open Source rencontre un succès croissant dans le monde des entreprises qui travaillent sur des projets visant à modifier leurs logiciels propriétaires en logiciels libres (exemple : Mozilla pour Netscape, OpenOffice pour StarOffice, cf.2.6). [24]

2.4.2 Différence entre logiciels libres et Open Source

La différence entre le concept de Free Software de Richard Stallman et celui d'Open Source d'Eric Raymond fait l'objet d'un débat sur le web. Cependant, dans la pratique, les deux termes sont utilisés indifféremment en français sous le nom de « logiciels libres ». [1,2,9,26]

La notion de logiciel libre est la première à avoir été définie. Les valeurs du mouvement du logiciel libre sont : liberté, solidarité et indépendance. Ainsi, la solution trouvée est celle pour laquelle le code source est ouvert. Il s'agit d'une démarche plutôt philosophique dont l'objectif est d'offrir le plus de liberté possible aux utilisateurs.

Pour Richard Stallman : « la rhétorique de l'Open Source met l'accent sur le potentiel pour faire du logiciel puissant et de grande qualité, mais occulte délibérément les idées de liberté, de communauté, et de principes ». [13]

De son côté, Eric Raymond prétend que le terme Free Software est trompeur et qu'il risque de limiter le développement du marché et de la distribution des logiciels libres. [1]

Le mouvement pour l'Open Source est plutôt issu de constats techniques. C'est une démarche intellectuelle qui cherche à démontrer la supériorité technique et commerciale d'un modèle fondé sur l'ouverture du code. L'Open Source est un dérivé du logiciel libre plutôt orienté vers les entreprises. [10,24]

En outre, la licence Open Source peut être plus contraignante que celle des logiciels libres. Enfin l'OSI permet le mélange de solutions propriétaires et libres, contrairement à la Free Software Foundation. [10]

Ainsi, bien que l'analogie soit souvent faite entre ces deux concepts, ce sont finalement les termes des licences des logiciels qui permettent de savoir s'il s'agit d'un logiciel libre ou d'un logiciel Open Source. [24]

Dans les parties suivantes du mémoire, seul le terme « logiciel libre » sera utilisé afin d'éviter toute confusion.

2.5 Exemples de logiciels libres

Les logiciels libres peuvent servir pour la configuration entière d'un système informatique :

Apache : serveur web représentant 67,22 % de part de marché en mai 2004 (source : Netcraft)

Linux : système d'exploitation fonctionnant sur tout type d'ordinateurs. La première version officielle date de 1994. Linux est maintenant considéré comme un système extrêmement fiable et puissant. Les sociétés IBM, SUN, HP, Compaq et DELL assurent le support de Linux sur leurs ordinateurs.

Mozilla : navigateur dont le code source a été donné en 1998 par Netscape. A partir de la version 6.0, les navigateurs Netscape sont donc issus des modifications apportées par la communauté du libre.

MySQL : base de données

PHP : langage de programmation pour les sites web

OpenOffice : suite bureautique issue de la suite commerciale StarOffice de Sun, qui propose un traitement de texte (Writer), un tableur (Calc), un logiciel de présentation (Impress), un logiciel de dessin vectoriel et de PAO (Draw), un éditeur de pages web et un module de création et de gestion des bases de données. Elle est compatible en lecture et en écriture (et donc en modification) avec les fichiers issus de la suite bureautique Microsoft Office version XP (et des versions antérieures 2000, 97 etc...)

EN RESUME :

Les logiciels libres, issus du projet GNU, reposent sur la mise à disposition du code source des programmes informatiques. Leur principe réside dans la liberté accordée aux utilisateurs pour les utiliser, les modifier et les diffuser. Ils sont une alternative aux logiciels propriétaires

La plupart des logiciels libres sont régis par la GNU-General Public License (GPL) qui assure un droit d'auteur et les libertés, citées ci-dessus, aux utilisateurs.

La Free Software Foundation, association américaine à but non lucratif, encourage le développement et l'utilisation des logiciels libres.

Les développeurs et les utilisateurs d'un logiciel libre constituent une communauté qui permet de faire vivre le projet grâce aux contributions permettant de faire évoluer le logiciel.

Ce sont les éléments des licences qui différencient les concepts de logiciel libre et d'Open Source, mais en pratique, les deux termes sont utilisés indifféremment.

Les logiciels libres peuvent être utilisés par tout type d'organisation, soit pour la configuration entière de leur système d'information, soit en complément de logiciels propriétaires préalablement installés.

Avantages des logiciels libres

> Liberté d'utilisation, de modification, de distribution du logiciel libre et de distribution des versions modifiées

> Indépendance vis-à-vis des éditeurs

> Possibilité pour les organisations de faire appel à des prestataires de service pour intégrer les logiciels libres à leur système d'information

Inconvénients des logiciels libres

> Pérennité d'un logiciel libre : il dépend du dynamisme de sa communauté > Manque de visibilité sur les évolution futures

> Documentation parfois inexistante

> Incertitude sur le projet de brevetabilité des logiciels qui conduiraient à transformer les logiciels libres en logiciels propriétaires

3 GESTION DE CONTENU WEB 3.1 Sites web statiques et dynamiques

Les premiers sites web ont été réalisés par les organisations pour proposer des informations générales, avec des outils qui en faisaient des sites statiques. Le volume d'informations n'était pas très grand et la navigation sur le site s'effectuait uniquement grâce à des liens hypertextes.

Un site statique est entièrement codé dans des fichiers HTML. Tout modification d'un site (de fond ou de forme) doit être réalisée en modifiant le code des pages. Ainsi, le moindre changement d'un élément d'un site (graphique ou textuel) entraîne la mise à jour du code de chaque page concernée.

La gestion des sites statiques fait donc rapidement face à des problèmes techniques dès que la taille de ces sites devient trop importante : [3 1,35,37]

> erreurs de manipulation du code,

> mise à jour des liens à l'intérieur des pages du site avec la possibilité d'oublis (liens brisés),

> nécessité de saisir plusieurs fois les mêmes informations avec les risques inhérents aux opérations de « copier-coller »,

> difficultés pour réorganiser un site, faire évoluer son architecture.

L'ensemble de ces problèmes peut donc aboutir à une situation où le contenu des sites n'est plus à jour, ce qui peut être préjudiciable pour les organisations.

Le webmestre (webmaster) est seul en charge de toutes ces opérations de modifications ou de mise à jour des sites ce qui conduit à des situations de « goulot d'étranglement ». Plus la taille des sites est importante, plus la mise en ligne du nouveau contenu est ralentie. [31,35,36,37]

La création des sites web dynamiques, pour lesquels le contenu est stocké dans des bases de données, permet d'éviter l'apparition des problèmes techniques rencontrés avec les sites statiques. Le passage d'un site statique à un site dynamique se fait grâce à l'utilisation d'une base de données qui permet de séparer la forme et le contenu. [31,36]

Malheureusement, les sites dynamiques reposent souvent sur des systèmes de bases de données relationnelles qui ne sont pas adaptées pour le stockage de documents. En effet un document s'archive mieux sous forme d'objet que sous forme d'un enregistrement dans une base de données où un champ correspond à une information.

D'autre part, ils utilisent les langages PHP ou ASP qui demandent d'écrire une application complète pour la création de chaque nouveau site web alors que de nombreuses fonctions nécessaires sont génériques. [31]

Il était donc nécessaire de mettre en place des plates-formes de développement évolutives et extensibles dédiées au web, qui fournissent des fonctions génériques et des bases de données reliées aux pages des sites par des scripts11 programmés en langage perl, php, asp, etc... [31,37]

11 Les scripts sont des morceaux de programmes

3.2 Emergence des systèmes de publication électronique

Avec l'apparition de l'Internet, de nouveaux moyen de communication sont apparus. Des internautes ont commencé à créer des sites personnels ou associatifs afin de diffuser largement toutes sortes d'informations.

Les systèmes de publication électronique peuvent être classés selon les types suivants :

> Le forum autonome est un système de gestion de communauté qui permet de classer des informations autour d'un sujet particulier. Il n'existe pas de gestion éditoriale (exemple : http://www.phpbb.com/).

> Le Wiki désigne un site web collaboratif réalisé par un ou plusieurs internautes où seule la dernière version mise à jour est conservée (exemple : http://www.wikini.net/). Un exemple très réussi est Wikipédia, une encyclopédie en ligne multilingue dont le contenu est librement réutilisable (license GNU/FDL). Chaque visiteur peut créer un article ou apporter des modifications à un article existant ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil).

> Le Weblog est un logiciel simple de publication, personnel ou communautaire, accessible à tous les internautes. Les informations sont publiées dans l'ordre antéchronologique de leur mise en ligne, sous forme de fil de discussion. Les articles sont souvent classés par thèmes (exemple : http://slashdot.org/). [29,33]

> Le Webzine est un site web d'information à vocation éditoriale, aussi appelé e- journal ou e-zine, exclusivement diffusé via Internet.

> Le logiciel de gestion de contenu ou CMS (Content Management System) est un système de publication plus élaboré que les précédents qui permet de créer des sites web dynamiques possédant différentes fonctionnalités. [35]

Ainsi parmi les systèmes de publication électronique, les CMS sont les outils qui possèdent le plus de fonctionnalités et qui sont donc le plus indiqués pour les besoins des organisations.

3.3 Logiciels de gestion de contenu

La gestion de contenu12 permet de gérer des sites web, que se soient des sites Internet ou des sites Intranet13, et de partager l'information d'une manière efficace. [31,32]

Les systèmes de gestion de contenu (Content Management Systems - CMS), également liés à la notion de gestion de contenu web (Web Content Management - WCM), sont des plates-formes entièrement paramétrables, dédiées au contenu, pouvant être déployées rapidement. Les CMS améliorent la productivité des intervenants et la réactivité des sites web car ils rationalisent et automatisent des tâches répétitives. [28,31]

12 Le terme "contenu" est utilisé pour désigner tout type d'informations disponibles au sein d'une organisation : texte, images, objets multimédias (son, vidéo,...),...

13 Intranet est un réseau interne aux organisations qui fonctionne de la même façon que l'Internet.

Ce sont des outils qui offrent la possibilité à des non-techniciens de gérer des sites web, sans compétence informatique particulière, et de favoriser ainsi le travail collaboratif.

Concernant les organisations, les CMS doivent être adaptés à leurs besoins et des compétences en programmation sont alors nécessaires.

Les responsables de sites web des organisations deviennent donc responsables de la coordination des différents intervenants (développeurs, graphistes, rédacteurs, documentalistes, utilisateurs). [31]

Les CMS peuvent être répartis en deux familles de logiciels : [27,36]

> les CMS payants (et souvent très chers), très sophistiqués tels que : Documentum, Vignette, Interwoven, Tridion qui sont utilisés dans les organisations pour construire de véritables référentiels de contenu qui vont au-delà des sites web,

> les CMS issus du mouvement des logiciels libres plutôt orientés vers la seule gestion de sites web : SPIP, ZOPE, PhpNuke, Typo3... Ils ont donc été utilisés en premier lieu à un niveau individuel ou pour des associations. Les organisations sont maintenant de plus en plus intéressées par leur intégration dans leur système d'information.

3.3.1 Avantages des logiciels de gestion de contenu

Les CMS permettent aux webmestres et aux développeurs de : [29,31,37]

> contrôler l'entrée et la sortie du contenu au moyen d'une interface (souvent un navigateur web),

> maîtriser l'aspect et la publication de l'ensemble des pages d'un site,

> séparer totalement le contenu de la structure et de la mise en page,

> permettre une gestion automatisée des liens amont et aval d'une page (notamment en cas de suppression de page),

> diffuser le contenu sous plusieurs formats de manière automatique (exemples : HTML, PDF, TXT, DOC,...),

> permettre à chaque utilisateur de créer et gérer du contenu.

L'utilisation d'un CMS au sein d'une organisation peut lui permettre de : [31,35]

> réduire les coûts de maintenance de son ou ses sites web, notamment grâce aux gains de productivité du travail des webmestres,

> réduire les délais de publication : le goulot d'étranglement des sites statiques n'existe plus sur le plan technique (mais il peut demeurer si le système de validation du contenu est trop contraignant). De plus, une information saisie une seule fois peut être mise en ligne sur plusieurs sites simultanément,

> augmenter la valeur ajoutée du contenu du site grâce à la pertinence et à l'actualisation des informations : les rédacteurs sont des spécialistes des questions traitées et ils peuvent contribuer à l'alimentation du site via Internet, quelle que soit leur position géographique.

3.3.2 Fonctionnalités attendues pour les logiciels de gestion de contenu 3.3.2.1 Gestion des intervenants

Les rédacteurs contribuant à la vie du site peuvent, en fonction des droits qui leur ont été alloués, créer, modifier ou supprimer du contenu via leur navigateur web avec l'utilisation de formulaires. [31,36,37]

Toutes les modifications sont répercutées sur le site, après validation éditoriale éventuelle, via un système de pages dynamiques. [31,35]

Les annuaires d'entreprises peuvent être utilisés pour définir des groupes d'utilisateurs et l'attribution des droits individuels et collectifs.

Les CMS offrent donc la possibilité à chaque membre d'une organisation de participer à la vie d'un site web, tout en respectant les règles hiérarchiques existantes. Il en découle une valorisation du travail des collaborateurs qui peuvent se traduire par des gains de productivité. [31,35]

Certaines informations peuvent avoir un caractère confidentiel. Or, un CMS permet de respecter la confidentialité en mettant en place des restrictions d'accès au contenu du site en fonction du rôle et des droits de chaque utilisateur. Par exemple, une note d'un directeur général ne pourra être lue que par les responsables de l'organisation. [31]

Enfin, les rédacteurs n'étant pas des spécialistes du langage HTML, les CMS proposent des interfaces utilisateurs simples et intuitives, accessibles par le biais des navigateurs web. Il est aussi important que les CMS puissent transformer automatiquement tout document sous format bureautique habituel (.doc, .pdf, .txt, .xls,...) produit préalablement par les rédacteurs. [30,31]

Il faut distinguer deux types d'interfaces : [28]

> l'interface de « back office »

Cette interface a pour rôle de simplifier la gestion des sites web, elle peut être appelée également partie privée ou espace privé d'un site. Elle est utilisée par les administrateurs des sites, les webmestres, les contributeurs/rédacteurs...

> l'interface de « front office »

Cette interface est la partie publique du site, elle permet de gérer les visiteurs et de leur faciliter l'accès aux informations dont ils ont besoin.

La plupart des logiciels libres CMS offrent la possibilité d'associer des forums de discussion (modérés ou non) aux articles publiés afin de transformer les sites web en outil de communication bilatérale. Les commentaires des internautes peuvent apporter une valeur ajoutée à l'information publiée. [34]

3.3.2.2 Gestion des versions du contenu

Un CMS permet de conserver et d'archiver les différentes versions d'un document avec le jour, l'heure et l'auteur de la modification. [31]

Le contrôle des versions permet à plusieurs intervenants de travailler sur un même fichier, sans que les modifications des uns « n'écrasent » le travail des autres. [31]

De plus, des forums de discussion internes peuvent être disponibles et les commentaires sont utiles au moment de l'élaboration des documents. [31]

3.3.2.3 Utilisation des métadonnées et recherche

La complexité et la variété des systèmes d'information s'étant accrues, les métadonnées constituent des structures et des descriptions émises à un niveau d'abstraction supérieur (méta) et relatives à un niveau inférieur (ou référence).

Ainsi, les métadonnées sont « des données sur les données » de type : > Identification (titre, auteur, mots-clés,...),

> Administration (droits),

> Localisation (objet physique, URL),

> Utilisation (caractéristiques physique, format de fichier, ...).

Les métadonnées générées par un CMS peuvent de plus faciliter ou améliorer la diffusion de données de base car elles doivent être compatibles avec la norme Dublin Core (standard international d'appellation des métadonnées). Elles peuvent ainsi s'interfacer avec les logiciels de gestion documentaire existants et tenir compte des pratiques des documentalistes. [31,36]

L'utilisation de métadonnées peut ainsi servir de base de référencement pour les moteurs de recherche.

En effet, les metatags, balises HTML décrivant le contenu des pages web, sont des informations utilisées par les serveurs ou les moteurs de recherche. Ces metatags peuvent être alimentées automatiquement par les métadonnées du CMS.

Ces informations sont visibles en faisant un « clic-droit » sur une page web et en choisissant « Afficher la source ». Le code HTML de la page s'ouvre dans le bloc-notes de l'ordinateur.

Exemples de balises HTML :

<title>Titre de la page</title>

<meta name="Description" content="Description du contenu de la page"> <meta name="Author" content="Nom de l'auteur du site, de la page"> <meta name="Keywords" content="Liste des mots-clés de la page">

Un CMS doit proposer, en outre, un outil de recherche interne puissant permettant aussi bien d'effectuer des recherches en fonction des métadonnées que des recherches en texte intégral sur l'ensemble du site. [31]

3.3.2.4 Validation du contenu

Un CMS doit pouvoir gérer le cycle de vie des documents et donc remplir des actions du type : soumettre un document, le renvoyer pour correction ou l'approuver.

L'organisation du processus de validation des documents doit pouvoir s'effectuer en fonction de différents critères tels que la cible du document, son type, son auteur, etc... [31]

3.3.2.5 Stockage des documents

En général, les CMS très sophistiqués utilisent une base de données documentaire pour stocker l'ensemble des documents avec leurs métadonnées. Ces dernières sont plus adaptées à ce type de stockage que les bases de données relationnelles.

Cependant, dans la plupart des cas, ce sont des bases de données relationnelles traditionnelles (MySql, Oracle, Sybase,...) qui sont utilisées. [31,36]

Les documents ou les fragments de documents sont stockés en XML dans des BLOB (Big Large Objects Binary) et un certain nombre d'informations des documents est remonté dans des tables relationnelles afin de pouvoir effectuer rapidement des recherches.

3.3.2.6 Intégration d'autres sources de données

Lorsqu'une organisation prend la décision d'acquérir un CMS, elle doit vérifier qu'il peut être compatible avec le système d'information existant.

Le CMS doit pouvoir retrouver et stocker des données en provenance d'autres disques, d'autres serveurs. [31]

L'utilisation du langage XML permet de séparer le contenu de sa présentation et donc de décrire les informations et les organiser finement. L'utilisation de gabarits (templates) permet de créer des modèles de pages dynamiques, de documents dont le contenu et la forme peuvent être modifiés indépendamment l'un de l'autre.

Les CMS basés sur le XML proposent des services de transformation, de présentation et de validation du contenu. [31,33]

Une connexion doit être établie avec une base de données des utilisateurs LDAP (annuaire d'entreprise, cf. glossaire) pour gérer l'accès au CMS ainsi que les droits affectés à chaque personne ou groupe de personnes. [31]

Les sources d'information pouvant également provenir d'autres sites web, il est alors possible de mutualiser les contenus de sites web différents grâce au mécanisme de syndication de site (exemple : les journaux qui diffusent les dépêches des agences de presse). [34,37]

3.3.2.7 Comparaison de CMS

Le tableau suivant recense onze projets de logiciels libres de gestion de contenu web.

Tableau 2 : Logiciels libres de gestion de contenu web

CMS

Caractéristiques

Commentaires

Slash

- Perl & MySQL

- Articles, catégories, commentaires, sondages - Interface modulable (système de thèmes et modèles)

- Extensible (système de plug-in)

- Moteur de recherche

- Rapide, bonne montée en charge, sécurisé

A l'origine le CMS utilisé par le site Slashdot, il a néanmoins tendance à être moins bien vu dans un web où l'optimisation et la standardisation prennent le pas.

phpNuke / postNuke

- PHP & MySQL

- Articles, catégories, commentaires, sondages - Extensible (système de modules et de blocs) - Moteur de recherche

phpNuke a été l'un des premiers CMS en PHP, et a été adopté par de nombreux sites. Réputé pour son

manque de flexibilité, il est remplacé peu à peu par postNuke

SPIP

- PHP3 & MySQL

- Articles, brèves, rubriques, forums de discussion, pétitions, statistiques

- Multilinguisme

- Interface modulable

- Extensible (système de boucles)

- Moteur de recherche

- Système de correction typographique

L'un des premiers CMS français qui permet de gérer facilement un site complet.

Drupal

- PHP & MySQL/PostgreSQL/SQL Server... - Articles, catégories, sondages, forums, wiki, weblog

- Interface modulable

- Extensible (modules)

- Moteur de recherche

Un couteau suisse de la gestion de contenu : il peut pour ainsi dire tout faire (CMS, weblog, wiki,

forum.. .),et se révèle très puissant.

Typo3

- PHP & MySQL+AdoDB/PEAR::DB

- Articles, catégories, newsletter

- Extensible

- XHTML et CSS en standard

- Editeur WYSIWYG

- Import de documents Word

- Moteur de recherche - Interface modulable - Conservation des anciennes versions d'articles...

Un outil complet qui permet de rapidement créer plusieurs sites. La phase

d'apprentissage peut se

révéler longue pour l'administrateur.

Plone

- Python/Zope

- XHTML et CSS en standard

- Extensible (add-ons et scripts) - Moteur de recherche

- Interface modulable

Facile et installer et à utiliser, il ne manque à ce CMS

qu'une plus vaste offre des hébergeurs Python pour qu'il devienne un "best-seller".

EZ Publish

- PHP

- Toutes les fonctions classiques

- Support PDF, WebDAV, LDAP, Unicode...

Sa conception sous forme d'Objets en fait un CMS très naturel à gérer.

CMS

Caractéristiques

Commentaires

Mambo

- PHP & MySQL

- Editeur WYSIWYG - Interface modulable - Extensible (modules et composants)

- Gestion de publicités - Moteur de recherche

Très complet et simple d'utilisation, Mambo est l'une des références des CMS.

XOOPS

eXtended Object Oriented Personal System

- PHP

- Toutes les fonctions classiques - Extensible (modules)

- Moteur de recherche

- Interface modulable (thèmes)

Orienté Objet, tout comme eZ Publish. Excellente communauté francophone. Issu du monde Nuke

Midgard

- PHP

- Toutes les fonctions classiques

- Editeur WYSIWYG

- Conservation des anciennes versions d'articles - Interface modulable

- Extensible (modules et composants)

- Système interne de mise en page

- Support Unicode

Ce CMS finlandais dispose de nombreux atouts.

Leyna Cocoon

- Java

- Standard XML et XSLT

- Editeur WYSIWYG

- -Workflow

- Multilinguisme (allemand, anglais, espagnol, français, italien

- Système de gestion des versions

- Extensible (modules et composants).

Projets faisant partie de la fondation Apache ( http://www.apache.org/). Cocoon est un des

composants de Leyna.

(Sources :http://www.journaldunet.com/ [29,34]])

EN RESUME:

Les systèmes de gestion de contenu aussi appelés CMS (Content Management Systems) sont des logiciels qui permettent de créer et gérer des sites web dynamiques ayant de fortes contraintes : contenu varié, nombreux rédacteurs, mise à jour fréquente du contenu, forte audience,...

Les premiers CMS étaient des logiciels propriétaires très sophistiqués qui permettent de gérer l'ensemble du contenu d'une organisation (exemples : Documentum, Vignette,...)

Ils sont concurrencés depuis le début des années 2000 par des systèmes, tels que SPIP, issus du monde des logiciels libres pour la gestion de contenu web.

Ces CMS « libres » peuvent aussi bien être utilisés par des particuliers qu'être intégrés au système d'information d'une organisation. Dans ce deuxième cas, ils nécessiteront alors des développements supplémentaires pour adapter le logiciel aux besoins spécifiques de chaque organisation.

Avantages des CMS

> Séparation du contenu et de la forme ce qui permet une présentation structurée et uniforme des informations sous différents formats

> Incitation au travail collaboratif : chaque utilisateur peur créer et gérer du contenu > Diffusion des informations sur plusieurs sites web simultanément

Inconvénients des CMS

> Certains CMS sont assez récents, donc le recul n'est pas suffisant pour pouvoir les comparer les uns les autres de façon efficace

> Le choix d'un CMS dépend des besoins des utilisateurs

4 SPIP

4.1 Création de SPIP
4.1.1 Origines de SPIP

L'idée de créer un système de publication pour gérer des sites web date de 1998. Elle a été lancée par des acteurs du web indépendant : Pierre LAZULY, Arnaud MARTIN et Erwan CARIO. [48,50]

Au départ SPIP était le nom du bateau sur lequel Pierre Lazuly avait passé ses vacances, puis les créateurs du logiciel ont trouvé une signification pour l'acronyme : Système de Publication pour l'Internet. Le choix de l'écureuil comme logo est un clin d'oeil au fait que SPIP est également le nom de l'écureuil, fidèle compagnon de Spirou. [48]

Ainsi, SPIP est le système de publication développé en septembre 2000 pour le Minirézo, groupe informel de webmestres, pour la gestion du site uZine2 ( http://www.uzine.net/) qui milite pour un web indépendant. [40,50]

Les trois développeurs principaux sont Arnaud MARTIN (ARNO*, webmestre, graphiste, PAOiste, site uZine), Antoine PITROU (Antoine, informaticien, site uZine) et Philippe RIVIERE (Fil, journaliste, webmestre, Le Monde diplomatique). [47]

(Source : www.spip.net)

Figure 3 : Logo du projet SPIP

Le Monde diplomatique, grâce à son webmestre Philippe Rivière, a très rapidement montré son intérêt pour les fonctionnalités de SPIP et les a mises en oeuvre. Cela a conduit les développeurs à répondre à de nouveaux besoins et donc à faire évoluer les versions de SPIP. Le site du « Diplo » est le bêta-testeur officiel pour les nouvelles versions de SPIP. [Entretien,28,47]

La première version officielle de SPIP date de juillet 2001 et la dernière version (1.7.2) de mai 2004.

Chaque nouvelle version est accompagnée de la documentation correspondante, notamment pour accompagner les débutants. [40,49]

SPIP est un logiciel libre gratuit, 100% français, dédié à la publication collaborative de sites Internet ou Intranet. [39,46]

SPIP est un système de gestion de contenu (CMS) particulièrement bien adapté pour la publication d'articles, de brèves (courtes nouvelles) et le référencement d'autres sites web. [35]

Le logiciel SPIP a été placé sous licence GPL afin de garantir sa non-confiscation et qu'il ne soit donc pas transformé un jour en logiciel propriétaire. Cette licence donne à chaque utilisateur de SPIP la liberté de lire le code et de le modifier, ainsi que le droit de le redistribuer en posant une seule condition : le programme redistribué doit offrir à ses utilisateurs ces mêmes libertés.[48,49]

Actuellement, plus de 1 900 sites web développés sous SPIP sont référencés sur le site officiel : sites de particuliers, d'associations, de journaux, d'écoles, d'administrations, de partis politiques, d'entreprises... [40,48] Le référencement n'étant pas obligatoire, le nombre exact de sites utilisant SPIP n'est pas connu.

Pour les entreprises, SPIP couvre 80 % des besoins standards de gestion de contenu sur le web. [28]

La gestion d'un site web créé avec SPIP s'effectue à deux niveaux : > à partir d'une interface web intuitive

Cette interface possède des fonctions différentes en fonction des droits accordés aux deux types d'utilisateurs : les administrateurs et les rédacteurs.

L'interface permet de structurer le site (organisation des rubriques), d'activer les fonctionnalités optionnelles et de rédiger le contenu.

Conçue entièrement dans une optique éditoriale, elle permet la gestion éditoriale du site (validation des articles et des brèves proposés pour la publication en ligne). [40,46]

> à partir de pages programmées en HTML

Tout le contenu d'un site géré sous SPIP (articles, brèves, forums, pétitions, profils des utilisateurs, messagerie interne, etc) est installé dans une base de données relationnelle MySQL. [28]

Pour présenter ces informations aux internautes, il existe des squelettes (gabarits sous forme de pages HTML). Ces squelettes peuvent être modifiés ou créés de toute pièce à l'aide d'un langage spécifique à SPIP, dont la notion de base est la boucle. Il est également possible d'insérer dans les squelettes des feuilles de style (CSS) et du XML. [52]

Les squelettes sont faciles à récupérer sur certains sites et notamment sur le site officiel de SPIP. [40]

SPIP assure ainsi la séparation entre la gestion effective du contenu et le design des sites web.

4.1.2 Caractéristiques techniques

Tableau 3 : Caractéristiques techniques de SPIP

Systèmes d'exploitation : Windows, MacOS, Linux, FreeBSD, SUN Solaris,...

Langues : Français, anglais, espagnol, ...multilingue Serveur : Apache

Programmation : PHP

Base de données : MySQL

Taille : environ 5 Mo (format zip au téléchargement) Licence : GNU/GPL

Tarif : gratuit

Copyright (c) 2001-2004 : Arnaud Martin, , Antoine Pitrou, Philippe Rivière pour le Minirézo

(Sources :www.spip.net [21], www.framasoft.net)

La configuration nécessaire pour l'installation SPIP est de disposer d'un hébergement web avec un accès FTP pour l'installation des fichiers, un support PHP3, un accès à une base de données MySQL. [51]

Une procédure d'installation automatisée est intégrée à SPIP. [50]

Le changement de version de SPIP s'effectue sans aucun problème technique. [Entretien]

La gestion de SPIP s'effectue directement via Internet, donc aucune configuration spéciale n'est nécessaire sur les ordinateurs personnels. Il suffit juste de disposer d'un navigateur web et d'un logiciel FTP pour le transfert des fichiers. [51]

En ce qui concerne les volumes de fichiers, les seules limites sont a priori celles de la base de données, le site le plus important étant celui de l'Humanité avec 150 000 articles : http://www.humanite.presse.fr/. [Entretien,46]

La taille maximum d'un site est environ de 8 000 rubriques. [Entretien]

SPIP est un outil d'intégration (« le tout en un ») donc il n'y a pas de modules permettant d'ajouter des fonctionnalités, comme c'est la cas pour d'autres CMS. [47]

A noter que pour une installation de SPIP sur un poste de travail en local, il est nécessaire d'installer EasyPHP. [39] EasyPHP installe et configure automatiquement un environnement de travail complet permettant de mettre en oeuvre toute la puissance et la souplesse qu'offrent le langage dynamique PHP et son support efficace des bases de données. La version EasyPHP 1.7 qui est en ligne regroupe un serveur Apache 1.3.27, une base de données MySQL 4.0.15, le langage PHP 4.3.3, PhpMyAdmin 2.5.3, ainsi que des outils facilitant le développement de sites web ou d'autres applications.

Le téléchargement de EasyPHP 1.7, uniquement pour les PC, peut s'effectuer à partir du site (entièrement en français) : http://www.easyphp.org/

4.2 Organisation éditoriale de SPIP 4.2.1 Rôles des intervenants

> Groupe de pilotage du projet

La composition du groupe de pilotage varie en fonction de la taille des projets, de une personne pour un site web personnel à plusieurs pour le site d'une organisation.

Le groupe de pilotage (ou comité de rédaction) d'un projet doit définir :

- le(s) public(s) ciblé(s) : à chaque public correspondent des attentes et des besoins spécifiques,

- les informations à mettre en ligne : quel type d'information , sur quel support, - l'architecture du site qui correspondra au « plan du site »,

- la charte éditoriale, en général créée à partir d'une charte graphique utilisée au préalable par l'organisation,

- l'organisation de la gestion du site : qui fait quoi, quand, comment.

Au sein d'une grande organisation, il peut être affectée à chaque direction la responsabilité de la politique éditoriale de ses propres pages.

Une fois le site créé, le groupe devra coordonner la rédaction afin de veiller à la cohérence globale du site et si nécessaire, modifier le site en fonction des besoins exprimés.

> Les administrateurs

Il existe deux types d'administrateurs : ceux qui ont tous les droits sur l'ensemble du site et ceux qui n'ont des droits que sur une ou plusieurs rubriques, les « administrateurs restreints ». [38]

Il n'existe pas de notion de groupes d'utilisateurs : en cas de restriction d'accès aux rubriques du site, la même opération devra être effectuée pour chaque administrateur restreint.

Les administrateurs ont par défaut le statut de rédacteurs : ils peuvent proposer des articles et des brèves, et les valider eux-mêmes.

Ils peuvent choisir le statut des nouveaux contributeurs : administrateur (restreint ou non), rédacteur, visiteur, « à la poubelle ».

Les administrateurs peuvent communiquer entre eux à travers le forum des administrateurs. Ils ont également accès au forum interne de discussion.

> Les documentalistes

Les documentalistes peuvent avoir un rôle important à jouer au sein d'une organisation dans la gestion de l'information. Ainsi, ils peuvent être désignés comme chef de projet pour la création ou le suivi d'un site web et être membre du groupe de pilotage.

Les documentalistes doivent donc avoir le statut d'administrateur pour pouvoir gérer les
différentes options du site, notamment la liste des mots-clés. En effet, leur formation leur a

appris à manipuler des thésaurus 14 et à indexer les documents (dans le cas de SPIP, il s'agit de l'indexation des articles et des brèves, cf. 4.3.2.5).

Ils peuvent définir en collaboration avec les directions fonctionnelles les informations à mettre en ligne et participer ainsi à l'élaboration et à l'évolution du plan de site.

Il peut également leur être demandé d'assurer une veille quant à la mise à jour des informations sur le site.

> Les rédacteurs

Les internautes qui souhaitent participer à l'activité éditoriale d'un site peuvent s'inscrire grâce à un formulaire en ligne sur ce dernier.

Les rédacteurs ont accès à l'espace privé du site avec leur login et leur mot de passe. Ils peuvent proposer, pour validation par les administrateurs, des articles et des brèves à travers une interface web très intuitive et facile d'utilisation.

Ils ne peuvent pas intervenir sur les options de gestion du site.

Des raccourcis typographiques présentés dans l'aide en ligne leur permettent de mettre en forme leur texte sans avoir à utiliser le langage HTML, rendant ainsi à n'importe qui la possibilité de participer à la vie éditoriale d'un site web. Certains utilisateurs souhaiteraient cependant disposer d'un éditeur de texte plus performant. [Entretien]

Les rédacteurs ont également la possibilité de communiquer avec les administrateurs et les autres rédacteurs grâce à un forum interne de discussion.

Lorsqu'un annuaire d'entreprise existe, l'extension LDAP doit être activée dans l'installation de PHP afin qu'elle puisse être utilisée avec SPIP (accès en lecture seule à l'annuaire). L'authentification d'un nouvel auteur depuis LDAP entraîne la création d'une nouvelle entrée dans la table des auteurs de SPIP (le statut est défini à l'installation : administrateur, rédacteur ou visiteur). D'autre part, il est possible d'ajouter de nouveaux auteurs, indépendamment de leur présence dans l'annuaire externe.

> Le webmestre

La personne qualifiée de webmestre s'occupe des aspects graphiques des pages et de la navigation à l'intérieur du site.

Le webmestre doit donc connaître le langage de programmation de SPIP pour créer ou modifier des squelettes afin de répondre aux besoins des administrateurs, des rédacteurs et des internautes. [35]

Dans le cas d'organisations de petites tailles telles que les associations, le webmestre est souvent le responsable éditorial du site.

14 Un thésaurus est une liste hiérarchisée de termes normalisés utilisés pour le classement documentaire. Ces termes représentent des concepts d'un domaine particulier. Ils sont organisés en thèmes et possèdent des liens sémantiques entre eux : synonymie, équivalence, terme spécifique (lien vers un concept de sens plus précis), terme général (lien vers un concept de sens plus large). Le thésaurus permet une homogénéité de vocabulaire et une aide à la recherche/interrogation sur un site.

Les webmestres peuvent utiliser des squelettes différents à l'intérieur d'un même site, notamment pour la composition des pages d'accueil des sites. [Entretien]

> Les visiteurs

Les visiteurs peuvent accéder uniquement au site public, ainsi qu'aux forums auxquels ils sont abonnés. Ils n'ont pas accès à l'espace privé du site. [42]

4.2.2 Structure des informations

Les informations sont structurées de façon hiérarchique dans des rubriques. C'est cette structure qui compose de plan du site. [52]

Niveau 0

Racine du site

...

Niveau 1

Niveau 2

Niveau 3

Rubrique 1

Rubrique 2

Rubrique 1.1

Rubrique 1.2

Rubrique 1.3

Rubrique 2.1

Rubrique 2.2

Rubrique 1.1.1

Rubrique 1.1.2

Rubrique 1.1....

...

Figure 4 : Organisation hiérarchique de l'information dans SPIP

Les administrateurs du site peuvent créer une hiérarchie de rubriques, mais elles n'apparaîtront dans l'espace public uniquement lorsqu'elles auront du contenu. [38]

Ils peuvent aussi à tout moment déplacer une rubrique avec l'ensemble de son contenu, que ce soient les articles ou les sous-rubriques.

A l'intérieur de chaque rubrique, les administrateurs peuvent :

> rédiger un descriptif rapide (contenu de la rubrique en quelques mots) et un texte explicatif

> créer des sous-rubriques

> écrire des articles et des brèves (les rédacteurs ont aussi cette possibilité)

> télécharger des documents de type : ai, aiff, asf, avi, bmp, bz2, c, deb, djvu, doc,

dvi, eps, gif, gz, h, html, jpg, mid, mng, mov, mp3, mpg, ogg, pas, pdf, png, ppt,

ps, psd, qt, ra, ram, rm, rpm, rtf, sdd, sdw, sit, swf, sxc, sxi, sxw, tex, tgz, tif, txt,

wav, wmv, xcf, xls, xml, zip

> référencer et syndiquer des sites web

> télécharger un logo de rubrique

> télécharger un logo pour le survol de la rubrique (lorsque la flèche de la souris passe sur le logo, le logo de survol apparaît).

SPIP ne gère pas la taille des logos : l'image téléchargée comme logo garde sa taille d'origine donc il convient de lui donner un taille de logo avant de la télécharger.

Si une image est de grande taille ou de haute résolution, elle occupe davantage de mémoire et son temps d'affichage sera plus élevé. [38]

Attention : les brèves ne peuvent être reliées qu'aux rubriques de niveau 1. 4.2.2.1 Articles

Il n'existe qu'un seul type d'articles, ils sont donc saisis par les administrateurs ou par les rédacteurs sur un formulaire unique. [27]

Les articles sont composés des informations suivantes :

> titre obligatoire

> sur-titre et sous-titre optionnels (la présentation du site s'adaptera automatiquement à leur présence ou absence)

> descriptif rapide optionnel : contenu de l'article utilisé pour la navigation à l'intérieur du site. Il permet d'indiquer brièvement, dans les sommaires par exemple, le thème de l'article

> chapeau optionnel : texte introductif de l'article

> texte (s'il est très long, à partir de 32 ko, il arrive qu'il soit tronqué ou refusé lors du transfert dans SPIP)

> post-scriptum.

Les éléments facultatifs des articles qui ne seront pas utilisés peuvent être masqués lors du paramétrage du site. [28]

Il est possible d'effectuer un « copier-coller » d'un texte préalablement rédigé dans un traitement de texte. [38]

Les articles sont accompagnés de leur date de publication (qui peut être modifiée par les administrateurs) et en option du nom des auteur(s) et des mots-clés.

Un article n'appartient qu'à une seule rubrique. Si des mots-clés lui sont attribués, une navigation transversale dans le site est alors possible par ce biais. [27,28]

Au niveau de chaque article il est possible de : [52]

> télécharger un logo pour l'article

> activer un forum et/ou une pétition pour l'interactivité avec les internautes

> télécharger des documents (directement, ou via le logiciel FTP pour ceux de taille importante)

> rediriger l'article vers un autre site web (adresse à inscrire).

4.2.2.2 Brèves

Tout comme les articles, il n'existe qu'un seul type de formulaire pour la saisie des brèves, pour les administrateurs et pour les rédacteurs.

Les brèves sont des articles courts dont les champs à remplir sont : le titre (obligatoire), le texte explicatif, un lien hypertexte optionnel (titre, URL).

Elles servent à annoncer une nouveauté, une actualité ou un message court. [38]

Les brèves sont accompagnées des informations suivantes : date de publication, mots-clés.

Au niveau de chaque brève il est possible de :
> télécharger un logo pour la brève

> ajouter des images de type : jpg, gif, png.

Tableau 4 : Comparaison des fonctionnalités pour les rubriques, les articles et les
brèves

 

Rubriques

Articles

Brèves

Titre

oui

oui

oui

Sur-titre, sous-titre

 

oui

 

Descriptif rapide

oui

oui

 

Chapeau

 

oui

 

Texte explicatif

oui

oui

oui

Post-scriptum

 

oui

 

Date de publication

 

oui

oui

Nom du ou des auteurs

 

oui

 

Mots-clés

 

oui

oui

Téléchargement d'un logo

oui

oui

oui

Forum, pétition

 

oui

 

Téléchargement de documents

oui

oui

images
(jpg, gif, png)

Redirection vers un autre site web

 

oui

 

Lien hypertexte vers un site web

 

oui

oui

Référencement, syndication de sites web

oui

 
 

Choix de langue

oui

oui + lien entre
articles traduits

 

4.2.3 Validation des informations

La validation des informations s'effectue à partir de l'interface privée du site.

Un article rédigé par les rédacteurs peut être sous 5 états différents : > en cours de rédaction

> proposé à l'évaluation

> publié en ligne

> à la poubelle

> refusé

Une brève ne comporte que trois états différents : > brève proposée

> NON - Brève refusée

> OUI - Brève validée

(Source : N.Steinmetz, Linagora)

Figure 5 : Cycle de validation du contenu dans SPIP

Le cycle de validation des informations prend donc la forme d'un workflow (cf. glossaire) de validation limité. [27,28,35]

Un auteur crée un nouvel article et ajoute éventuellement d'autres auteurs pour une rédaction à plusieurs, la concertation se faisant grâce aux messageries et forums internes associés aux articles.

Une fois l'article terminé, les auteurs demandent la mise en ligne de leur article.

Les administrateurs généraux, ou ceux de la rubrique dans laquelle l'article a été rédigé, peuvent alors soit demander aux auteurs d'apporter des modifications, soit approuver la publication, soit la refuser définitivement.

Les administrateurs peuvent faire passer les articles et les brèves d'un état à un autre à tout moment, même après leur mise en ligne.

Pour compléter ce workflow, un suivi des processus de publication peut être mis en place avec un système d'alertes annonçant par e-mail les demandes et les validations de publications. [28]

D'autre part, une version CVS (gestion du code du programme, chaque version étant stockée) de SPIP et une gestion de versions des articles sont en cours de développement pour une future version de SPIP. [Entretien]

4.3 Fonctionnalités de SPIP 4.3.1 Partie publique du site 4.3.1.1 Moteur de recherche intégré

Un moteur de recherche est intégré à SPIP dans la version standard proposée au téléchargement.

Il permet aux internautes de rechercher des informations à partir d'une interrogation en texte libre. Une liste d'articles et /ou de brèves correspondants aux termes de la recherche est alors affichée.

Le moteur prend en compte les termes servant à l'indexation des articles et des brèves pour la recherche, ainsi que le contenu des articles, des brèves, des rubriques, des pétitions, des forums et des auteurs. [28] Il ne prend pas en compte les documents joints. [Entretien]

Le moteur de recherche ne traite pas les opérateurs logiques (opérateurs booléens, exemples : et, ou, sauf, ...). [27]

La pertinence des résultats de la recherche prend en compte la position du terme recherché (exemple : un terme se trouvant dans un titre d'article sera mis en avant par rapport à un autre article ne l'ayant que dans son post-scriptum), La pertinence globale est la somme des pertinences de chaque terme de la recherche (tri par points). [28]

En cliquant sur un titre affiché dans le résultat de la recherche, la page du texte correspondant apparaît avec en surbrillance jaune le(s) terme(s) recherché(s).

Il est aussi possible de désactiver le moteur recherche à partir de l'espace privé du site et d'utiliser à la place un moteur externe qui aurait plus de fonctionnalités.

4.3.1.2 Forum et pétition

Les forums publics sont paramétrables dans la partie privée du site pour l'ensemble du site ou pour chaque article et pour chaque brève. Ainsi chaque article ou chaque brève peut disposer d'un forum dédié, dans lequel les visiteurs du site web pourront intervenir et donner leur avis.

Ces forums peuvent être modérés a priori ou a posteriori depuis l'espace privé. L'identification de l'intervenant peut être demandée par son adresse e-mail. [28]

Une fois validée, la réponse dans un forum ne peut être modifiée. Par contre, les administrateurs du site peuvent la supprimer à tout moment.

Les pétitions ne peuvent être utilisées qu'en lien avec un article. Il n'y a pas de gestion de réponses multiples (exemple: oui / non).

Il s'agit de questions de type : « Si vous êtes d'accord, votez ». SPIP se charge alors de recueillir les signatures avec un nom ou un pseudo, l'adresse e-mail, et éventuellement le nom et l'adresse d'un site web personnel.

Globalement, les pétitions sont très peu utilisées. [Entretiens, 47]

Les pétitions peuvent également être utilisées comme outil d'inscription en ligne pour une association, par exemple.

4.3.2 Espace privé du site

Chaque utilisateur ayant accès à l'espace privé du site peut en personnaliser l'aspect : choix entre l'interface simplifiée (fonctions principales) et l'interface complète, modification de la couleur d'affichage de l'interface. [52]

Les outils de l'espace privé sont disponibles à l'aide des barres d'outils.

La navigation dans cet espace peut également se faire par le biais d'icônes de raccourcis à l'intérieur des pages.

À suivre Édition

du site

Discussions Évolution

du site

Administration
du site

Aide en
ligne

Visiter le
site

Figure 6 : Barre d'outils de la partie privée du site (administrateurs)

Seuls les administrateurs du site ont accès aux icônes « Evolution du site » et « Administration du site ».

La gestion des options du site s'effectue à partir de l'interface privée de façon très intuitive.

De plus, l'aide en ligne signalée par le apporte toutes les explications nécessaires à leur

utilisation.

A chaque icône du menu principal correspond une autre barre de menu spécifique ; ces barres sont représentées ci-après.

Quelques fonctionnalités de l'espace privé sont également détaillées dans les parties suivantes.

À suivre Informations

personnelles

Tout le site Suivre la vie du

site

Rechercher :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Se déconnecter

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Barre d'icônes du menu « À suivre »

Se

Rubriques Articles Brèves Auteurs Mots-clés Sites référencés Documents des

rubriques déconnecter

Barre d'icônes du menu « Édition du site »

Rechercher :

Forum interne Forum des

administrateurs

Agenda Messagerie

personnelle

 
 

Se déconnecter

 
 
 

Barre d'icônes du menu « Discussions »

Suivre/gérer les
forums

Suivre/gérer les
pétitions

Statistiques des
visites

Répartition des
visites

Rechercher :

Se

déconnecter

Barre d'icônes du menu « Évolution du site » (administrateurs)

 
 
 
 

Rechercher :

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Configuration du
site

Gestion des
langues

Maintenance
du site

Vider le cache

 
 
 
 
 

Se déconnecter

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Barre d'icônes du menu « Administration du site » (administrateurs)

Figure 7 : Barres d'outils des sous-menus de la partie privée 4.3.2.1 Outils de communication

SPIP dispose d'outils pour que les personnes ayant accès à l'espace privé du site puissent travailler en commun : agenda, forum interne pour tous les contributeurs, forum interne réservé aux administrateurs du site, messagerie interne. [28]

Le calendrier permet de rédiger des pense-bêtes et des messages auxquels sont associés un titre, l'affichage optionnel dans le calendrier (date + créneau horaire) et un texte.

De plus, les administrateurs peuvent rédiger des annonces qui seront visibles par tous les rédacteurs et qui peuvent être modifiées par tous les autres administrateurs du site.

Des e-mails peuvent être envoyés pour le suivi de l'activité éditoriale et l'annonce des nouveautés.

L'espace privé permet également de visualiser des statistiques relatives à la fréquentation du site :

> nombre de visites sur l'ensemble du site avec éventuellement leur origine, > nombre de visites par article,

> les liens entrants à partir d'autres sites web, pour chaque jour (remise à zéro toutes les 24 heures).

Il est aussi possible d'utiliser des solutions mixtes avec l'usage des statistiques internes à SPIP et une solution externe (exemple : Xiti). [Entretien]

4.3.2.2 Rubriques, articles et brèves

Les rubriques et les sous-rubriques sont affichées dans un ordre alphabétique qu'il n'est pas possible de modifier. [27]

Pour les articles, les administrateurs du site peuvent, via la page « Configuration du site », totalement supprimer l'utilisation des sur-titres, sous-titres, descriptifs, chapeaux, post- scriptum, dates de publication antérieure, lien hypertextes.

Les administrateurs ont également la possibilité d'activer ou non le système des brèves.

Les rédacteurs doivent connaître les raccourcis typographiques propres à SPIP (disponibles sur l'aide en ligne) pour mettre en forme leurs articles. L'éditeur de texte possède des icônes pour mettre en forme le texte (italique, gras, intertitre, lien hypertexte, note de bas de page, guillemets) et d'insérer des caractères spéciaux (A, É, oe, OE, €). [27]

4.3.2.3 Moteur de recherche intégré

Il fonctionne sur les mêmes principes que le moteur de recherche disponible sur la partie publique du site web.

4.3.2.4 Forum et pétition

La gestion globale des forums s'effectue dans la partie interactivité de l'administration du site. Cependant des options peuvent être activées pour chaque du site avec une modération avant ou après publication selon le choix des administrateurs : [27]

> modéré a posteriori

> modéré a priori

> modéré sur abonnement

> pas de forum.

Les forums associés aux brèves peuvent être activés globalement, pour tout le site, par les administrateurs, mais il n'y a pas d'option pour chaque brève comme c'est la cas pour les articles.

Les pétition fonctionnent uniquement pour les articles.

Lorsqu'une pétition est activée, il est possible de choisir le type de recueil des signatures : > une seule signature par adresse e-mail

> indiquer obligatoirement un site web

> une seule signature par site web

> possibilité d'envoyer un message

4.3.2.5 Mots-Clés

Les articles et les brèves peuvent être indexées avec les mots-clés, mais pas les documents joints.

Il n'existe pas de liste pré-existante de mots-clés donc une liste doit être créée pour chaque nouveau site web.

Les mots-clés peuvent être regroupés dans des catégories thématiques, comme une liste de pays par exemple.

Seuls les administrateurs peuvent créer et modifier la liste des mots-clés.

Les mots-clés offrent un moyen de navigation transversal à l'intérieur du site. En associant un ou plusieurs mots-clés à un article, il est possible de créer des liens avec d'autres articles aux thèmes similaires, mais situés dans d'autres rubriques, sachant qu'un article ne peut figurer que dans une seule rubrique.

4.3.2.6 Multilinguisme

La dernière version de SPIP (1.7) est proposée en allemand, anglais, arabe, bulgare, catalan, chinois, créole de la Réunion, danois, espagnol, espéranto, farsi, français, galicien, italien, néerlandais, sept dialectes d'occitan (niçard, languedocien, gascon, provençal, auvergnat, limousin, vivaro-alpin), polonais, portugais, vietnamien, et d'autres traductions sont en préparation.

Sous l'icône administration du site de l'espace privé (réservé aux administrateurs), l'icône gestion des langues permet de configurer le multilinguisme. Les 25 langues citées ci- dessus bénéficient d'une traduction de tous les textes de l'interface privée. De même certains textes de l'interface publique seront automatiquement traduits : plan du site, en résumé, espace privé, rechercher, dates...

4.3.2.7 Syndication de sites

SPIP est particulièrement efficace en matière de syndication car il est possible de mettre à disposition d'autres sites un flux RSS (Cf. glossaire), mais aussi d'intégrer un ou plusieurs flux RSS externes en indiquant uniquement l'URL (adresse) du RSS. [27]

Un squelette XML est livré en standard dans SPIP pour assurer la mise à disposition de contenu de syndication RSS. [28]

Ainsi SPIP est très utile pour la création de sites web de type « portails » qui regroupent et structurent des informations provenant d'autres sites web.

4.4 Communauté SPIP

La communauté, composée à la fois des développeurs et des utilisateurs, est l'élément le plus important dans la vie d'un logiciel libre. En effet, les niveaux de collaboration au sein de ces communautés sont souvent très importants, même si les membres sont disséminés de par le monde. [1]

La communauté de SPIP rassemble selon Philippe Rivière « toutes les personnes qui sont passées dans l'espace privé ».

Cette communauté est ample et active, ce qui assure à SPIP réactivité, qualité et pérennité. [44]

Cette communauté s'est organisée autour de différents projets qui sont présentés ci-après. 4.4.1 Listes de discussion, forums et contributions

Le site officiel de SPIP (hhtp:// www.spip.net) propose des forums de discussion sur les thèmes suivants :

- installation et mise à jour

- utilisation de l'espace privé,

- administration, gestion, configuration du site,

- créer ses squelettes.

Les internautes ont également accès à plusieurs listes ou projets concernant SPIP. Pour chacune des listes suivantes, il est possible de s'abonner et/ou d'accéder aux archives de messages déjà publiés. Ci-après sont présentées les listes françaises15. [47]

> Spip-ann ( http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/spip-ann)

Spip-ann est la liste des annonces consacrée aux nouvelles versions de SPIP. > Spip ( http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/spip)

Il s'agit de la liste de discussion des utilisateurs de SPIP, c'est celle qui est la plus utilisée et qui structure le noyau de la communauté d'utilisateurs de SPIP.

> Spip-dev ( http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/spip-dev)

Spip-dev est une liste de discussion spécialisée pour les développements de SPIP. Cette liste est destinée à discuter de la programmation de SPIP, et non pas de la programmation avec SPIP.

> Spip-commit ( http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/spip-commit)

C'est une liste qui recense toutes les modifications du code et qui envoie automatiquement des changements du CVS (logiciel libre de gestion de versions).

15 Il existe des listes de discussions par langue, celles fonctionnant le mieux étant les listes espagnoles, occitanes, allemandes et anglaises. [Entretien]

> Spip-contrib ( http://www.spip-contrib.net/)

Spip-contrib est une liste de discussion multilingue créée fin 2002 par Ben et Filifab. [41] C'est une liste très importante ayant pour thème la spécialisation technique. [Entretien]

Elle propose un classement par rubriques des différentes contributions, des squelettes à télécharger, de la documentation sur SPIP, des boucles de programmation... [43]

Elle intègre également un forum de discussion créé sous SPIP et dont le squelette est facilement téléchargeable.

Spip-contrib dispose aussi d'un SpiKini : « grand bloc-notes, où la communauté SPIP essaie d'élaborer des choses de manière collective. Il est assez inutile d'y poser des questions ; en revanche il est très intéressant d'y apporter : toutes les réponses que vous avez trouvées ici ou là en vous posant des questions ; les morceaux de projet que vous pensez intéressants de formuler à plusieurs ; les infos diverses et variées qui ne trouvent pas (pas encore) de place ailleurs ».

http://www. spip-contrib.net/spikini/index.php?wiki=PagePrincipale

> Spip Lab ( http://lab.spip.net/)

Spip Lab est un espace plus ou moins « expérimental » accueillant réflexions et développements sur des chantiers visant à améliorer ou étendre SPIP. Il propose :

- un wiki destiné à élaborer les directions de développement envisagées, et à

effectuer un travail de documentation à destination des contributeurs (notamment

pour expliquer certains choix importants de conception de SPIP),

- un CVS qui sera piloté par une équipe initiale composée de Christian Lefebvre, Yannick Patois, Antoine Pitrou et Gaétan Ryckeboer. Cette équipe pourra s'étendre par cooptation de nouveaux contributeurs,

- une zone de test,

- une liste de discussion avec possibilité d'abonnement en ligne.

> Spip Mag ( http://mag.spip.net/)

Spip-Mag est le projet d'un webzine sur et autour de SPIP.

Ses objectifs, son contenu, son mode de réalisation sont encore en gestation, mais il serait orienté vers un échange d'idées sur le point de vue éditorial de SPIP. [Entretien]

A l'heure actuelle le site ne dispose pas de contenu, il s'agit surtout d'une maquette pour le futur site. Par contre, il est possible de s'abonner à la « mailing list ».

D'autres initiatives existent, telles que SPIPAGE ( http://spipage.levillage.org/) qui propose aide, astuces et discussions pour promouvoir la publication via Internet avec SPIP, des groupes d'utilisateurs sur Yahoo...

4.4.2 Apéros SPIP

Les Apéros SPIP à la Maison des Métallos ont commencé en février 2004 à l'adresse suivante : Maison des métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud , Paris 1 1ème.

Les apéros SPIP regroupent deux évènements distincts : le café numérique et les ateliers SPIP ( http://www.spip-contrib.net/spikini/AperoSpip).

> Café numérique

Le café a vocation d'être un lieu de rencontres informel, le premier mardi du mois, durant 5 minutes ou 2 heures, visant à découvrir des pratiques en facilitant les passerelles entre les néophytes et les spécialistes.

Le café porte sur les systèmes de publication collective (spip, wiki, blogs...) : l'idée est que chaque mois, un invité vienne présenter son site pendant 15 minutes en insistant sur l'usage de SPIP.

> Ateliers SPIP

L'atelier est un espace de rencontre plus technique. Comme sur les listes SPIP, chacun y vient librement, pour se rencontrer, partager et échanger. Il n'y a pas a priori de notion de niveau et le programme se fait le jour même, ou d'une fois sur l'autre selon les souhaits et la volonté des participants.

Il existe aussi des ateliers SPIP à Brest, Marseille, Montpellier, Nantes, ainsi qu'en Belgique et en Suisse romande.

4.5 Projets satellites de SPIP

La communauté de SPIP s'étend à des projets satellites souvent orientés vers la mise à disposition de squelettes génériques ou spécialisés (éducation, administration).

4.5.1 BioSPIP

BioSPIP ( http://www.biospip.org/) a été développé pour offrir à SPIP un aspect simple et efficace : un menu fixe à gauche, un bandeau de titre en haut et les articles sur le reste de la page.

De nombreuses fonctionnalités ont été ajoutées à SPIP : album photo, annuaire de sites web,

agenda, forum multisalons, newsletter...

BioSPIP s'installe comme SPIP, mais il présente un aspect des pages visiteurs plus accessible et compréhensible que les pages par défaut de SPIP. [45]

4.5.2 SPIP-EDU

L'équipe propose un squelette SPIP, nommé EVA, destiné aux sites Internet ou Intranet des établissements scolaires. L'objectif principal d'EVA est de proposer un outil clés en mains, facile à installer et à utiliser, pour réaliser un site web collaboratif. [39,45]

SPIP étant lui même très bien fait, très souple et fortement personnalisable, il a permis
d'ajouter, de regrouper un certain nombre de « fonctionnalités » qui paraissaient
intéressantes pour un site web, sans rien modifier au code de SPIP, seulement en exploitant

la personnalisation des squelettes. Les quelques fonctionnalités supplémentaires sont l'album photo, le diaporama, l'éditorial (texte d'accueil) et l'agenda.

4.5.3 ADULLACT

L'ADULLACT (Association des Développeurs et Utilisateurs de Logiciels libres pour l'Administration et les Collectivités Territoriales) est une association de loi 1901 créée en septembre 2002. Elle se donne pour tâche de coordonner les compétences mises en oeuvre par les administrations et les collectivités territoriales dans le développement et l'utilisation de logiciels libres. Elle s'est dotée d'un système de développement coopératif ( http://adullact.net). [53]

L'ADULLACT déploie, en partenariat avec le groupement e-toiles (réseau d'acteurs de l'Internet coopératif) une offre « site web pour tous » destinée à ses adhérents, les communes de moins de 5000 habitants..

Cette opération SPIP ( http://www.ope-spip.ouvaton.org) consiste donc à offrir à ces communes un site web sur une plate-forme mutualisée, avec l'installation, un choix parmi cinq chartes graphiques prédéfinies, des forums de support, un CD-Rom d'auto-formation et une assistance en ligne. [58]

4.5.4 SPIP-AGORA

Le SIG (Service d'Information du Gouvernement) est responsable des sites web du gouvernement. Faisant face à des contraintes de plus en plus fortes en termes de délais, le service décide, début 2003, après avoir étudié plusieurs alternatives issues du monde des logiciel libres, d'utiliser SPIP pour la création des futurs sites, ainsi que la migration d'anciens sites (exemples : http://retraite.gouv.fr, http://forum.gouv.fr,

http://internet.gouv.fr). [56]

Suite à ce choix, le SIG lance une communauté baptisée SPIP AGORA (Architecture de Gestion de contenu à réplication automatisée) dont les objectifs sont : [54,56]

> Se doter d'un outil unique de gestion de contenu pour gérer l'ensemble des sites

présents et à venir,

> Faire le choix d'un environnement technologique unique et « standard » pour capitaliser une expertise technique et pouvoir « internaliser » en partie la création de sites, répondant ainsi à la demande de raccourcissement des délais et des coûts de production, et aux besoins de souplesse et d'évolutivité des sites,

> Faire le choix d'un outil convivial dans son utilisation qui permette à n'importe quel producteur d'information d'être son propre éditeur web,

> Permettre et favoriser l'interopérabilité des sites via des flux « XML RSS » (respect du Cadre commun d'interopérabilité de l'ADAE - Agence pour le Développement de l'Administration Electronique) et par la syndication de contenus,

> Intégrer directement dans l'outil de publication le respect des normes d'accessibilité (W3C, WAI, Euroacessibilité),

> Faire en sorte que l'outil de publication web soit conçu en intégrant d'autres
problématiques multimédia telles que le référencement, la mesure d'audience.

Au 1er juillet 2004, SPIP-AGORA proposait une version 1.2.1 au téléchargement sur leur site officiel : http:// www.agora.gouv.fr/.

Certains articles circulent via Internet visant à comparer SPIP et SPIP-AGORA. Il semble que SPIP-AGORA propose des fonctionnalités améliorées (exemple : différents types de bases de données) mais qu'il soit plus lourd et plus difficile à installer que SPIP. [Entretien,57]

4.5.5 Sociétés de service

Des sites peuvent être créés par des prestataires de service (SSII, SSLL) qui vont créer des squelettes spécifiques, voire incorporer de nouvelles fonctionnalités à SPIP pour répondre aux besoins spécifiques de leurs clients.

Ce sont les galeries d'images qui sont très demandées, alors que les forums et les brèves le sont très peu. Quant aux pétitions, elles ne sont jamais utilisées. [Entretien]

Si SPIP est utilisé dans un autre objectif que celui de publier des informations, il peut être nécessaire de casser son code, ce qui rend impossible toute mise à jour automatique ultérieure.

[Entretien]

D'autre part, certains clients demandent un accord de confidentialité concernant la création de leur site ce qui nuit à l'objectif de mutualisation des logiciels libres.

Il est donc important que ces sociétés contribuent activement aux propositions de développement de SPIP et qu'elles informent leurs clients sur les droits liés aux logiciels libres.

Au delà de la création de sites, les prestataires peuvent travailler de façon très proche avec leurs clients ; l'organisation de l'activité éditoriale représente notamment une activité de conseil importante. Une assistance est également souvent proposée sur plusieurs mois suivant la livraison d'un site. [Entretien]

Les développeurs reconnaissent que SPIP simplifie les langages PHP et HTML, mais que d'un autre côté, cela donne de mauvaises habitudes de programmation aux webmestres (notamment en ce qui concerne la typographie). D'autre part, si un site web réalisé avec SPIP doit être refondu dans un nouveau système, il sera nécessaire de convertir tout le contenu du site à cause du langage réservé à SPIP. [Entretien]

EN RESUME:

SPIP est un logiciel libre de gestion de contenu qui permet de créer des sites web dynamiques sans aucune connaissance préalable en programmation informatique. Il est plutôt destiné à des sites à vocation éditoriale.

SPIP peut aussi bien être utilisé par des particuliers ou des associations que par des organisations.

Lorsque SPIP est intégré au système d'information d'une organisation, des compétences en développement informatique sont nécessaires afin d'adapter SPIP aux besoins des utilisateurs.

La mise en place de SPIP doit d'effectuer selon un processus de gestion de projet au cours duquel les documentalistes ont un rôle à jouer en tant que spécialistes de la gestion de l'information.

Avantages de SPIP

> Logiciel libre sous licence GNU/GPL : la disponibilité de son code source rend SPIP facilement intégrable dans le système d'information d'une organisation

> Logiciel français : toute la documentation nécessaire existe en ligne en français > Facilité d'installation, hébergement standard

> Possibilité d'utiliser SPIP sans aucune connaissance préalable en programmation, interface privée très intuitive centrée sur les besoins standards

> Processus de validation du contenu

> Séparation du contenu et de la forme

> Possibilité d'ajouter un annuaire d'entreprise LDAP à la configuration de base > Gestion du multilinguisme dans l'espace privé

> Syndication des sites très facile à mettre en oeuvre

> Communauté très active (sur les listes de discussion, peu de messages restent sans réponse)

Inconvénients de SPIP

> La présentation du site par défaut est très simple, en modifier l'aspect peut être un obstacle pour les webmestres les plus néophytes. Les webmestres doivent apprendre le langage propre à SPIP pour modifier l'ergonomie d'un site.

> Pas de critères de recherche affectés au moteur donc les recherches peuvent être difficiles dans des sites de grande taille

> Les documents joints (texte, image, photo,...) ne sont pas indexés dans SPIP

> Il n'y a pas d'éditeur de texte élaboré (HTML WYSIWYG) : les rédacteurs doivent connaître les raccourcis typographiques de SPIP

> L'interface graphique de l'espace privé ne peut pas être modifiée, il n'y a pas de squelettes

> Le langage de programmation propre à SPIP peut être un frein à son évolution et à son développement

> Ce n'est pas un application modulaire, ce qui empêche le développement autonome de fonctionnalités, mais c'est la philosophie de SPIP.

5 EXEMPLE D'INSTALLATION DE SPIP

Cette partie est un exemple d'installation de SPIP sur le serveur de Free.

L'installation de SPIP est très simple et ne requiert pas de connaissances techniques particulières. La configuration se fait directement en ligne au travers d'une interface très simple.

Il y aura tout d'abord une présentation des outils utilisés avec SPIP : l'hébergeur, la : base de données et le logiciel de transfert de fichiers sur le web. Puis, l'exemple « fictif » de la création d'un site web sous SPIP suivi de remarques sur l'ergonomie du squelette de SPIP proposé au téléchargement.

5.1 Configuration de l'environnement de travail 5.1.1 Inscription sur Free

Free ( http://www.free.fr) est un fournisseur d'accès à Internet (FAI) qui propose de multiples services aux internautes : messagerie, hébergement de sites web ...

Free permet d'héberger gratuitement des sites avec une capacité de 100 Mo.

La première démarche consiste à créer un compte gratuit sur Free à l'adresse suivante : http://subscribe.free.fr/

Au cours de la procédure d'inscription, le choix du login est laissé libre aux utilisateurs, il est préférable de créer un login correspondant au nom du futur site web car ce dernier sera accessible à l'adresse: http://login.free.fr/spip/

Pour la suite des étapes de la création du site web avec SPIP, le login sera "nomdusite". 5.1.2 Base de données MySQL

La base de données MySQL proposée par Free doit être activée à partir de leur site ( http://www.free.fr).

La procédure à suivre est la suivante :

> il faut aller dans la partie Support de Free

> Gérer votre espace web

> Activer votre compte pour les pages personnelles : une attente de 24 heures est nécessaire avant la suite de la procédure.

Une fois le compte activé, il faut retourner dans la partie Support: > Gérer votre espace web

> Activer votre base de données MySQL et suivre la procédure.

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