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La cytogénétique et classification des hémopathies malignes

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par Achouria BOURIACH
Universdité d'Oran - Algérie - Diplôme des études supérieures en génétique 2012
  

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CHAPITRE II : La Cytogénétique.

Le développement de la génétique médicale au cours des trente dernières années et son implantation dans la pratique médicale ont précédé l'explosion récente de la génétique moléculaire. Deux lecteurs ont principalement contribué à la naissance de cette nouvelle discipline médicale : l'augmentation relative de la pathologie malformative comme cause de morbidité et mortalité infantiles, consécutive à la maîtrise de la pathologie infectieuse, et la possibilité de contrôle des naissances qui compagne d'une exigence de qualité des couples envers ces enfants désirés et programmés, i conseil génétique a pour but d'évaluer le risque de survenue ou de récurrence d'une maladie ou une malformation dans la descendance d'un couple, de proposer à celui-ci les différentes solutions s'offrent à lui pour avoir des enfants normaux et de l'aider dans sa décision. C'est une démarche Jicale originale dans le sens où elle s'adresse le plus souvent à un couple et non à un individu, /elle concerne une tierce personne, l'enfant à venir, qu'elle n'aboutit le plus souvent à aucune thérautique et que la prévention repose sur l'interruption de grossesse.

Cartographie du génome humain et l'identification des gènes à l'origine de la plupart des maladies génétiques fréquentes ont considérablement modifié la pratique du conseil génétique. Il faut actuelle-sont tenir compte non seulement de la disponibilité des tests moléculaires mais aussi des contraintes aosées par la législation entourant la pratique de ces tests.

La cytogénétique humaine (ou génétique chromosomique) est une discipline récente dont l'essor date de 1956 avec la détermination du nombre exact de chromosomes chez l'homme.

Ce dénombrement a été rendu possible pas l'introduction d'un choc hypotonique parmi les différentes étapes de préparation, qui a permis d'obtenir un étalement correct des chromosomes.

En 1970, l'introduction des techniques de marquage en bandes des chromosomes a grandement amélioré la résolution et la sensibilité de l'analyse cytogénétique.

Les techniques classique de caryotypage offrent une vue d'ensemble du génome mais avec une faible résolution (une sous-bande chromosomique correspond au mieux à environ 2Mb sur un caryotype en haute résolution), l'hybridation in situ apport une résolution de l'ordre de quelques Kb(ou même moins si l'hybridation est réalisée sur une fibre d'ADN étiré), ce qui comble le fossé analytique entre cytogénétique et moléculaire.

II.1 Historique de la cytogenetique :

* La première période (1819-1952) ou "âge des Ténèbres de la Cytogénétique Humaine" débute par le travail d'un cytologiste D.von Hanseman qui en 1819, dénombre le premier 18.24 et plus de 40 chromosomes dans un tissu humain normal. Les comptages des chromosomes étaient difficiles par la superposition des images et la perte d'un ou de plusieurs chromosomes. En 1912, Winiwarter améliore cette technique en prenant des biopsies de testicules prélevés chirurgicalement, immédiatement fixées et coupées à un^ épaisseur de 5 à 7,5 mm qui permettent de garder intact l'ensemble de la garniture chromosomique. Painter conclut en 1923 à l'existence d'un déterminisme du sexe liée à la formule XX pour le sexe féminin ou XY pour les individus de sexe masculin.

* La deuxième période (1952-1959) de la cytogénétique débute avec la découverte hasardeuse, en 1952, de Hsu, du prétraitement par le choc hypotonique technique qui va favoriser le gonflement cellulaire, la dispersion des chromosomes et permet une meilleure individualisation de chaqu'un deux. A l'aide de cette technique, deux cytologistes Albert Levan et Joe Hin Tjio, en 1956, déterminent le nombre chromosomique dans les cellules somatiques humaines qui est de 46.

* La troisième période (1959-1969) commence par la publication le 26 janvier 1959 par le Lejeune, Gautier et Turpin dans les comptes-rendus de l'Académie des Sciences (Paris) de la présence chez neuf enfants mongoliens d'un petit chromosome acrocentrique surnuméraire.

Depuis cette date, un effort collectif des cytogénéticiens et des cliniciens pour rechercher dans les anomalies congénitales une éventuelle étiologie chromosomique. Rapidement, différentes anomalies des nombre et de structure chromosomiques sont décrites.

Lejeune et Coll. (1963) ainsi que Carr (1963) établirent que des anomalies Chromosomiques peuvent être à 1' origine d'avortements spontanés. Les doiées cumulatives montrent que les anomalies chromosomiques trouvées par les cytogénéticiens des plantes et des insectes surviennent spontanément dans les populations humaines avec une fréquence importante donc, on est arrivé à la conclusion que les chromosomes sont très instables, ce qui d'un autre coté à permis l'énorme essor de cette discipline.

*La quatrième période de la cytogénétique (après 1969) est cette du Banding chromosomique. La première technique de Banding est due à Caspersson (1968-1970), qui utilise la moutarde de quinacrine pour individualiser chaque chromosome par l'apparition de bandes caractéristiques: les bandes Q. la découverte des bandes chromosomiques va améliorer considérablement les potentialités d'analyses comme la localisation de points de cassure,

caractérisation des centromères et la nature hétérochromatique de certains segments chromosomique qui n'était pas évidant auparavant. D'autres chercheurs sont rapidement montés au créneau et on observa: le Banding G (Seabright, 1971), le Banding R (Dutrillaux et Lejeune, 1971), le Banding C (Summer et al. 1971), le Banding NOR (Howell et al. 1975).

Les techniques de "haute résolution", mises au point par Yunis en 1976, permettent encore d'améliorer la définition cytogénétique des chromosomes car leur résolution est telle qu'elle permet la détection des microdélétions et microduplications. Par conséquent, cette technologie fine rapprocha les résultats de la cytogénétique de ceux de la génétique formelle.

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"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années"   Corneille