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Aspects physionomico-structurauyx de la végétation ligneuse forestière dans les monts de Dhaya et de Tlemcen (Algérie occidentale )

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par Khéloufi BENABDELI
Université Djilali liabes de Sidi Bel Abbes Algérie - Doctorat d'état en sciences 1996
  

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3-3.2 Traitement des données.

Depuis quelques années des méthodes statistiques et mathématiques sont utilisées pour le traitement des données écologiques. Ce procédé sera utilisé pour faire une comparaison avec la démarche classique et apprécier la rigueur et la représentativité de chacune des méthodes.

3-3.2.1 Les analyses factorielles.

Depuis la mise au point de l'Analyse Factorielle des Correspondances (BENZECRI, 1964 et CORDIER, 1965), cette méthode a été utilisée avec succès par de nombreux auteurs spécialisés en phytoécologie (GUINOCHET, 1973; BONIN, 1978 etc...).

L'interprétation des résultats repose sur l'examen des différents renseignements fournis à l'issue du traitement, en particulier:

- Le tableau des valeurs propres:

Inertie du nuage le long de l'axe,

Taux d'inertie (% de chaque valeur propre par rapport à l'inertie totale du nuage)

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Histogramme des valeurs propres qui apprécie la prépondérance des axes les uns sur les

autres.

Si les valeurs propres sont grandes, on observe au niveau des axes, des groupes d'individus bien regroupés.

Le tableau des contributions (C.T.R et C.O.R):

Eléments importants dans l'interprétation. Les contributions absolues (C.T.R) expriment la contribution d'un point dans la constitution d'un axe. Les contributions relatives (C.O.R) expriment la contribution da l'axe dans l'explication de la dispersion d'un point.

Les points ayant les fortes C.T.R ou C.O.R dans les deux pôles c'est à dire du côté négatif et du côté positif sont la base de l'interprétation de l'axe.

- La répartition des points au niveau des axes:

Si les axes ont de fortes valeurs propres, les groupes de point sont bien individualisés. Dans le cas contraire, les points se regroupent au centre des axes qui correspondent à la situation moyenne et il est difficile de délimiter des groupes homogènes. Il est alors préférable de faire recours à la classification hiérarchique ascendante qui présente un intérêt particulier dans le classement des relevés de végétation.

3-3.2.2 Méthode phytoécologique.

Toutes les quantifications et appréciations faites sur la végétation et les interactions avec le milieu ne pouvaient être chiffrées et utilisées par la méthode statistique et mathématique. De plus la démarche adoptée obéissait essentiellement à une perception humaine d'éléments écologiques et de visualisation de l'organisation. Sur ce sujet DOBREMEZ (1972) soulignait: "L'ensemble de ces méthodes a pour finalité d'accélérer le traitement des données et d'ôter toute subjectivité aux études écologiques. Le premier but est louable, le second illusoire...Quand à l'objectivité des méthodes modernes c'est un leurre. Le traitement est effectivement objectif, mais les données choisies, collectées par les chercheurs sensibles à tel caractère plus qu'à tel autre, sont entachées de cette fameuse subjectivité qu'il faudrait arracher à tout prix des études biologiques ". Le chercheur en découvrant sa zone perçoit une foule de données qu'il arrive à synthétiser et résumer par une phrase ou un mot: c'est cela la subjectivité en matière d'écologie! Les méthodes modernes ne traitent que des informations précises codifiées qui sont transmises à la machine. Est-il possible de transmettre à la machine tous les éléments perçus par l'esprit?

On a préféré travailler surtout avec la « méthode traditionnelle » car nous avons jugé qu'elle convenait au mieux à notre travail car tous nos recueils d'information sur le terrain sont basés sur la conceptualisation de la notion de facteur dominant et prépondérant qui est la finalité de la perception.

L'étude de la végétation en vue de connaître sa structure, sa dynamique et sa composition peut être abordée en combinant plusieurs méthodes d'investigations:

-Méthode phytoécologique analytique: cette méthode étudie le comportement de chaque espèce vis à vis de chaque descripteur écologique. Elle devrait aboutir en principe à des groupes espèces ou « groupe écologique » qui ont même affinité vis à vis de chaque facteur écologique. A ce sujet EZZAHIRI (1989) note: " Mais il faut faire remarquer que dans le milieu naturel, les espèces s'associent non pas en fonction d'une variable écologique mais plutôt de la résultante de l'action des différentes composantes du milieu ".

-Méthode phytoécologique globale: elle repose sur l'utilisation conjointe des facteurs du milieu, de la végétation et des peuplements pour définir les groupements végétaux et parvenir ensuite à une description détaillée de la végétation.

Chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients et pour palier aux lacunes éventuelles, nous avons adopté une démarche qui combine à la fois les analyses floristiques détaillées par placette et les conditions écologiques (méthode phytoécologique).

Les données ont été codées et traitées sur des bases numériques par l'analyse factorielle des

correspondances et la classification hiérarchique ascendante (C.H.A). Ces deux traitements se

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complètent puisque le premier est une ordination, le second une classification qui opère des césures à l'intérieur de la matrice de base.

-Méthodes d'investigation sur terrain: l'application de l'A.F.C à l'étude des groupements végétaux de même que pour une exploitation classique de l'information phytoécologique passe nécessairement par la récolte de données floristiques. Celle-ci ont été réalisées là où ont été choisies les placettes dendrométriques et descriptives. ces placettes sont de forme carrée, de 400 mètre-carrés de surface, nettement suffisante pour représenter l'aire minimale du groupement végétal et surtout pour pouvoir apprécier la dynamique et la structure comparées entre placette.

Chaque relevé de végétation consiste en un inventaire complet de toutes les espèces ligneuses présentes, en affectant chacune d'elle des deux indices d'abondance-dominance et sociabilité. Le premier exprime l'espace occupé par la projection au sol de l'ensemble des individus d'espèce. L'échelle utilisée est celle de BRAUN-BLANQUET (1961):

+: espèce simplement présente (recouvrement et abondance quelconque

1: espèce abondante et recouvrement faible ou assez peu abondante

2: espèce très abondante avec un recouvrement supérieur à 5%

3: abondance quelconque avec un recouvrement compris entre 25 et 5O%

4: abondance quelconque avec un recouvrement compris entre 5O et 75%

5: abondance quelconque avec un recouvrement supérieur à 75%

La sociabilité traduit quand à elle le mode de distribution des individus de la même espèce les uns par rapport aux autres.

Cinq indices sont définis:

1: individus isolés

2: individus en groupe

3: individus en troupe

4: individus en petites colonies

5: individus en peuplement continu

-Dépouillement des données: une liste de toutes les espèces est dressée en vue de faire une classification par ordre alphabétique et numérotées. Un tableau de correspondance floristique est réalisé avec les données de base sous forme d'une matrice à double entrée où les espèces végétales sont en lignes et les relevés sont disposés en colonnes. A l'intersection des deux lignes figure l'indice de présence d'espèce ou son abondance-dominance.

Pour le premier codage, nous utiliserons le critère ( 0, 1 ) qui correspond à l'absence-présence. Ce type de codage a l'avantage de discriminer les groupements végétaux. VEDRENNE (1982) a conclu que l'apport des analyses numériques ne tenant compte que de la présence-absence des espèces semble être plus grand que celui où les Coefficients d'Abondance Dominance interviennent dans le calcul.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.