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Aspects physionomico-structurauyx de la végétation ligneuse forestière dans les monts de Dhaya et de Tlemcen (Algérie occidentale )

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par Khéloufi BENABDELI
Université Djilali liabes de Sidi Bel Abbes Algérie - Doctorat d'état en sciences 1996
  

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8-3. LA HAUTEUR.

Le degré de présence n'est pas suffisant pour identifier une physionomie végétale, la hauteur est un paramètre aussi important que la notion de présence si ce n'est plus. La hauteur est un élément de description physionomique prépondérant utilisé plus couramment que les autres pour dénommer les formations végétales. Cette notion de hauteur a déjà été abordée (Tableaux annex 55 à 61).

8-3.1. Hauteur de la strate arborescente.

L'analyse des données recueillies sur ce paramètre laisse apparaître par ensemble bioclimatique et par espèce des fréquences de hauteur où les valeurs de 4 et 7 mètres sont déterminantes car elles sont significatives dans la physionomie des formations décrites. (Tableaux 57 à 59). Dés que le taux de fréquence d'une hauteur dépasse les 50% pour une espèce on considère que c'est la hauteur optimale et représentative pouvant constituer un point de repère important dans notre analyse.

Les valeurs obtenues par strate et par espèce sont intéressantes et vont permettre de reconsidérer la nomenclature utilisée pour la classification des strates. Cette notion a été abordée dans le chapitre V-2 et sera complétée et justifiée par ce qui suit.

Les résultats des mensurations de la hauteur des principales espèces pouvant atteindre la strate arborescente sont très significatifs et permettent d'appréhender une nouvelle approche.

Tableau 30 : Répartition des hauteurs par espèce

Hauteurs

% hauteur inférieures à 7 m

% hauteurs supérieures à 4 m

Espèces

Semi aride

Subhumide

Semi aride

Subhumide

Pinus halepensis

55

35

88

93

Tetraclinis articulata

92

100

83

88

Juniperus oxycedrus

100

98

82

89

« Aspects physionomico- structuraux de la végétation forestière ligneuse face à la pression anthropozoogène dans les

monts de Tlemcen et les monts de Dhaya (Algérie occidentale)

 

1996

 
 

Quercus rotondifolia

100

76

87

67

Quercus coccifera

100

100

58

33

Quercus faginea

-

25

-

85

Quercus suber

-

92

-

81

Toutes les espèces arborescentes (troncs individualisé dont la hauteur est au moins supérieure à 1,50 m) présentent des taux variables entre 35 et 100% de hauteurs inférieures à 7 m et entre 25 et 93% de hauteurs supérieures à 4 m. La moyenne pondérée de la hauteur de toutes les espèces dominantes (de la strate arborescente) est significative et se présente comme suit:

- Ensemble semi-aride:

89% des hauteurs sont inférieures à 7 m

79% des hauteurs sont supérieures à 4 m

- Ensemble subhumide:

75% des hauteurs sont inférieures à 7 m

76% des hauteurs sont supérieures à 4 m

Si on exclue Pinus halepensis et Quercus faginea dont le taux de hauteurs supérieures à 7 m est de l'ordre de 70%, toutes les autres espèces n'arrivent qu'exceptionnellement à cette hauteur. En dehors de Quercus coccifera, qui dans la région ne peut atteindre la strate arborescente, toutes les autres espèces présentant un tronc individualisé et dépassant les 4 m sont représentées à plus de 83%. Ce constat permet d'affirmer que la strate arborescente définie par référence à la hauteur de 7 mètres n'a aucune relation avec la réalité des individus végétaux dont le taux par rapport à cette hauteur vient d'être examiné. En retenant la valeur de 7 m comme limite inférieure permettant de classer les individus végétaux ligneux dans la classe arborescente, seul 11% en moyenne des individus végétaux peuvent être assimilés à cette strate dans le semi-aride et 25% seulement dans le subhumide. Ainsi le terme de forêt ne sera pratiquement pas présent dans la région étudiée ce qui est en inadéquation avec la réalité et la définition biologique d'un arbre et avec le développement des végétaux en relation avec les conditions du milieu. La valeur de 7 mètres si elle est retenue pour déterminer la strate arborescente exclura plus de 82% du taux de présence des espèces qui contribuent à la formation de la strate arborescente et à la forêt dans l'Oranie.

La hauteur de 4 m, au regard des résultats obtenus et des conditions écologiques stationelles, peut remplacer celle de 7 m car le pourcentage d'espèces dont la hauteur est supérieures à 4 m est de 79% pour l'étage semi-aride et 76% pour le subhumide. Dans le paragraphe V-2 cette hauteur de référence représentative et reflétant la réalité de la structure de la végétation ligneuse arborescente a été justifiée. Dés qu'un végétal ligneux présente un tronc individualisé de 1,50 m de hauteur au moins et dont la hauteur totale est supérieure à 4 m, il peut être classé dans la strate arborescente puisqu'il répond parfaitement à la définition morphologique et biologique d'un arbre.

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