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Les impacts du maraàŪchage sur la végétation ligneuse dans la région des Niayes centrales (Mboro- Diogo ) au Sénégal

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par Sierge NDJEKOUNEYOM
Université Cheikh Anta Diop de Dakar - Diplôme d'études approfondies 2007
  

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5.3 La démographie

La population de la communauté rurale de Darou Khoudoss était estimée, selon le PLD, à 39 684 habitants en 2003, soit une densité moyenne de 76 habitants au km2. Notons cependant que les difficultés d'accès à certains villages rendent ces chiffres très relatifs. Cette population est inégalement repartie entre les 66 villages et les 24 hameaux officiellement répertoriés. La taille des villages dans la région des Niayes centrales demeure très variable, 72% d'entre eux demeurent inférieur à 500 personnes. Les villages de moins de 100 personnes se distribuent en parts à peu prés égales entre les dunes littorales et les dunes rouges. Quant aux villages qui comptent moins de 200 personnes, près de 60% se localisent sur les dunes littorales.

5.4 Les activités

Présentant à l'origine d'immenses avantages pour l'agriculture (culture de légumes ou de riz
dans les dépressions, culture pluviale dans le diéri) avec des ressources hydriques

apparemment inépuisables, la région des Niayes constituait une zone de prédilection pour bon nombre d'activités (ENDA17). Mais ce milieu exceptionnel à fait l'objet d'une exploitation sans borne de ses ressources provoquant une rupture d'équilibre18 qui a conduit à l'abandon progressif des secteurs moins rentables.

Même si la commune de Mboro dispose d'abondantes terres de culture (cuvettes, niayes) propices au maraîchage et à l'arboriculture, l'agriculture qui était naguère l'activité quasi-exclusive de presque toutes les familles, occupe de nos jours seulement 17,2% de la population active19. La zone voit certaines activités rurales de plus en plus délaissées, les cultures pluviales (manioc, mil, niébé) sont en voie d'abandon, la pèche et l'élevage qui sont des activités essentielles pour certaines communautés sont de plus en plus jumelées au maraîchage. Tout porte finalement à accentuer le rabattement de la population sur les cuvettes maraîchères dont l'exploitation semble seule à même d'apporter des revenus conséquents aux ménages de cette région.

L'exclusivité du rapport que nous avons choisi d'établir entre la végétation et le maraîchage nous a obligé donc en amont de cette réflexion à considérer les autres facteurs susceptibles d'influer sur l'évolution de la végétation. Car il est extrêmement périlleux dans le contexte d'un milieu aussi interactif de rattacher systématiquement à une seule cause les variations de la végétation

17 -Pratique de la conservation de l'eau et des sols dans la région des Niayes - ENDA, ODI (1999)

18 -Impossibilité de reconstitution ou de régénération de la ressource exploitée

19 - Etude d'impact du projet Zircon de la Grande Côte

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