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Les impacts du maraàŪchage sur la végétation ligneuse dans la région des Niayes centrales (Mboro- Diogo ) au Sénégal

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par Sierge NDJEKOUNEYOM
Université Cheikh Anta Diop de Dakar - Diplôme d'études approfondies 2007
  

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2.7 Les limites de l'analyse des groupements par la méthode différentielle

La comparaison de la composition floristique de différents groupements d'un espace donné fait ressortir la localisation ou la simple préférence de certaines espèces pour des groupements particuliers. L'appartenance d'une espèce à un groupement peut donc relever d'une raison évidente comme la nature du biotope, les conditions hydrologiques ou d'une raison plus complexe liée aux différentes espèces présentes dans le groupement à leur taux de recouvrement respectif ou aux contraintes qu'elles s'imposent les unes aux autres, bref à un ensemble de paramètres difficilement mesurables.

Les groupements qui émergent de notre analyse différentielle présentent naturellement quelques incohérences liées essentiellement à l'action réorganisatrice de l'homme qui perturbe les associations naturelles. En raison de cette action anthropique et dans une autre mesure de la mobilité des sables et de l'assèchement des nappes, les associations qui se constituent peuvent être amputées d'un certain nombre d'espèces ou au contraire enrichies de quelques unes. Ce qui conduit le plus souvent à ne percevoir soit que des fragments d'associations soit au contraire des groupements emboités les uns dans les autres qu'une analyse plus affinée pourrait permettre de mettre en évidence.

Les correspondances entre les groupements définis et les unités topographiques qui ont été considérées ne sont pas toujours indiscutables. A l'exception du groupement I (tableau 5) dont les espèces semblent préférer des secteurs dépressionnaires la plupart des groupements s'accommodent, à un degré ou à un autre, des variations topographiques. Cela peut s'expliquer en partie par le fait que la surface retenue pour les placettes est relativement grande et que le plus souvent les relevés étaient faits dans des espaces de transition entre soit le bas-versant et le haut-versant soit entre le fond de la cuvette et le bas-versant ou encore entre le sommet et le haut-versant.

L'analyse met en évidence une autre réalité en montrant que la proximité géographique n'est pas gage de similitude des relevés qui peuvent être très dissemblables (même en considérant les mêmes types d'unités topographiques) à l'intérieur d'un même site et inversement très ressemblant malgré la distance.

2.8 Les groupements23

Le groupement à Elaeis guineensis essentiellement localisé dans les bas-fonds et les bas-versants constitue la relique d'une végétation autrefois luxuriante qui a tendance aujourd'hui à disparaître. Il est floristiquement et physionomiquement facile à identifier. Le peuplement d'Elaeis guineensis qui en est l'élément le plus caractéristique conserve, malgré une forte pression, une bonne vigueur dans les relevés 39-38 et 33 correspondant à la partie méridionale de notre zone d'étude. Ce groupement forme le plus souvent des galeries forestières dont les individus présentent une bonne stature à l'exemple de Cocos nucifera, de Borassus aethiopum ou encore d'Adansonia ou d'Eucalyptus.

Le groupement à Acacia albida est ici plus typique des sables dunaires mais il peut se rencontrer sur le bas-versant lorsque la dénivellation n'est pas trop importante ou à l'occasion d'un versant plat et allongé. Ce qui explique d'ailleurs certaines de ses compagnes comme Mangifera, Azadirachta indica ou même la présence accidentelle d'Elaeis guineensis comme espèces occasionnelle.

Un découpage plus méticuleux de la matrice d'analyse ferrait apparaître dans ce groupements deux unités de niveau hiérarchique plus fins avec d'une part Piliostigma reticulatum, Dichrostachys cinerea, Adansonia digitata, Calotropis procera et Lawsonia inermis et d'autre part Tamarindus indica, Acacia ataxacantha et pour faire la liaison entre les deux sous-groupements Acacia albida. Ce dernier est ici une espèce caractéristique exclusive du groupement, il n'apparaît dans les autres que comme compagne et le plus souvent occasionnelle.

Le groupement à Parinari macrophylla est ici celui qui a la plus large extension avec une préférence toute fois pour les fonds de cuvettes asséchées. Le groupement pourrait être caractérisé par Eucalyptus dont l'abondance-dominance est nettement supérieure à celle de Parinari (même si ce dernier est plus fréquent) mais en raison de la difficulté de germination naturelle de cette essence nous l'avons écarté pour designer le groupement. Elaeis guineensis est dans cette association une espèce différentielle puisqu'elle est très bien représentée tout en étant caractéristique du groupement I.

Le groupement à Maytenus senegalensis montre par sa composition une certaine filiation avec le groupement à Elaeis guineensis dont il semble être l'étape suivante lorsque les conditions hydrologiques se dégradent. Cocos nucifera et Mangifera indica qui sont également caractéristiques du groupement à Elaeis font preuve ici d'une vigueur intéressante en compagnie d'essences plus typiques des conditions de déficit hydrique comme Acacia et Parinari.

Il faut reconnaître dans cette analyse que, abstraction faite des facteurs locaux, la dégradation par l'homme peut conduire à la domination d'une espèce qui dans des conditions normales ne tient qu'une place modeste.

En plus de cela l'analyse met en évidence un nombre important d'espèces compagnes et un nombre encore plus élevé d'espèces occasionnelles qui n'apparaissent qu'une fois dans les relevés du groupement considéré. Mais en appliquant à la fois les deux critères24 utilisés pour qualifier une espèce de «compagne «, on se rend compte que seul trois espèces peuvent être considérées comme telle ici : Borassus aethiopum, Adansonia digitata et Calotropis

procera.

24 -Espèce présente dans un groupement mais pas caractéristiques -Espèce fréquente dans tous les groupements

Tableau 5: Groupements identifiés

GROUPEMENT

classe

I

classe
II

classe
III

classe
IV

Relevés

2, 33, 9, 26, 38, 37, 28, 39, 36 ,4

40, 31, 25,3, 1, 10, 21, 12, 30

18, 23, 24, 27, 22, 8, 13, 16, 5

11, 14, 20, 19, 32, 29

Esp. Caractéristiques

Elaeis guineensis
Mangifera indica
Cocos nucifera
Ficus dicranostyla
Azadirachta indica
Phyllanthus reticularus

Piliostigma reticulatum
Dichrostachys cinerea
Acacia albida
Tamarindus indica
Acacia ataxacantha

Eucalyptus camaldulensis
Elaeis guineensis
Anacardium occidentale
Parinari macrophylla

Cocos nucifera
Mangifera indica
Zizyphus mucronata
Maytenus senegalensis
Parinari macrophylla
Citrus limon

Esp. compagne

Borassus aethiopum
Capparis tomentosa
Adansonia digitata
Calotropis procera
Eucalyptus camaldulensis
Zizyphus mucronata

Adansonia digitata Lawsonia inermis Calotropis procera Mangifera indica Capparis tomentosa Azadirachta indica Borassus aethiopum

Borasus aethiopum
Euphorbia balsamifera
Balanites aegyptiaca

Tamarindus indica
Maytenus senegalensis

Adansonia digitata

Acacia albida
Borassus aethiopum
Elaeis guineensis
Calotropis procera

Esp. occasionnelles

Citrus limon
Acacia albida
Lawsonia inermis
Tamarindus indica
Maytenus senegalensis

Elaeis guineensis
Phyllanthus riticularus
Citrus limon
Euphorbia balsamifera
Balanites aegyptiaca
Maytenus senegalensis
Parinari macrophylla
Anacardium occidentale

Dichrostachys cinerea
Ficus dicranostyla
Zizyphus mucronata
Calotropis procera
Acacia ataxacantha
Piliostigma reticulatum
Acacia albida
Lawsonia inermis

Piliostigma reticulatum
Tamarindus indica
Dichrostachys cinerea
Capparis tomentosa
Eucalyptus camaldulensis
Euphorbia balsamifera
Adansonia digitata

Environnement

Bas-versant Fond de cuvette

Sommet

Haut-versant Bas-versant

Haie

Haut-versant

Fond de cuvette Bas versant

Sommet

Haut-versant

Bas-versant

Fond de cuvette

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"Le doute est le commencement de la sagesse"   Aristote