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La presse écrite au Cameroun à  l'ère des revendications d'indépendance:approche historique

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par Alain ASSOMO
Université de Yaoundé II Cameroun - Master II recherche en sciences de l'information et de la communication 2010
  

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Section II - Le statut du Cameroun après la Seconde Guerre mondiale

La présentation du statut du Cameroun après la Seconde Guerre mondiale constitue pour ainsi dire le principal axe de cette section. Plusieurs textes juridiques déterminent ce nouveau statut du Cameroun après le mandat. Ces textes sont : la Charte de l'Organisation des Nation Unies (paragraphe I), l'Accord de tutelle signé entre la France et l'ONU le 13 décembre 1946 et la constitution de l'Union française promulguée en 1946 (paragraphe II).

II-1-La définition du statut du Cameroun dans la Charte des Nations unies

Le 26 juin 1945, alors que les pays alliés ont déjà réussi à vaincre l'Allemagne et l'Italie et que le Japon poursuit encore la guerre, les représentants de cinquante pays adoptent à l'unanimité la Charte des Nations unies à San Francisco aux États-Unis d'Amérique. Elle va entrer en vigueur le 24 octobre 1945 (Engelbert Mveng, 1985 :173). La nouvelle organisation comprend six organes d'administration qui sont : l'Assemblée générale, le Conseil de sécurité, la Cour internationale de justice, le Conseil économique et social et le Conseil de tutelle qui est chargé des anciens territoires sous-mandat. Le rôle de ce dernier est de veiller au déroulement normal du processus de décolonisation de ces territoires. Ces pays qui jouissent tous d'un statut de territoire international sont : La Nouvelle -Guinée, le Samoa, la somalie, le Ruanda-Urundi, le Cameroun, le Togo, et la zone stratégique qui couvre les îles Marshall, les Mariannes et les Carolines.

Le nouveau statut du Cameroun est donc régi par la Charte des Nations unies. Dans son article 75, celle-ci dispose que :

« L'Organisation des Nations Unies établira, sous son autorité, un régime international de tutelle pour l'administration et la surveillance des territoires qui pourront être placés sous ce régime en vertu d'accords particuliers ultérieurs. Ces territoires sont désignés ci-après par l'expression  "Territoires Sous- Tutelle "».

On voit que l'Organisation des Nations Unies avait déterminé un statut que l'on pourrait qualifier de particulier et qui allait concerner certains territoires dont le Cameroun. Le régime de tutelle, tel que définit par les dispositions de l'article 76 de la Charte des Nations unies a entre autres pour buts : de favoriser le progrès politique, économique et social des populations des territoires sous tutelle ainsi que le développement de leur instruction; de favoriser également leur évolution progressive vers la capacité à s'administrer elles-mêmes ou vers l'indépendance, et d'assurer l'égalité de traitement dans le domaine social, économique et commercial à tous les membres de l'organisation et à leurs ressortissants.

Ainsi définis, les buts du régime de tutelle montrent à suffisance que l'ONU entend promouvoir l'émancipation politique, économique et sociale des populations des territoires placés sous sa tutelle. L'article 77 de la charte précise la nature des territoires qui sont susceptibles d'être placés sous le régime international de tutelle. Il s'agit : des anciens territoires sous- mandat, des territoires pouvant être détachés d'États ennemis à la suite de la Seconde Guerre mondiale et des territoires volontairement placés sous ce régime par les États responsables de leur administration.

Ainsi, avec son statut de pays sous -mandat pendant la période d'existence de la SDN, le Cameroun, si on s'en tient à cette disposition, est donc appelé dès la création de l'ONU à devenir un Territoire sous-tutelle dans le cadre de ce nouveau régime international défini par la Charte des Nations unies. Ce qui revient donc à dire que les conditions de jouissance des libertés des citoyens de ces territoires allaient être déterminées par les puissances tutrices. Le Cameroun n'était donc pas une colonie française mais un territoire international placé sous administration de la France. Mais comme le souligne Engelbert Mveng (1985 :175) « Cela revenait à dire que le Cameroun suivrait la doctrine de Brazzaville sous le contrôle de l'ONU.».

Seulement, la Charte des Nations unies même si elle déterminait explicitement que le Cameroun en tant qu'ancien Territoire sous- mandat devenait une tutelle, elle précisait dans son article 79 que :

« Les termes du régime de tutelle, pour chacun des territoires à placer sous ce régime, de même que les modifications et amendements qui peuvent y être apportés, feront l'objet d'un accord entre les Etats directement intéressés, y compris la puissance mandataire dans le cas de Territoires sous-mandat d'un membre des Nations unies, et seront approuvés conformément aux articles 83 et 85 ».

Le statut du Cameroun tel que précisé par la Charte de l'ONU allait donc être complété dans sa définition par l'Accord de tutelle que la France va signer avec les Nations unies et qui sera entériné par l'Assemblée générale de cette organisation le 13 décembre 1946.

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