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Analyse financière d'une entreprise publique en difficulté et ses incidences sur l'évolution de la production: cas de la GCM de 2006 à  2009

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par Alexandre BATUHOLA MUNKANU
Institut supérieur de commerce de Kinshasa - ISC/KIN - Graduat en comptabilité 2011
  

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SECTION 3 : ENTREPRISE EN DIFFICULTE ET PROCESSUS DE DEFAILLANCE

1. Notions

Il nous semble que la notion d'entreprise en difficulté soit récente. Très souvent les gens confondent entreprises en difficulté et entreprises en faillite. Sur le plan juridique le deux termes sont totalement différents. Mais, il y a plusieurs étapes que traverse une entreprise avant d'atteindre le stade de la faillite. La faillite est un événement économique qui résulte des difficultés économiques et financières d'une entreprise. Elle se définie comme étant « la situation légale d'un débiteur qui cesse ses paiements, c'est-à-dire qui faillit à ses engagements ». 47(*)

En ce sens, quand nous parlons d'une entreprise publique en difficulté, nous voulons simplement souligner le fait que cette entreprise a cessé de fonctionner de façon harmonieuse. C'est dire qu'il s'est produit une rupture dans son exploitation qui serait à la base de la chaîne des difficultés que l'on constate. Il est urgent que les responsables prennent des mesures préventives en mettant en place des outils et actions permettant d'optimiser la gestion de la trésorerie à court terme de l'entreprise.

2. Processus de défaillance

Dans le domaine de la finance, personne n'est immunisée contre la faillite. Toutefois, on peut se protéger contre la faillite. Pour ce faire, l'entreprise peut refuser des crédits exorbitants ou des prêts en vue de limiter les risques. La méthode de score est un moyen efficace pour évaluer les risques encourus. Cette méthode procède par une combinaison des certains ratios bien déterminés afin d'obtenir un résultat qui permet d'interpréter le degré de vulnérabilité d'une entreprise. Nous y reviendrons.

Dans la vie de l'entreprise, les difficultés apparaissent de manière progressive. La santé de l'entreprise commence par se dégrader d'abord sur le plan économique et puis financier avant de déboucher à la faillite en cas d'échec ou par manque des mesures adéquates pouvant faciliter la relance des activités de l'entreprise.

En effet, si l'on considère une entreprise comme une personne, l'entreprise naît, croît et disparaît. Dans cette optique, la défaillance d'une entreprise désigne « un état d'insolvabilité observé à un moment donné. Ce constat engage l'entreprise dans un processus pouvant déboucher sur une cession de paiement et un dépôt de bilan »48(*).

Néanmoins, avant d'en arriver à ce stade que nous pouvons considérer final, l'entreprise présente certains signes ou symptômes, notamment le fait que certains indicateurs sont pointés au rouge : « pertes des parts de marché, baisse de la marge brute, pertes récurrentes, baisse de la rentabilité des capitaux investis, augmentation de l'endettement » 49(*). A ceci s'ajoute l'absence de traitement des véritables causes des problèmes. Celle-ci se traduit dans la mauvaise santé de la trésorerie et à la croissance du besoin en fonds de roulement, occasionnée par les exigences des fournisseurs et des banquiers.

Dans cette phase, les tensions montent et l'entreprise perd sa crédibilité. Ce qui menace la pérennité de l'entreprise. Si on n'intervient pas au moment opportun l'entreprise risque de ne pas franchir cette étape très critique. Par conséquent, elle se verra contrainte de déposer son bilan.

« Le dépôt du bilan est la saisie d'un tribunal par un commerçant(ou ses créanciers) dans le délai de quinze jours après la constatation de la cessation de ses paiements. Le dépôt de bilan ainsi déclaré a pour effet d'ouvrir une procédure judiciaire aboutissant à la mise en état de redressement judiciaire ou, le plus souvent, à la liquidation judiciaire de ce commerçant. La liquidation est prononcée quand le tribunal saisi estime que les chances de redressement de l'entreprise sont trop faibles pour être tenté ».50(*)

Pour un commerçant défaillant, on procède à la liquidation de tous les biens. Et ce, dans le but de lever ses emprunts. Il importe de clarifier les concepts «  liquidation et faillite ». La liquidation est un acte juridique qui consiste à réaliser l'actif et à apurer le passif51(*). Par contre, la faillite est une cessation de payement. La faillite vient très souvent de l'insuccès de toutes les mesures préventives pour un quelconque redressement de l'entreprise en difficulté. Elle est aussi à mettre en relation avec le principe de libre entreprise et de concurrence évoluant dans une économie libérale et un environnement mouvant et conjoncturel.

Quand un commerçant tombe en faillite, celui-ci saisi le tribunal dans un délai de 15 jours pour déclarer sa faillite. Après, le tribunal envoie le liquidateur pour se rendre compte de la situation et tenter un redressement. C'est en cas d'impossibilité de sortir l'entreprise de sa crise que la liquidation est prononcée.

Cependant, il sied de souligner le fait que la faillite d'une entreprise n'est pas synonyme d'insolvabilité ni d'une simple difficulté de trésorerie. Elle représente une situation d'arrêt définitif des paiements. Dans ce cas, on n'est pas sûr que l'entreprise puisse reprendre ses activités dans un avenir proche. Ceci ne veut nullement signifier qu'une seule dette en souffrance ne peut pas être à l'origine d'une cessation de paiements. Mais, la cessation de payement est souvent occasionnée par une accumulation des fonds dûs au tiers par une entreprise à un moment donné de son existence.

« L'appréciation du risque de défaillance est fondée sur une approche statistique qui tente de mettre à jour les caractéristiques des entreprises défaillantes pour définir des signaux d'alerte. Cette démarche repose sur la comparaison ex post d'entreprise défaillantes et d'entreprises saines et la recherche d'une combinaison des facteurs qui discriminent au mieux les deux populations ».52(*)

Nous y reviendrons dans le chapitre quatre de notre investigation quand nous allons calculer la fonction score pour savoir si la fonction score représentée par Z= 6,56X1+ 3,26 X2+6,72 X3 + 1,05 X4 est supérieure à 1,1 : l'entreprise est en bonne santé mais si Z est inférieure à cette même valeur (1,1), l'entreprise est en faillite.

Voilà pourquoi l'étude du risque de tomber en faillite a fait l'objet d'un examen minutieux par les institutions bancaires pour l'obtention d'un crédit bancaire. Parce que, quand une entreprise tombe en faillite, elle se trouve dans une situation d'incapacité de lever ses emprunts. C'est ainsi que l'analyse du bilan est très capitale dans la mesure où le bilan nous donne la situation patrimoniale de l'entreprise à une date donnée. Elle constitue en même temps une garantie pour la banque. C'est pour cette raison que Gérard Charreaux pense que l'analyse du risque de faillite «  repose fondamentalement sur la conception patrimoniale du bilan et sur l'étude de la structure financière de l'entreprise »53(*).

* 47Encyclopedia Universalis, corpus 6, France S .A, Paris, 1968, p.892

* 48 Jérome CABY et Jacky KOEHL, Op-Cit., p.175

* 49Dossier 27 : « Gestion d'entreprise, entreprise en difficultés : comment piloter le redressement », (www .acting_finances.com), p.1

* 50 Pierre BEZBAKH et Sophie Gherardi, Dictionnaire de l'économie, Larousse 2008, p.230

* 51 Christian Roulet et Christiane Roulet, Gestion et comptabilité des sociétés commerciales, 14 éd. Dunod, Paris, 2003, p.189

* 52 Jérôme CABY et Jacky KOEHL, Op-Cit., p.177

* 53 Gérard Charreaux, Gestion financière, 3 éme édition Litec, Paris, 1991, p.341

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