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Peuples autochtones et droit au développement au Cameroun. Cas des pygmées Baka de l'est

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par Marielle KOLOKOSSO
Université catholique d'Afrique Centrale Yaoundé - Master en droits de l'homme et action humanitaire 2010
  

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CONCLUSION DE LA PREMIERE PARTIE

La Communauté internationale est extrêmement préoccupée par le respect des droits des peuples autochtones. Cela se manifeste par les nombreuses dispositions édictées pour assurer leur protection et garantir leur développement de manière spécifique. Ainsi, sur la scène internationale, la reconnaissance du droit au développement au profit des pygmées baka en tant que peuple autochtone est assurée. Certes, les instruments les plus pertinents en la matière tels que la DDPA et la C169 sont dans le premier cas non contraignants et dans le second, pas encore ratifié par le Cameroun. Mais, la CADHP elle aussi consacre le droit au développement et a valeur contraignante, même si elle ne traite pas spécifiquement des peuples autochtones.

L'on constate toutefois qu'en dépit du cadre juridique international dans lequel le développement est reconnu de façon spécifique aux pygmées baka en tant que peuples autochtones, le Cameroun demeure à la traîne en ce qui concerne la reconnaissance non seulement du droit au développement, mais aussi des droits y afférents. En effet, comme le prévoient les textes internationaux, assurer le développement aux peuples autochtones implique que l'Etat camerounais doit leur garantir un certain nombre de prérogatives dans le respect de la dignité humaine et dans le souci de leur permettre d'accéder au bien être. Au Cameroun, aucune différence n'est opérée entre le groupe dominant et eux, car dans l'élaboration et l'énoncé de ces lois, leurs spécificités ne sont pas prises en compte.

Certes, un effort a été fait par l'Etat en affectant au Service de l'Encadrement des Populations marginales du MINAS la charge de s'occuper des peuples autochtones. Mais, sans la protection juridique adéquate, l'on ne peut que s'interroger sur les moyens qu'utilisera ce service pour atteindre ses objectifs. La reconnaissance implicite d'un droit au développement s'observe par ailleurs à travers la prise en compte de la problématique des peuples autochtones dans l'élaboration des programmes, politiques et projets de développement, par les différents acteurs tels que la société civile, et les autres acteurs privés (Eglises, etc.). Dans ce contexte juridique, il convient de se pencher sur l'état d'application du droit au développement chez les pygmées baka de l'Est qui donne lieu à une mise en oeuvre partielle de ce droit.

SECONDE PARTIE :

LA MISE EN OEUVRE PARTIELLE DU DROIT AU DEVELOPPEMENT PAR LES PYGMEES BAKA De l'EST

Reconnus sur les scènes internationale et nationale comme « peuples autochtones » et « populations marginales », les pygmées Baka de la région de l'est doivent eux aussi jouir du droit au développement et bénéficier des actions qui sont menées dans leurs régions. Mais, la question importante qui se pose dans le cadre de leur développement est celle de savoir si c'est à leur société de s'adapter au développement ou au développement d'apporter à leur société ce dont elle peut avoir besoin. Cette question fait l'objet de nombreux débats et discussions auprès des acteurs de développement observés dans les sites d'études.

Les pygmées sont dispersés dans différentes zones de la province de l'Est Cameroun, notamment dans les départements du Haut-Nyong et de la Kadey. Cette étude s'est limitée à la région du Haut-Nyong, située à 4° de latitude Nord et 13° de longitude Est. L'intérêt s'est porté sur la région d'Abong Mbang, située à 224 km à l'est de Yaoundé. Plus précisément, les villages Missoumé et Kwamb ont fait l'objet de cette étude, situés à 15 et 18kms au sud d'Abong Mbang. Les Maka constituent le groupe bantou voisin de ces campements.

Pour la collecte des données qui seront présentées dans ce travail, il a été nécessaire de procéder d'une part à la recherche documentaire. D'autre part, des entretiens se sont avérés indispensables pour compléter et actualiser les données issues des lectures. A cet effet, il a paru judicieux de rencontrer le chef de village de Missoumé, un représentant des jeunes, l'enseignant de l'école de Missoumé, un responsable du MINAS et les responsables des ONGs oeuvrant activement pour le développement des pygmées baka dans cette localité.

C'est fort des données recueillies et de l'observation pratiquée qu'il est apparu que les pygmées baka jouissent de manière relative du droit au développement dans la région de l'est du Cameroun (Chapitre I). Or, cela découle du fait que cette mise en oeuvre est limitée et sujette à de nombreuses difficultés (Chapitre II).

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