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Mémoire portant sur "La liberté de Presse "

( Télécharger le fichier original )
par Mame Seydou BA
Université Gaston Berger de Saint Louis du Sénégal - Maitrise droit des collectivités locales 2012
  

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B) Les textes infra constitutionnels

Dans le cadre du respect des droits et libertés fondamentales, législateur joue un rôle essentiel en ce sens que l'article 67 de la Constitution Sénégalaise dispose que c'est la loi qui fixe les règles concernant les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés fondamentales.

C'est pourquoi, on note une floraison de textes législatifs et réglementaires encadrant l'exercice de la liberté de presse.

Déjà en France à la chute du second empire, l'avènement de la république s'avère un difficile processus politique s'étendant sur plus de quinze années. La liberté de la presse est successivement malmenée par la guerre, la Commune de Paris, le Gouvernement de Défense nationale et les gouvernements dits d'Ordre moral. Ces derniers s'en prennent à la presse républicaine comme aux pires heures de la monarchie ou de l'empire avec à la clé plus de mille procès intentés contre les journalistes en quelques semaines seulement.

C'est dans ce contexte de musellement de la liberté de presse, que fut adoptée la loi du 29 juillet 1881 qui va doter le système de presse Français d'un cadre légal, toujours en vigueur.

La presse recouvre, après quatre-vingt douze ans, trois révolutions, deux coups d'État et douze constitutions, la liberté promise en 1789.

La loi du 29 juillet 1881 s'articule autour de quatre grandes spécificités :

- Un régime administratif de la presse écrite exempt de tout contrôle préalable comportant une obligation de déclaration auprès du Procureur de la République et des formalités de dépôt des publications périodiques.

- La définition de diverses infractions (diffamation, provocation aux crimes et délits...) -visant à instituer un équilibre entre la liberté d'expression et la protection des personnes- susceptibles d'être caractérisées quelque soit le support et le moyen de l'expression (écrit, parole ou image sur la voie publique, la presse, la télévision...), la seule condition exigée tenant à la publicité portant l'infraction à la connaissance d'autrui.

- L'établissement d'un régime de responsabilité pénale spécifique instituant une présomption de responsabilité du directeur de la publication.

- La mise en place d'un régime procédural particulier, dérogeant au droit commun, avec des règles contraignantes limitant les poursuites, notamment une prescription des infractions réduite à trois mois, afin de protéger la liberté de la presse.

Dans ce cadre la loi de 1881 définit les libertés et responsabilités de la presse Française imposant un cadre légal à toute publication, ainsi qu'à affichage public au colportage et à la vente sur la voie publique.

Déjà l'article 1er de cette loi dispose : «  l'imprimerie et la librairie sont libres » ce qui implique en particulier que «  tout journal ou écrit périodique peut être publié, sans autorisation préalable et sans dépôt de cautionnement » article 5

En outre d'autres lois en France seront adoptées pour compléter la loi de 1881.

Il en est ainsi de la loi du 16 juillet 1949 réglementant les publications destinées à la jeunesse et un décret-loi du 6 Mai 1939 sur les publications de provenance étrangère.

Au Sénégal, les autorités politiques se sont inspirées de la loi de 1881 pour définir le cadre juridique et institutionnel de la presse.

D'abord, il y'a l'ordonnance n 59-054 créant l'agence de Presse Sénégalaise (A.P.S.),à cela s'ajoute la loi 79-44 du 117 Avril 1979 relatives organes de presse et à la profession de journaliste encadre la liberté de presse en ses articles 44, 49, 50, 51, 52, 53 et 86.

A cela s'ajoute la loi 96-04 du 22 Février 1996 relatives aux organes de communications sociales et aux professions de journalistes et techniciens.

En effet le législateur considère dans le chapitre premier de ladite loi « sont considérés comme organes de communication sociale les organes de presse écrite, notamment les journaux, revues spécialisées, écrits magazines, cahiers ou feuilles d'information n'ayant pas un caractère strictement scientifique, artistique, technique ou professionnel et paraissant à intervalles réguliers. »

L'article 23 définit le journaliste en ses termes « est journaliste, toute personne diplômée d'une école de journalisme et exerçant son métier dans le domaine de la communication, toute personne qui a pour activité principale et régulière l'exercice de sa fonction dans un organe de communication sociale, une école de journalisme, une entreprise ou un service de presse, et en tire le principal de ses ressources. »

Cette loi aussi définit les règles applicables aux organes de presse écrite notamment dans les articles 13, 14, 15, 16, 17, et 18 ainsi que le régime juridique des organes de presse étrangers à travers les articles 19, 20, 21, et 22.

En outre devant l'importance d'encadrer l'exercice de la liberté de presse au Sénégal, des lois portant sur la création d'autorités administratives indépendantes seront adoptées pour réguler le champ médiatique.

Il en est ainsi en 1992 de la loi 92-57 du 03 septembre 1992 instituant le Haut Conseil pour la régulation audiovisuelle. Il sera remplacé par la loi 98-09 du 2 mars 1998 mettant sur pied le Haut Conseil de l'Audiovisuel(HCA).

Il sera remplacé par la loi 2006-04 4 janvier 2006 portant le conseil national de la régulation de l'audiovisuel(CNRA).

Il faut noter que le ministre de l'information dispose d'un pouvoir réglementaire en vertu du décret 61-154 du 13 avril 1961 portant délégation de pouvoirs au ministre de l'information en matière de contrôle de la presse étrangère.

En outre même s'il avère que le législateur dispose d'une compétence exclusive dans la garantie des droits et libertés fondamentales conformément à l'article 67 de la constitution, force est dire qu'elle présente des assouplissements relative à la dotation des organes de régulation d'un pouvoir réglementaire leur permettant ainsi de réguler l'exercice du droit fondamentale que constitue la liberté de presse.

En revanche, la recherche des fondements juridiques du principe de liberté de presse révèle une diversité des sources internationales

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"Il existe une chose plus puissante que toutes les armées du monde, c'est une idée dont l'heure est venue"   Victor Hugo