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Volonté et liberté dans " Fondements de la métaphysiques des moeurs " de Kant


par Juvet NGOULOU IPARI
Université Marien Ngouabi - MaàŪttrise en philosophie 2012
  

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UNIVERSITE MARIEN NGOUABI

FACULTE DES LETTRES ET DES SCIENCES HUMAINES (F.L.S.H)

DEPARTEMENT DE PHILOSOPHIE

OPTION : PHILOSOPHIE COMPAREE

VOLONTE ET LIBERTE DANS

FONDEMENTS DE LA METAPHYSIQUE DES MOEURS

DE KANT

Mémoire pour l'obtention du diplôme de Maîtrise

Présenté et soutenu publiquement par :

Juvet IPARI NGOULOU

Sous la direction de :

Monsieur David MAVOUANGUI,

Maître Assistant (CAMES)

Année académique 2011-2012

Brazzaville (Congo)

DEDICACES

Je dédie ce travail à :

- Mon père : Bernard NGOULOU,

- Ma mère  : Marie Suzanne MBONDO,

- Ma tendre et mon petit coeur Hornela NKABA, pour tant d'amour et de soutien

- Mon oncle : Docteur Jean Erick MASSAMBA,

- Tous ceux qui sont au service de l'éducation et de l'instruction civique.

Affectueusement !

REMERCIEMENTS

Au terme de notre analyse qui se veut une modeste contribution à la réflexion sur la question de la volonté et de la liberté, nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à l'endroit de tous ceux qui nous ont soutenus tout au long de notre parcours académique jusqu'aujourd'hui.

Nos remerciements vont particulièrement, et en premier lieu à l'endroit de Monsieur David MAVOUANGUI qui, en dépit de ses multiples occupations, a bien voulu assurer la direction de nos travaux. Sa constante disponibilité, sa clairvoyance, son esprit critique ainsi que sa franchise et sa rigueur au travail, nous ont été aussi précieux que nous lui savons gré. Il a su cultiver en nous le goût pour la philosophie.

Nous profitons aussi pour exprimer notre profonde gratitude à tout le corps enseignant du département de philosophie de l'Université Marien NGOUABI, surtout à ceux qui nous ont initiés à la lecture des textes philosophiques et qui nous ont transmis les connaissances nécessaires.

Notre reconnaissance ne peut passer outre la contribution apportée par nos parents, et nous n'ignorons pas leur aide matérielle apportée d'une manière ou d'une autre à la réalisation dudit mémoire, en l'occurrence : Bernard NGOULOU, Marie Suzanne MBONDO.

Enfin, nous remercions tous nos ami(e)s et connaissances notamment : Alain Francis KINTOMBO, Homet MIYALA, Régis IVOUNGOU, Jacques TCHISSAMBOU, Claude MATSIONA, Hornela NKABA, Isabelle BAYERILA.

A tous ceux dont les noms n'ont pu être cités, qu'ils retrouvent ici l'expression de notre profonde gratitude.

INTRODUCTION

La nécessité de conformité entre la nature, en tant que système des fins et la raison humaine téléologiquement déterminée par des principes suprêmes de la morale, exige une harmonie, sans cesse porteuse de liberté pure. Cette liberté qui se veut respect scrupuleux des fondements logiques du vouloir comme la loi, la volonté ou la bonne volonté. Dans ce sens la volonté devient déterminante pour la raison humaine en devenant, avec la liberté, deux premiers postulats qui apparaissent comme des éléments fondamentaux de la question morale chez Kant.

En effet, le problème de la volonté et de la liberté qu'aborde Kant surgit naturellement quand la raison humaine cherche à unifier les différents éléments de la représentation du monde, par des lois et des devoirs. Car, si la philosophie comprend dans son explication la réalité du monde au moins idéalement, cette explication suscite un effort d'authentification de la connaissance par la causalité unique et exigible, donc nécessaire au moyen de la morale. Il s'agit ici de construire un dialogue sur les contours et les alentours entre la volonté et la liberté pour montrer comment est possible la morale.

Ainsi, vouloir en effet comprendre la portée de cette entreprise philosophique relative aux idées de la volonté et liberté, importe de rendre à Kant un visage humain, puisque Kant, comme tous les grands penseurs du « siècle des lumières » est un humaniste dont l'oeuvre traite des moeurs, la nature et de la condition humaine. Il veut que l'esprit humain notamment la raison humine soit une source d'épanouissement ; une source des dispositions positives à travers lesquelles l'homme doit fonder son caractère à la fois empirique et intelligible en édifiant à jamais l'éthique des valeurs morales. Le caractère empirique relève de la détermination et le caractère intelligible est la loi de nos actes. Cela étant, il faut désormais dire que c'est l'homme lui-même qui dirige sa conduite, sans quoi l'agent moral ne serait responsable. Aussi, allons-nous ajouter que, dans la question de la volonté et de la liberté, Kant place l'homme au coeur de sa philosophie morale. Cette philosophie qui bien évidemment, peut être définie comme une reprise radicale du « connais-toi toi-même1(*)» socratique ; question dont beaucoup des philosophes s'accordent à reconnaître.

Il en découle, de ce fait, que la philosophie morale de Kant est une philosophie de la liberté qui, arrache l'homme du déterminisme de la nature et de son passé pour le faire accéder à l' « autonomie » intellectuelle et morale. Toutefois, prenant et trouvant ces termes de la volonté et de la liberté dans l'expérience humaine, dans le prolongement de Rousseau, la pensée kantienne s'oriente vers la pratique et porte sur le rapport de l'expérience humaine ; dans son unité et dans sa diversité aux idées et aux concepts.

C'est ainsi que, dans cette optique, Kant propose dans sa philosophie une architecture morale fondée sur la volonté et sur la liberté humaine. Car la liberté peut se comprendre dans cette perspective comme étant la capacité pour l'homme d'abord, de transcender, ensuite de se dépouiller de l'animalité pour se soumettre enfin à l'ordre moral et rationnel, c'est-à-dire cesser d'être mineur ou irresponsable, devenir majeur ou responsable pour se servir de son propre « entendement » comme directeur de conscience. C'est un processus permettant de passer de l'animalité à l'humanité en faisant appel à l'éducation. C'est ainsi que Kant fait de cette philosophie morale sa base surtout dans les deux affirmations de la volonté et de la liberté.

Cette analyse donne une amorce philosophique du devenir de l'être raisonnable. D'où, il pense d'ailleurs qu' « en matière morale la raison humaine, même dans l'intelligence la plus commune, peut être aisément portée à un haut degré d'exactitude et de perfection2(*) ». Comme telle, cette amorce d'analyse philosophique donne à penser à ce titre que le monde évolue vers une société idéale, dans laquelle la raison serait un passage obligé instituant à chacun des lois, de telle sorte qu'elles soient issues de la volonté unie d'un peuple entier et, aussi, à considérer chaque sujet pour autant qu'il aspire à être citoyen sur la base de la conformité de la volonté et de la liberté.

Avec Kant, « la volonté est conçue comme une faculté de se déterminer soi-même à agir conformément à la représentation de certaines lois3(*)». Autrement dit, par la volonté, la liberté humaine doit pouvoir ouvrir tous les moyens possibles en produisant les actions non déterminées, donc indépendantes notamment des inclinations de notre sensibilité, et notre volonté, de ce point de vue, n'a alors aucune cause antécédente. D'où l'expression qui résume souvent l'argumentation suivante : « Tous les hommes se conçoivent libres dans leur volonté4(*)».

Il en résulte même de ce fait que, la liberté n'est pas seulement une réalité intelligible ; elle constitue de ce point de vue une sorte de miracle, d'où le caractère presqu'indicible ou extraordinaire de ce concept. La liberté semble être dans ce cas au-delà de la portée de l'intellect humain. Cependant, en cherchant à unifier nos connaissances, soit on fait de l'homme un être déterminé dont la volonté est immanente à la nature, soit on fait de l'homme un être raisonnable, irréductible en particulier à sa nature animale : ce qui est pour Kant l'autonomie de l'homme, c'est-à-dire la sortie de la « minorité » et même, la capacité de penser librement par soi-même. Et nous pouvons ajouter à l'acquis de cette conception philosophique, que c'est la liberté morale qui seule rend l'homme vraiment maître de lui-même.

Toutefois, les limites ne sont pas les limites contraignant la liberté de la volonté humaine ; bien au contraire, ces limites définissent en réalité le domaine d'action où la liberté peut exister. Comme le remarque d'ailleurs très pertinemment Kant: «la liberté se trouvait toujours définie à partir de la loi morale5(*)». Expliquer cela, c'est précisément le problème que nous essayerons de résoudre. Il est de même de la limite extrême de toute investigation morale. Or, déterminer la volonté et la liberté c'est déjà cela la grande question et la grande importance. En effet, Kant est resté fidèle à cette remarque ; partant de cette idée, que la loi morale se commande non seulement par des actes, mais aussi par des maximes, il voit la preuve qu'elle ne peut déterminer de manière absolument précise. Comment et jusqu'à quel point faut-il agir pour obéir à la volonté et à la liberté ?

Déjà, l'on sait que chez Kant, pour tout être raisonnable fini, la volonté est pure, c'est-à-dire libre et réside en dehors de tous les mobiles sensibles. Et, la liberté quant à elle, fonde le choix de la destinée morale ; elle montre la clé de la fondation du caractère intelligible et détermine même le mouvement de l'humain au divin. Cette liberté qui réside dans l'indépendance de la pensée en dehors des penchants de la sensibilité pour ressortir enfin de compte, ce qui fait la valeur morale d'une action, Kant met l'action morale en opposition avec les inclinations et se voit obliger de démontrer la possibilité de la volonté et de la liberté, sinon les inclinations rendraient la loi morale vile et sans objet.

Autrement dit, quand Kant pose la question de la volonté et de la liberté, ce n'est pas pour dire simplement la nature de la volonté et de liberté. C'est plutôt pour savoir que la volonté est identique à la liberté. L'interpellation ou alors la convocation de cette problématique chez Kant va dans le sens de leur aptitude à relever le défi philosophique qui veut que la vie humaine, notamment l'existence humaine, soit soumise à la loi morale. Et, l'esprit humain, de ce point de vue reprend ses titres de grandeur morale et de dignité.

Le problème qui se pose est celui de l'éthique et de la morale dans la vie des lumières, c'est-à-dire au XVIIIe siècle avec Kant. Ainsi, l'interrogation fondamentale porte-t-elle sur le problème moral et sur le problème du progrès de l'esprit humain à savoir : comment la liberté même est possible comme causalité d'une volonté ?

Après avoir posé la question de la volonté et de la liberté, Kant en vient à dégager son intérêt philosophique. Notre recherche porte sur la volonté et la liberté, c'est-à-dire sur la valeur morale d'une action dans les buts qu'elle cherche à atteindre. La problématique, le champ de recherche et de sa résolution, pour tenter de répondre à cette question qu'est la question de la volonté et liberté ont pour corollaire fondamental la morale.

En d'autres termes, l'enquête sur cette question naît d'un questionnement portant sur la morale en général, visant à répondre à un vaste ensemble de questions dont les plus fondamentales sont : qu'est ce que la volonté? Qu'est ce que la liberté ? Peut-on les distinguer ou les dissocier de la morale ? Ont-elles un lien avec la vérité et avec la justification rationnelle ? Comment fonctionnent-elles et quels rapports entretiennent-elles dans le cheminement conduisant la société au bien moral ?

Toutes ces interrogations cherchent à savoir si la détermination finale de l'homme couronne l'intégration du monde, mieux, la charte morale. En d'autres termes, il s'agit de la loi morale kantienne, protectrice de l'individu dans toute sa dignité et dans sa valeur absolue, ce qui apparait comme l'indice de la destination morale de l'humanité. D'autant plus, que les concepts de la volonté et de la liberté font signe vers les moeurs en édifiant l'éthique des valeurs morales et en assignant des nouvelles tâches par des lois et des devoirs. C'est aussi réaliser les fins universelles de l'homme au détriment de tous ceux qui apparaissent comme irrationnels au moyen des intérêts, des affects et des passions.

Notre intérêt se veut philosophique. Il s'agit aussi de dire si la loi morale kantienne protectrice de l'individu dans toute sa dignité et dans sa valeur absolue est-elle une source inébranlable de coexistence et de fraternisation d'une nouvelle socialisation des consciences, voire du salut d'une nouvelle société en perpétuel devenir.

Notre approche est analytique, et réflexive. Au niveau réflexif, nous réfléchirons sur les deux principaux grands concepts mis en jeu : ·volonté· et ·liberté·. Au niveau analytique, nous nous attèlerons à donner une approche procédurale, parce que dans la problématique de la volonté et de la liberté, c'est la procédure de l'argumentation morale qui prend en avant le pas sur les autres. Ce qui constituerait un effort de réflexion permettant de subsumer la volonté et la liberté dans la philosophie morale kantienne.

Ainsi, mise à part l'introduction qui pourra circonscrire la problématique de la volonté et la liberté, et la méthode à utiliser, notre travail de recherche sera centré sur trois axes constituant les grandes articulations de notre étude qui, en définitive s'articulera de la manière suivante :

D'abord, au premier chapitre intitulé élucidation des concepts en oeuvre dans la morale kantienne, il sera question d'élucider, de façon succincte les concepts de ·volonté· et de ·liberté·, pour la compréhension de notre sujet ;

Ensuite, au deuxième chapitre que nous intitulons analyse fondamentale de la morale relative à la conception de la volonté et de la liberté, nous allons scruter de façon structurelle la conception morale de la volonté et de la liberté, parce que requise par la raison pure pratique, globalement positive pour toute la morale kantienne et son amélioration. Autrement dit, l'argument essentiel de notre analyse portera sur les lois morales ;

Au troisième chapitre enfin, il sera question de parler de la liberté comme fondement du libre arbitre ; ce qui nous permettra tout de même d'analyser et d'évaluer la question de la volonté et la liberté.

* 1 Ferrari(J), Kant ou l'invention de l'homme, coll. Dirigée par André Robinet, Paris, éd., Seghers, 1971, p.10.

* 2 Kant(E), Fondements de la métaphysique des moeurs, trad., Victor Delbos, Paris,Librairie Générale Française (LGF), 2010, p.55.

* 3Kant (E), Ibid , p.103.

* 4 Kant (E),Ibid., p.39.

* 5 Kant(E), Critique de la raison pratique, éd. Publiée sous la direction de Alquié F., Traduit de l'allemand par Luc Ferry, et Heinz Wismann, Paris, éd. Gallimard, 1985, p.11.

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