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La culture de l'igname ( Dioscorea sp ) et sa valeur sociale, culturelle et économique dans le canton de Dimori en pays Bassar au Togo

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par Bassa KPAKPADJA
Université de Lomé Togo - Maitrise en lettres et sciences humaines 2011
  

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3.5.5- Les revenus paysans et leur destination

Même si la commercialisation des tubercules de Dioscorea sp par les paysans de Dimori n'est pas trop aisée, elle procure quand même au paysan un minimum de revenu qui lui permet de couvrir relativement ses besoins les plus importants et ceux de sa famille.

En effet, au terme d'une campagne agricole, un paysan de Dimori peu totaliser un revenu annuel supérieur ou égal à 75 000 F CFA après avoir déduit les coûts de production et de commercialisation comme nous pouvons le voir dans le tableau n°16.

Tableau n°16 : Répartition des enquêtés selon le revenu annuel

Revenus en F CFA

Effectifs

Pourcentage

Moins de 50 000

28

23,33

50 000 à 75 000

60

50,00

Plus de 75 000 F

32

26,66

Total

120

100,00

Source : Travaux de terrain (2011)

Au vu du tableau n°16, il ressort que seulement 28 % des enquêtés ont un revenu annuel de moins de 50 000 F CFA ce qui n'est pas toujours le cas, car au cours de notre enquête, certains paysans hésitent à nous révéler les vrais chiffres pour ne pas susciter la jalousie des voisins. La moitié des enquêtés, soit 50 % ont un revenu compris entre 50 000 et 75 000 F CFA et seulement 26,66 % des enquêtés ont plus de 75 000 F CFA par an avec les mêmes obstacles précités. Etant donné la disponibilité en abondance des céréales et des tubercules, le revenu du paysan ne lui sert plus que pour des besoins sociaux non vitaux.

3.5.5.1- Utilisation des revenus pour l'investissement

L'investissement concerne les placements dans des activités qui concourent au développement de la vie du paysan. En effet, les paysans nécessiteux de Dimori utilisent leur revenu annuel soit pour agrandir le champ et amortir les outils agricoles. Les outils tels que la houe, la daba, le coupe-coupe, etc. sont des outils qui s'usent au bout de cinq ans pour un agriculteur travailleur et qu'il faut changer si l'on veut travailler avec plaisir. Ils utilisent aussi leur revenu annuel pour construire de nouvelles maisons ou entretenir celles qui sont en état de délabrement ; payer la scolarité des enfants pour ceux qui ont eu le courage de scolariser leurs enfants à l'école ou encore pour acheter des bêtes à élever. C'est ce que montre la figure n°11.

Figure n° 11 : Répartition des enquêtés selon l'utilisation du revenu annuel

Agrandir le champ

39%

Construire

26%

Scolarité

26%

Elevage

9%

Source : Travaux de terrain (2011).

Il ressort de l'analyse de la figure n°11 que 39 % des enquêtés utilisent leur revenu annuel pour agrandir le champ en perspective de la campagne suivante ; 26 % l'utilisent pour construire une maison ; 26 % pour la scolarité de leurs enfants et seulement 9 % utilisent le revenu pour l'élevage.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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