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La conception cartésienne de léhomme selon René Descartes

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par Placide IPAN MOLOUASHUNI
Institut supérieur de philosophie Saint-Joseph MUKASA Yaoundé Cameroun - Baccalauréat 2011
  

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CHAP.III. IMPACT DE LA PENSEE CARTESIENNE DANS LE DOMAINE SCIENTIFIQUE

Le concept « Esprit scientifique » est né du souci de rendre l'homme plus rationnel et plus libre dans le contexte de la modernité. Bachelard à la suite de Descartes remonte au stade vulgaire de la connaissance pour situer les moments déterminants des insuffisances épistémologiques. Pour lui, « la révolution scientifique qui a fait l'objet de préoccupation au dix-neuvième siècle a fait que l'esprit scientifique sa démarque de la connaissance du commun des mortels, c'est-à-dire de la « Doxa », en imposant le concept de science, comme savoir raisonné ou connaissance méthodiquement fondée, Epistémè »69(*).

Ainsi, la visée de la philosophie et de la science est d'atteindre la vérité. Or, il s'avère que de tous les côtés, la pensée cartésienne a eu des failles, des fissures et a engendré d'énormes problèmes : elle a inspiré l'athéisme, engendré l'occasionnalisme, provoqué réinvention de la science comme la phénoménologie Husserlienne...

Bref, pour bien décortiquer cette influence de la pensée cartésienne sur la science moderne, nous parlerons d'abord du rôle du cogito à la révolution scientifique comme notion préliminaire et ensuite de l'occasionnalisme de Nicolas MALEBRANCHE, de l'athéisme et enfin, de la phénoménologie husserlienne.

III.1. DU COGITO A LA REVOLUTION SCIENTIFIQUE

Le concept « scientifique » est issu du mot science qui est défini comme : « un ensemble de connaissances rationnellement fondées, plus au moins systématisées dans un domaine donné, et dont les résultats ont une valeur universellement reconnue »70(*) ce qui a fait dire à André COMTE SPONVILLE qu' : « une science est un ensemble ordonné de paradoxes testables, et d'erreurs rectifiées ».71(*) Par révolution, nous entendons ici un changement qui renverse l'ancien système, qui peut aussi être un renversement de perspectives.

Cependant, le XVIème et surtout le XVIIème siècle ont presque modifié progressivement et fondamentalement la méthode suivie par la science. Cette évolution ou, plutôt, cette révolution allait être l'oeuvre d'une pléiade de savants d'où émergent les noms devenus célèbres du fait qu'ils apportent une contribution importante voir décisive dans l'histoire des sciences: COPERNIC, GALLILEE, KELPLER, HUYGENS, NEWTON. Toutefois, à côté de ceux-ci, il y en a eu beaucoup d'autres qui contribuèrent à ce lent dégagement d'une méthode vraiment scientifique.

Ainsi, notre but n'est pas de faire un historique, même résumé de cette transformation de la science. Mais de montrer que, le cogito de Descartes a joué un rôle important dans cette révolution. A vrai dire, la confirmation dépend des aspects envisagés. Car pour apprécier ou critiquer Descartes, il faut avant tout comprendre ce qu'il voulait réaliser en montrant la grandeur de l'homme et en prônant la supériorité de l'âme sur le corps, bref, l'importance de la raison.

Ainsi, en voulant parler de la révolution scientifique issue du cogito, nous voulons essayer de montrer comment le cogito cartésien qui est traduit par « je pense » peut primer sur la science où c'est la pensée qui crée et affirme le réel. Cette philosophie de Descartes a installé ou encore suscité beaucoup de réflexion à l'époque moderne, c'est-à-dire comme beaucoup de ses contemporains cités-plus haut, Descartes a introduit le doute et la critique dans tout ce qui avait été pensé avant lui. Rejetant les conceptions traditionnelles et les idées toutes faites, il voulait reconstruire toute la science en s'appuyant sur la raison.

C'est grâce au cogito cartésien que les découvertes se font nombreuses, à l'instar du calcul de probabilités, proposant l'invention de machines qui sont à l'origine des calculatrices et des ordinateurs modernes, bref, comme le dit si bien Descartes lui-même: « le développement de la science a permis progressivement un grand nombre d'inventions et d'applications pratiques qui ont complètement transformé, [...] l'humanité »72(*). En même temps nous démontrons les progrès de la science qui a commencé par la révolution de Descartes à partir de son discours de la méthode où il dit : « que cela était la chose du monde la plus importante,[...] »73(*) Car ainsi, l'homme devait devenir maître et possesseur de la nature.

En fait, avec la pensée évolutionniste de Descartes, la science a cru qu'elle réaliserait des merveilles. D'où Louis de BROGLIE dira : « la grande merveille dans le progrès de la science, c'est qu'il nous a révélé une certaine concordance entre notre pensée et les choses, une certaine possibilité de saisir, à l'aide des ressources de notre intelligence et des règles de notre raison, les relations profondes existant entre les phénomènes »74(*).

En conclusion, nous avons vu en bref, comment la science et ses découvertes ont été révolutionnées grâce à la révolution apportée par Descartes par son affirmation du cogito. L'homme est devenu maître de la nature qu'il domine de plus en plus, la preuve en est les découvertes citées plus haut.

En outre, Descartes avait le désir d'établir des théories générales ; il voulait embrasser toutes les connaissances et avait l'ambition de tout reconstruire. Mais, il n'y parvient pas du fait que l'expérimentation était à peine née. Toutefois, le grand mérite de Descartes est d'avoir eu le courage intellectuel de repenser tous les problèmes et, dans cet effort vers la connaissance, d'avoir affirmé l'importance d'une méthode et d'un sujet pensant. D'autres, après lui modifieront cette vision, en y introduisant ce qui lui manquait : l'expérimentation. Dès lors chacun prenaît sa direction dans la recherche, ce qui nous amène à parler de la vision occasionnaliste de Nicolas MALEBRANCHE.

* 69 Van RIET, Georges, Epistémologie thomiste. Ed. Bonn, Louvain, 1946, p.637.

* 70 Louis-Marie MORFAUX Jean LEFRANC, op.cit,, p.507.

* 71 André COMTE SPONVILLE, op.cit, p.525.

* 72 Cf. http:/book.google.fr/book-révolution scientifique

* 73 René Descartes, Discours de la méthode, pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences, Ed. Flammarion, France, p.p.30-31.

* 74 Louis de BROGLIE, physique et microphysique, Ed. Albin Michel, Paris, 1947, p.p.229-230.

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry