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La micro finance et la lutte contre la pauvreté. Le cas de Djibouti

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par Abdoulkader WARSAMA AFASSEH
Université de Poitiers ( France ) - Diplôme d'études supérieures spécialisées en développement économique local 2012
  

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I.2) l'état des lieux sur la pauvreté à Djibouti.

En 1996, Djibouti s'est engagé dans des programmes d'Ajustement et de restructuration économiques appuyés par le FMI et la Banque Mondiale dans un but de faire face à la dégradation continue de la finance publique, qui trouve son origines aux crises interne externe de 1992 (guerre civile et arrivées de réfugiés somaliens et Ethiopiens). Au cours de

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cette période, la croissance a été négative et la finance publique s'est dégradée. Ces négociations ont débouché sur la signature d'un accord de confirmation sur la période (1996-1999) qui marque le début du Plan d'Ajustement Structurel (PAS).

En effet, À Djibouti le problème de la réduction de la pauvreté reste important. Les indicateurs sociaux du pays montrent que les lacunes dans le bien-être social sont énormes et les performances économiques récentes ont été médiocres.

Les principaux atouts de Djibouti sont son emplacement stratégique sur la Corne de l'Afrique, son port et ses infrastructures connexes, et son accès aux eaux de pêche relativement riche. Toutefois, l'emplacement stratégique de Djibouti est aussi la cause de ses problèmes. Djibouti attire les populations d'autres pays de la région, car il offre la paix et une stabilité relatives, et des possibilités d'emploi avec des salaires payés en devises fortes. Les immigrants et les réfugiés imposent un fardeau énorme sur les chefs lieu des districts déjà faibles des services sociaux et la sécurité économique. Djibouti est classé comme un pays à faible revenu intermédiaire, avec un revenu moyen par habitant de 980 $ US en 2009. Cependant, les niveaux de vie estimés sont déformés par la cherté de la vie et, La plupart des Djiboutiens vivent au niveau de subsistance, et les niveaux de vie sont plus comparables avec ceux de l'Éthiopie que de ceux de pays non-africains ayant les mêmes niveaux de PIB par habitant.

La pauvreté à Djibouti est élevée. En 2006, environ soixante quatorze pour cent (74%) des Djiboutiens vivaient dans des ménages avec des dépenses en dessous du niveau nécessaire pour satisfaire les besoins fondamentaux. Quarante deux pour cent (40%) ont été estimés à vivre dans une pauvreté extrême, qu'ils ne pouvaient pas se permettre d'acheter le panier alimentaire nécessaire pour maintenir un niveau minimum de la consommation calorique. Y compris les sans-abri et des nomades dont la prise en compte dans l'analyse serait d'augmenter le pourcentage de ménages vivant dans la pauvreté et l'extrême pauvreté.

La pauvreté est plus répandue et plus profonde dans les zones rurales de Djibouti et dans les zones urbaines en dehors de Djibouti-ville que dans la capitale. L'incidence de l'extrême pauvreté est plus de sept fois plus élevé dans les zones rurales. C'est probablement parce qu'un ménage vivant dans la capitale peut profiter de filets de sécurité issus de la présence d'un marché de produits et services, et des opportunités du marché du travail, ne sont pas disponibles dans les zones rurales.

Les pauvres sont caractérisés par l'absence de pouvoir d'achat, faible accumulation de capital humain, et faible niveau de vie. Les pauvres (et les très pauvres) se distinguent du reste de la population dans les caractéristiques socioéconomiques et démographiques, et le statut de l'emploi.

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La lutte contre le chômage constituait la première priorité du Document de Stratégie de réduction de la Pauvreté (DSRP). Dans ce cadre, la stratégie poursuivie reposait sur la mise en oeuvre d'un ensemble de programmes répondant aux diverses manifestations du

phénomène du chômage. Il s'agit de programmes (i) d'infrastructures à haute intensité de main d'oeuvre (HIMO), (ii) de formation professionnelle, (iii) de développement de la petite et moyenne entreprise (PME), et (iv) développement de la microfinance.

Pour ce qui est du programme microfinance, il convient de noter que cette initiative est relativement nouvelle à Djibouti. Au départ, la Direction de la Solidarité Nationale (DSN) est l'institution responsable de la définition de la stratégie nationale dans le domaine de la microfinance, ainsi que des activités de suivi et d'évaluation. La Banque Centrale de Djibouti (BCD) est l'institution de supervision.

Cependant, les réalisations en la matière, si elles constituent un pas important vers la résorption du chômage, ne suffiront pas pour mettre un terme à ce phénomène qui s'inscrit en porte à faux avec les principes d'équité dans l'accès aux ressources du pays. Un certain nombre d'obstacles devront être surmontés à cet égard dont notamment les faiblesses liées à la couverture et à la viabilité du système de microfinance.

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"Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d'autre"   Paul Eluard