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Le texte promotionnel culturel

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par David LEGOUPIL
Université Paris V René Descartes - Master pro 2 expertise en sémiologie et communication 2007
  

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Loin de mon doudou

Théâtre. Durée : 30'. Public limité à 80 spectateurs (adultes et enfants). La Compagnie Sémaphore - Alsace.

Comédienne : Sandra Denis. Texte et mise en scène : Denis Woelffel. Musique : Lydia Reilthler et Yves Bleicher. Scénographie et costumes : Nicolas Houdin et Thibault Welchlin

Quand doudou disparaît, P'tidom, tout désemparé, s'adresse à Nona. Il ne peut tomber mieux puisque les doudous, c'est elle, Nona, qui les tisse et les arrange en farandole, dans sa drôle de roulotte. Notre experte ès doudous part alors à la recherche de l'ami de chiffon et entraîne les petits spectateurs captivés dans un pays fabuleux, fait de mouvements et de couleurs, de ritournelles et de poésie, pour un voyage qui aide à grandir...

ANNEXE N°12 :

Mefy, méfie-toi !

Théâtre d'objets et de marionnettes. Durée : 40'. Public limité à 120 enfants. Le Théâtre de la Toupine - Evian.

Conception des marionnettes et manipulation : René Greloz et Arnaud Decorzent

Du théâtre éducatif, préventif et... rusé. Normal puisque Méfy, le protagoniste, est un renard. Mais rusé, surtout, parce que Le Théâtre de la Toupine relève la gageure de sensibiliser les enfants, par un divertissement enlevé, drôle et riche en rebondissements, aux dangers de la vie domestique. Un goupil reporter, aux pouvoirs magiques, qui a le don de rétrécir pour enquêter au plus près du terrain. Liliputien au pays des couteaux, des détergents, de l'électro-ménager ou des casseroles sur le feu, notre journaliste retrouve une taille d'homme pour inventorier, en chanson et avec son public, les pièges du home sweet home.

ANNEXE N°13 :

Mister Django et Madame Swing

Conte musical. Durée : 45'. Doudou Swing - Yvelines. Spectacle et musique : Doudou Cuillerier, Victorine Martin, Antonio Licusati et Emy Dragoï.

Au pays des roulottes,  la guerre  des musiques  est déclarée! La faute à la sorcière, férue de solfège, que révulsent tous ces gratteux et violonneux, voleurs de notes et de rythmes. Pour punir Django l'autodidacte, elle lui enlève Madame Swing, jolie chanteuse qui, accompagnée de son public, improvise sur des airs de jazz des scats qui font se trémousser. Et la méchante d'imaginer un odieux chantage : Django retrouvera sa douce à la seule condition d'apprendre La Chevauchée des Walkyries ! Pouah ! une musique encadrée par des portées, avec force clés et moult croches ! Du symphonique  que Django ne peut s'empêcher d'accommoder à la sauce manouche...

ANNEXE N°14 :

Pepe e Stella

Comédie et théâtre d'ombres. Durée : 50'. Public limité à 200 enfants. Teatro Gioco Vita - Piacenza (Italie).

Comédiens : Federica Anna Armillis et Alessandro Ferrara. Mise en scène et décors : Fabrizio Montecchi. Texte adapté du livre de Barbro Lindgren : Pojken och Stjärnan. Adaptation : Nicola Lusuardi. Silhouettes : Nicoletta Garioni. Sons et lumières : Sebastiano Peyronel.

Une troupe italienne, un public français, le texte d'une Suédoise : belle Babel mais aucune confusion, car Pepe e Stella, magnifique histoire d'une amitié entre un enfant de la balle et son cheval de cirque, possède le souffle et l'universalité du mythe. Une Odyssée de poche qui parle de séparation, d'attente et de retour ; où le cheval Stella, promis à l'abattoir, traverse la mort et mille autres dangers. Un itinéraire vers l'inconnu, tracé par les étoiles, qui conduit nos deux héros à quitter la toute-puissance de l'enfance pour vivre la fragile beauté d'une vie d'homme.

ANNEXE N°15 :

Pinocchio

Théâtre de marionnettes. Durée : 55'. Public limité à 100 enfants. Divine Quincaillerie - Nice. Texte adapté du conte de C. Collodi « Le Aventure di un Burattino » (1881). Adaptation, mixage et comédie : Vanessa Clément

Création des marionnettes et manipulation : Thierry Hett.

C'est un spectacle de marionnettes dont le personnage principal est... une marionnette. C'est Pinocchio, mythe encombrant que la Divine Quincaillerie a choisi de nous présenter en le débarrassant des interprétations accumulées au fil des variantes : ici, Pinocchio n'est ni une fable moralisatrice ni un conte libertaire voire psychanalytique ; c'est Pinocchio, tout simplement ! Celui des origines, au plus près du conte imaginé en 1881 par le journaliste toscan Carlo Collodi : un pantin de bois paradoxal qui , d'aventures merveilleuses en déconvenues bien réelles, éprouve la difficulté d'être si humain, tout en déplorant de n'être que marionnette...

ANNEXE N°16 :

Toc-toque - régal musical pour les enfants

Théâtre musical d'objets. Durée : 45'. Public limité à 150 enfants. La Compagnie du Petit Monde - Indre-et-Loire. Mise en scène et interprétation : Johanny Bert. Musique et interprétation : Didier Klein. Dramaturgie : Chantal Péninon. Marionnettes et accessoires : Nadia Espaignet.

Une table de cuisine dans la pénombre. Des ustensiles sont posés là, en attente de mains. Mais rien. Le coeur de la maison dort, livré à l'inertie des choses. Mais soudain : bing ! zing ! TOC ! tout un monde de cuillères et de faitouts s'anime, sous l'action de deux manipulateurs-musiciens invisibles et géniaux. Commence alors un ballet époustouflant de fouets mécaniques, un concerto drolatique pour bouilloires et théières qui confie à tous un secret : sous la nappe à carreaux du quotidien, le monde des choses palpite, prêt à livrer une musique insoupçonnée...

ANNEXE N°17 :

Veille au grain, il fera beau demain

Théâtre de marionnettes. Durée : 45'. Public limité à 200 enfants. La Compagnie Artemisia - Haute-Garonne.

Création et interprétation : Anne-Laure Vergnes.

Maudite époque. La terre, naguère si fertile, est aujourd'hui désolée. Autant que le grand-père de Granimède qui se lamente : plus un grain de blé à se mettre sous la dent ! Heureusement, Granimède le petit rongeur ne se résigne pas. Il quitte les siens en quête d'une graine magique aux pouvoirs fertilisants et en chemin, laisse grandir en lui une autre graine, plus précieuse encore... Une fable aux accents d'Asie, écologique et zen, qui, sur fond de chants mongols, nous dit avec grâce et sensibilité qu'il est encore temps d'agir.

II

TEXTES PROMOTIONNELS CULTURELS

TOUT PUBLIC

ANNEXE N°18 :

Exposition Denis Monfleur

Château de Carrouges (du 14 juin au 17 août 2008).

Du corps à corps épuisant que livre Denis Monfleur avec le granit émane un souffle qui semble animer son humanité de pierre, partagée entre abattement et Espérance. Ses sculptures, fragmentaires comme celles de l'antique, évidentes dans leur rugosité primitive, condensent une essentielle beauté : ici se dégage le déhanchement vivant d'un torse, là un bras de pierre où se réfracte la lumière. Ces corps incomplets, parfois suppliciés, le sculpteur les travaille en taille directe, sans repentir possible. Et c'est peut-être ce risque, cette fragilité paradoxale d'un geste puissant et irrémédiable, qui permet aux statues de Monfleur de révéler, dans leur âpre minéralité, une beauté et une grandeur qui questionnent la condition humaine. Loin de l'art conceptuel et de ses vanités, l'oeuvre de Monfleur invite au recueillement. Sans doute parce que, malgré son intense modernité, elle ne peut échapper (éloge de la lenteur dans une époque qui sacralise l'instantané) aux gestes millénaires qu'elle prolonge et au sublime de l'homme qui, par la médiation de l'art, interroge sa destinée.

« Rarement on n'avait de la pierre dure révélé à ce point la tendresse et la poésie. » Olivier Céna, Télérama.

VARIANTE 1 :

Du corps à corps épuisant que livre Denis Monfleur avec le granit émane un souffle épique qui semble animer son humanité de pierre, partagée entre souffrance et élan, abattement et Espérance. Ses sculptures, fragmentaires comme celles de l'antique, évidentes dans leur rugosité primitive, condensent une essentielle beauté : ici se dégage le déhanchement vivant d'un torse, plus loin un bras de pierre où se réfracte la lumière, là une profonde entaille dans un abdomen supplicié. Ces corps incomplets, le sculpteur les travaille en taille directe, sans repentir possible. Et c'est peut-être ce risque, cette fragilité paradoxale d'un geste puissant et irrémédiable, qui permet aux statues de Monfleur de révéler, dans leur âpre minéralité, une beauté et une grandeur qui questionnent la condition humaine. Loin de l'art conceptuel et de ses vanités, l'oeuvre de Monfleur invite à la méditation, au recueillement. Sans doute parce que, malgré son intense contemporanéité, la sculpture de Denis Monfleur, éloge de la lenteur dans une époque qui sacralise l'instantané, ne peut échapper aux gestes millénaires qu'elle prolonge et au sublime de l'homme qui, par la médiation de l'art, interroge sa destinée.

« Rarement on n'avait de la pierre dure révélé à ce point la tendresse et la poésie. » Olivier Céna, Télérama.

VARIANTE 2 (avec les anges) :

Du corps à corps épuisant que livre Denis Monfleur avec le granit émane un souffle qui semble animer son humanité de pierre. Ses sculptures, fragmentaires comme l'antique, évidentes dans leur rugosité primitive, condensent une essentielle beauté : celle de l'homme qui, face à l'adversité, passe perpétuellement de l'abattement à l'Espérance. Ces corps, le sculpteur les travaille en taille directe, sans repentir possible. Et c'est peut-être ce risque, cette fragilité paradoxale d'un geste puissant et irrémédiable, qui permet aux statues de Monfleur de révéler, dans leur âpre minéralité, une beauté et une grandeur qui invitent, loin d'un certain art conceptuel et de ses vanités, à interroger la condition humaine. L'homme toujours. Même lorsque Monfleur suspend au-dessus de nous, comme sculptés en plein saut, de petits anges de granit semblant nous parler moins de leur chute que de la beauté de l'instant ; comme une invitation à saisir ici-bas ce moment de grâce, fugace, où le lourd devient léger, où la pierre et l'air s'accordent.

« Rarement on n'avait de la pierre dure révélé à ce point la tendresse et la poésie. » Olivier Céna, Télérama.

ANNEXE N° 19 :

Sculptures de Fabienne Hanteville

Alençon : La Poste / Ouest France. Du 19 septembre au 20 octobre 2007.

Un jour, un ami sculpteur installé dans le Midi offrit à Fabienne Hanteville un bloc de marbre qu'elle ramena chez elle dans son sac à dos. Elle en fit un coq fièrement dressé. L'anecdote dit bien la volonté farouche de celle qui, contre vents et marées, pense, vit et dort sculpture animalière. Mais le marbre est rare ; alors bien souvent, Fabienne sculpte ce qui lui tombe sous la main. Ainsi l'argile extraite de son jardin donna vie, il y a peu, à une étonnante basse-cour. Nécessité fait l'oie, pourrait-on dire... Aujourd'hui, le papier journal, les publicités, le carton, les bouteilles de plastique qui encombrent nos boîtes à lettres et nos poubelles constituent le matériau de son fabuleux bestiaire. Et l'on est tout à la fois admiratif et pris de vertige en voyant avec quel talent (et quelle patience !) la sculptrice « recycle » les résidus de l'hyperconsommation, standardisés et ignobles, en oeuvres d'art singulières : taureaux à l'encolure puissante ou petites vaches malicieuses qui sont autant d'odes à la vie. On se dit alors que sa ménagerie « recyclée » est soeur de ces tortues géantes crevant le ventre plein du plastique que charrient nos océans mondialisés. Un bestiaire, familier ou mystérieux, qui nous regarde comme pour nous demander si cette folie cessera un jour.

ANNEXE N° 20 :

L'Epopée du prince Preah Chenvong

Danse. Argentan. La Cie le Cabaret des Oiseaux. Chorégraphie : Leng Santha. Création lumière : Frédéric Audegond. Costumes : Sisowat Kresna, Ming Than, Sisowat Teso, Roath Mom.

C'est avec un très grand plaisir que nous accueillons à Argentan la compagnie de danse cambodgienne le Cabaret des Oiseaux. Créée à Paris en 1991 par d'anciens membres du Ballet royal du Cambodge (classé en 2003 par l'UNESCO « trésor du patrimoine immatériel de l'humanité »), la Cie s'inscrit dans une tradition chorégraphique millénaire mais menacée d'oubli depuis la vaste et terrible épuration culturelle des années Pol Pot (1975-79). Egalement ouvert sur la modernité (à travers des créations en danse contemporaine qui vivifient le répertoire), le Cabaret des Oiseaux propose un spectacle où évoluent les principaux personnages du panthéon mythologique et chorégraphique khmer : prince séducteur, princesses séduites, sage ermite, monstres gigantesques et démoniaques, tous

incarnés par six danseuses, au moyen d'un vocabulaire gestuel, gracieux et évocateur, de 3500 expressions. Jambes à demi fléchies comme pour puiser la force du sol, doigts tendus, parées de soies précieuses, de bracelets aux formes serpentines et de casques dorés, ces héritières des envoûtantes danseuses apsaras (représentées sur les bas-reliefs du temple d'Angkor) fascinent les spectateurs occidentaux tant par leur étrangeté mystique que par la richesse des chorégraphies.

ANNEXE N° 21 :

Chiffonnade

Danse. Durée : 3O'. Public limité à 100 personnes. Carré blanc (Cie Michèle Dhallu) - Gers. Chorégraphie : Michèle Dhallu. Costumes : Anne Rabaron. Interprétation : Leslie Barra ou Nicole Estrabeau ou Neige Salinas.

Montage sonore : Eric Mauer.

Mouvements et bruissements des étoffes que l'on froisse, que l'on caresse, que l'on déchire ; tissus mats, nobles et sobres, ou éclatants de mille feux ; vêtements du bout du monde qui dans leur diversité, partout, sertissent les corps pour en dire la beauté... Cette fascination pour les tissus, la chorégraphe Michèle Dhallu la doit à la costumière Anne Rabaron qui accompagne depuis quelques années ses créations. Subjuguée, la danseuse a voulu cette fois-ci inverser les rôles, placer le vêtement en amont de son travail et non comme complément d'un projet chorégraphique déjà établi. Chiffonnade, créé donc à partir des contraintes et du pouvoir évocateur des matières imposées par Anne Rabaron, s'impose comme une somptueuse exaltation du vêtement en mouvement. Tulles et soieries, lin, draps et cuirs, volent et ondoient sur scène, parfois comme des prolongements de la danseuse, souvent comme de véritables partenaires. Une chorégraphie superbe qui, sur des rythmes jazzy et africains, est aussi une réflexion sur le rapport à l'autre, à travers ce que l'on choisit de cacher ou de montrer par le vêtement.

ANNEXE N° 22 :

En aparté

Danse. Durée : 45'. Public limité à 250 spectateurs. Cie Etant-donné - Rouen. Chorégraphie : Frédérike Unger et Jérôme Ferron. Musique : Hubert Michel. Création lumière : François Maillot. Images, vidéo, animation : Nicolas Diologent. Décor : Etienne David.

Avec En aparté, la compagnie rouennaise Etant-donné éclaire ce qui nous est si proche et que nous ne voyons pas : le rapport du corps à l'habitat et les milliers de gestes que nous y accomplissons chaque jour mécaniquement : allumer la lumière, s'asseoir, se relever, ouvrir une porte ou un robinet, la ou le refermer, s'allonger sur un lit, rouler sur le côté... Dépoussiérant le quotidien, le langage du corps proposé par Frédérike Unger et Jérôme Ferron fait de chacune de nos actions quotidiennes un événement unique. Ces gestes extraits de leur torpeur routinière sont ramenés, par une chorégraphie et une lumière admirables, à leur beauté première. Un écran, des ombres, une musique où s'entendent le ruissellement d'une douche ou le cliquetis de la vaisselle, campent avec dérision et poésie cet univers si familier. Les danseurs donnent à voir de manière ludique, parfois absurde, le va-et-vient entre l'intérieur et l'extérieur, les mouvements dans et entre ces espaces séparés que nous occupons, traversons: salon, chambre, cuisine, cuisine, chambre, salon...Et très vite, la vie de la maison danse « en aparté » sous les yeux du spectateur, lui révèle « ce que seul il est censé entendre » : l'existence autour de lui d'un territoire merveilleux qu'il ne soupçonnait pas.

ANNEXE N° 23 :

Le Garçon aux sabots

Théâtre, danse hip-hop et figures d'ombres. Durée : 1 h00. Cie Contre Ciel - Paris. Création et mise en scène : Luc Laporte. Texte: Marie-Line Laplante. Chorégraphie : Sébastien Lefrançois. Interprètes : Milène Duhameau, Zouhir Charkahoui, Jean-Charles Zambo, Clément Roussillat. Musique : Fred Costa. Création lumière: Laurent Patissier. Sculptures, marionnettes et scénographie: Thierry Dufourmantelle.

Sur scène, un cercle, comme une arène. Au fond, des tôles ondulées translucides dessinent un univers urbain. Arrivent bientôt quatre garçons. De ceux qui, démarche chaloupée, effrayent parce que tout en eux, corps et langage, indique qu'ils appartiennent aux marges de la ville, à ces quartiers où, dans le rapport à l'autre, la violence est loi. Les personnages, enfermés dans les codes de leur culture, se toisent, friment, se cherchent, mi-fraternels mi-menaçants, avec les mots qu'ont inspirés à la dramaturge québécoise Marie-Line Laplante les joutes verbales hip hop. Mais rapidement le langage manque. Aussi quand le garçon aux sabots lance, provocation dérisoire et pathétique, qu'il est le maître du monde, seule la violence des corps se croit apte à répondre. Caparaçonnés de plaques de mousses, les danseurs se combattent alors, accompagnés par leurs ombres. Détenteurs chacun d'une arme totémique qui, à la façon des héros des mangas et des jeux vidéo, les fige en stéréotype, ils s'affrontent, marionnettes conduites par une une logique inexorable, dans une surenchère destructrice. Un spectacle à la croisée des arts, époustouflant de vitalité, qui propose à destination du jeune public une véritable réflexion sur la violence, sans didactisme ni complaisance.

ANNEXE N° 24 :

Même pas seul

Danse. Argentan. La Folia / Compagnie Christine Bassin - Val de Marne. Conception et mise en scène Christine Bastin. Chorégraphie et interprétation : Christine Bastin et Thomas Lebrun.

On est à Dunkerque, c'est le Nord et sa culture populaire, son humanité. Une humanité qui déborde. De désespoir, d'ennui mais aussi d'un amour viscéral de la vie. Tout ça mêlé. Une vie que l'on voudrait manger à pleines dents, avec l'appétit bouffon des géants du carnaval. Une vie où les rires et la fête ne sont jamais bien loin des larmes. Rose et Jacky sont de ce pays (comme leurs très touchants interprètes Christine Bastin et Thomas Lebrun). Ils vivent là dans un F2, tout près de la mer. Mais c'est pas les vacances, non. C'est leur vie à eux, ici, depuis longtemps, sans enfants, sans même un chien. Une solitude à deux qui les enferme, qui rend presque impossible la parole ; où les mots, l'envie parfois, manquent pour s'aimer. Même pas seul est un spectacle de danse qui tient un propos, une sorte de théâtre chorégraphié qui offre une vision à la fois très amère et douce de la vie de couple. Sur scène, les corps se meuvent, s'ignorent, se rapprochent, dans un va-et-vient vachard et tendre qui, entre petites tragédies et grands espoirs, dit avec beaucoup de pudeur, de force et de poésie la grandeur de deux petites gens.

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"Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d'autre"   Paul Eluard