WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Les stratégies d'optimisation de l'offre en plants de cacaoyers à  la Sodecao ( Société de Développement du Cacao )

( Télécharger le fichier original )
par Alfred ETOM
Institut supérieur de management public Yaoundé - Diplôme d'études supérieures spécialisées en management public 2009
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

II.2 L'EXPLOSION DE LA DEMANDE EN PLANTS DE CACAOYER

L'explosion de la demande en plants de cacaoyer à laquelle fait actuellement face la SODECAO s'explique par la combinaison de plusieurs facteurs :

1. Le prix d'achat élevé du kilogramme de fèves aux planteurs ;

2. La plus value tirée de la valorisation des sous produits du cacao ;

3. L'existence des variétés précoces, à haut rendement et résistantes tant aux maladies qu'aux attaques des ravageurs ;

4. L'existence de nombreux programmes qui financent les projets ruraux ;

5. L'engouement des élites administratives et politiques pour la cacaoculture ;

6. L'engouement retrouvé des anciens cacaoculteurs ;

7. La tendance au retour des jeunes urbains vers leur village ;

8. L'amélioration des infrastructures ;

9. La forte volonté politique.

III-2-1 Le prix d'achat élevé du kilogramme de fèves aux planteurs.

« Le Cameroun a enregistré des prix moyens de l'ordre de 1.000F CFA le kg et nous espérons que ça va continuer » affirmait à la presse le ministre camerounais du Commerce M. Luc Magloire MBARGA ATANGANA1(*) au terme des travaux de la 17e Assemblée générale du Conseil professionnel du Cacao et du Café (CICC) qui s'est tenu en février 2009 à Douala. Cette déclaration illustre à souhait l'embellie que connaissent les cours du cacao au plan national dans la période des cinq dernières années. Contrairement aux tendances baissières et atones du début des années 1990 où le prix du kg de fèves de cacao acheté aux planteurs camerounais était de 150 F CFA2(*), la remontée est presque spectaculaire. Ces prix élevés rendent la spéculation à nouveau intéressante et pousse de nombreux Camerounais à créer des plantations de cacao dont la superficie moyenne a triplé passant d'un demi-hectare (1/2 ha) à un hectare et demi (1,5 ha). Ce phénomène de regain d'intérêt a poussé à la hausse la demande en plants de cacaoyers.

III-2-2 La plus value tirée de la valorisation des sous produits de cacao.

Depuis bientôt trois ans, le MINADER appuie l'action de la SODECAO à travers la formation des cacaoculteurs en techniques de valorisation des sous- produits du cacao. Aussi, des équipes ont sillonné tout le bassin de production pour sensibiliser les producteurs sur la plus-value qu'ils peuvent tirer des sous-produits du cacao tels que les jus de cacao, les coques, le beurre de cacao, etc.

En effet, les paysans ont appris comment fabriquer des boissons alcoolisées à partir du jus de cacao. Ces boissons très prisées des consommateurs camerounais leur rapportent, au litre, trois à quatre fois plus que le kg de fèves vendues brutes. D'autre part, les coques de cacao permettent de fabriquer de manière artisanale des engrais, de la provende, du cirage qui sont des produits très demandés dans les marchés camerounais. Par ailleurs, les fèves de cacao transformées de manière locale donnent, en plus du chocolat traditionnel, des produits comme du beurre de cacao consommé brut ou recherché par les industries cosmétique, alimentaire, pharmaceutique, etc. A titre d'illustration, le litre de beurre de cacao, quand on le trouve parce qu'il est rare car très demandé, se vend entre 15.000F et 20.000 F dans les marchés de Yaoundé et de Douala. Et quand on sait qu'il faut 5kg de fèves de cacao (soit 5.000F) pour produire un litre de beurre qui sera vendu à 15.000F, on comprend aisément pourquoi la cacaoculture attire de plus en plus et pourquoi la demande en plantes a explosé.

* 1 Luc Magloire MBARGA ATANGANA, cité par  Journal du Cameroun. Com Le Cameroun dans le Web dans son article Cameroun : le cacao s'envole, le café recule, édition du 24.03.2009

* 2 Journal Repères, édition du 1er février 2008.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Il faudrait pour le bonheur des états que les philosophes fussent roi ou que les rois fussent philosophes"   Platon