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Et la bande dessinée rencontra l'ordinateur: enjeux des oeuvres numériques de bande dessinée sur la création artistique

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par Laurène STREIFF
Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse - Maà®trise des sciences et des techniques information- communication concepteur multimédia 2001
  

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1.1.2. Histoire des bandes dessinées en francophonie

Rodolphe Tdpffer, instituteur suisse, est souvent cité comme le père de la BD actuelle, ou tout du
moins son précurseur. En 1827, il commence à dessiner ce qu'il appelle ses histoires en estampes,
l'Histoire de M~ Vieux-Bois puis les aventures de M~ Tric-Trac sous forme de feuilletons. Les
albums, imprimés dix ans plus tard, sont composés, comme dans l'imagerie d'Epinal, de rangées de
dessins au trait, accompagné de quelques lignes de textes. La différence relève de différents
formats de cadres impliquant un certain montage.

La première BD française
est due à un amateur,
Georges Colomb, qui signe
Christophe La Famille
Fenouillard
dont les
aventures paraissent chaque
semaine dans Le Petit
Français Illustré
, journal
pour enfants, à partir de
1889.

En 1905 sort le premier illustré* pour filles La semaine de Suzette avec la bande dessinée Bécassine (Pinchon/Caumery).

Les journaux pour enfants se renouvellent en
proposant de plus en plus de bandes dessinées
à la place des histoires illustrées. Les
dessinateurs utilisent de mieux en mieux la
bulle : dans les premières planches* des Pieds
Nickelés
, Louis Forton ne l'utilisait que
partiellement, comme complément des
commentaires, Alain Saint-Ougan systématise
véritablement son emploi dans Zig et Puce
(première apparition dans Le Dimanche
illustré
en 1925).

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R.TSpffer Mr Tric Trac (c) Favre

Christophe La famille Fenouillard (c) Armand Colin Pinchon Bécassine (c) Gauthier Languereau

Forton Les Pieds Nickelés (c) Société Parisienne d'Edition

Et la bande dessinée rencontra l'ordinateur Mémoire de maîtrise I Septembre 2001

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En 1929, George Remi, sous le pseudonyme
d'Hergé, fait débuter à Tintin ses Aventures au
pays des Soviets
dans le Petit Vingtième.

 

La même année, Paul Winkler créé Opera Mundi
représentant en France du plus important
producteur de BD aux Etats-Unis : King Features
Syndicate, puis Le journal de Mickey (avec les
personnages de Walt Disney) en 1934.

 

Les BD américaines commencent alors à venir en
Europe, la naissance des récits d'aventures et des
héros justiciers ou explorateurs (Dick Tracy, Flash
Gordon
) vont influencer la BD franco-belge dans la
création de nouveaux personnages.
Au genre comique vient s'ajouter le récit
d'aventures.

 

La deuxième guerre mondiale marque une période de censure et d'appropriation de certaines
revues par les partis politiques. Les revues de BD sont donc considérées comme un média de masse
envers la jeunesse dont le discours peut transcrire des tendances politiques.

C'est aussi la naissance de deux écoles* belges : l'école de Charleloi et l'école de Bruxelles...

Hergé L'île noire (c) Casterman

Couverture du Journal de Mickey n°688 (c) Walt Disney

H.H. Knerr The Katzenjammer kids (Pim Pam Poum en France) (c)K.F.S./Opera Mundi

A. Raymond Flash Gordon (c) K.F.S.

D. O'Neil/N. Adams Batman (c) National Periodical Publ. Inc.

Et la bande dessinée rencontra l'ordinateur Mémoire de maîtrise I Septembre 2001

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La première commence avec Robert Velter qui imagine le
personnage Spirou en 1938 pour un magazine, fondé par
Jean Dupuis, qui prend son nom. Le Journal de Spirou
lancera de nombreux artistes dont le style est
humoristique, utilisant un dessin « rond », des bulles
arrondies et des symboles pour représenter le mouvement.

 

L'école de Bruxelles est née dans Le
Journal de Tintin
(1946). Hergé et
E.P. Jacobs (Blake et Mortimer) sont
les figures emblématiques de ce
courant qui introduit un dessin plus
réaliste, des détails dans les décors, un
texte abondant et des bulles
rectangulaires.

Après la guerre, la loi du 16 juillet 1949 destinée à protéger la jeunesse des dangers de la BD
dénote explicitement le protectionnisme français, entre nationalisme et anti -américanisme. La
production francophone en est favorisée.
De grands personnages vont apparaître à cette époque.

De nouvelles revues voient le jour ainsi que des maisons d'édition qui se spécialisent dans la BD.
La cible principale reste les jeunes et ce jusqu'aux années soixante.

R. Goscinny/A. Uderzo Astérix le Gaulois (c) Albert René

Fournier Spirou (c) Dupuis

E.P. Jacobs La marque jaune (c) Casterman

Morris Lucky Luke (c) Dupuis

Roba Boule et Bill (c) Dupuis

Peyo Les Schtroumpfs (c) Dupuis

Franquin Gaston Lagaffe (c) Dupuis

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En 1959 paraît Pilote, magazine illustré, créé par René Goscinny avec Greg (Achille Talon), Charlier et Giraud (Lt. Blueberry), qui s'adressera rapidement à un public plus âgé que les autres revues notamment grâce à un style et à un discours plus satirique et plus

engagé.

La BD pour adultes s'affirme encore dans Hara-Kiri, journal bête et méchant, fondé en 1960 entre autres par Cavanna et Reiser et dans des productions érotiques initiées par des artistes anglais.

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La BD s'ouvre donc à un public nouveau, les dessinateurs et scénaristes* y affirment
d'autant plus leurs idées et leurs convictions politiques.

La contre-culture commence alors vers 1968, selon Annie Baron-Carvais [BARON-CARVAIS,
1985, p.26]. C'est la naissance de magazines axés sur l'humour, la parodie, la critique, la dérision
comme Charlie-Mensuel (1969), L'Echo des Savanes (1972) et Fluide glacial (1975)
ou encore sur la science-fiction avec Métal Hurlant (1975).

Greg Achille Talon (c) Dargaud

Gir/Charlier Lt. Blueberry (c)Dargaud

Reiser (c) Pilote - Dargaud

Ph. Geluck Le chat 1999,9999 (c) Casterman Bretécher Les frustrés

Et la bande dessinée rencontra l'ordinateur Mémoire de maîtrise I Septembre 2001

1978 marque un certain retour au classicisme. Le magazine Circus (édition Glénat) et le mensuel
A suivre (Casterman) présentent des récits d'aventures « éloignés de tout intellectualisme » avec
Bourgeon (Les Passagers du Vent), Tardi (Adèle Blanc-Sec), Comès, Yslaire (Sambre).

Puis peu à peu apparaît aussi un « Nouveau Réalisme », dans des genres très différents : science
fiction (L'Incal de Moebius/Jodorowsky), humour (Margerin), séries noires (Tardi), etc.

L'explosion de la bande dessinée dans les années 1970 -1980 a été suivie
d'un retour de bâton. L'arrivée du monde des marchands a cassé la
dynamique. De nombreuses revues indépendantes disparaissent, les gros
éditeurs dictent la loi de la rentabilité instantanée. Au milieu des années 90,
leurs politiques marketing mènent à un regain d'intérêt par le public Les
séries Titeuf, XIII, Largo Winch, Lanfeust de Troy accueillent un franc
succès parallèlement aux héros déjà éprouvés (Astérix, Tintin, Lucky Luke,
Valérian). Certaines maisons d'édition reprennent le chemin de
l'indépendance. Les Humanoïdes Associés proposent des albums utilisant de
plus en plus l'ordinateur pour la colorisation et la création d'images en 3D
(Mégalex, Les Technopères ou encore la suite des aventures de John Difool).

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Bourgeon Les passagers du vent (c) Casterman

Tardi Brindavoine (c) Casterman

Moebius L'incal 1982 (c) Humanoïdes Associés

Comès Silence (c) Casterman

Bilal Exterminateur 17 (c) Humanoïdes associés

Moebius/Jodorowsky L'incal Noir 2000 (c) Humanoïdes Associés

Beltran Mégalex (c) Humanoïdes Associés

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Ordinateur : le mot est prononcé, mais sur le bout des lèvres seulement. De nombreux
artistes restent encore sceptiques, souhaitent conserver un état d'art-artisanat transmis de
générations en générations d'artistes dans les studios et entérinent du même coup la
politique frileuse, conservatrice et à courte vue des grands éditeurs. Mais certains auteurs,
comme nous l'avons vu ci-dessus et verrons encore ci-après, commencent à s'approprier
cet outil pour expérimenter de nouvelles possibilités.

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