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Investissements directs étrangers et développement durable. Cas de la côte d'Ivoire

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par Louis Kouamé CANINGAN
Faculté universitaire privée d'Abidjan (FUPA) - Master II recherche 2012
  

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I.B- Interprétation des résultats

Les résultats des différents tests montrent que les IDE entrants en Côte d'Ivoire ont un impact direct positif sur l'IDH en se référant à la période de 1970-2010. En effet, à long terme, l'élasticité du log d'IDH par rapport au log des flux entrants d'IDE est de 0,3%.Les tests statistiques ont montré que cette élasticité est significative dans l'explication de l'IDH. Par ailleurs, les tests de causalité ont identifié une relation de causalité de long terme partant des IDE vers l'IDH. Il n'apparaît aucune autre relation de causalité entre les IDE et les autres variables du modèle. En plus de ces résultats, il faut ajouter l'importance révélée de la variable indiquant les activités extractives et de production de l'eau, du gaz et de l'électricité. En effet, les tests de causalité indiquent une causalité unidirectionnelle de court terme et de long terme de l'IDH vers l'AEPE.

Ces résultats appellent plusieurs commentaires.

En premier lieu, ils indiquent l'importance des IDE pour le développement durable de la Côte d'Ivoire, notamment pour l'amélioration des conditions sociales et le niveau de vie de la population. En effet le fait que les flux entrants d'IDE soient un déterminant de l'IDH confirme certaines thèses défendues par les théories de la croissance endogène et celles favorables au développement durable ; pour celles-ci, l'intégration des investissements étrangers à l'économie locale a des effets directs et des spillovers importants pour les entreprises nationales et la main d'oeuvre active. De ce fait, l'arrivée d'IDE est porteuse de retombées positives sur la qualité de vie et la qualification des travailleurs en Côte d'Ivoire.

L'arrivée des investisseurs et des travailleurs étrangers a également des effets d'entraînement et d'imitation sur la population. En effet, les efforts importants de ces entreprises et de l'Etat pour créer une main d'oeuvre capable de répondre aux besoins de ces investissements conduisent à une modification de la structure de la société qui cherche à s'adapter à des nouveaux modes de vie. L'implication des entreprises multinationales dans la réalisation d'ouvrages ruraux pour l'accès à l'éducation, à l'eau potable et l'électrification rurale joue un rôle indéniable, à cet effet.

Dans un second temps, l'absence de causalité entre le PIBH et les IDE traduit la faiblesse, certes positive, des dépendances entre ces deux variables. Ainsi, d'une part, ce ne sont pas principalement les performances dans la croissance économique qui ont attiré les IDE en Côte d'Ivoire, et, d'autre part, l'afflux d'IDE n'est pas assez important pour améliore créer une croissance soutenue ; des insuffisances dans l'orientation des IDE par secteurs d'activité et sur l'espace national portent en partie cette absence de causalité. Ce résultat peut traduire également des insuffisances dans les choix en matière de stratégie de développement ivoirien basé sur une économie agricole extravertie qui accorde peu d'opportunités à la compétitivité interne. On trouve également une explication dans la grande vulnérabilité de cette économie à la conjoncture économique et financière internationale; l'attention au profit des investisseurs étrangers peut avoir des limites et ne produit pas l'effet économique escompté. Ces insuffisances pourraient également justifier la faiblesse de l'élasticité du LIDH par rapport à LPIBH (0,3%).

Enfin, ces résultats relèvent l'absence de causalité entre les IDE et le taux d'émission de CO2 par habitant. Cela signifie que les IDE ne sont pas à la base de la pollution en Côte d'Ivoire, particulièrement au niveau des émissions de CO2. De même, ce ne sont pas les politiques environnementales qui attirent les IDE en Côte d'Ivoire ; ceci pourrait expliquer pourquoi la prise en compte des conditions environnementales est faible dans le code des investissements et le DSRP. Toutefois, la relation de long terme indique une élasticité positive entre le taux d'émission de CO2 et l'IDH. Cette indication fait dire que la pollution participe à l'amélioration de l'IDH. Ceci est conforme à la situation des pays en développement dont la Côte d'Ivoire. En effet, ces pays sont encore largement en dessous de leurs objectifs économiques dont la satisfaction provient principalement de l'exploitation de leurs ressources naturelles. Dans ces économies croissance et pollution évoluent ensemble.

Toute fois, dans l'optique du développement durable, ce résultat interpelle sur le fait que dans la poursuite des objectifs économiques, la prise en comptes des impératifs environnementaux doit être de mise afin de ne pas dévier des priorités sociales notamment l'amélioration du capital humain. Il est alors impératif que les modes de production soient révisés notamment dans les secteurs agricoles et agro-industriels qui sont les plus gros secteurs pollueurs en Côte d'Ivoire. Dans cette optique les IDE sont également très attendus car devant être les vecteurs de transmission des technologies propres au profit de l'économie et des entreprises nationales.

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