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Interactions et ancrage territorial des industries créatives: le cas de la Belle-de-Mai à  Marseille


par hélène sEVERIN
Université Aix-Marseille - Master 2 géographie du développement 2015
  

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c) Un Pôle Média très renfermé sur lui-même

Enfin, concernant le Pôle Média, le constat est sans appel : il n'y a aucun lien entre les entreprises et le quartier. Lorsque nous nous sommes rendus pour la première fois sur les lieux, nous nous sommes d'ailleurs demandé si le lieu était accessible au public ou si seulement les personnes qui y travaillent peuvent y entrer.

Céline SOULIERS, directrice de l'incubateur, nous confie les propos suivant : « À ma connaissance, il n'y a aucun lien entre les entrepreneurs de notre incubateur et le quartier. L'incubateur et le Pôle Média sont basés en général dans le quartier simplement et purement par rapport aux politiques de la ville. Dans notre cas c'est également dû au fait que la pépinière d'entreprise se trouve juste à coté. ... Notre structure étant basée sur des projets novateurs, nous ne sommes pas accès sur un public défavorisé (alors que dans le quartier c'est le cas). Nous sommes en lien avec la recherche publique et donc les personnes qui développent leur projet ici sont de niveau cadre supérieur. ... Nous n'entrons pas non plus dans des missions d'insertion comme ça peut être le cas à la Friche. Aucune demande de l'État ne nous a été transmise sur un quelconque investissement pour le quartier. Nous restons quand même dans une mission sociale et économique mais pas pour le quartier. A savoir que le Pôle Média ne fait pas parti des zones franches urbaines qui sont des zones où les gens du quartier environnant doivent être pris en compte. Il faut également ajouter que le Pôle Média reste un passage pour nos entrepreneurs et ils n'ont pas forcement le temps de mettre en place des liens avec le quartier»102(*).

Nathalie AVERSENQ qui est en charge du projet Pôle Média, confirme également le fait qu'il n'existe aucune vocation sociale au sein du pôle. « Notre vocation est de faire un écosystème. Si les gens du quartier peuvent y entrer il n'y aura aucun problème. Mais nos élus ne nous le demandent pas. Il y a une certaine culpabilité de dire qu'il faut absolument aider le quartier ».

* 102 Propos recueillis le 15 avril 2015

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