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Interactions et ancrage territorial des industries créatives: le cas de la Belle-de-Mai à  Marseille


par hélène sEVERIN
Université Aix-Marseille - Master 2 géographie du développement 2015
  

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b) Les types de consommations de biens ou de services des salariés dans le troisième arrondissement

Après avoir questionné les salariés sur le fait qu'ils sont amenés ou non à acheter dans le troisième arrondissement, nous leur avons demandé quels étaient le ou les types de ces consommations. Nous avons ainsi déduit le graphique suivant :

Graphique 18 : type d'achats de biens ou de services dans le troisième arrondissement

Ensuite, nous avons demandé aux salariés quels étaient leurs types de consommation. Etudier le type de consommation revient finalement à nous questionner sur comment le territoire est perçu par les salariés et peut donner des perspectives de développement pour attirer encore plus d'individus. On remarque tout d'abord que les commerces de proximité et les supermarchés sont en tête de liste. Au moins 75% des salariés qui consomment le font dans des commerces de proximité c'est-à-dire la Poste, la banque, la boulangerie, la charcuterie, etc. Concernant les supermarchés, c'est au moins 58% d'entre eux. Les sorties et loisirs arrivent en troisième position. Les salariés du Pôle Média sont ceux qui vont le moins souvent dans le troisième pour leurs loisirs, ceux du Pôle Patrimoine sont ceux qui y vont le plus pour la même raison. La restauration a un taux très faible dans la part des consommations mais reste notable. Les salariés du Pôle Média sont ceux qui vont le plus dans l'arrondissement pour se restaurer. Pourtant, ils ont leur propre restaurant. Nous avons également vu dans notre précédente partie que les échanges entre les pôles avaient le plus souvent lieu au moment des repas, la Friche et le Pôle Média ayant leur propre restaurant. Mais il semblerait que les salariés vont également consommer dans le quartier lors de leur pause déjeuner. Mais cela représente une très faible part des salariés (environ 5% du total). Enfin, les écoles, les marchés, et les associations ont les taux de consommations les plus faibles. Les salariés ne semblent pas utiliser les écoles de l'arrondissement et préfèrent sans doute mettre leurs enfants dans une école de leur quartier. Les marchés sont également très peu fréquentés. Quant aux associations, il semblerait que les salariés n'en connaissent quasiment pas l'existence.

Les salariés fréquentent donc l'arrondissement surtout pour y acheter, c'est-à-dire soit faire leurs courses, soit sortir, soit se restaurer. Les biens et services que sont l'éducation et les associations sont les moins utilisés, et même dans certains cas pas sollicités du tout. On peut donc en conclure que les salariés voient le quartier comme un territoire où l'on peut consommer. Finalement, c'est sans doute que le quartier offre assez de commerces pour que les salariés aient envie de s'y rendre. Par extension, on peut se demander si la précarité du quartier vient vraiment de son offre ou si elle vient du fait que la population qui y a toujours vécu, qui est en majorité immigrée, est défavorisée.

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