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Interactions et ancrage territorial des industries créatives: le cas de la Belle-de-Mai à  Marseille


par hélène sEVERIN
Université Aix-Marseille - Master 2 géographie du développement 2015
  

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c) Pourquoi les individus consomment - ou ne consomment pas - dans le troisième arrondissement ?

Enfin, après avoir demandé aux salariés s'ils consommaient dans le troisième arrondissement et quels étaient leur type de consommations, nous leur avons demandé les raisons pour lesquelles ils ont recours ou non à ces biens et services. Les interrogés devaient cocher une réponse parmi plusieurs propositions et pouvaient, s'ils le souhaitaient, ajouter une remarque.

Nous avons ainsi obtenu les graphiques suivants :

Graphique 19 : les raisons pour lesquelles les salariés ont recours à des achats de biens ou de services dans le troisième arrondissement

La quasi totalité des salariés qui consomment dans le troisième semblent le faire parce que le territoire est à proximité de leur travail. Une nouvelle fois, la proximité géographique a toute son importance. Du fait que les salariés sont sur un territoire, ils sont amenés à s'y rendre et à y consommer. Par extension, la proximité géographique permettrait donc de créer une certaine économie locale entre les individus et le territoire. Les entreprises pourraient ainsi profiter au quartier pour son développement et les individus pourraient s'y rendre pour favoriser le maintien de l'économie locale. En contre partie, si l'économie locale est maintenue et que le territoire se développe, alors il sera plus attractif et les entreprises voudront s'y installer de façon durable. Cette affirmation se confirme par le fait que les prix, l'attractivité du quartier et la proximité du logement restent des raisons avec des taux bien plus faibles que la proximité du travail. Le fait que les prix soient attractifs ou que le logement se trouve sur le territoire est peu pris en compte par les salariés. Ils préfèrent finalement privilégier la proximité même avec leur lieu de travail. Pourtant, c'est seulement 2,4 à 6,3% d'entre eux qui trouvent que le quartier est attractif. On peut donc supposer que, bien que le quartier ne soit pas attractif, il offre assez de propositions pour répondre au besoin des salariés.

Concernant les tribunes libres, ce qui est ressorti pour la Friche est « l'échange avec les personnes », « la qualité des propositions » et « l'intérêt pour les propositions artistiques et culturelles ». Les autres raisons avancées par les salariés sont donc d'ordre personnel et culturel. Pour le Pôle Patrimoine, on trouve «  des intérêts ciblés : produits asiatiques, consommations culturelles : la Friche, Gyptis, officines socio-culturelles » mais aussi « j'aime la Belle-de-Mai : quartier populaire, pittoresque par endroits, etc. ». Là encore, les raisons sont soit personnelles et affectives soit culturelles. Cela confirme ce que nous disions sur le fait que les salariés de la Friche et du Pôle Patrimoine étaient sans doute plus intéressés par les offres culturelles que ceux du Pôle Média, qui sont biens plus renfermés sur eux-mêmes et qui restent en groupes de créatifs. La seule tribune libre que nous avons eu au Pôle Média est « mes parents habitent la Belle-de-Mai ». Cela reste donc de l'ordre du personnel et affectif.

Enfin, en comparaison, les raisons pour lesquelles les salariés ne consomment pas dans le troisième arrondissement sont les suivantes :

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