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Interactions et ancrage territorial des industries créatives: le cas de la Belle-de-Mai à  Marseille


par hélène sEVERIN
Université Aix-Marseille - Master 2 géographie du développement 2015
  

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b) Un territoire pas assez attractif

Nous avons précédemment constaté que les salariés avaient plutôt tendance à se rendre dans le troisième arrondissement de façon régulière ou ponctuelle. La plupart d'entre eux s'y rendent parce que c'est à proximité de leur lieu de travail ou de leur logement. L'attractivité du territoire est la dernière cause de leur consommation. Nous nous sommes donc demandé pourquoi, selon les salariés, le territoire n'est pas attractif.

Lors de l'enquête accessibilité réalisée par l'AGAM en 2014, la question des équipements a été posée aux salariés. Et la plupart d'entre eux117(*)sont insatisfaits des équipements dont dispose le quartier.

Graphique 21: un niveau d'équipements jugés insatisfaisant (source : enquête accessibilité Belle-de-Mai, AGAM, septembre 2014)

Comme le montre le graphique ci-dessus, le niveau d'équipements est en majorité jugé insuffisant. Les banques, assurances et les commerces alimentaires sont les deux types d'équipements jugés qui satisfont le plus les salariés. Les sports et les loisirs sont quant à eux les équipements qui satisfont le moins les salariés. Finalement, aucun des neuf types d'équipements énoncés ne recueillent plus d'un tiers des avis favorables. De plus, l'analyse des tribunes libres conforte ces données. Les salariés expliquent par exemple qu'ils aimeraient avoir une offre plus diversifiée pour ce qui est de la restauration que ceux du Pôle Média et de la Friche. Ils sont donc prêts à se rendre dans le quartier si l'offre se dynamise.

Un sentiment d'insécurité ressort également de ces tribunes libres. Certains parlent d'agression, de dégradations, d'un certain coté anxiogène du quartier. Cela confirme donc également ce qui est ressorti de la presse et du discours politique. Pour certains, le quartier est même peu convivial et il n'y a rien à y faire.

Finalement, même si, nous l'avons vu, les salariés consomment régulièrement ou ponctuellement à la Belle-de-Mai et plus largement dans le troisième arrondissement, il semblerait qu'ils n'en pensent pas moins qu'ils ne disposent pas d'une offre attrayante. Ce discours est assez redondant avec celui de la presse et des politiques qui disent que le quartier lie insécurité et précarité et qu'il a besoin de se diversifier.

* 117 Entre 62% et 97% du total des répondants (681) ont participé à cette question selon le thème

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