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L'armagnac, un produit d'avenir?


par Floran Bayle
Université Paul Cézanne - Aix-Marseille III  - Institut d'études politiques 2007
  

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2.1 Un travail sur la production

La qualité du produit est essentielle pour ensuite pouvoir le commercialiser dans de bonnes conditions. Il s'agit donc d'un préalable. Si le consommateur se détourne du produit Armagnac, c'est la conséquence d'une insatisfaction vis-à-vis du produit, au mieux d'une lassitude. Paradoxalement, le produit est apprécié des consommateurs, mais il n'est pas acheté. La production ne semble pas la première cause des méventes, elle n'est pas néanmoins exempte de tout reproche notamment sur sa gestion. S'il est impossible d'avoir une maîtrise totale de l'offre du produit, une gestion harmonieuse des stocks et de la production est possible (2.1.1). Elle ne peut s'accompagner que de politiques qualitatives (2.1.2), pour une définition claire des produits finis (2.1.3).

2.1.1 Une gestion harmonieuse de la production et des stocks

Nous avons évoqué dans la première partie les problèmes d'un équilibre entre les quantités distillées et les quantités produites. Une rationalisation de la production permet des investissements plus sûrs et des visées à long terme.

2.1.1.1 Une politique de maîtrise de l'offre

La maîtrise d'une politique de l'offre avec des quotas préalablement définis était une des idées à l'origine de la création de l'Union des Coopératives Viticoles de l'Armagnac en 1976. La structure commune avait pour but de limiter le caractère spéculatif de l'Armagnac, d'adapter la production à la consommation et de garantir des

68 in La flamme de l'Armagnac, mars 2005

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prix d'achat aux vignerons. Les perspectives de croissance (+12%/an) nécessitaient une surproduction en fonction des récoltes. Les négociants et les propriétaires récoltants s'opposaient à cette logique estimant nécessaire de conserver le caractère spéculatif de l'Armagnac et surtout de maintenir une diversité dans l'offre des produits. En raison de la surproduction chronique et de la montée vertigineuse des stocks jusqu'à la fin des années 1980, la filière a du s'organiser pour assurer un certain équilibre pour éviter de mettre en péril la quasi-totalité des acteurs et de brader un Armagnac invendable. Cette volonté commune a entraîné une augmentation des pouvoirs du BNIA en 1991. Il lui est conféré un regard sur les stocks via la délégation de pouvoir des douanes et l'audit de 1996 sur les principales maisons lui a permis de connaître leur état de santé. Entre une politique stricte de l'offre et la liberté totale de production, le compromis a donné lieu à une politique de maîtrise raisonnée de la production autour du BNIA.

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