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L'armagnac, un produit d'avenir?


par Floran Bayle
Université Paul Cézanne - Aix-Marseille III  - Institut d'études politiques 2007
  

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2.1.2 Une recherche de qualité

Un autre objectif du BNIA consiste à accompagner les producteurs dans leurs efforts qualitatifs de l'amélioration de l'offre afin de mieux correspondre aux exigences des consommateurs. Les marchés des vins et spiritueux connaissent des croissances

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supérieures en valeur qu'en volume. Il faut donc augmenter les qualités des produits pour maximiser les possibilités de bénéfices.

2.1.2.1 Une spécialisation des vignerons

La tradition de polyculture du monde agricole gascon contraste avec la spécialisation des grandes régions viticoles françaises (Cognac, Bordeaux, Champagne). La mécanisation a permis une augmentation radicale des rendements et des surfaces cultivées. Cette production de vin moyen ne nécessitait pas une spécialisation des agriculteurs. Vignes ou maïs, peu importait la culture tant qu'il y avait du rendement. Le renouvellement des générations, les nouvelles formations offertes aux agriculteurs ont permis d'augmenter les compétences techniques des vignerons et d'accompagner ainsi la montée en gamme des produits.

Cet, effort de spécialisation est accompagné par le BNIA avec la mise en place de stage et formations techniques à disposition des producteurs. Par exemple, pour le second semestre 2006, sont organisés un voyage d'études en Charente et des formations sur la qualité de la Blanche Armagnac et sur la technique sur la distillation Armagnacaise. Les aides à la modernisation des équipements et autres installations sont semblables à celles que touchent les autres agriculteurs de la part du FEOGA.

2.1.2.2 Une Appellation d'Origine Contrôlée plus stricte

Le grand combat du BNIA et de la filière depuis la fin des années 1990 concernait la redéfinition du décret AOC qui datait de 1936. Cette évolution était souhaitée pour plusieurs raisons : la création de l'AOC pour la Blanche d'Armagnac, une mise aux normes de l'AOC Armagnac et un meilleur suivi de la production. Nous évoquerons infra la blanche d'Armagnac, et quelques éléments importants de la refonte du décret du 29 mai 2005 après l'accord à l'unanimité du 28 mai 2004 de l'INAO. La longueur de la procédure (six ans à partir de la demande du BNIA et des syndicats représentatifs) s`explique par les nombreux problèmes réglementaires soulevés par l'INAO. En particulier, la controverse portait sur l'utilisation d'un cépage hybride-le baco- pour une AOC. Or, le baco est le cépage majeur du Bas-Armagnac landais et son abandon aurait bouleversé la qualité des eaux-de-vie produites et détruit les vignobles. La réticence de l'INAO était fondée sur des risques phytosanitaires. L'oenologue et directrice technique du BNIA, Marie-Claude Segur, a dû mobiliser des chercheurs pour démontrer le bien-

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fondé et l'inoffensivité de l'utilisation de ce cépage. L'obligation de l'élevage dans les seuls chais agréés et identifiés par l'INAO dans l'aire de production constitue un autre changement majeur.

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