WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Le quantitative easing européen réussira t-il à  redonner une certaine crédibilité à  la BCE ?

( Télécharger le fichier original )
par Vincent Farcy
ICN Business School - Programme Grandes Ecoles 2016
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

3.1.2. Elle semblait plus avantagée que la Fed concernant les instruments à sa disposition

La passivité de la BCE est d'autant plus surprenante que la BCE paraissait sur certains points mieux armée que la Fed. Ainsi, comme le rappelle Rafael Repullo (2010), la BCE disposait au départ de plus d'instruments appropriés à une situation de crise :

· Le nombre de contreparties était plus important pour la BCE que pour la Fed. Lorsque le marché monétaire et interbancaire est tombé en panne, il était ainsi beaucoup plus facile pour la BCE de fournir les banques en liquidités. Les banques pouvaient directement s'adresser à la BCE, ce qui n'était pas le cas avec la Fed.

· La liste des collatéraux exigibles était beaucoup plus large à la BCE qu'à la Fed. La liste des collatéraux acceptés par la BCE avait été construite sur une base extrêmement large pour satisfaire aux exigences de tous les pays membres contrairement à la liste des collatéraux exigibles de la Fed qui était beaucoup plus restreinte (essentiellement des bons du trésor américain). La Fed s'est rapidement heurtée à une situation de « sécheresse » des collatéraux exigibles chez ses contreparties, ce qui l'empêchait d'injecter les liquidités nécessaires dans le système. Elle a du progressivement élargir sa liste de collatéraux exigibles ce qui a demandé du temps.

· La BCE offrait une rémunération sur les dépôts des banques auprès de la banque centrale avant la crise contrairement à la Fed.

Sur chacun de ces points, la Fed a dû innover en imitant la BCE. Au début de la crise, la BCE semblait donc mieux armée que sa consoeur américaine. Malgré cela, la BCE a, pour beaucoup, menée une politique monétaire trop timorée et pas assez accommodante au regard de la gravité de la crise.

3.2. Le maintien du principe de séparation prouve que la BCE s'est focalisée sur l'objectif de stabilité des prix au détriment de la croissance

La BCE a fait l'erreur de se conformer au principe de séparation, séparation entre politique des taux et politique de liquidité. Jean-Claude Trichet au moment de son départ de la BCE en Octobre 2011 avait rappelé l'importance accordée à ce principe tout au long de sa présidence : « Pour sa part, depuis l'apparition des turbulences financières le 9 août 2007, le Conseil des gouverneurs de la BCE a agi en appliquant un « principe de séparation ». Il a distingué les mesures « conventionnelles » - à savoir le pilotage des taux d'intérêt en vue d'assurer la stabilité des prix à moyen terme - des mesures « non conventionnelles », destinées à restaurer une meilleure transmission à l'économie de notre politique de taux d'intérêt dans une période marquée par des perturbations sur les marchés. (Extrait de l'intervention de Jean-Claude Trichet, 19 Octobre 2011) ».

Or, l'atteinte du taux directeur plancher ou « quasi » plancher aurait du très vite mettre un terme au principe de séparation entre politique monétaire conventionnelle et politique monétaire non conventionnelle. La BCE ne pouvant plus jouer sur le prix de la monnaie (le taux d'intérêt) aurait dû jouer sur sa quantité ; ce qu'elle a fait mais trop tardivement ...

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Piètre disciple, qui ne surpasse pas son maitre !"   Léonard de Vinci